Les principaux essaims d’étoiles filantes de l’été

Perseids Meteor Shower 2012

On connait tous – ou presque – la pluie d’étoiles filantes du 12 août, les Perséides, mais quels sont les autres essaims qui animent le ciel d’été ?

Des étoiles filantes, vous n’en verrez pas qu’à la mi-août à l’occasion du célèbre essaim des Perséides mais aussi tout au long de l’année avec, dans certains cas, une activité très élevée (en particulier les Léonides, les Géminides, les Orionides, les Lyrides, les Perséides, …). Voici les principales salves de l’été qui zébreront vos soirées estivales de quelques fugaces traits lumineux.

De tous les essaims d’étoiles filantes de l’année, c’est celui qui a une activité culminant les 12 et/ou 13 août nommé Perséides, dont on parle le plus. Il faut dire que la période est propice à tout à chacun pour l’observation : vacance, détente, nuit douce, ciel plus dégagé et apéros en extérieur sous les étoiles … Autant de raisons pour s’étendre sous la voûte céleste et prêter plus d’attention à tout ce qui s’y déroule ; épier et surprendre ces étranges « bolides » qui fendent la nuit furtivement. On aurait tendance à l’oublier mais ces météores pleuvent aussi dans le ciel de la journée. Bien entendu, la lumière écrasante du Soleil nous empêche de les remarquer. Exception faîte toutefois pour les plus gros d’entre eux. Il n’est pas rare alors que des débris touchent le sol.

Vous l’aurez compris, l’expression “étoiles filantes” est usurpée. Il n’est point question ici d’étoiles et qui plus est d’étoiles qui choient précipitamment. Le terme le plus approprié est météorites (au pluriel car très nombreux). Ce sont des essaims météoritiques qui pleuvent sur la Terre toute l’année. La majorité sont donc constitués de particules dont la taille n’excède pas celle d’un grain de riz ou d’un gravier. Tous furent arracher de la surface d’une comète ou d’un astéroïde au cours de leur périple autour du Soleil, soit récemment soit il y a plusieurs millions d’années.

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Surprenante pluie des « Delphinides » photographiées devant la Voie Lactée en juin 2013 par Yuri Beletsky

L’énergie dégagée par leurs frottements provoque l’ionisation des atomes de la haute atmosphère terrestre. Selon leurs vitesses, tailles et densité, le trait lumineux peut varier en intensité. Les spécialistes estiment qu’il y a entre 50 000 et 100 000 tonnes par an de ces poussières cosmiques qui pénètrent l’atmosphère et atteignent le sol. Peut-être même en possédez-vous quelques micro-grammes dans vos cheveux …

Très souvent imperceptibles, les météorites s’échouent massivement et plutôt en “bande organisée”. Pour l’exemple des (très) célèbres “Perséides”, la pluie débute le 17 juillet pour s’achever 4 semaines plus tard, le 24 août. L’activité est inégale est c’est autour du 12 août qu’elle culmine, avec – tout de même – une moyenne de 100 météores par heure ! Il en va ainsi pour tous les essaims météoritiques avec, cependant, un taux horaire et une intensité variable.

S’il vous arrive donc de surprendre une belle, longue et éclatante étoile filante un soir de juillet ou d’août (hormis les 12 et 13 août), il y a de grandes chances pour qu’il s’agisse d’une “Perséide”. Elles ne sont jamais seules et nul doute que, quelques instants plus tard, d’autres se signaleront dans l’éther. En surveillant la direction, plus précisément, la constellation d’où elle proviennent, on peut connaître l’emplacement du radiant et donc son origine. Sont appelées “Perséides”, toutes celles qui jaillissent de la constellation de Persée. A cette époque de l’année, le personnage mythique qui triompha de la gorgone Meduse et du Crachen, se hisse tranquillement au-dessus de l’horizon nord-est, en fin de soirée. Avec lui, une salve d’étoiles filantes “écrivent dans les airs en traits de flammes ”. Un spectacle naturel qu’attendent chaque été des milliers de curieux et de fans. Vous croiserez certainement du regard d’autres météores appartenant à l’un des essaims mentionnés ci-dessous.

Hormis la pluie discontinue des “Perséides” vous pourrez donc admirer les

  • Piscis Austrinides (Poissons Austral/Pisces Austrinus) : entre le 15 juillet et le 10 août. Pic d’activité le 28 juillet (env. 5 météores par heure).
  • Delta Aquarides Sud  (Verseau/Aquarius) : entre le 12 juillet et le 23 août. Pic d’activité le 30 juillet (une moyenne de 16 météores par heure !).
  • Alpha Capricornides (Capricorne) : entre 3 juillet et le 15 août. Pic d’activité le 30 juillet (env. 4 météores par heure)
  • Perséides (Persée/Perseus) : entre le 17 juillet et le 24 août. 100 météores par heure en moyenne le 12 août.
  • Kappa Cygnides (Cygne/Cygnus) : entre le 3 et le 25 août. Env. 3 étoiles filantes par heure lors du maximum le 17 août.
  • Alpha Aurigides (Cocher/Auriga) : entre le 28 août et le 10 septembre. 7 étoiles filantes en moyenne dans la nuit du 1er septembre.
  • Epsilon Perséides (Persée/Perseus) : entre le 5 et le 21 septembre. Pic d’activité le 9 septembre avec une moyenne de 5 météores par heure.
  • Delta Aurigides (Cocher/Auriga) : entre le 20 septembre et le 16 octobre. Pic d’activité le 3 octobre. Environ 3 météores par heure.

Sites internet à consulter : International Meteor Organization (IMO), Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE) et Spaceweather.

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