Hubble livre le portrait le plus détaillé jamais réalisé de l’ »Anneau de la Lyre »

Messier57_Hubble

La sensibilité du télescope spatial Hubble permet aux astrophysiciens de dresser un nouveau portrait de la structure complexe de l’une des plus célèbre nébuleuse planétaire.

Découverte en 1779 par les astronomes Antoine Darquier de Pellepoix et le célèbre Charles Messier (quelques jours plus tard) alors qu’ils étaient sur les traces d’une comète (…), la nébuleuse de la Lyre connue aussi sous la désignation Messier 57 (M 57) est assurément une des nébuleuses planétaires les plus observée et étudiée par les astronomes (amateurs ou professionnels). Etoile vieillissante et vacillante, elle nous donne un aperçu de ce qui attend notre Soleil après qu’il est épuisé toutes ses réserves d’hydrogène, principal “carburant » des étoiles.

Lire la suite»

L’intimité de la nébuleuse d’Orion révélée

An APEX view of star formation in the Orion Nebula

Les coulisses du grand Nuage Moléculaire d’Orion où se préparent à entrer en scène des dizaines d’étoiles, dévoilés par le télescope APEX.

D’ordinaire ou, disons dans le (rayonnement) visible, ce long courant de gaz et de poussières relié à la lumineuse nébuleuse d’Orion (Messier 42, M 42) échappe à notre regard. Matière froide et donc sombre, presque inerte, elle se déploie dans le plus grand secret au sein de cette immense région nommée Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC), féconde nurserie d’étoiles la plus proche de notre système solaire (un peu moins de 1 400 années-lumière).

Lire la suite»

Soleil : 4 puissantes éruptions entre le 13 et le 15 mai !

24_Hours_3_X_Flares

Le Soleil sort de sa torpeur des derniers mois et aligne 4 éruption de classe X en moins de 48 heures.

Au manque de panache constaté ces derniers mois à la surface du Soleil (modestes épisodes d’activité, désertion des taches solaires, etc.) nombreux furent les physiciens solaires à s’interroger sur le pic d’activité en cours dont le “point d’orgue”, plusieurs fois reporté, est annoncé pour la mi-2013. Ce pourrait-il qu’il soit déjà passé et, dans ce cas, ce fut en décembre dernier – en toute discrétion ou presque – ou alors, se pourrait-il qu’il soit double … comme cela s’est déjà vu ? Prévoir les soubresauts de notre étoile demeure un exercice difficile pour les spécialistes qui s’appuient sur des modèles.

Lire la suite»

Sublime timelapse video : Comète PanSTARRS et aurores boréales

CometAurora_BabekTafreshi

Défilé d’aurores au-dessus du miroir d’un fjord norvégien. Beauté envoutante des caresses du vent solaire sur la nuit polaire.

On peut difficilement dire le contraire, les images sont sublimes. L’astro-photographe Babak Tafreshi, fondateur de TWAN (The World At Night), nous a habitué depuis plusieurs années à découvrir les paysages célestes capturés avec maestria dans des environnements sidérants et séduisants. Des scènes inoubliables où la poésie du monde et du cosmos sont croqués dans leurs échanges. Une beauté unie malheureusement souvent oublier voire ignorer.

Lire la suite»

[Timelapse video] La comète PanSTARRS photographiée dans les Alpes

Au coeur des Alpes autrichiennes, à plus de 3 000 mètres d’altitude, au-delà / au-dessus de la mer de nuages, l’astro-photographe Christoph Malin a bravé des températures très basses (- 20° C à – 25° C) pour capturer dans ses filets la comète PanSTARRS qui s’exhibe ces jours-ci au crépuscule.

La comète PanSTARRS et sa chevelure hirsute photographiée par le satellite Stereo B

La queue panachée de la comète PanSTARRS

La queue panachée de la comète PanSTARRS

La queue hérissée de la comète PanSTARRS photographiée par le satellite Stereo B et, toujours en lien avec notre Soleil, une éjection de masse coronale qui a provoquée de superbes aurores polaires pour le jour de la Saint Patrick ! Pour ceux qui ont la chance d’avoir un beau ciel dégagé en direction de l’ouest, la comète PanSTARRS est repérable dans une paire de jumelles ces jours-ci : timide lueur à rechercher dans les dégradés du ciel crépusculaire …

Lire la suite»

La comète PanSTARRS en photos

panstarrs_mar13

PanSTARRS, très brillante, photographiée par Stereo B

Visible au crépuscule dans le ciel boréal jusqu’à la fin mars 2013, la comète PanSTARRS se dévoile sur les photos et vidéos capturées par les nombreux astro-photographes et curieux qui la suivent. Décoiffée par son premier passage à proximité de notre étoile (à environ 45 millions de km le 7 mars) la comète C/2011 L4 (PanSTARRS) semble avoir bien résister aux tempèratures élevées (10 fois celle ressentie sur Terre !) et les turbulences du vent solaire. Stereo B (Stereo Behind) – l’un des deux membres de la paire de satellite d’observation solaire capable d’étudier la face du Soleil opposée à la Terre – a capturé une série d’images de la comète, quelques jours après sa visite au corps le plus massif du système solaire (99,5 % de la masse totale). Une violente bourasque de particules solaires, éjection de masse coronale (CME), parcourt l’espace tandis que la comète se promène, abandonnant dans son sillage des milliards de grains de poussières. On distingue également la Terre, éloignée de plusieurs dizaines de millions de km. En dépit d’un noyau dont la taille est estimée à 1 km, PanSTARRS brille à en éblouir la caméra qui enregistre les images. Sa longue chevelure apparait complexe et plutôt mal peignée …, fendue à plusieurs reprises. Peut-être est-ce l’oeuvre d’une rotation rapide de cette boule de glace ?

Lire la suite»

En vidéo, les comètes Lemmon et PanSTARRS dans le ciel austral rougi par une aurore

comète Lemmon

La comète Lemmon photographiée par A. Cherney lors de son passage dans le voisinage du Petit Nuage de Magellan et de l’amas globulaire 47 Tucanae

Merveilleuse vidéo où transparaissent deux remarquables comètes dans le voisinage du Petit Nuage de Magellan. Une douce et chaleureuse aurore australe sublime la scène cosmique !

Bien que situé à une latitude moyenne dans l’hémisphère sud, l’astrophotographe Alex Cherney a pu profiter d’une soudaine aurore australe aux couleurs crépusculaires au cours de ses prises de vue d’un non moins étonnant et merveilleux panorama céleste.

Lire la suite»

[Soleil] Magnifique pluie coronale photographiée par SDO

Belle éruption solaire tissée par le champ magnétique de notre étoile.

Même si elle n’était pas d’une intensité extraordinaire, cette éruption solaire enregistrée par le satellite SDO (Solar Dynamics Observatory) le 19 juillet 2012 est, outre sa beauté saisissante, très intéressante par son caractère multiple. Le phénomène se produit régulièrement à la surface du Soleil. Ils ont même tendance à être plus nombreux à l’approche du pic d’activité (quoique l’actuel cycle 24 a du mal à monter en puissance et se révèle plutôt « mou » en comparaison avec le précédent … ; la durée moyenne d’un cycle solaire est de 11 ans), lequel est prévu pour cette année 2013, peut-être pour cet été … 

Lire la suite»

Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14

2012DA14-radar_NASA-JPL-Goldstone

Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.

Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.

Lire la suite»

Météorite ? Astéroïde ? Que s’est-il passé dans le ciel de Russie ?

Les chercheurs en savent un peu plus sur le petit astéroïde qui a explosé dans le ciel de Russie.

Aucune corrélation entre le “météoroïde » qui explosa dans le ciel de Russie et le survol à une distance record de l’astéroïde 2012 DA14 (40 m. de long).

Le météorite ou plutôt le petit astéroïde qui est entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la région de l’Oural, en Russie, le 15 février 2013 à 9 h 20, heure locale (il était 4 h 20 du matin en France métropolitaine) était l’événement météorique le plus puissant enregistré depuis celui de 1908 lequel coucha les arbres sur des dizaines de kilomètres dans la région de Tunguska !

Lire la suite»

Impressionnante chute de météorites dans le ciel de Russie

météorites au-dessus de la ville de Cheyliabinsk dans la région de l'Oural (Russie)

Météorites au-dessus de la ville de Cheyliabinsk dans la région de l’Oural (Russie)

Quelques heures avant le passage de l’astéroïde 2012 DA 14 à environ 27 700 km de la Terre, une sensationnelle météorite a fendue le ciel de l’Oural en Russie et fait plus de 1 000 blessés.

Ce matin, dans le ciel de Sibérie (Russie), plus précisément dans la région de l’Oural, une spectaculaire pluie de météorites a fendu le ciel vers 9h25 heure locale. Les témoignages vidéos affluent sur Youtube. Survolant la ville de Chelyabinsk (à environ 1 500 km de Moscou), l’onde de choc a provoquée le bris de nombreuses vitres d’immeubles, des chutes de murs et fait plus de 1 000 blessés légers dont quelques-uns grièvement. 112 personnes aurait été hospitalisées.

Lire la suite»

Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14

latest_2012DA14_shoulder_673

Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14 qui frôlera la Terre dans la soirée du 15 février 2013. Comment l’observer ?

Il est rare qu’un astéroïde de type géocrosieur passe aussi prés de la surface de la Terre et cela, sans danger aucun !

2012 DA14 (découvert en février 2012) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. D’une taille estimée à 45 mètres (dans sa plus grande longueur), il s’approchera de la surface de notre planète bleue à environ 27 700 km (13 fois plus prés que la Lune). C’est en deçà de la flottille de satellites de communications et de météo qui sont en orbite géostationnaire à quelques 35 800 km d’altitude. Les autres satellites tels les télescopes spatiaux ou la Station Spatiale Internationale (ISS) qui nous survolent à plus de 400 km d’altitude n’ont absolument rien à craindre. Fort heureusement, cet astéroïde de dimension relativement modeste dont la masse est évaluée à 130 000 tonnes n’est pas sur une trajectoire de collision. Il ne représente donc pas une menace pour l’ensemble de la vie sur Terre !

asteroid 2012 DA14 en approche

Animation créée à partir de 3 images de l’astéroïde 2012 DA14 capturées à l’observatoire Faulkes Telescope South en Australie le 14 février 2013. La distance de l’astéroïde était alors de 748 000 km.

Lire la suite»

Bon anniversaire (3 ans) à l’extraordinaire satellite d’observation solaire SDO !

Like Painting on the Sun's Layers
Le satellite d’observation du Soleil en haute résolution SDO entre dans sa quatrième année d’activité.

Trois ans déjà que le satellite Solar Dynamics Observatory aka SDO offre aux physiciens solaires — et le grand public en profite beaucoup aussi — de multiples visions en haute résolution de notre étoile. Grâce à sa large panoplie d’instruments (HMI : Helioseismic and Magnetic Imager, AIA : Atmospheric Imaging Assembly et EVE : Extreme Ultraviolet Variablity Experiment), le Soleil, naine jaune de 1,4 millions de km de diamètre, se déshabille et livre aux chercheurs de savoureux détails de sa continuelle activité, dévoile un peu son infrastructure ! Depuis son lancement le 11 février 2010, on peut ainsi suivre l’évolution de l’actuel cycle solaire (chaque cycle dure en moyenne 11 ans) dont le pic d’activité est attendu dans le courant de cette année 2013 (pour l’instant, ce “cycle 24” se montre peu prolixe, avare en taches solaires et puissantes éruptions …).
Chaque jour et chaque heure, on peut le retrouver photographier dans de multiples longueurs d’onde, suivre les mouvements, les développements des taches sombres (régions actives), s’ébahir devant les soulèvements de plasma, les lignes de champ magnétique qui s’élèvent, s’arcboutent et se cassent. On observe ces fontaines flamboyantes tissées de fils magnétiques.

Lire la suite»

Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106

messier106_hubble

Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article

Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.

Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.

Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.

Lire la suite»

Timelapse video à bord d’ISS : deux levers de Soleil

A voir en plein écran !

La vidéo ci-desssus nous montre un long et unique plan-séquence de la Terre d’environ 4 heures, ramené pour sa diffusion à 2 minutes et 38 secondes. Soit le temps que met la Station Spatiale Internationale (ISS) — à bord de laquelle ont été enregistré ces images — pour effectuer 2 orbites autour de notre planète bleue. A ce rythme là, ses hôtes astronautes peuvent assister en moyenne 16 lever du Soleil par jour ! Tout est relatif …
- Mais au fait, quelle heure est-il à bord d’ISS ?
Le long plan-séquence a été capturé au cours de la journée du 3 janvier 2013, entre 11h43 et 15h49 TU.

Lire la suite»

En vidéo, éruption solaire en direction de Mercure

Grande protuberance du 23 janvier 2013 (image SDO)

Grande protuberance du 23 janvier 2013 (image composite SDO)

Grande protubérance et tempête de particules solaires sur Mercure.

En images et aussi vidéo, une grande protubérance solaire qui s’est déployée sur le limbe de notre étoile le 23 janvier dernier, accompagnée quelques instants plus tard d’une éjection de masse coronale (Coronal Mass Ejection, CME) qui s’est étalée en direction de Mercure. La plus petite planète du système solaire est visible ces jours-ci dans le champ des caméras et coronographes (instrument qui masque le Soleil afin de révéler la couronne qui l’entoure) des sondes spatiales SoHO et SDO qui l’observent en continu (ou presque). Nul doute que Mercure,  distante en moyenne de 58 millions de km du Soleil, fut éclaboussée par ces flots de particules chargées.

Animation de la protubérance (en accéléré)

Animation de la protubérance (en accéléré)

Lire la suite»

APEX observe les feux stellaires enfouis dans les nuages de poussières de la nébuleuse d’Orion

NGC 1999 photo APEX

Certaines régions ténébreuses au sud de la nébuleuse d’Orion révélées par APEX.

Distant d’environ 1 400 années-lumière, la grande nébuleuse d’Orion est l’un des nuages moléculaires les plus proches de nous et donc une cible privilégiée des astronomes amateurs autant que professionnels. Etendu sur presque toute la superficie de la constellation éponyme (Chasseur Orion), nous n’en distinguons cependant qu’une partie dans le rayonnement visible. Messier 42 est en effet le morceau d’étoffe le plus lumineux et, par conséquent, le plus célèbre.

A quelques encablures de là, au sud de la région la plus dense et la plus chaude, le nuage de gaz et de poussières se prolonge. Territoires lugubres et plus dilué d’où saille, ça et là, quelques aiguilles de matière, étoiles larvaires “cuites” à l’étouffée dans des chaudrons de poussières … Etudiée par une équipe d’astrophysiciens dans les longueurs d’onde submillimétrique grâce à la grande antenne APEX (Atacama Pathfinder EXperiment) installée sur le plateau de Chajnantor au Chili, les observations montre le magnifique paysage cosmique sous un autre jour.

Lire la suite»

En vidéo, descente de la sonde Huygens à travers l’atmosphère de Titan

Illustration de Huygens arrivé sur le sol sableux recouvert d’une couche de glace de Titan

Revivez la descente de Huygens dans les brumes de Titan.

A l’occasion du huitième anniversaire de l’arrivée de la capsule Huygens à la surface de Titan (plus grande lune de Saturne), l’Agence Spatial Européenne (ESA) qui l’a conçue, a publiée une vidéo faisant revivre en accéléré les deux heures trente de sa descente. Chargé d’étudier l’atmosphère de ce satellite naturel souvent qualifié — et surnommé — de “Terre au congélateur” pour son évocation d’une Terre primitive dont l’évolution est ralentie par une température moyenne de – 180° C, le module a achevé son périple en rebondissant et glissant sur le sol d’hydrocarbures (éthane, méthane).

Lire la suite»

En vidéo, survol de la Lune par la mission GRAIL

Site d'impact "Sally Ride"

Site d’impact de la mission GRAIL « Sally Ride », au nord de la Lune

Survol d’une région de la face cachée de la Lune, à 10 km d’altitude, comme si vous étiez à bord de la sonde spatiale de la mission GRAIL qui a capturé ces images.

Le couple d’orbiteurs Ebb et Flow de la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) chargée de mesurer et cartographier le champ gravitationnel de la Lune, s’est abimé volontairement sur la surface de notre satellite naturel le 17 décembre 2012. Faute d’énergie suffisante pour reprendre de l’altitude et occuper une orbite stable, la NASA a donc choisi cette option fatale pour les deux sondes spatiales de les descendre progressivement.

Lire la suite»

Portrait de N 11, nid d’étoiles dans la galaxie naine du grand Nuage de Magellan

Nearly 200 000 light-years from Earth, the Large Magellanic Cloud, a satellite galaxy of the Milky Way, floats in space, in a long and slow dance around our galaxy. As the Milky Way’s gravity gently tugs on its neighbour’s gas clouds, they collapse to form new stars. In turn, these light up the gas clouds in a kaleidoscope of colours, visible in this image from the NASA/ESA Hubble Space Telescope.


Le nuage moléculaire N 11 photographié par Hubble et révélé par le professeur Josh Lake

Gros plan sur une partie de la nébuleuse N 11 située en bordure de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Publiée dans le cadre du programme “Les Trésors Cachés de Hubble”, cette image capturée par le célèbre télescope spatial fut extraite des archives puis retravaillée par le professeur d’astronomie Josh Lake lequel a remporté le premier prix du concours. Elle nous emmène hors de la Voie Lactée, au bord de la galaxie naine — et voisine — du Grand Nuage de Magellan (LMC) distante de plus 180 000 années-lumière, pour découvrir l’une de ses nébuleuses procréatrices d’étoiles. Son nom exact est LHA 120-N 11 (ou N 11 pour faire court). Le nuage moléculaire vêtu de rose, accueille dans son âtre, deux grappes de flamboyantes étoiles bleues qu’il est difficile d’ignorer. Ce sont les amas ouverts NGC 1769 et NGC 1763, peuplé d’étoiles nées, il y a plusieurs millions d’années, de l’effondrement de poches de gaz denses et fécondes.

Lire la suite»

En vidéo : évolution de la grande tache solaire AR 1654

S'étalant sur 190 000 km, la région AR 1654 est visible à la surface du Soleil - Photo de

S’étalant sur 190 000 km, la région AR 1654 est visible à la surface du Soleil à travers un léger voile nuageux – Photo de Göran Strand

La grande région active AR 1654 suivie par le satellite SDO.

Belle poussée d’acmé à la surface du Soleil. La région active AR 1654, paire de taches sombres apparue sur le limbe est de notre étoile vers le 7 janvier, a bien grandie en l’espace de quelques jours. Au gré de la rotation solaire, l’ensemble nous fait face. Peu à peu, il dérive vers limbe ouest tout en s’étiolant. Etalé sur presque 200 000 km (on pourrait aligner au moins 15 Terres !) le 12 janvier dernier, AR 1654 n’a pour l’instant produit qu’une éruption modérée (classée M).

Comme on peut le voir sur la photo de Göran Strand (prise le 14 janvier en Suède), le groupe de taches AR 1654 est si grand qu’il était visible à l’oeil nu sur la surface du Soleil au crépuscule ou à l’aube. Bien sûr, pour faire cette expérience, il est très important de s’assurer qu’un voile nuageux atténue la lumière aveuglante du Soleil.

Lire la suite»

Observation d’écoulements de gaz formant des planètes géantes

Illustration du processus d'écoulements de gaz autour de la jeune étoile HD 142527

Illustration du processus d’écoulements de gaz autour de la jeune étoile HD 142527

Première observation directe de disques de gaz reliés par des ponts autour d’une jeune étoile, corroborant ce que prévoit la théorie de la formation des planètes géantes.

Grâce au puissant réseau d’antennes de l’observatoire ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) sensible aux longueurs d’onde submilimétrique, une équipe d’astronomes a réussi à observer directement une étape-clé dans la formation de planètes géantes autour d’une très jeune étoile. Celle-ci, nommée HD 142527, est distante de 450 années-lumière et n’a pas encore achevée sa naissance.

Deux disques de gaz et de poussières la ceinturent. L’un, interne, s’étend de l’étoile centrale jusqu’à plus de 1,4 milliards de km (l’équivalent de la distance Soleil-Saturne dans notre système solaire). Le second, l’externe, est plus vaste et moins régulier. Commençant à environ 20 milliards de km (14 fois plus loin que l’interne), sa forme évoque plus celle d’un fer à cheval qu’un disque uniforme. Entre les deux s’étend donc un espace que l’on serait tenté de qualifier de vide mais qui est en réalité diffus et traversé par deux ponts qui véhiculent et échangent de la matière.

Lire la suite»

L’amas globulaire 47 Tucanae photographié par VISTA

The globular star cluster 47 Tucanae

47 Tucanae capturé dans l’infrarouge par VISTA

L’un des plus gros amas globulaire de la galaxie photographié dans l’infrarouge — et dans toute sa splendeur — par le télescope VISTA.

Conçu pour réaliser de grands — et profonds — sondages du ciel austral, VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) installé au sommet du Mont Paranal (Chili) aux côtés des cyclopes du VLT (Very Large Telescope, miroir de 8,2 m. de diamètre chacun), livre un superbe portrait de l’un des plus gros amas globulaires de la galaxie : 47 Tucanae (également désigné NGC 104).

L’image parle d’elle-même : des centaines de milliers d’étoiles aux teintes variées concentrées dans un volume restreint de 120 années-lumière de diamètre. Les couleurs sont relatives à l’âge des étoiles. En rouges-orangées, on reconnait les géantes rouges, étoiles épuisées qui, après 10 à 12 milliards d’années d’existence n’ont plus d’hydrogène à fusionner. Au coeur de l’essaim, les astrophysiciens ont identifiés plusieurs cas inattendus : quelques puissantes sources de rayonnement x, des étoiles variables, des “trainardes bleues” (bleues et donc chaudes car “regonflées” par la probable “vampirisation” d’un compagnon) et aussi 23 pulsars miliseconde (rotation très rapide) …  

Lire la suite»

Nombreuses taches sombres à la surface du Soleil

Regions actives à la surface du Soleil le 10 janvier 2013

Regions actives à la surface du Soleil le 10 janvier 2013

Après une paresse qui a duré plusieurs semaines à la fin de l’année 2012, l’activité du Soleil semble rebondir, en témoigne sa surface constellée de tâches sombres. Certaines pourraient produire de fortes éruptions.

Comme on peut le voir sur les images capturées par la sonde spatiale SDO (Solar Dynamics Observatory), notre Soleil est maculé de taches sombres. En ces premiers jours de l’année 2013, les scientifiques qui suivent de près l’évolution de l’activité de notre étoile, peuvent être surpris et avoir l’impression que le Soleil est soudainement sorti de sa torpeur ou “a retourné sa veste” … Le contraste est saisissant (voir un cliché du Soleil le 29 décembre 2012 ici). En effet, au cours des semaines précédentes, les régions actives qui forment ces îlots sombres étaient si rares — voire inexistantes certains jours — et mues par si peu d’allant que les chercheurs se sont demandés si le fameux « pic d’activité » de ce cycle 24 (commencé avec un certain retard car attendu en 2006-2007 plutôt qu’à la fin 2009) n’avait pas déjà été franchi !

Lire la suite»

En vidéo, la Terre vue d’ISS

Further Up Yonder. Inspiré par les superbes images de la Terre et de son environnement interplanétaire photographié par les différents équipages à bord de la grande Station Spaitale Internatonale (ISS), Giacomo Sardelli s’est emparé de quelques-unes, soigneusement choisies et retravaillées. Montées en musique avec des déclarations d’astronautes, l’auteur évoque cette merveilleuse aventure humaine et scientifique, porteuses de messages de paix.

A voir plein écran !

Lire la suite»

La pluie d’étoiles filantes des « Géminides » en photos

Geminides au-dessus du VLT photographiées par S. Guisard

Geminides au-dessus du Very Large Telescope (VLT) sur le Mont Paranal photographiées par Stéphane Guisard

Probablement la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année. Des météores de l’essaim les « Géminides » à foison ! Petite sélection des plus belles photos.

Selon plusieurs témoignages d’observateurs à travers le monde, le cru 2012 de l’essaim météoritique les Géminides fut très bon. Certains parlent d’un météore toutes les minutes ! Il apparait que c’est au cours des premières heures (en temps universel) du 14 décembre que l’activité fut la plus intense. Le taux horaire était vraisemblablement supérieur à 100 météores (voir ici les statistiques transmis à l’International Meteor Organization, IMO et régulièrement mis à jour).

"Let it rain down on me"
Des dizaines de traits lumineux ont rayé le ciel et, comme le montre superbement plusieurs clichés ci-dessus et ci-dessous, ils jaillissaient depuis la constellation des Gémeaux où se situe le radient. Salves de fléchettes décochées par les deux jumeaux Castor et/ou Pollux …

Lire la suite»

L’astéroïde Toutatis en vidéo

Toutatis

Toutatis le 11 décembre, image radar de l’Observatoire de Goldstone

Profitant du passage à 6,9 millions de km de la Terre de l’astéroïde Toutatis, des astronomes esquissent son portrait à partir des images radar obtenues à l’observatoire de Goldstone. Long de plus de 4 km, Toutatis est l’un des plus gros astéroïdes potentiellement dangereux à s’approcher de notre planète régulièrement. Selon les calculs, il n’y aurait aucun impact à craindre avant plusieurs centaines d’années.

La vidéo ci-dessous a été réalisée à partir de 64 images capturées les 12 et 13 décembre 2012 alors qu’il était au plus prés de nous.

Lire la suite»

Timelapse Video : ALMA à l’écoute de l’Univers

This is a still from the ALMA time-lapse video compilation released in 2012.

Compilation de timelapse video réalisées par Christoph Malin, Babak Tafreshi et Jose Francisco Salgado, trois grands astro-photogrpahes mandatés par l’ESO pour des immersions nocturnes sur le site de l’ALMA.

Quand il sera achevé en 2013, ALMA pour Atacama Large Millimeter/submillimeter Array sera, avec ses 66 antennes, le plus grand complexe consacré à l’astronomie au monde. Installé dans le désert de l’Atacama (Chili), il révèle la matière froide et obscure éparpillée dans le cosmos, autour des étoiles ou encore au coeur des galaxies (voir sa première image, la galaxie M51).

Lire la suite»

Une galaxie avec « anneau de collision » photographiée par Hubble

NGC 922 photo Hubble

Portrait de la galaxie NGC 922 déformée par le plongeon en son centre d’une galaxie plus petite.

Distante d’environ 150 millions d’années-lumière, la galaxie NGC 922 doit sa forme étrange et presque annulaire sur les bords, à sa rencontre, il y a 330 millions d’années, avec une galaxie plus modeste. Celle-ci, identifiée comme 2MASXI J0224301-244443, l’a littéralement traversée par le centre et brisée l’harmonie de sa structure en spirale.

L’onde propagée a bousculée la matière interstellaire, laquelle comprimée, a formée des graines de densité puis accouchée de centaines de milliers d’étoiles. Les vastes et filandreuses nébuleuses en sont les théâtres animés, éclairés par leurs progénitures. Leurs tons roses caractéristiques reflètent l’abondance de l’hydrogène.

Capturée dans les rayonnements visible et proche-infrarouge par l’illustre télescope spatial Hubble, cette image nous dévoile la galaxie NGC 922 dans toute sa splendeur. Drapée de nuées d’étoiles bleues (étoiles très jeunes et très chaudes), les nébuleuses fleurissent de part en part et enguirlandent son noyau jaunissant (peuplé d’étoiles plus âgées).

Lire la suite»
Copyright © Dandelion by Pexeto