Trois super-Terres potentiellement habitables découvertes par Kepler

Kepler-62MorningStar

Découverte de trois super-Terres dans la zone habitable de leur étoile dont deux dans le même système. La recherche de planètes semblables à la notre s’accélère

Les planètes comme la Terre sont-elles l’exception ou la règle dans notre galaxie et, au-delà, dans l’Univers ? A cette question, nul astronome n’a encore trouvé de réponses mais l’enquête progresse à grands pas. Grâce au satellite Kepler chargé de surveiller les éventuelles baisses de luminosité ― méthode dite par transit, signe tangible du passage d’une (ou plusieurs) planète(s) devant leur étoile ―, aussi infime soit-elle, de 150 000 étoiles dans la direction des seules constellations de la Lyre et du Cygne, plus de 120 cas d’exoplanètes ont été identifiés auxquels s’ajoutent 2 740 candidats en attente de confirmation !

L’annonce sensationnelle, ce jeudi 18 avril 2013 par la NASA, de la découverte de trois super-Terres situées dans les zones habitables de leurs étoiles-hôte devrait faire date. Dans la quête éperdue de mondes semblables au nôtre, ces dernières découvertes sont celles qui s’en rapprochent le plus. Une nouvelle étape vient d’être franchie.

Illustration de la super-Terre Kepler-62e
Illustration de la super-Terre Kepler-62e

A environ 1 200 années-lumière de notre système solaire, pas moins de cinq exoplanètes ont été détectées autour de Kepler-62, une étoile de type K2, deux-tiers de la taille de notre Soleil et un cinquième de sa luminosité. Parmi celles-ci, deux ont été signalées en orbite dans la zone habitable : Kepler-62f et Kepler-62e (elle fut remarquée la première). Elles sont en effet situées dans la “boucle d’or”, région s’étendant ni trop prés ni trop loin relativement à leur étoile, de sorte qu’il est autorisé d’imaginer que l’eau puisse demeurer à l’état liquide … ― dans la mesure aussi où la/les planète(s) offrent des conditions accueillantes pour cette molécule abondante dans l’Univers.

Illustration de Kepler-62f
Illustration de Kepler-62f, un peu plus grosse que la Terre
Comparaison de notre système planétaire avec celui de l'étoile Kepler-62
Comparaison de notre système planétaire avec celui de l’étoile Kepler-62

Un peu plus grosses que notre planète bleue, Kepler-62f (1,4 fois la Terre) et Kepler-62e (1,6 fois la Terre) sont donc considérées comme des super-Terres. Même si les chercheurs ne disposent pas de suffisamment de données pour caractériser leurs compositions et masses, leurs tailles laissent imaginer des mondes rocheux compatibles avec la présence d’eau liquide. Y demeurer est une question d’atmosphère (plus ou moins stable), de températures et pressions en surface. Agée déjà de 7 milliards d’années, le système planétaire – et plus particulièrement l’une et/ou l’autre super-Terre – a pu constituer un milieu favorable au développement de formes de vie voire même son évolution sur du long-terme – si toutefois les conditions furent/sont pérennes. L’année sur la planète Kepler-62e dure 122 jours (c’est deux fois moins que Vénus) et quelques 267 jours pour Kepler-62f, la plus éloignée.

Illustration de la super-Terre - ou super-Vénus - Kepler-69c
Illustration de la super-Terre – ou super-Vénus – Kepler-69c

Distante de 2 700 années-lumière de chez nous, Kepler-69 – très similaire à notre étoile – a trahit, par transit, la présence de deux exoplanètes en orbite autour d’elle. Parmi elles, une super-Terre d’une taille 1,7 fois supérieure à notre planète. A l’instar de notre Vénus, Kepler-69c, c’est son nom, gravite en 242 jours autour de son Soleil. Un autre cas susceptible d’affoler les exobiologistes de par son évocation, même partielle, de notre système planétaire.

Comparaison de notre système solaire avec celui de l'étoile Kepler-69, semblable à notre Soleil
Comparaison de notre système solaire avec celui de l’étoile Kepler-69, semblable à notre Soleil

“Ce n’est plus qu’une question de temps avant de savoir si la galaxie accueille une multitude de planètes comme la Terre ou si, au contraire, nous sommes une exception” déclarait John Grunsfeld (directorat des missions scientifiques de la NASA à Washington).

Crédit photo : NASA/Ames/JPL-Caltech.

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1 Comment

  • Se serra vraimment tres interessant de savoir si oui la vie est y possible et qui sait peut etre il ya la bas des hommes des etres vivant

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