Taux de méthane dans l’atmosphère en forte hausse

Taux de méthane dans latmosphère depuis 4 ans
Taux de méthane dans l'atmosphère depuis 4 ans

On n’en parle jamais assez, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant qui possède vingt fois les capacité du dioxyde de carbone !

Sa présence dans l‘atmosphère terrestre s’est considérablement accrue, conséquence de la fonte progressive des glaces arctiques et du pergélisol en Sibérie. Le méthane y est enfermé en énorme quantité depuis des centaines de milliers d’années. Présent au plus profond des océans (sous forme d’hydrate de méthane) mais aussi en surface où il se dissout après un séjour dans l’atmosphère. Le taux y est anormalement élevé, 200 fois supérieur à la normale ! Au cours des années 90, les mesures n’indiquaient pas un taux si élevé, ce qui suggère que de grands changements sont à l’oeuvre.

« Il y a cinq ans, je n’étais pas certain que le phénomène soit très sérieux, mais à présent je suis sûr que quelque chose de grave est en cours et que nous devrions avertir les gens », déclare Igor Semiletov, chercheur à l’International Arctic Research Center.

Pour l’instant, les scientifiques ignorent dans quelles proportions le méthane va être libéré dans l’atmosphère et ce que cela va produire à court terme. Rappelons quand même que, selon la communauté scientifique, les quantités d’hydrates de méthane présentes au fond des océans sont supérieures à celle des réserves de charbon dans le monde entier et cela équivaudrait à 12 fois la quantité déjà présente dans l’atmosphère. Si tout venait à se libérer, on atteindrait des pics alarmants de risques de déséquilibre climatique et donc, de désorganisation planétaire … ! Nous n’en sommes pas là et espérons que ce ne sera jamais le cas. Aux nations de prévenir les risques.

Cependant, il ne faut pas oublier que la région du cercle polaire arctique est à l’avant-garde du réchauffement climatique et que ses légendaires couvertures de glace s’amenuisent d’année en année pour atteindre ses niveaux les plus bas de mémoire d’hommes ! La grande île du Groenland perd des centaines de milliards de tonnes de glace par an. Autrefois, on comptait entre 10 et 15 jours où les températures s’y élevaient au-dessus de 0°C, à présent il y en a plus de 35 par an ! Quant au glaces d’été, chaque année un nouveau record de minimum est battu, tant et si bien (…) qu’il se pourrait qu’il n’y en ait plus du tout d’ici  l’été 2025 ! Dans cette région du monde, en perdant de la surface de glace, donc de la surface réfléchissante, la lumière solaire peut pénétrer plus profondément dans les abysses, créant ainsi des bouleversements très importants, des réactions en chaîne, dont le changement climatique en est une manifestation !

Source : FuturaSciences/NOAA.

Crédit image : NOAA.

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