Cassini : très peu d’impacts de particules lors de son premier plongeon entre Saturne et ses anneaux

Illustration de Cassini plongeant entre Saturne et ses anneaux

C’est plutôt une surprise pour les chercheurs de la mission Cassini : la sonde n’a rencontré presque aucune particule lors de son premier plongeon entre Saturne et ses anneaux. C’est un « grand vide » qui ne manque pas d’intriguer l’équipe scientifique.

Lors de son premier plongeon entre Saturne et ses anneaux le 26 avril, un espace d’environ 2.000 km de large, Cassini n’a rencontré que très peu de particules. C’est un peu une surprise pour l’équipe scientifique de la mission car, bien que des simulations suggéraient qu’il n’y en ait pas beaucoup (tout au plus de la taille des particules de la fumée), ils s’attendaient à ce qu’il y en ait plus. D’ailleurs, pour cela, ils avaient pris la précaution d’orienter la sonde de façon à ce que son antenne de 4 m de diamètre serve de bouclier.

Toutefois, « […] c’est le grand vide apparemment », a déclaré le chef de la mission, Earl Maize, du JPL, ajoutant que le vaisseau va continuer sa course, tandis que des chercheurs travaillent à élucider ce mystère des poussières manquantes… « J’ai écouté plusieurs fois les données du premier plongeon et je peux probablement compté sur les doigts de mes mains le nombre d’impacts de particules que j’ai entendues » a commenté de son côté, visiblement toujours étonné, William Kurth, de l’équipe de l’instrument RPWS (Radio and Plasma Wave Science) qui a réalisé ces mesures. C’est vrai qu’en comparaison avec les enregistrements (les données ont été converties en fichier audio) réalisés quelques mois auparavant quand Cassini traversait le plan équatorial de la planète aux limites des anneaux externes, les collisions étaient des centaines… (voir le document de décembre 2016 ici)

La route de Cassini semble bien dégagée pour ses 4 derniers mois

Une route aussi dégagée pour Cassini qui doit encore faire 20 passages dans cette zone inexplorée est plutôt une bonne nouvelle. Cela veut dire qu’il n’y a pas besoin de mettre en œuvre un plan B d’évitement. La navigation s’annonce donc plus sereine et la suite d’instruments, très fragile, ne devrait pas être en danger. À quatre reprises au cours des quatre prochains mois, la sonde passera très près du bord interne de l’immense système d’anneaux.

Le 2 mai, Cassini a effectué sa deuxième traversée de cette région, à peu près au même endroit que la première fois. Cette fois, ses yeux étaient tournés vers les anneaux. Les images brutes, transmises depuis Saturne à 1,4 milliard de km de la Terre, commencent à arriver (voir la galerie ici). Prochain passage : le 9 mai.

Ce périple baptisé « Grand Final » marque l’ultime étape de cette odyssée de l’exploration de la planète géante et de ses lunes commencée il y a 13 ans. Le 15 septembre, la sonde disparaîtra dans l’épaisse atmosphère de Saturne.

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