Parachute de Curiosity déplacé par le vent martien
- le avril 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, MRO, NASA
0
Sept images en sept mois d’observation depuis l’espace montrent le parachute remué par les alizés martiens.
Utilisé pour ralentir la capsule qui portait le rover Curiosity au cours de sa descente dans l’atmosphère martienne quelques instants avant qu’il ne fut déposé dans le cratère Gale, le parachute, abandonné à quelques dizaines de mètres du site d’atterrissage est toujours observable depuis l’espace par les satellites en orbite. Notamment par Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) qui, doté de sa caméra très haute résolution HiRISE, espionne régulièrement cette région et les mouvements du grand rover.
La séquence ci-dessus réunit sept images capturées entre le 12 août 2012 et le 13 janvier 2013. Manifestement un ou plusieurs épisodes éolien(s) ont déplacé la toile de ce parachute long de 50 mètres (avec les câbles), recouvrant même les éjactas sombres produit par l’impact du bouclier thermique.
Revivre/revoir en vidéo l’arrivée de Curiosity, le 6 août 2012.
Suivez @HiRISE sur Twitter
Version française du site dédié à HiRISE.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona.
Des échanges chimiques existeraient entre l’océan d’Europe et sa surface
- le mars 07, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories exobiologie, JPL, Jupiter
0
Des chercheurs apportent les preuves d’échanges chimiques entre l’immense océan d’eau liquide d’Europe et sa surface gelée. Quelle habitabilité pour ce satellite de Jupiter ?
Gravitant autour de Jupiter, Europe — une des quatre lunes galiléenes — se dévoile petit à petit aux astronomes qui la contemple et la scrute avec intérêt afin d’en percer les secrets. Depuis les survols par la sonde spatiale Voyager relayés ensuite, au cours des années 1990, par ceux de la mission Galileo (exploration de Jupiter et de ses principaux satellites), les scientifiques ont de forts soupçons qu’un vaste océan d’eau liquide se cache sous une banquise épaisse de plusieurs kilomètres. Mieux, ce milieu pourrait abriter des formes de vie … Pour en avoir le coeur net, il n’y a pas de meilleures solutions que d’envoyer, au mieux, un engin submersible ou du moins, un robot capable de percer ou de gratter la glace en surface afin d’analyser les éléments présents.
Lire la suite»Vénus photographiée depuis la banlieue de Saturne
- le mars 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne, Vénus
0
La sonde spatiale Cassini photographie Vénus à plusieurs centaines de millions de km de distance.
En orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde spatiale Cassini a profité d’un passage derrière la planète géante, du côté obscur à une distance de 802 000 km, pour photographier les multiples anneaux et aussi, à travers eux, la sublime Vénus. Voir aussi ce portrait de Saturne en contre-jour publié en décembre 2012.
Lire la suite»Curiosity prêt pour l’analyse de l’échantillon de roche
- le février 22, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, Mars
0
Curiosity est prêt à analyser le premier échantillon jamais prélevé dans la roche martienne.
Le rover Curiosity a réussi son premier forage martien — par ailleurs, le premier forage de notre histoire jamais réalisé sur une autre planète que notre berceau la Terre — le 8 février 2013. L’échantillon prélevé dans une roche sédimentaire et veinée nommée “John Klein” a été déposé, comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, dans une petite pelle (scoop), partie de l’instrument CHIMRA (Collection and Handling for In-Situ Martian Rock Analysis).
Lire la suite»Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14
- le février 20, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, JPL, NASA, Vidéos
0
Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.
Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.
Mars : autoportrait de Curiosity dans la baie « Yellowknife »
- le février 13, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
1
Nouvel autoportrait du grand rover Curiosity capturé par la caméra MAHLI (Mars Hand Lens Imager) située au bout de son “bras”articulé. L’image a été prise le 3 février 2013, au cours du 177 ème jour de présence sur Mars (Sol 177). Curiosity était alors dans la région de “Yellowknife Bay” à plusieurs kilomètres de son site de débarquement nommé “Bradbury Landing”. Sous ses roues s’étend le rocher “John Klein”, le premier à être sondé par le foret spécialement conçu pour ces opérations (animation ci-dessous).
Lire la suite»Curiosity a réussi son premier forage d’une roche martienne
- le février 12, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
0

Premier forage réussi d’une roche veinée de la région “Yellowknife Bay” sur Mars. Il faut patienter quelques jours les analyses des instruments CheMin et SAM pour découvrir ce qu’elle renferme depuis des milliards d’années.
Depuis son débarquement dans le cratère Gale, le 6 août 2012, au pied du pic central le Mont Sharp/Aeolis (5 500 m. d’altitude), le désormais célèbre rover Curiosity nous a régalé avec de sublimes et détaillés panoramas de son environnement désertique, des “macros” sur des roches qui furent jadis (il y a plusieurs milliards d’années) en contact avec de l’eau liquide, des prélèvements du sol, sans oublier ses autoportraits … Tout cela en l’espace de six mois terrestres, ce qui représente quasiment une saison martienne (orbite de deux ans autour du Soleil) !
Lire la suite»Un cratère martien probablement alimenté autrefois par un lac souterrain
- le janvier 25, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Mars, MRO
0
Carbonates et argiles détectés au fond d’un cratère martien.
En étudiant des données relevées avec le spectromètre CRISM (Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars) de la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO cartographie la surface de Mars depuis 2005), une équipe de chercheurs a identifié la présence de carbonates et d’argiles au fond du cratère Mc Laughlin. Situé dans la partie ouest de la région d’Arabia Terra, son diamètre est de 92 km pour une profondeur de 2,2 km. Les couches de roches observées sur son plancher suggèrent un contact prolongé avec de l’eau liquide dans le passé de Mars. Faute d’affluents visibles qui aurait approvisionné le lac, les scientifiques pensent que c’est une source souterraine qui l’alimentait en eau.
Lire la suite»En vidéo, descente de la sonde Huygens à travers l’atmosphère de Titan
- le janvier 22, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Titan, Vidéos
0
Revivez la descente de Huygens dans les brumes de Titan.
A l’occasion du huitième anniversaire de l’arrivée de la capsule Huygens à la surface de Titan (plus grande lune de Saturne), l’Agence Spatial Européenne (ESA) qui l’a conçue, a publiée une vidéo faisant revivre en accéléré les deux heures trente de sa descente. Chargé d’étudier l’atmosphère de ce satellite naturel souvent qualifié — et surnommé — de “Terre au congélateur” pour son évocation d’une Terre primitive dont l’évolution est ralentie par une température moyenne de – 180° C, le module a achevé son périple en rebondissant et glissant sur le sol d’hydrocarbures (éthane, méthane).
Lire la suite»En vidéo, survol de la Lune par la mission GRAIL
- le janvier 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, Lune, NASA, Vidéos
0
Survol d’une région de la face cachée de la Lune, à 10 km d’altitude, comme si vous étiez à bord de la sonde spatiale de la mission GRAIL qui a capturé ces images.
Le couple d’orbiteurs Ebb et Flow de la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) chargée de mesurer et cartographier le champ gravitationnel de la Lune, s’est abimé volontairement sur la surface de notre satellite naturel le 17 décembre 2012. Faute d’énergie suffisante pour reprendre de l’altitude et occuper une orbite stable, la NASA a donc choisi cette option fatale pour les deux sondes spatiales de les descendre progressivement.
Lire la suite»Observation météorologique d’une étoile de type naine brune
- le janvier 14, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Hubble, JPL, NASA, Spitzer
2
Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.
Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.
Lire la suite»L’étoile massive Zeta Ophiuchi surprise dans sa fuite en avant
- le janvier 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, JPL, NASA, Spitzer
0
Tel un navire qui fend les eaux, Zeta Ophiuchi comprime dans sa course effrénée, les nuages de gaz et de poussières sur son chemin.
Autrefois en couple, Zeta Ophiuchi est désormais une étoile solitaire qui se déplace rapidement dans le milieu interstellaire. Sans doute très proche de feu son compagnon, l’explosion qui mit fin à celui-ci a éjectée la survivante dans les affres du cosmos. Tel un navire fendant les eaux, l’étoile de 20 masses solaires (80 000 fois plus brillante que le Soleil) qui vogue à une vitesse de croisière de 24 km/s., bouscule les dépôts de poussières et de gaz flottant dans l’espace.
Sur cette image capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Spitzer, les couleurs mettent en relief deux aspects de cette matière en déshérence. En vert, on distingue un délicat brouillard composé de poussières sombres et froides. Comme on peut le voir, les rayonnements violents de Zeta Ophicuhi — vents stellaires — déchirent et effilochent ces nuages.
La région en rouge, quant à elle, trahit des températures plus élevées. Compressés et comprimés par les ondes de chocs, la matière se dévoile en s’échauffant.
Saturne en contre-jour
- le décembre 29, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, JPL, NASA, Saturne
0
La sonde spatiale Cassini livre un magnifique portrait de Saturne côté nuit.
C’est probablement l’une des plus belles photos de l’année 2012. Saturne photographiée à contre-jour et en fausse couleur (visible et infrarouge) par la sonde spatiale Cassini.
En orbite depuis 2004 autour de la belle planète géante, le vaisseau et ses caméras ont profité d’un éloignement de plus de 800 000 km pour capturer une mosaïque de 60 clichés de sa partie nocturne sous un angle de 19° d’inclinaison par rapport au plan des anneaux. Anneaux superbes et multiples qui, par réflexion, éclairent (en vert) la nuit de Saturne. Nuit qui les tranche d’une ombre nette et épaisse.
Lire la suite»Curiosity : pas (encore) de découvertes de composés organiques
- le décembre 05, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, Mars
0
Curiosity a identifié des composés organiques mais leur origine reste encore à déterminer. Viennent t’ils de la Terre ? des météorites ? de Mars ? Ont-ils un lien avec des formes de vie passées ?
L’étude d’échantillons du sol martien réalisée par le puissant rover Curiosity depuis plusieurs semaines sur le lieu dit “Rocknest” à l’intérieur du grand cratère Gale (150 km de diamètre) où il s’est posé le 6 août dernier, révèle l’existence d’une chimie complexe. Les scientifiques précisent qu’il est encore trop tôt pour parler de molécules organiques liées à d’éventuelles formes de vie passées.
Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, Curiosity a effectué plusieurs prélèvements du sol autour de lui afin d’analyser les cocktails de sables d’origine locale mélangé à des grains déposés par les alizés. Leur étude avec l’instrument MAHLI (Mars Hand Lens Imager) montre une composition chimique commune aux autres sites martiens visités par les rovers Spirit et Opportunity ou encore Viking Lander et Phoenix Polar Lander (près du pôle nord de Mars). Avec CheMin (Chemistry Mineralogy), les chercheurs ont déterminé qu’une moitié du sable est d’origine volcanique et l’autre, non-christalline.
Lire la suite»Le pôle nord hexagonal de Saturne photographié en couleur
- le novembre 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne
1
Le pôle nord de Saturne photographié en couleur cette fois, ce 28 novembre par la sonde spatiale Cassini à une distance de 610 373 km. Cette aire délimitée par un curieux hexagone large d’environ 25 000 km est constellé de taches blanches dans un “océan” de gaz bleu turquin. On dirait presque une peinture aquarelle après la pluie … Au centre de cette immense structure qui pourrait aisément acceuillir 4 planètes Terre, on retrouve l’ouragan de 2 000 à 3 000 km de diamètre, imagé la veille par Cassini.
Lire la suite»Images impressionnantes du pôle nord de Saturne
- le novembre 29, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, Saturne, Vidéos
0
Le vortex du pôle nord de Saturne photographié par la sonde spatiale Cassini.
Ces images, presque encore brutes, acquises ce 27 novembre 2012 par Cassini nous dévoile comme rarement, le pôle nord de Saturne. Plongé dans la nuit glaciale jusqu’en 2009 (équinoxe pour Saturne), l’immense vortex a été photographié dans l’infrarouge à plus de 360 000 km. On y découvre de savoureux et époustouflants détails ; on a presque envie d’y plonger le doigt comme si il s’agissait d’une pâte à gâteau (…) qui vient d’être touiller. La rotation rapide (un peu plus de 10 heures) de la planète géante remue et brasse la matière, créée des turbulences, creuse de larges et profonds sillons. L’ouragan central s’étend approximativement sur 2 000 km et, au contraire de ceux qu’essuient certaines régions terrestres, il est permanent.
Lire la suite»Est-ce que le rover Curiosity a fait une découverte « historique » ?
- le novembre 24, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
0
Les propos de l’un des scientifiques qui dirige la mission Curiosity laissent entendre que le rover a fait une découverte qui restera dans « les livres d’histoire” !
Depuis que l’un des principaux chercheurs de la mission Mars Science Laboratory (MSL) John Grotzinger a déclaré à la radio américaine NPR (écouter ou lire l’entretien ici), le 20 novembre dernier, que le rover Curiosity a fait une découverte digne de figurer dans “les livres d’histoire”, internet s’affole. “Cela a l’air vraiment bon” a t’il ajouté. Mais à quoi fait-il allusion ? Est-il question d’une détection de preuve d’une activité biologique passée ou présente sur Mars ?
Pour l’heure “les chercheurs veulent avoir toute confiance dans les résultats avant de les communiquer en dehors de l’équipe scientifique” a expliqué Guy Webster, porte parole du JPL (Jet Propulsion Laboratory). Il est nécessaire de vérifier et clarifier les résultats transmis par SAM (Sample Analysis at Mars). Ce mini et non moins performant laboratoire installé à l’intérieur du rover est capable de déceler l’existence éventuelle de molécules organiques dans les échantillons du sol et d’analyser l’atmosphère. C’est pourquoi la plupart des commentateurs de la petite phrase “lâchée” par Grotzinger pensent que la découverte à un rapport avec les molécules organiques voire la chimie du vivant. Présent pendant plus d’un mois sur le site de “Rocknest” (à l’intérieur du vaste cratère Gale), Curiosity y a effectué cinq prélèvements du sol. Deux ont été analysé avec le spectromètre CheMin (Chemical Mineral) et un avec SAM.
Détecter des molécules organiques ne signifie pas que la vie aie un jour existé — ou existe encore — sur Mars, tempèrent les scientifiques astro/exo-biologistes. Mais elles sont nécessaire pour fabriquer les briques du vivant tels que les acides aminés puis l’ADN, ARN. En observer signifierait que cette première étape vers le vivant a été franchie et que peut-être son développement a été encore plus loin … !
Rappelons que privée de champ magnétique et d’atmosphère depuis des milliards d’années, la surface de la planète rouge est sans cesse bombardée de rayons solaires ultra-violet. Des conditions hostiles au développement de la vie dans l’état actuel des choses. Mais son histoire géologique telle qu’elle est patiemment déchiffrée par les chercheurs révèlent un passé humide et beaucoup plus hospitalier dans sa jeunesse.
Les sables de Mars ressembleraient aux roches volcaniques d’Hawaï
- le novembre 02, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
0

Image capturée par la camèra du mât de Curiosity après un prélévement déchantillon du sol sur le site « Rocknest » (cliquez pour agrandir)
Les sables qui recouvrent en partie le sol martien dans le cratère Gale ont une origine basaltique d’origine volcanique similaire à celle d’Hawaï.
Doté de nombreux instruments performants pour accroitre notre connaissance de la planète rouge notamment sur le plan géologique, le rover Curiosity possède des moyens beaucoup plus importants que ses prédécesseurs pour mener des analyses minéralogiques assez fines du sol et des roches martiennes. Ainsi, le 17 octobre dernier (soit son 71 ème jour de présence sur Mars — ou Sol 71), pour la première fois l’instrument CheMin (Chemistry and Mineralogy) passa au crible de ses rayons x un échantillon de sable prélevé deux jours plus tôt sur le lieu dit “Rocknest”.
Lire la suite»Observation d’une courte éruption du trou noir supermassif au centre de la Voie Lactée
- le octobre 24, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, NASA, Trou noir
0
Le télescope NuSTAR a observé une soudaine et inattendue éruption de quelques heures du trou noir supermassif installé au centre de notre galaxie.
En orbite depuis le 13 juin 2012, NuSTAR (Nuclear Spectroscopic Telescope ARray) est à ce jour le télescope le plus sensible aux rayonnements x de haute-énergie. Au cours d’une récente campagne d’observation de deux jours du trou noir supermassif tapi au centre de la Voie Lactée — en association avec Chandra (télescope spatial plus sensible aux rayonnements x de basses énergie) et le télescope terrestre Keck (infrarouge) — il a permis de relever un brutal sursaut d’activité. Une éruption intense qui a chauffée la matière à plus de 100 millions ° C selon les données collectées et accélérée les particules à une vitesse proche de celle de la lumière ! Plutôt inattendue pour les astronomes car, bien que très massif (4 millions de masses solaires), notre trou noir central découvert en 1974 est connu pour être passif voire en sommeil et peu gourmand … En effet, quand la plupart de ses congénères engloutissent de copieuses « bouchées » d’étoiles, Sagittarius A* (Sgr A*), c’est son nom, se contente de petits encas : nuages de gaz ou encore de modestes astéroïdes comme l’ont récemment relevé les observations de Chandra (février 2012). Bref, il grignote !
Lire la suite»Impressionnants paysages martiens
- le octobre 14, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
0

Mosaïque de 3 images capturées par la Mastcam-100, le Sol 50. On y distingue les collines qui bordent le cratère, en direction du nord-est
La beauté du paysage martien autour du rover Curiosity.
Partagées sur l’excellent blog d’Emily Lakdawalla de The Planetary Society, ces images extraites d’un panorama du rover Curiosity (voir les paysages dans leur contexte) sont à couper le souffle ! Acquises au cours des Sol 50 et 51 (jour de présence sur Mars), ces mosaïques de trois images chacune montrent le paysage qui entoure le robot explorateur.
Agrandies et affichées plein écran, elles sont hypnotiques, nous plongeant littéralement dans l’atmosphère (ténue) martienne. On a presque l’impression d’y être, d’y respirer l’air (dans une combinaison !) et d’être, peut-être, effleurer par une brise légère … Cela fait rêver ! Même si les teintes fauves, l’aridité manifeste et l’absence totale de végétaux nous renvoient à certains déserts terrestres, la température de ces paysages excédent rarement les + 6° C à midi. Un monde glacial et figé. Ou presque …
Lire la suite»Un « étrange rocher martien » étudié par Curiosity
- le octobre 14, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, JPL, Mars, NASA
0

Le rocher Jake Matijevic photographié par Curiosity le 22 septembre soit lors de son 46éme jour de présence sur Mars
Curiosity examine une roche magmatique encore jamais observée sur Mars.
Sur son chemin qui le conduit vers le site de “Glenelg”, le rover Curiosity s’est approché (fin septembre) d’”un étrange rocher martien” dont la nature plutôt inattendue n’a encore jamais été observée à la surface de la planète rouge ! Nommé “Jake Matijevic” en hommage à l’ingénieur récemment disparu qui a travaillé sur cette mission martienne et les précédentes (Pathfinder, Spirit, Opportunity), le rocher d’une taille équivalente à celle d’un ballon de football a d’abord été remarqué à distance par la ChemCam (installée sur le mât du rover) pour sa composition inhabituelle. Les données collectées par l’instrument Alpaha Particle X-ray Spectrometer (APXS), utilisé pour la première fois, ont permis de confirmer qu’il s’agit d’une roche, selon les propos du chercheur chercheur Ralf Gellert (Université de Guelph, Canada), “riche en éléments compatibles avec le feldspath et pauvre en fer et en magnésium”. Une roche ignée (magmatique) comme on peut en trouver dans de nombreuses régions volcaniques sur notre planète, issues des entrailles de la Terre d’un processus dans le manteau, par un refroidissement et une cristallisation d’un magma riche en eau soumis à de fortes pressions … “Jake” étant pour l’instant le seul cas connu sur notre planète voisine, il est encore trop tôt pour déterminer si c’est « le même processus impliqué sur Terre » estime Edward Stolper, chercheur à l’Institut de Technologie de Californie, ajoutant que c’est toutefois « un bon endroit pour commencer à réfléchir à ses origines« .
Lire la suite»En photo, changements de saisons sur Saturne et Titan
- le septembre 07, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, JPL, NASA, Saturne
0
Images en couleurs naturelles de Saturne, marquée par les changements récents de saisons, et de son plus grand satellite naturel, Titan.
Arrivée dans le giron de Saturne en 2004 pour en affiner les connaissances et composer le meilleur portrait qui soit, la sonde spatiale Cassini explore sans relâche la planète et ses quelques 63 lunes — à commencer par Titan qu’elle survole régulièrement.
Huit années de moissons de données et de photos (spectaculaires) plus tard, le vaisseau spatial qui bénéficie d’une rallonge de sa mission, étudie les modifications provoquées par les changements de saisons. En témoin privilégié, Cassini a, en effet, enregistré le basculement progressif des teintes et des formations nuageuses, migrant d’un hémisphère à l’autre. C’est ainsi que le lavis azuré observé en 2004 dans la moitié nord est à présent passé à l’opposé où l’hiver s’installe. La révolution de Saturne autour du Soleil (29 années terrestres) fait son oeuvre et re-déploie les événements climatiques. Les scories de la tempête d’équinoxe qui avait envahi le nord, on s’en souvient, telle une tache de gouache blanche allongée au pinceau, touillant et agitant la haute atmosphère, sont encore visibles.
Arrivée de Curiosity sur Mars le 6 août : le cratère Gale en 3D
- le août 03, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Curiosity, Exploration spatiale, JPL, Mars, NASA
0

Image 3D et en haute résoluton (100 m/pixel) du cratère Gale capturée par la caméra HRSC de l’orbiteur de l’ESA Mars Express
Image en 3 dimensions du cratère Gale où devrait se poser en douceur le rover Curiosity le 6 août prochain.
En croisant les données des sondes spatiales Viking, Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) et Mars Express, la zone d’atterrissage – “amarssissage” – prévue pour la grande mission martienne automatisée Mars Science Laboratory (MSL) est passée de 20 x 25 km à seulement 20 x 7 km et s’est rapprochée de la montagne Sharp. Haute de 5,5 km, elle domine le vaste cratère Gale de 154 km de diamètre. Son ascension est sur la feuille de route du plus grand rover qui ait jamais explorer la planète rouge.
Lire la suite»Gros plan sur le piton central du cratère Copernic
- le juillet 06, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, LRO, Lune, NASA
0
Piton central du cratère Copernic photographié par la sonde spatiale LRO.
Gros plan sur le piton central du grand cratère Copernic. Large de 93 km, on peut l’observer dans une paire de jumelle – ou bien sûr un instrument plus puissant – à la surface d’une Lune gibbeuse ou de Pleine Lune (plus éblouissante). Il campe à l’orée de la Mer des Pluies (Mare Imbrium) et à l’ouest de l’Océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum). A l’échelle de notre satellite naturel, il apparait comme un remarquable “petit” cratère rayonnant. Formé relativement récemment, les éjectas de poussière sont toujours visibles sur plusieurs centaines de kilomètres autour du cratère. Avec le temps, le rayonnement solaire les assombrira.
Lire la suite»Titan cacherait un océan d’eau liquide sous sa surface
- le juin 29, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, JPL, Saturne, Titan
0
Les mesures des variations de formes de Titan suggèrent l’existence d’un océan d’eau liquide dans ses profondeurs.
L’eau dans le système solaire – et probablement dans l’Univers – est abondante. Et ce n’est pas notre chère planète bleue qui en possède le plus ! Elle doit son surnom à l’eau liquide présente à sa surface. Apparence trompeuse car en réalité, dans l’espace, l’eau est partout. Généralement sous forme de glace. Mars, par exemple, qui en possède encore devait, selon les recherches, être recouverte d’eau dans sa prime jeunesse. Les comètes errantes sont très riches en eau. Sans oublier, un nombre important de satellites naturels des planètes géantes parmi lesquels se distinguent Europe (d’ailleurs, de récents calculs montrent qu’elle possède plus d’eau que la Terre !) et Encelade. Possibles mondes océaniques habitables (les conditions pourraient être favorables …). Sous leur épais manteau de glace, les scientifiques soupçonnent l’existence d’océan d’eau liquide.
Lire la suite»Magnifique montage vidéo des mondes de Saturne
- le mai 24, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, Exploration spatiale, JPL, NASA, Saturne, Time Lapse Video, Vidéos
0
Entre art et science, ballets des satellites de Saturne filmés par Cassini.
Magnifique montage compilant 8 années d’exploration de Saturne par la sonde spatiale Cassini. L’initiative est de Nahum Chazarra, étudiant géologue amoureux des sciences qui s’est visiblement épris des mondes en mouvement de la planète aux (centaines d’) anneaux. Sur les notes de la « Sonate au clair de Lune » de L. W. Beethoven, nous visitons un petit coin de l’Univers, à quelques centaines de millions de km seulement de la Terre. Les lunes se croisent, se pavanent, dévoilent leurs beautés nues, glaciales. Titan, plus grande que toutes les autres, vêtue d’une atmosphère opaque, apparaît plus fantomatique. Les anneaux tournent et leurs sillons chavirent, écorchés parfois par le petit satellite Prométhée. Beauté inouïe, glanée par les caméras de Cassini au fil de ses orbites. Compositions que l’on croirait sorties des ateliers de Méliès …
Lire la suite»
Le télescope Spitzer observe l’atmosphère d’une super-terre
- le mai 18, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, JPL, NASA, Spitzer, Vidéos
0

La super-terre 55 Cancri e montre toujours la même face à son étoile ; la température y dépasse 1700 °C
Grâce au télescope spatial Spitzer qui observe dans l’infrarouge, des astronomes ont étudier l’atmosphère d’une “super-terre” distante de 41 années-lumière.
Découverte en 2004, la planète 55 Cancri e, en orbite autour de l’étoile éponyme 55 Cancri (constellation du Cancer), est une “super-terre”. C’est une classe intermédiaire entre les planètes rocheuses comme la Terre et les gazeuses du type de Neptune ou de Uranus (4 fois plus grande que la Terre). Ses passages réguliers devant son étoile ou transits, furent épier en 2005 par le télescope spatial Spitzer (observation infrarouge). Une première dans l’histoire. De cette façon, les astronomes ont pu étudier son atmosphère et dresser un premier portrait. Un monde contrasté et bouillonnant : une face, toujours la même, très chaude et l’autre, envahit par une nuit sans fin. Deux fois plus grande que la Terre et huit fois plus massive, 55 Cancri e est 25 fois plus proche de son Soleil que Mercure dans notre système solaire. Les observations ont également suggéré aux chercheurs qu’elle soit totalement recouverte d’eau. Une planète-océan sous un ciel de vapeur d’eau … La nouvelle campagne d’observation, toujours conduite avec le télescope Spitzer vient de confirmer ces premières mesures et hypothèses.
Lire la suite»La Grande Casserole photographiée de l’espace par Juno
- le mai 16, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, Juno, Jupiter, NASA
1

Les 7 étoiles de la Grande Casserole, par ordre d'apparition (guache à droite) : Alkaid, Alcor & Mizar, Alioth, Megrez, Phekda, Merak et Dubhe.
En route vers Jupiter, la sonde spatiale Juno envoie une carte postale où apparaissent les sept étoiles formant la célèbre Grande Casserole.
Qui n’a jamais entendu parler de la Grande Casserole ou du Grand Charriot ? Qui n’a jamais essayé de les retrouver parmi les centaines d’étoiles qui tapissent le ciel ? Ces étoiles remarquables sont connues et partagées par les cultures du monde entier, anciennes et modernes. Le Grand Charriot des babyloniens demeure. Aujourd’hui, on lui superpose volontiers le nom d’un ustensile de cuisine : la Grande Casserole (dont le manche un peu courbé est accrochée au ciel). Une louche pour les japonais. Les romains évoquaient “Sept Boeufs”, septem triones (septentrion) et avant eux, les Grecs se représentaient une Hélice, helike qui deviendra, comme on le sait, la Grande Ourse.
Lire la suite»En vidéo, perturbations dans les anneaux de Saturne
- le avril 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne, Vidéos
0
Vidéo fascinante des perturbations gravitationnelles de l’anneau F de Saturne, fomentées par le satellite Prométhée. Et aussi, exploration artistique des planètes géantes Saturne et Jupiter.
Tout le monde admire Saturne pour ses immenses anneaux. De prime abord, ils apparaissent homogènes, lisses et bien peignés comme un disque vinyle. Or la deuxième plus grosse planète du système solaire est loin d’être un royaume pacifique. Les images que collecte la sonde spatiale Cassini depuis son arrivée en 2003, témoignent des multiples perturbations gravitationnelles qui rayent les anneaux, en particulier l’anneau F. Distant de 140 220 km de la surface gazeuse de Saturne, l’anneau est escorté de part et d’autre par ce que les astronomes nomment des “satellites bergers” : Pandore à l’extérieur et Prométhée à l’intérieur. Ce dernier, de dimension modeste (148 km dans sa plus grande longueur) joue régulièrement les trouble-fêtes. Régulièrement des incisions sont créées par son orbite. Un groupe de chercheurs qui s’est plongé dans les archives de plus de 20 000 images collectées par Cassini sur 7 ans, a pu étudier 500 cas d’irrégularités dans cet anneau de 881 000 km de circonférence. Incursions d’une multitude de corps solides de tailles variables – quelques mètres à plusieurs dizaines de kilomètres – qui s’amusent à le transformer.
Lire la suite»Y a t’il des microbes dans les geysers d’Encelade ?
- le mars 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, exobiologie, JPL, NASA, Saturne
0
Si Encelade abrite des formes de vie dans son océan (sous la glace de surface), elles pourraient être décelables dans les panaches qu’elle expulse près de son pôle sud.
En orbite à une distance moyenne de 1,4 milliards de km du Soleil, Saturne est très loin de la “zone habitable” de notre système solaire. Il semble exclu d’y trouver un jour une quelconque forme de vie. Notamment dans son épaisse atmosphère. Toutefois, l’un de ses satellites naturels pourraient être un bon candidat. Rétrospectivement, le plus important de tous, Titan (visible dans un télescope) était le favori des astronomes et exobiologistes. Avec l’arrivée de la sonde spatiale Cassini, en 2004, d’étranges panaches ont été découverts, affleurant de la surface de Encelade, un satellite d’environ 500 km de diamètre. Depuis, la “rolls” des sondes spatiales, fruit de la collaboration de la NASA et de l’ESA, a multipliée les survols de ce petit astre couvert de glaces d’eau. Les chercheurs ont appris que ces geysers expulsent dans l’espace et de l’eau et des particules organiques. Carolyn Porco, chef de l’équipe d’imagerie de Cassini, a récemment montré que cette eau – probablement issue d’un vaste océan sous la glace – contient du sel. Les mesures indiquent même des quantités de sel dans des proportions semblables à celle que l’on retrouve dans les océans terrestres !
Lire la suite»























