Climat : 2014 est l’année la plus chaude mesurée depuis 1880

Sans surprise, 2014 est déclarée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée !

Pressentie dès le mois de décembre comme tel, 2014 est désormais déclarée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis les premiers relevés de température effectués en 1880. Le GISS (Goddard Institute for Space Studies) de la NASA et, indépendamment, le NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) ont rassemblé leurs mesures réalisées dans le monde entier — plus de 6 300 stations météo — et arrivent aux mêmes conclusions.

La température moyenne du globe terrestre continue d’augmenter, en relation avec les émissions massives de gaz à effet de serre, au premier rang desquels on trouve le dioxyde de carbone (CO2). Sa concentration dans l’atmosphère atteint désormais 400 ppm (parties par million), du jamais vu sur Terre depuis le pliocène. La tendance à un réchauffement global s’est accentuée ces trente dernières années. À l’exception de 1998, les 10 années les plus chaudes que connut notre biosphère depuis 134 ans se sont toutes manifestées depuis 2000.

Anomalie des températures
Anomalie des températures en 2014 relativement à la période de référence 1951-1980

« Voici la dernière d’une longue série d’années chaudes dans une série de décennies chaudes » commente le directeur du GISS, Gavin Schmidt. « Tandis que le classement de certaines années peut être affecté par une météo capricieuse, la tendance sur le long terme du changement climatique est attribuable aux émissions de gaz à effet de serre lié aux activités humaines ».

Nous avons gagné 0,8 °C depuis 1880. Sur le long terme, si nous n’agissons pas, les températures devraient s’élever, au mieux de + 2 °C et dans les scénarios les plus pessimistes (emballements avec la fonte des hydrates de méthane), de + 4 à + 6 °C à l’horizon 2100 ! Une situation qu’il vaudrait mieux éviter au regard des crises majeures (économiques, politiques, alimentaires, sociales, biologiques, etc.) qu’elle pourrait engendrer. L’ère actuelle désignée anthropocène par de nombreux géologues et anthropologues est déjà marquée par une érosion de la biodiversité sans précédent, 100 à 1 000 fois plus rapide que le rythme naturel, à laquelle se conjuguent une acidification des océans et l’épuisement des ressources (sans qu’on prenne la peine d’attendre leur renouvellement…). La Terre aurait-elle atteint ses limites ?

Source : NASA/Earth Observatory.

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1 Comment

  • Plus chaude de 6 centièmes de degré (source NASA et NOAA) quand la marge d’erreur totale est de 0,2 degrés (+/- 0,1) est ce que ça a un sens ?

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