Intense éruption observée à la surface du Soleil

Flash ultraviolet observé le 25 février entre 00h39 et 01h03 TU sur le limbe est du Soleil
Flash ultraviolet observé le 25 février entre 00h39 et 01h03 TU sur le limbe est du Soleil

La région active AR 1967 qui entame son troisième passage sur la face du Soleil visible depuis la Terre fut le théâtre d’une violente éruption le 25 février à 00h49 TU. Classée X4.9, elle est la troisième plus puissante observée depuis le début du cycle 24.

Sursaut d’activité observé durant la première heure de ce mardi 25 février sur le limbe de notre étoile. Il était 00h49 TU (soit 01h49 en France métropolitaine) lorsque les caméras du satellite Solar Dynamics Observatory (SDO) ont enregistré une violente éruption solaire. Son intensité est estimée à X4.9 par les astrophysiciens, ce qui la place en troisième position dans le classement des événements les plus puissants de ce cycle 24 commencé en 2008 (la durée moyenne d’un cycle solaire est de 11 années). Le plus important, classé X6.9, date du 9 août 2011.

éruption classée x4.9
La troisième éruption solaire la plus puissante du cycle 24 d’activité observé dans plusieurs longueurs d’onde par SDO

Du point de vue terrestre, c’est sur le limbe sud-est qu’a surgi un flash dans l’extrême ultraviolet, immédiatement observé par SDO. La région active qui en est à l’origine est désignée AR 1967. Toutefois, puisqu’elle entame son troisième transit sur la face du Soleil dirigée vers nous, elle vient d’être renommée AR 1990, comme le demande la tradition. Théâtre d’une activité forte signalée par plusieurs explosions d’intensité modérée depuis sa première apparition il y a près d’un mois, cette région en perpétuel changement est un remarquable archipel de taches sombres maculant la surface de notre étoile. Sa taille qualifiée de « monstrueuse » (environ 200.000 km !) a d’ailleurs suscité de nombreux images et commentaires, début février.

Moins d’une heure après l’événement s’ensuivit une tornade de particules solaires appelée éjection de masse coronale (Coronal Mass Ejection ou CME). Se déployant dans l’espace à une vitesse estimée à 2 000 km/s., le flux ne se dirige pas vers la magnétosphère terrestre qu’elle pourrait secouer et comprimer avant de provoquer une remarquable séquence de danse d’aurores polaires.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la NOAA évalue à 10 % les chances qu’une nouvelle éruption de classe X survienne dans les prochaines 24 heures et 60 % pour celles, plus modérées, qui sont classées M.

NASA's SDO Shows Images of Significant Solar Flare
Crédit photo : NASA/SDO/ESA/SOHO.

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