Nouveau record de trous noirs supermassifs dans notre voisinage cosmique

Trou noir supermassif

Découverte de deux trous noirs supermassifs de plus de 10 milliards de masses solaires chacun !

Une équipe d’astrophysiciens a annoncée avoir découvert deux trous noirs supermassifs qui pulvérisent le précédent record de 6,3 milliards de masse solaires détenu par celui qui est tapi au coeur de la monstrueuse galaxie M87 (celle-ci domine le super-amas de galaxies de la Vierge).

Avec le télescope Gemini, les chercheurs ont pu débusqué les deux trous noirs en observant le mouvement – la danse – des étoiles qui les entourent. Il est impossible de les voir directement, la lumière n’est plus capable de s’échapper de ces énormes puits gravitationnels qui déforment l’espace et le temps. La masse pour chacun est équivalente à 10 milliards de fois celle du Soleil ! C’est énorme au regard du trou noir supermassif de notre galaxie qui donne déjà le vertige, 2 000 fois plus (« notre » trou noir est considérée comme étant à la diète !).

Toutes les galaxies ou presque, cachent un trou noir. Cependant plus on regarde loin dans l’espace et que l’on scrute l’Univers jeune (quelque part autour de 3 milliards d’années après le big bang), les trous noirs supermassifs semblent déjà exister en nombre. La matière interstellaire aussi accompagnée d’étoiles, se déverse en grande quantité sur ces trous noirs et provoquent en quelque sorte un embrasement (une « crêpe stellaire flambée » – expression de J. P. Luminet – autour des trous noirs supermassifs) que les astronomes appellent quasars (quasi-star). Une débauche d’énergie, dans le rayonnement x, qui rendent ces galaxies lointaines remarquablement lumineuses. Les chercheurs n’excluent pas l’idée que ces montres tapis dans deux galaxies proches de nous soient les maillons manquants entre les juvéniles quasars et les trous noirs d’aujourd’hui (de ce dernier milliard d’années …), mis au régime.

Les deux trous noirs hypermassifs sont chacun présent dans des galaxies relativement proches de nous. L’un est l’hôte de la galaxie elliptique NGC 3842 (amas du Lion) distante de 320 millions d’années-lumière. Le second règne au centre de NGC 4889, la galaxie la plus lumineuse de l’amas de la Chevelure de Bérénice, à 336 millions d’années-lumières de nous.

Source : Gemini.

Crédit photo : P. Marenfeld/NOAO/AURA/NSF.

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