Cassini confirme l’existence d’un océan d’eau salée et liquide sur Encelade

Enceladus Geysers Cassini
Une trentaine de geysers au pôle sud d'Encelade expulsant des particules d'eau dans l'espace (cliquez pour agrandir)

Dans un article publié dans la revue Nature, une équipe de chercheurs confirme l’existence d’un océan d’eau salée sous la surface d’Encelade.

Encelade est un petit satellite naturel d’environ 500 km de diamètre qui orbite autour de Saturne. En 2005, la mission Cassini chargée d’explorer la planète géante et gazeuse et quelques unes de ses lunes, découvre non loin du pôle sud, l’existence de panaches qui font penser à de gigantesques geysers. Expulser à travers des fissures qui ont été nommées « griffes du tigre », tout indique que la matière serait principalement constituée de particules d’eau …

Après plusieurs survols, les données récentes envoyées par le vaisseau Cassini montrent que Encelade abrite sous sa surface un vaste océan d’eau salée aux caractéristiques comparables aux nôtres. Il pourrait avoir une profondeur de 80 km.

L’érosion océanique arracherait à la roche, des grains de sodium, retrouvés ensuite près de la surface pendant leur expulsion dans l’espace ! Dans leur étude, les chercheurs pensent que c’est environ 200 kg de vapeur d’eau qui sont évacués chaque seconde.
Linda Spilker qui s’occupe de la mission Cassini au JPL, raconte que « sans un orbiteur comme Cassini qui vole si prés de Saturne et de ses lunes – pour goûter au sel et sentir le bombardement des grains de glace -, les scientifiques ne pourraient jamais savoir combien ces mondes du système solaire externe sont intéressants« .

Aux yeux des scientifiques, Encelade réunit de nombreuses conditions favorables à l’émergence de la vie. La présence d’une importante réserve d’eau liquide associée à des sources d’énergies proches et suffisantes vont dans ce sens. Nicolas Altobelli, de l’ESA, a d’ailleurs déclaré à ce sujet  que « cette découverte est une nouvelle preuve cruciale montrant que les conditions environnementales favorable à l’émergence de la vie peuvent être soutenues sur des corps glacés orbitant de planètes géantes et gazeuses« .
Un cas passionnant dans notre système solaire qui pourrait illustrer ce qui se passe ailleurs, autour d’exoplanètes géantes découvertes dans le lointain système extrasolaire, à l’instar de Pandora dans le film de James Cameron « Avatar ». Un exemple qui peut guider les recherches de la vie ailleurs, l’exobiologie.

Crédit photo : NASA/JPL/SSI.

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3 Comments

  • Les scientifiques ne connaissent pas encore la température ni la pression de ce/ces océan(s). Cela dépend bien sûr de leurs profondeurs. Pour obtenir plus d’informations, il faudrait envoyer une sonde spatiale capable d’explorer ce milieu. Ce qui permettrait de rechercher d’éventuelles formes de vie.
    En attendant, les chercheurs travaillent avec des modéles et simulations informatiques.

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