Voyage au centre des galaxies des Antennes

La NASA vient de publier une nouvelle image de la galaxie des Antennes. Le cliché superpose les observations dans l'infrarouge du télescope Spitzer, dans le visible par le télescope Hubble et dans le rayonnement x par le télescope Chandra.
La galaxie des Antennes
La galaxie des Antennes mises à nu par trois grands télescopes spatiaux

La NASA vient de publier une nouvelle image de la galaxie des Antennes. Le cliché superpose les observations dans l’infrarouge du télescope Spitzer, dans le visible par le télescope Hubble et dans le rayonnement x par le télescope Chandra.

Le télescope spatial Hubble avait déjà émerveillé la plupart d’entre nous avec le cliché des galaxies des Antennes publié en 2006 (voir et revoir l’image), où l’on peut distinguer les écharpes rouges et rosées, riches en gaz, s’enroulées autour des deux noyaux galactiques ! Un spectacle magnifique qui, aujourd’hui, franchit un nouveau seuil dans la beauté et, bien sur, la somme d’informations.

Située à 63 millions d’années-lumière de nous, le vaste ensemble nommé « galaxies des antennes » est constitué de deux galaxies en collision, particulièrement active. Leur danse nuptiale a commencée il y a environ 100 millions d’années.
Sur l’image ci-dessus, on découvre les deux noyaux qui sont sur le point de fusionner. Ils s’enroulent l’un autour de l’autre et étendent leurs bras spiraux de sorte que nous, observateurs lointains, en distinguions une forme étonnantes dessinant des antennes … L’accouplement des deux galaxies, si l’on peut dire, a entrainé une flambée de nouvelles étoiles, agglomérées, serrées dans de nombreux essaims d’étoiles, amas ouvert. Les chercheurs ont pu distinguer dans ce déluge de matières et d’énergies, des super amas ouvert ou encore le vestige de certains d’entre eux, dont les étoiles massives sont dispersées. Les prémices d’amas globulaires sont également identifiés.

Les galaxies des antennes présage de la rencontre de la galaxie d’Andromède avec notre Voie Lactée qui se déroulera dans deux milliards d’années.

En ce qui concerne les couleurs, chacune traduit l’observation réalisé avec les grands télescopes spatiaux.
Le plus célèbre d’entre eux, le télescope spatial Hubble en offre une vision dans l’optique au sein de laquelle se distingue en jaune d’or, les étoiles les plus âgées et aussi les régions de formations stellaires. Dans les tons marrons et bruns, on peut voir les filaments sombres riches en poussières. Beaucoup des objets faibles et diffus sont des amas ouverts peuplés de plusieurs milliers d’étoiles.
Le télescope spatial Spitzer, qui observe dans l’infrarouge, montre de vastes nuages de poussières chauffés par les jeunes étoiles, visibles sur l’image dans les couleurs rouges.
Toutes les régions bleues sont celles observées dans le rayonnement x par le télescope spatial Chandra. Des nuages de gaz chauds, riches en éléments lourds provenant de supernovae qui contribueront à la formation de futures systèmes planétaires. Les points bleus les plus brillants marquent la rencontre de matière interstellaire avec des trous noirs. L’un des plus importants a une masse évaluée à prés de 100 fois celle du Soleil.

En vidéo, plongée dans les deux galaxies en collision.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=NfCI01jU1wI[/youtube]

Télécharger l’image en très haute résolution (5,2 Mb).

Crédit photo : NASAESA, and M. Kornmesser (ESA/Hubble).

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