Les « super-terres » habitables seraient des milliards dans la Voie Lactée

Crépuscule sur la super-Terre Gliese 667Cc
Crépuscule avec trois "soleils" sur la super-Terre Gliese 667Cc

Selon une nouvelle étude statistique publiée par une équipe internationale d’astrophysiciens, 41 % des super-terres en orbite autour d’étoiles naines rouges se promèneraient dans la zone habitable !

Les étoiles de classe M appelée « naine rouge » sont très nombreuses dans la Voie Lactée. Plus petites et moins massives que notre modeste Soleil (étoile naine jaune !), elles “brulent” très lentement leur réserves d’Hydrogéne, autorisant une longévité de plus de 10-12 milliards d’années. Selon les dernières estimations des astronomes, elles représenteraient 80 % de la population mondiale galactique, soit plus de 160 milliards d’astres qui sont relativement discrets – car peu lumineux – dans la paysage cosmique … !

Une équipe internationale de chercheurs s’est intéressée à cette vaste population et à leurs possibles planètes … Une ambitieuse tentative de recenser ces mondes extrasolaires. Le sondage qu’ils viennent de publier fait état d’une abondance de super-terres. Il apparait que 41 % d’entre elles seraient, de surcroit, situées dans la zone dite “habitable” de leur étoile-hôte. Cependant, les scientifiques nuancent leurs pronostics avec une marge d’erreur oscillant entre 28 % et 95 % ! Il s’agit, certes, de statistiques mais ils s’appuient sur une longue campagne d’observation de 6 années. Grâce au spectrographe HARPS installé au foyer du télescope de 3,6 m. de l’Observatoire de La Silla (Chili), les astronomes ont pu étudier un échantillon de 102 naines rouges présentes dans notre voisinage (jusqu’à 30 années-lumière de distance). Ils ont débusqué 9 super-terres, des planètes vraisemblablement rocheuses plus grosses et plus grandes que la Terre (entre 1 et 10 fois la masse de notre planète). Deux d’entre elles se déplacent dans la zone habitable (celle-ci se calcule par rapport à la luminosité de l’étoile centrale) : Gliese 581d (connue depuis 2007) et Gliese 667Cc. Cette dernière figure dans un système stellaire triple (voir illustration ci-dessus) à environ 22 années-lumière de nous et retient beaucoup l’attention. De toutes les exoplanètes connues, c’est elle qui présente le plus de traits de caractères communs avec la Terre, en dépit de sa masse, 4 fois supérieure à celle de notre planète.

Enthousiastes, les chercheurs s’interrogent sur les possibilités que la vie puisse se développer dans ces mondes lointains car les naines rouges sont capables de violentes tempêtes stellaires capables de bombarder leurs cortèges planétaires de rayonnement x et ultraviolet. Quoi qu’il en soit, nous avons peut-être des voisins à moins de 22 années-lumière de la Terre, c’est relativement proche en comparaison des dimensions de notre grand village galactique qui s’étire sur plus de 100 000 années-lumière et cela represente encore un impossible voyage !

Crédit photo : ESO/L. Calçada.

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