Poussières dans la Voie Lactée observées par le télescope Herschel
- le octobre 03, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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Tout ce que l’on peut voir sur l’image ci-dessus, apparait d’ordinaire sombre, noir, opaque. Des milliards de poussières infimes, éparpillées dans la Voie Lactée. Les caméras du télescope spatial Herschel (Spectral and Photometric Imaging REceiver et Photoconductor Array Camera and Spectrometer) offrent un aperçu – très rare – de ces structure qui, peu à peu, formeront des étoiles. Exposées à un froid intense, presque le zéro absolu, des filaments de matière émergent. Observés dans l’infrarouge submillimétrique, on peut voir en rouge les particules les plus froides et en bleu celles qui sont un petit peu moins froides. Nous sommes à la genèse des grands nuages moléculaires. Notre galaxie regorge de zones analogues et montre une fécondité importante.
Grâce aux données du télescope Herschel, les astronomes ont pu effectuer des mesures de la masse, des températures et aussi de la composition de ces parties observées. Ce qui est impossible à obtenir depuis la Terre. Jamais il n’y eut autant de détails de ces formations lointaines cachées à des milliers d’années-lumière, dans de nombreux recoins de la Voie Lactée.
Télécharger l’image en haute-résolution (0,8 Mb).
Crédit photo : ESA and the SPIRE & PACS consortia.
Troisième volet de GigaGalaxy Zoom : la nébuleuse de la Lagune
- le septembre 29, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos
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Pour le troisième et dernier volet du GigaGalaxy Zoom Project (voir les deux articles précédents à ce sujet ici et ici), l’ESO a publiée une vue impressionnante de beauté de la gigantesque nébuleuse de la Lagune.
L’image ci-dessus embrasse un champ aussi vaste que 8 pleines lunes misent côte à côte, soit 1,5° carré. Réalisée avec la caméra Wide Field Imager du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla. La nébuleuse, également désignée comme huitième objet du catalogue de Messier soit M 8, est située à environ 5 000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la constellation du Sagittaire et du centre galactique (la Voie Lactée est beaucoup plus large dans cette partie du ciel). Le nuage moléculaire s’étend sur plus de 100 années-lumière ! En son sein, gaz et poussières s’agglomèrent par endroit, la matière s’effondre sur elle-même, laissant apparaître des bourgeons d’étoiles. Une gigantesque matrice stellaire, apparemment calme. La Voie Lactée en compte des centaines … Par une belle nuit d’été (quand le Sagittaire est au-dessus de l’horizon sud en début de nuit), il est relativement facile de l’observer dans un télescope ou une lunette astronomique. Certes, cela n’aura rien à voir avec l’image ci-dessus mais on peut distinguer la trace sombre, qui lui vaut son nom de Lagune, partager le nuage en deux ainsi que la grappe d’étoiles scintillantes de l’amas ouvert NGC 6530. On peut voir ce dernier dans la moitié gauche de la nébuleuse, sur l’image ci-dessus de l’ESO. Composé de 50 à 100 étoiles, il est placé devant l’arrière-plan nébuleux. Ce sont des étoiles très jeunes encore nimbées de gaz et de poussières issues de la grande lagune, peut-être bien après un épisode mouvementé pour la nébuleuse.
Une image extraordinaire qui donne à voir le spectacle de la formation des étoiles et toute la beauté que l’on peut découvrir dans un fragment de la voûte céleste, quelque part au-dessus de nos têtes. L’image fut prise dans un des lieux les plus reculés au monde où sont réunies les meilleures conditions d’observation, sur Terre, de notre Univers.
Le projet GigaGalaxy Zoom est une initiative en lien avec l’Année Mondiale de l’Astronomie (AMA 2009).
La vidéo ci-dessous montre un « plongeon » dans la Voie Lactée et une approche de la nébuleuse de la Lagune.
Retrouvez les trois grands volets de GigaGalaxy Zoom Project sur le site internet.
Télécharger l’image en très haute-résolution (2,4 Mb).
Crédit photo : ESO.
Le centre de la Voie Lactée photographié au Mont Paranal
- le septembre 21, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Galaxie, Vidéos
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Evoqué la semaine dernière et développé à l’occasion de l’Année Mondiale de l’Astronomie, le Gigagalaxy Zoom Project vient de dévoiler sa seconde partie qui en compte trois. Évidemment, c’est magnifique, c’est splendide ! C’est le centre de notre galaxie. Et l’un des buts de ce grandiose projet est, bien sûr, de donner à voir ce spectacle dans toute sa majesté, tel qu’il peut être perçu dans les meilleures conditions, c’est à dire sous un ciel d’une grande clarté, dénué de toute pollution lumineuse et autre … Ce ciel-là, Stéphane Guisard – auteur de cette superbe mosaïque de photographies – n’est pas aller loin de son lieu de travail pour le trouver. C’est sur les flans du Mont Paranal, à quelques centaines de mètres du Very Large Telescope où il est responsable de l’optique de ces géants, qu’il acquit patiemment plus de 1 200 photographies de cette partie de la Voie Lactée ! Pas moins de 200 heures d’exposition furent nécessaires, réparties sur 29 nuits.
Cette image composite obtenue est une grande fenêtre ouverte sur la partie centrale de notre galaxie. Nous sommes dans la direction des constellations du Sagittaire et du Scorpion. C’est d’ailleurs au sein de cette dernière que l’on peut voir la rougeoyante étoile Antarès, en haut à droite de l’image, cottoyant l’ensemble Rho Ophiuchi, très coloré et nimbé de gaz. Toujours dans cette direction mais beaucoup plus loin derrière – pourtant bien visible – l’amas globulaire Messier 4, riche conglomérat de centaines de milliers d’étoiles situé aux abords de notre grande galaxie …
En revenant sur la partie la plus dense de l’image, on peut voir qu’elle est zébrée de lagons sombres. Des milliards et des milliards de poussières masquent ainsi des milliards d’étoiles. Invisible mais bien là, au centre de la galaxie, est tapi un gigantesque trou noir.
C’est une partie du ciel fascinante que seuls les observateurs situés entre les tropiques du Capricorne et du Cancer peuvent au mieux en profiter car suffisamment haut au-dessus de l’horizon, pourvu que la qualité du ciel et de l’atmosphère soient au rendez-vous.
Les images de Serge Brunier et Stéphane Guisard appartiennent désormais au patrimoine mondial de l’humanité. Elles montrent la Voie Lactée dans toute sa beauté et toute sa majesté, car captée dans les lieux les plus reculés de la planète, loin du bruit et de la fureur de notre civilisation industrielle.
Rendez-vous le 28 septembre pour la troisième partie du Gigagalaxy Zoom Project.
Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un zoom qui nous emmène vers l’étoile Antatès, Rho Ophiuchi et l’amas globulaire Messier 4.
Régalez-vous en vous promenant dans la Voie Lactée et en plongeant dans de nombreux détails sur le site internet Gigagalaxy Zoom Project.
Crédit photo : ESO et Stéphane Guisard.
La Voie Lactée photographiée dans toute sa splendeur
- le septembre 15, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Voie Lactée
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L’European Southern Observatory (ESO) vient de publier, dans le cadre de l’Année Mondiale de l’Astronomie 2009 (AMA 2009) et de son ambitieux projet GigaGalaxy Zoom, une sublime mosaïque de photographies de la Voie Lactée (1ére d’une série de 3). Cela permet un regard à 360° sur ce gigantesque ensemble d’étoiles, de gaz et de poussières. Plus de 300 champs furent couverts et photographiés 4 fois par l’excellent Serge Brunier, intarissable et brillant chasseur d’images du firmament. Il sillonna le désert d’Atacama, le Mont Paranal et La Palma dans les îles Canaries où sont basés les plus grands observatoires de l’ESO (La Silla, VLT, La Palma) durant une période allant de août 2008 jusqu’à février 2009. La Voie Lactée visible dans l’hémisphère nord est ainsi jointe à celle visible dans l’hémisphère sud. Il s’agit de toute notre galaxie vue de l’intérieur, depuis la Terre. Des dizaines de milliards d’étoiles peuplent cette impressionnante image qui comptent pas moins de 800 millions de pixels !
En se rendant sur le site internet du fabuleux projet GigaGalaxy Zoom, le visiteur est invité à cliquer dans de multiples zones pour se fondre dans l’immensité de ce paysage stellaire. Un régal. C’est à la fois contemplatif et très instructif : des dizaines d’objets célestes sont passés en revue, un peu partout dans ce très large champ visuel. Une deuxième image sera publiée le 21 septembre.
Les photos de Serge Brunier ont été soigneusement et laborieusement traitées sur ordinateur par Fredéric Tapissier avec la participation de plusieurs professionnels de l’ESO.
Sur le site internet du photographe, vous pouvez découvrir bien d’autres images encore, en savoir plus sur leur réalisation et sa démarche humaniste. Qualités d’un grand voyageur du ciel, à l’affut de l’atmosphère la plus limpide et transparente, des nuits les plus grandioses et spectaculaires.
Télécharger l‘image en très haute résolution (1,7 Mb).
Crédit photo : Serge Brunier, Frédéric Tapissier, ESO.
La galaxie NGC 4945 photographiée par l’ESO
- le septembre 02, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie
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C’est une de nos galaxies voisines. Située à environ 13 millions d’années-lumière dans la direction de la constellation du Centaure, NGC 4945 est visible de profil depuis notre point de vue galactique. L’image ci-dessus a été réalisée par le télescope de 2,2 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla.
Beaucoup d’astronomes pensent que c’est une galaxie spirale comparable à la nôtre. Cependant, son bulbe central peuplé de milliards d’étoiles est beaucoup plus actif que celui de notre galaxie … Il semblerait que c’est là, l’oeuvre d’un gigantesque trou noir, supermassif, de ceux qui expulsent une énergie énorme sur plusieurs centaines d’années-lumière hors de la galaxie ! Une forte activité qui lui vaut d’être classée dans les galaxies dites de Seyfert (du nom de l’astronome Karl K. Seyfert qui étudia ces phénomènes au sein de certaines galaxies aux rayonnements inhabituels). Les trous noirs supermassifs présents au cœur des galaxies attirent la matière et l’agitent beaucoup de sorte qu’une énergie importante dans les rayonnements x et ultraviolets en jaillissent !
Quoi qu’il en soit, du point de vue de cette galaxie, la Voie Lactée pourrait tout à fait arborer les mêmes formes.
Ci-dessous, vidéo : Zoom vers la galaxie NGC 4945.
Télécharger l’image en haute résolution (1,5 Mo).
Crédit photo : ESO.
La nébuleuse Trifide photographiée par l’ESO
- le août 26, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses
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La nébuleuse trifide, également appelée nébuleuse du Trèfle et désignée comme étant le n°20 du catalogue Messier (M20), est l’un des objets les plus observés au cours des nuits d’été par les astronomes amateurs. Situé à plus de 2 000 années-lumière, dans la constellation du Sagittaire, il s’agit d’une triple nébuleuse relativement facile à trouver dans l’encombrement stellaire de cette région du ciel. C’est dans cette direction que la Voie Lactée est la plus large et aussi la plus dense en population d’étoiles. Outre la nébuleuse M20, beaucoup d’autres sont à découvrir tel M8 ou nébuleuse de la Lagune, M17 ou nébuleuse Oméga, etc.
L’ESO au moyen du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla offre une nouvelle image de cette immense nébuleuse étendue sur plusieurs milliers d’années-lumière. Il apparaît que c’est une ensemble composé de 3 nébuleuses de nature différente.
La partie de couleur rose est une nébuleuse à émission. Le rayonnement violent en ultraviolet des jeunes étoiles ionise l’hydrogène présent dans ce nuage.
Le nuage de couleur bleu est une nébuleuse d’un autre type : nébuleuse à réflexion. Les particules de poussières et les différentes molécules présentes réfléchissent davantage dans le bleu que le rouge, la lumière des jeunes étoiles placées derrière.
Reste la troisième nébuleuse qui n’est autre que les chenaux sombres qui dessinent la forme florale. Nébuleuse obscure ou articulation de parties obscures et froides, qui sont les restes d’anciennes étoiles. Matière abondante qui pourrait, sous l’effet de la gravitation, donner naissance à de nouvelles étoiles dans plusieurs dizaines de milliers d’années.
En bas à gauche de la partie rose, on peut observer une « turgescence » pareil à un doigt qui semble désigner une étoile très lumineuse au cœur de la nébuleuse. C’est un globule de gaz ou « EGG », déformé par le rayonnement de l’étoile massive. Le télescope spatial Hubble a réalisé un superbe cliché de cette partie de la nébuleuse Trifide il y a quelques années (voir l’image). Semblables à des antennes d’escargot, on peut contempler avec une finesse rare l’intérieur de ce vaste nuage de gaz.
La nébuleuse Trifide ou NGC 6514 fut découverte par Charles Messier en 1764. Elle devint M20. Prés de soixante années plus tard, l’astronome anglais William Herschel qui l’observa, lui choisit le nom de trifide en raison des trois lobes de gaz qui se dessinaient dans son champ visuel.
Télécharger l‘image en haute résolution (1 Mo).
Crédit photo : ESO.
La nébuleuse de l’Aigle photographiée par un télescope de l’ESO
- le juillet 21, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Nébuleuses
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Nouvelle image pour la nébuleuse de l’Aigle, cette fois obtenue avec le télescope MPG/ESO de 2,2 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla au Chili.
La nébuleuse, située à environ 7 000 années-lumière de nous dans la constellation du Serpent (l’été est une période propice à son observation, dés le début de la nuit), fut rendue célèbre auprés du grand public à partir de 1995 quand le télescope spatial Hubble fit en gros plan sur sa partie centrale et ce qui fut appelé « les piliers de la création ». Suivez le lien pour voir l’image.
L’image que nous offre l’ESO couvre une plus grande superficie de la nébuleuse, 200 fois celle qu’avait observé Hubble ! Cela équivaut à la taille de la Pleine Lune dans le ciel.
C’est l’amas ouvert NGC 6611, composé de nombreuses étoiles très jeunes (quelques centaines de milliers d’années …) qui fut à l’origine de la découverte de la nébuleuse. On la doit à Jean Philippe Loys de Chéseaux en 1746 qui le premier observa le groupe d’étoiles. Quelques années plus tard, le célèbre Charles Messier redécouvrit l’amas et distingua très difficilement le gaz qui nimbe les étoiles extrêmement brillantes. Il lui attribua la 16 éme place dans son catalogue et devint Messier 16. Appellation toujours en vigueur avec celle de la nébuleuse de l’Aigle pour son nuage évoquant les formes de cet oiseau.
Cette nouvelle image réalisée avec le Wide-Field Imager (WFI) du télescope de 2,2 m du grand observatoire sud-américain permet à la fois de voir, non sans émerveillement et éblouissement, les trois grands piliers de gaz et de poussières au centre et un quatrième dans la partie gauche, tout aussi vaste et dense, région privilégiée dans la formation d’étoiles. Ce même pilier constitué de divers éléments fut également observé avec le télescope spatial Hubble et ce pour le 15 éme anniversaire de sa mise en orbite, en 2005 (voir l’image).
Les étoiles les plus brillantes et massives de l’amas ouvert NGC 6611 ont un fort impact sur leur environnement, leur vent stellaire sculpte l’intérieur du nuage et favorise le développement de nouvelles pousses au sein de cette immense pépinière placée dans l’abondance des étoiles de la Voie Lactée.
Les nuits d’été sont très riches en ce type d’objets qui jalonnent la Voie Lactée, idem pour les amas ouverts et les amas globulaires. Une grande richesse que savent exploiter les astronomes amateurs et aussi les astronomes en herbes. Il faut savoir attendre le début de la nuit qui, début juillet, n’arrive pas avant 23 h ! Ensuite le spectacle est fantastique dans un télescope ou au foyer de jumelles.
Voir aussi les vidéos montrant des détails et zoomant dans la nébuleuse de l’Aigle.
Crédit photo : ESO.
La nébuleuse Omega observée par le NTT de l’ESO
- le juillet 07, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses
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L’été est une période favorable pour observer la Voie Lactée et la constellation du Sagittaire. C’est dans cette direction qu’il y a le centre de notre galaxie et même – bien caché derrière des millions d’étoiles et de poussières – un trou noir. Evidemment pour en profiter le plus, il faut être le plus loin possible de toutes grandes agglomérations urbaines et même de la moindre nuisance lumineuse … Il vaut mieux également attendre que la nuit noire se soit bien installée, c’est à dire au minimum 22h30 ou 23h en ce début d’été !
Lire la suite»Trois galaxies en collision photographiées par le télescope Hubble
- le mars 10, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Hubble
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Sur cette image obtenue avec le télescope spatial Hubble, on peut voir trois galaxies en collision, surprises dans une danse qui les verra s’entremêler et s’unir dans plusieurs dizaines de millions d’années.
Situées à environ 100 millions d’années-lumières de nous, au sein du méconnu groupe « Hickson Compact Group 90″, dans la constellation du Poisson Austral, ce trio est composé de deux galaxies elliptiques relativement dépourvues de poussières et de gaz, NGC 7173 (à gauche) et NGC 7176 (en bas), qui apparaissent plus homogène et lumineuse que la plus frêle et commune NGC 7174 (à droite), une galaxie spirale comparable à la notre. Elle est composée, en revanche, de grandes quantités de gaz et de poussières, à l’instar de notre propre galaxie, étalées tout le long des milliards d’étoiles qui la peuple.
Vraisemblablement, les deux galaxies qui l’entoure auront raison d’elle après plusieurs millions d’années d’étirements, de bousculades et de danses laborieuses, devenant ainsi un vaste monobloc, une impériale galaxie elliptique, infiniment plus massive qu’elles ne le sont déjà. D’autres galaxies, beaucoup plus loin, apparaissent en toile de fond de ce combat de titans. De petites tâches de couleurs éparpillées où, parfois aussi, deux galaxies s’affrontent dans un silence profond et lointain.
Télécharger l’image du trio de galaxies en collision en haute résolution (14 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, and R. Sharples (University of Durham).
Nouveaux détails très brillants dans la galaxie du Sculteur
- le janvier 22, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Trou noir
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C’est une des galaxies spirales les plus lumineuses et aussi l’une des plus riches en « poussières » qui soit, dans le voisinage de la Terre. Située dans la constellation du Sculteur, à plus de 11 millions d’années-lumière, NGC 253 ou galaxie du Sculteur a révélé des détails trois fois supérieurs à ce qui avait été réalisé auparavant sur sa structure interne et ses multiples points éblouissants, aux yeux des télescopes géants du VLT et des plus grands radiotélescopes.
Ainsi furent détaillées 37 régions très brillantes à l’intérieur de la galaxie correspondant à seulement 1% de sa superficie. Il apparaît une forte activité en chacune d’elle, une « flambée » d’étoiles, aussi nommée « starburst ». Ce sont des centaines de milliers d’étoiles qui sortent de leurs cocons et illuminent ainsi notre voisine. Toutes ces observations permises par les instruments perfectionnés WFI et NACO ont amenés les astronomes à penser qu’un énorme trou noir, comparable à Sagittarius A* dans la Voie Lactée, occupe le centre de la galaxie.
Un spectacle prodigieux et flamboyant qui nous fait connaître davantage cette galaxie relativement proche de nous.
Voir la vidéo d’un zoom vers la galaxie NGC 253.
Télécharger l’image en très haute résolution (9 Mo).
Crédit photo : ESO.
La Voie Lactée est plus rapide, plus grande et plus massive
- le janvier 14, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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La Voie Lactée
Une récente étude rendue publique lors d’une conférence de l’AAS à Long Beach présente notre galaxie comme plus rapide et massive que notre voisine, la galaxie d’Andromède !
Ainsi la vitesse de rotation de la Voie Lactée serait de 160 000 km/h selon les nouvelles mesures réalisées avec un réseau d’une dizaine de radiotélescopes américains. L’estimation en hausse de cette vitesse de rotation suggérent que notre galaxie 50 % plus massive que les précédentes évaluation et aussi 15 % plus grande … Voici notre voisine M 31 ou galaxie d’Andromède rattrapée en terme de dimensions et de masses, celles-ci seraient désormais équivalentes ! Ces nouvelles observations présentées par Mark Reid et toute son équipe, placent notre système solaire à environ 28 000 années-lumière du centre de la galaxie. Les astrophysiciens estiment plus important les risques de collisions avec les galaxies voisines. Andromède et la Voie Lactée sont ainsi moins différentes qu’on ne l’a longtemps pensé.
Crédit photo : NASA.
Deux des étoiles les plus massives observées par le télescope Hubble dans la Nébuleuse de la Carène
- le novembre 26, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Hubble, Nébuleuses
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Deux des étoiles les plus massives de notre galaxie.
Deux des étoiles les plus massives connues dans notre galaxie ont fait l’objet d’une récente observation avec le télescope spatial Hubble. Elles se situent à l’intérieur de l’immense nébuleuse de la Carène, à environ 7 500 années-lumière de nous. Non loin d’elles brillent la championne toutes catégories des étoiles les plus massives, Eta Carina.
Longtemps restées mystérieuses, WR 25 (la plus brillante en bas de l’image ci-contre) et Tr16-244 (à gauche de WR 25, à 11 h et aussi sur la deuxième image ci-dessous) se sont davantage révélées à l’objectif des caméras du télescope spatial ! C’est WR 25 qui est la deuxième étoile la plus massive connue, avec environ 50 fois la masse de notre Soleil. Elle possède un compagnon, nettement plus modeste, environ deux fois moins massive, qui lui tourne autour en 208 jours.
Quant à Tr 16-244, elle est triple. Ses deux compagnons sont si proche l’un de l’autre qu’ils est difficile de les séparer avec le télescope, d’autant que leur luminosité est très grande et gène l’observation. Elles auraient des périodes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’années dans leur révolution autour de la principale.
Il est probable que ces gigantesques étoiles et leur extraordinaire vent solaire soient à l’origine des « globules » de gaz présents autour, éléments et étapes primordiales dans la formation d’étoiles, que l’ont peut observer et découvrir dans cette magnifique nébuleuse, merveilleuse, qu’il faut découvrir et parcourir en images par ici.
Télécharger l’image en très haute résolution (10,6 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, and J. Maíz Apellániz (Instituto de Astrofísica de Andalucía, Spain).
Le trou noir supermassif au centre de notre galaxie
- le novembre 21, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Trou noir, Voie Lactée
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Le trou noir supermassif dissimulé au centre de notre galaxie a une masse de 4 millions de fois celle du Soleil ! De récentes observations avec le VLT font apparaître les danses et éruptions de gaz de plusieurs dizaines d’étoiles, parfois très jeunes, qui gravitent autour. Dans cette région de la Voie Lactée, à proximité du trou noir nommé Sagittarius A*, le temps peut s’écouler entre 45 et 60 millions de fois plus vite !
Les astronomes allemands qui ont travaillés sur le trou noir ont assistés à plusieurs éruptions, probablement les étoiles déchirées. Les jeunes étoiles, agées de moins de 10 millions d’années, surprennent beaucoup les chercheurs. Elles n’ont pas pu naître là et ne peuvent appartenir à des amas ouvert. Une hypothése suggére qu’elles proviennent de couples attirés et disloqués par l’énorme force gravitaionelle. Les compagnons auraient été expulsé de la Voie Lactée, corroborant ainsi certaines observations d’étoiles fuyant la partie centrale de notre galaxie.
Crédit photo : ESO/APEX/2MASS/A. Eckart et al. , ESO/L. Calçada.
Alignement de deux galaxies observé par le télescope Hubble
- le septembre 17, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Galaxie, Hubble
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Alignement spectaculaire de deux galaxies, l’une de taille équivalente à la Voie Lactée, l’autre 10 fois moins grande. Observation du télescope spatial Hubble récemment publiée d’un duo galactique pratiquement en interaction à environ 780 millions d’années-lumière. On peut distinguer une couronne sombre autour de la petite galaxie, poussières galactiques visible en dépit de la grande distance qui nous en sépare.
Télécharger l’image en haute-résolution (1,3 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STScI/AURA).
Superbe image détaillée de la galaxie M83
- le septembre 06, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Galaxie
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Nouvelle et fantastique image de la galaxie M 83, réalisée par l’Observatoire de La Silla, situé dans le désert de l’Atacama au Chili.
Une des galaxies les plus proches et les plus ressemblantes à la nôtre, située à environ 15 millions d’années-lumière dans la constellation de l’Hydre. Cependant, elle serait deux fois moindre que notre Voie Lactée en taille avec un diamètre d’à peu prés 40 000 années-lumière !
Ses bras spiraux sont jalonnés de taches rouges et rosées, indiquant la présence de nombreuses nébuleuses très fécondes et aussi de poussière noires aisément visibles.
Lire la suite»La deuxième étoile la plus brillante de la galaxie
- le juillet 20, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Cosmologie, Galaxie, Télescope
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Grâce au télescope spatial infrarouge Spitzer, les astronomes ont découvert la deuxième étoile la plus brillante de notre galaxie : l’étoile de la nébuleuse de la Pivoine.
Elle serait environ 3,2 millions de fois plus lumineuse que le Soleil ! Extraordinaire
Rappelons que la palme est toujours détenue par l’étoile Eta Carinae, laquelle aurait une luminosité 4,7 millions de fois supérieure à celle de notre étoile !
Impossible pour nous d’observer cette étoile malgré sa luminosité démesurée car elle se cache derrière les rideaux denses de poussières, au centre de la Voie Lactée. Seules les caméras infrarouge qui équipent le télescope Spitzer ont permis de la déceler, au sein de la lointaine nébuleuse de la Pivoine.
Il s’agit vraisemblablement d’une étoile très jeune, d’un diamètre de 100 fois celui du Soleil et environ 150 à 200 fois sa masse, étoile imposante qui au moment de son explosion qui pourrait survenir dans quelques petits millions d’années, bouleversera l’environnement des nombreuses étoiles alentour !
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/Potsdam Univ.
La plus grande vue de la Voie Lactée
- le juin 15, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Cosmologie, Galaxie
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Le télescope spatial Spitzer qui observe dans l’infrarouge a permis la plus grande image de la Voie Lactée, composée de 55 000 clichés différents !
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/ Univ. of Wisconsin.
Découverte de la plus jeune supernova dans notre galaxie
- le mai 15, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Supernova
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La supernova la plus récente de notre galaxie vient d’être d couverte environ 25 000 années-lumière de notre planète.
Une toile qui aurait explosé il y a 150 ans et dont on vient de d couvrir les rémanents. Nul astronome n’a pu l’observer l’époque car son éclat fut probablement absorbé par les épaisseurs de poussières pr sentes au centre de notre galaxie.
Jusqu’alors la plus jeune supernova connue dans notre galaxie tait apparue il y a 380 ans. Pour cette grande d couverte G1.9+0.3, l’explosion aurait eu lieu en 1868. Les restes ou rémanents de cette supernova furent observés par le VLA et telescope spatial Chandra.
Meilleurs voeux pour l’année 2008
- le janvier 01, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astronomie
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MEILLEURS VOEUX !
Image de la Voie Lactée prise dans le ciel de l’hémisphère sud, au-dessus du télscope de 4 m au Cerro Tololo Inter-American Observatory dans la cordillère des Andes chilienne.
Télécharger l’image en très haute résolution (8,6 Mo).
Crédit photo : K. Don and NOAO/AURA/NSF.
Nébuleuses et jeunes étoiles photographiée par le Canadian French Hawaian Telescope
- le novembre 10, 2007
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Nébuleuses
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Splendide panorama d’étoiles et de nébuleuses dans le flot majestueux de la Voie Lactée.
Image réalisée par le Canadian French Hawaïan Telescope basé à Hawaï.
Ci-dessous, l’image présentée ce mois-ci : l’amas ouvert M46, visible dans la constellation du Poupe à environ 5 400 années-lumière de nous.
Parmi toute ces très jeunes étoiles, environ 300 millions d’années, on aperçoit NGC 2438, une nébuleuse planètaire qui, en réalité, n’appartient pas au groupe, les observations la plaçant à 2 900 années-lumière, dans la même direction.
Crédit photo : CFHT/Coelum.
Très belle photo de la région du Cygne
- le septembre 21, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Nébuleuses, Observation, Sur internet
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Superbe photo de la région de la constellation du Cygne où passe la Voie Lactée, réalisée par le très talentueux Robert Gendler. 20 clichés participent à cette impressionante composition couvrant un très grand champ. On peut ainsi y observer la nébuleuse North America, la nébuleuse obscure « le Sac à Charbon » – tel une rivière noire dans la nuée blanche d’étoiles – et aussi l’étoile pimpante Deneb, distante de plus de 3 000 années-lumière et aussi lumineuse que 300 000 soleils ! Un panorama d’un petit coin du ciel si secret à l’oeil nu et étourdissant de beauté sur cette photo. Les couleurs, les détails nous sont révéles et nous sont magnifiés, l’oeil devient gourmand en se baladant dans cette partie de notre galaxie.
Crédit photo : Robert Gendler.
Superbe photo de la Voie Lactée et de la constellation du Scorpion
- le septembre 10, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Galaxie
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Très belle photo d’une région visible au coeur des nuits d’été, proche de l’horizon sud, là même où la constellation du Scorpion taquine la partie la plus large de la Voie Lactée. On peut admirer sur cette image les étendues noires de poussières masquant de nombreuses étoiles, celle allongée en faisceau s’appelle « la rivière sombre » et on observe aussi les tâches colorées signant la présence d’hydrogène au sein de nébuleuses à émission et une couleur bleue pour les nébuleuses à réflexion. Dans cet immense « tableau » couvrant des milliers d’années-lumière de distance, on peut distinguer la rouge Antarès, poids lourd stellaire de 700 masses solaires, épine dorsale dans le corps du Scorpion.
Plusieurs nébuleuses parmi les plus célèbres (M20, M8, Rhô Ophichi) jalonnent la Voie Lactée. Dans cette même direction se trouve la partie centrale de notre galaxie.
Crédit photo : Stéphane Guisard.





















