[Image du jour] : Le duo Vénus Jupiter photographié sous la Voie Lactée
- le 20 mars 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Image du jour, Jupiter, Time Lapse Video, Vénus, Vidéos, Voie Lactée
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Partagée sur le blog Bad Astronomy, cette image polyphonique nous montre le serpent étoilé de la Voie Lactée, arcbouté, et aussi les grandes vedettes des soirées de la mi-mars : Jupiter et Vénus en conjonction (au centre de l’image, entre la Voie Lactée et l’horizon).
Sublime, comme d’ailleurs toute la collection de photos capturées par Brad Goldpaint dans divers grands espaces américains, Utah, Oregon, etc.
Lire la suite»Le télescope WISE « déshabille » la Voie Lactée
- le 14 janvier 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, NASA, Nebuleuses, Voie Lactée, WISE
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Dans les bras nébuleux de la Voie Lactée.
Observant le cosmos exclusivement dans les longueurs d’onde infrarouge, le télescope spatial WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) livre une gigantesque mosaïque de milliers d’images d’une partie de la Voie Lactée. Long parchemin où l’on peut y déchiffrer les turbulences interstellaires, cendres d’étoiles et multiples concentrations où se nouent le destin de futures étoiles.
Cette image inhabituelle de la Voie Lactée ne couvre que les régions des constellations de Cassiopée et de Céphée (reine et roi de l’Ethiopie dans le récit mythique), situées non loin de l’extrémité boréale du “chemin de lait”. Cet un écheveau de gaz et de poussières à basse température, un vaste réseau de filaments ici mis au jour par les caméras du satellite WISE, sensible aux infrarouges submilimétrique.
Lire la suite»En vidéo, la beauté du ciel des Andes
- le 29 décembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, Time Lapse Video, Vidéos, VLT
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Habitués des lieux, le Cerro Paranal, les astronomes-photographes Stephane Guisard et Jose Francisco Salgado livrent une « timelapse video » splendide et d’une grande intensité, véritable ode au VLT et à l’un des plus beau ciel de la planète.
Le Very Large Telescope (VLT) édifié à l’aube des années 2000 par l’Obervatoire Européen de l’Hémisphère Sud (European Southern Observatory, ESO), compte quatre immenses coupoles en formes de cubes qui couronnent le Cerro Paranal (dans la Cordillère des Andes, Chili), haut de 2 700 mètres. Cet observatoire est l’un des plus grands au monde. Installé au coeur de l’une des régions les plus arides de la Terre, il bénéficie d’un nombre record de nuits claires. Du pur bonheur pour les astronomes !
Lire la suite»Le prochain « encas » du trou noir supermassif au centre de notre galaxie
- le 17 décembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Trou noir, Vidéos, Voie Lactée
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Illustration du nuage de gaz en approche du trou noir supermassif qui se cache au centre de notre galaxie
Cela se passe à environ 25 000 années-lumière de nous, un nuage de gaz et de poussières s’apprête à “tomber” dans le trou noir supermassif au centre de notre galaxie !
Grâce à des observations menées dans l’infrarouge avec le VLT, une équipe d’astrophysiciens européens a pu identifier un sombre nuage de gaz et de poussières en approche du trou noir supermassif Sagittarius A* au centre de notre galaxie. Pour la première fois, les chercheurs vont pouvoir observer, en l’espace de quelques années, un (maigre) repas de trou noir !
Tapi au centre de la Voie Lactée, à quelques 25 000 années-lumière de nous, Sagittarius A* ou Sgr A* (il se cache au centre de notre galaxie, dans la direction de la constellation du Sagittaire) est un trou noir supermassif dont la masse est évaluée à 4 millions de fois celle du Soleil ! Impossible à observer directement, les chercheurs se sont résolus à scruter son environnement en quête de matière en mouvement. Loin d’être un ogre convié à un festin extraordinaire où des “montagnes” d’étoiles l’attendent, le trou noir « n’a pas grand chose à se mettre sous la dent » depuis quelques siècles ! Les étoiles attirées vers ce piège gravitationnel sont plus rares en ce moment (à l’échelle cosmique !), aussi “notre” trou noir doit-il se contenter de piètres repas et de quelques “en-cas” …
Lire la suite»[Image du jour] : Couronne d’étoiles au-dessus des Dolomites
- le 4 décembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ciel d'été, Image du jour, Voie Lactée
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Somptueux paysage céleste : couronne tressée d’étoiles au-dessus des Dolomites.
La Voie Lactée enjambe quelques sommets montagneux du massif des Dolomites, dans les pré-Alpes italiennes (nord de l’Italie). Edoardo Brotto, l’auteur de ce superbe paysage réunissant la terre et le ciel, l’a très joliment nommé « la couronne des Dolomites ».
Ce grand serpent d’étoiles, qui n’est autre que les entrailles de notre galaxie vue de l’intérieur, apparait dans la réalité moins incurvé que sur cette photo. Un peu comme pour les cartes, il a fallu tricher et déformer l’image pour reproduire la Voie Lactée toute entière.
Lire la suite»En vidéo, promenades dans le ciel d’été nord-américain
- le 31 octobre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ciel d'été, Observation, Time Lapse Video, Vidéos, Voie Lactée
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Superbe assemblage de photos montées en vidéo : crépuscules et nuits remplies, non ! gorgées d’étoiles, captés quelque part dans le Nebraska et le Wyoming par l’astronome et photographe Eric Hines. C’est l’été et la Voie Lactée est resplendissante, glissant dans la voûte céleste. On distingue les nébulosités et les amas ! A voir en HD et plein écran.
Lire la suite»Découverte de nouveaux amas globulaires cachés dans la Voie Lactée
- le 24 octobre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Vidéos, VISTA, Voie Lactée
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Dans un océan stellaire gigantesque, obscurci par la poussière, au centre de la Voie Lactée, un sondage dans le rayonnement infrarouge mené avec le puissant télescope VISTA de l’ESO a révélé l’existante de deux nouveaux amas globulaires et d’un amas ouvert.
Comme le montre très bien la photo ci-dessus, dans le visible on ne compterait que quelques centaines d’étoiles dans cette région centrale de notre galaxie. La vision infrarouge montre qu’elles sont des dizaines de milliers et que des agglomérations d’étoiles sont présentes. Jusqu’à présent les astronomes du monde entier n’avaient identifié que 158 amas globulaire autour et dans la Voie Lactée. Le sondage VVV (VISTA Variables in the Via Lactea) vient d’en révéler deux nouveaux. Lointains et surtout enfouis, masqués par des monceaux de poussières trainant dans toute l’épaisseur de notre galaxie (qui n’est autre que la somptueuse Voie Lactée qui traverse le ciel). Nommés VVV CL001 et VVV CL002, ils sont probablement emplis de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles âgées de 8 à 12 milliards d’années, à l’instar des célèbres M13 ou Omega Centauri. Il est encore difficile pour les chercheurs de receuillir de plus amples informations sur ces amas cachés. Idem pour l’amas ouvert VVV CL003 lequel, au contraire des deux précédents, regroupe quelques centaines d’étoiles jeunes, formées il y a quelques millions d’années.
Lire la suite»[Image du jour] : L’amas globulaire NGC 7006 photographié par Hubble
- le 18 septembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, Image du jour, NASA
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Portrait du méconnu NGC 7006, amas globulaire situé à plus de 135 000 années-lumière de nous.
Caché dans la petite constellation du Dauphin (visible en ce moment), NGC 7006 est un amas globulaire méconnu. Très éloigné de nous, plus de 135 000 années-lumière (M13 est beaucoup plus proche, à 25 000 années-lumière), l’objet céleste rassemble plusieurs dizaines de milliers d’étoiles âgées de 10 et 12 milliards d’années. Les astronomes le situe dans le halo de notre galaxie, où évolue des étoiles égarées – ou éjectées -, d’autres amas homologues et aussi la mystérieuse matière noire.
Lire la suite»Superbe vidéo des nuits du VLT richement peuplées d’étoiles
- le 31 mai 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Time Lapse Video, Vidéos, VLT, Voie Lactée
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Impossible de ne pas parler – et publier – de cette vidéo qui montre la beauté des nuits à laquelle assistent les gens vivant et travaillant sur le site de l’un des plus grand observatoire du monde, le VLT.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vidéo est magnifique. On reste bouche bée à la découverte de ces images d’une intense beauté. A la gloire du grand observatoire européen de l’hémisphère sud – et l’un des plus grands du monde -, le Very Large Telescope (VLT) et de son ciel nocturne d’une incroyable limpidité … Rassemblées au sommet du Mont Paranal à 2 635 mètres d’altitude, les grandes coupoles cubiques abritent chacune un télescope géant de 8,20 mètres de diamètre (Antu, le Soleil – Kueyen, la Lune – Melipal, la Croix du Sud et Yepun, Vénus) paraissent seules et loin du monde … Rappelant les géants de pierre de l’île de Pâques, les coupoles sont face à l’Univers, sur le rivage du monde, devant l’immensité peuplée de milliards d’autres mondes qui nous éclairent la nuit !
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La Voie Lactée comme vous ne l’avez jamais vue
- le 22 mai 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Galaxie, Voie Lactée
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Magnifique panorama de la Voie Lactée photographié par Nick Risinger - Cliquez pour la voir en plein écran !
Grandiose panorama de la Voie Lactée réunissant plus de 37 000 clichés réalisés par l’astronome et photographe Nick Risinger.
Nous sommes habitués à voir d’autres galaxies que la notre, de profil, par la tranche, vue d’au-dessus ou en collision, quelque soit son type ou la catégorie à laquelle elle appartient. Mais la Voie Lactée, impossible de la voir intégralement … Il faudrait nous éloigner de plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière de la Terre pour découvrir notre galaxie spirale de 100 000 années-lumière de diamètre ! Nous sommes encore bien incapable de réaliser un tel voyage qui durerait des milliers d’années à la vitesse de lumière !
Cependant il existe une parade à cette grande frustration : réunir les photographies de la Voie Lactée réalisées à la fois dans l’hémisphère nord et dans l’hémisphère sud. Cela offre un aperçu de la galaxie qui nous abrite vue de l’intérieur, par la tranche, où des dizaines de milliards d’étoiles se bousculent parmi de sombres nuages de poussières et de gaz.
Gigantesques rayonnements gamma découvert dans la Voie Lactée
- le 10 novembre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, Galaxie, Voie Lactée
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Une équipe d’archéologues de l’espace a découvert deux énormes formations de part et d’autres du centre de la Voie Lactée. Les observations du télescope spatial Fermi ont permis de les mettre en évidence.
Insoupçonnées jusqu’à aujourd’hui, deux gigantesques bulles émettant dans le rayonnement gamma sont apparues sur les cartes de la Voie Lactée réalisées à partir des données obtenues avec le satellite Fermi. Peu connu du grand public, ce dernier est sensible aux émissions de très haute énergie. Après avoir épluché deux années d’observation, une équipe d’astrophysiciens a remarqué (par déduction) la présence de fantômes d’un rayonnement foisonnant.
Pour l’instant, bredouilles dans l’explication des origines du phénomène, les chercheurs-archéologues de la galaxie mettent en cause le trou noir supermassif qui trône dans l’invisible au centre de la Voie Lactée. Il pourrait s’agir des vestiges – ou rémanents – d’une éruption de particules à hautes énergies émises il y a plusieurs millions d’années … Une autre explication pointent d’antiques et puissantes émissions de toute une grande famille d’étoiles très jeunes.
Les deux jets formant de prodigieuses bulles, s’étendent sur plus de 25 000 années-lumière chacune. Perpendiculaires au plan de notre galaxie, ils semblent avoir pour « racine » commune le centre de la Voie Lactée.

La Voie Lactée observée avec Fermi. Traces de rayonnements gamma (rouge et orange) au-dessus et en-dessous du centre de la galaxie.
Crédit photo : NASA, DOE, Fermi Gamma-Ray Space Telescope, LAT detector, D. Finkbeiner et al.
NGC 1365, une superbe galaxie spirale barrée
- le 5 octobre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Vidéos
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Portrait dans l’infrarouge de l’une des plus grandes et « impeccables » galaxies spirales barrées connue : NGC 1365.
Photographiée dans l’infrarouge par la caméra HAWK-I installée sur l’un des télescopes du VLT, la galaxie spirale barrée NGC 1365, située à 60 millions d’années-lumière de nous, dévoile nombre de détails sur sa structure aux astronomes ébahis. Une partie des nuages de poussières interstellaires apparaissant sur les images réalisées dans le visible sont ici gommées. Etendue sur plus de 200 000 années-lumière de diamètre, cette galaxie arbore d’innombrables amas ouverts et de nébuleuses aux couleurs chatoyantes.
Outre le bulbe galactique, les étoiles les plus âgées se répartissent également le long des deux barres de la grande galaxie. L’étude montre que son champ magnétique est perturbé par ces deux axes particulièrement droits, ce qui influence les nuages moléculaires et donc la formation des étoiles.
Des recherches récentes suggèrent que la Voie Lactée possède une forme, une structure, en spirale barrée. Observer NGC 1365 permet aux astronomes de mieux comprendre la formation des galaxies et aussi l’évolution de la notre.
En vidéo, zoom sur la galaxie spirale barrée NGC 1365 et comparaison des images de la galaxie obtenues dans le visible et l’infrarouge.
Crédit photo : ESO/P. Grosbøl.
Superbe photo de la galaxie spirale NGC 300, semblable à la Voie Lactée
- le 12 septembre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, La Silla, Vidéos
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L’European Southern Observatory (ESO) publie un cliché magnifique de la galaxie spirale NGC 300, très semblable à la notre, la Voie Lactée.
Selon les astronomes, NGC 300 serait le reflet de notre galaxie, la Voie Lactée. Jugée plutôt ordinaire, la galaxie montre une structure avec plusieurs bras spiraux enroulés autour du bulbe central, à l’instar de notre vaste communauté stellaire.
Il aura fallu près de 50 heures de poses pour réaliser cette image, à la fois extraordinaire et magnifique ! Il s’agit, en réalité, d’un palimpseste de photographies prises avec la caméra WFI installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Distante d’environ 6 millions d’années-lumière, la galaxie spirale montre de nombreuses similitudes avec la Voie Lactée. En l’étudiant, les chercheurs souhaitent améliorer leurs connaisssances sur les galaxies de ce type. Outre un recensement approximatif de ses étoiles, les nébuleuses, amas stellaires, trous noirs et nuages de poussières sont observés attentivement. C’est d’ailleurs au sein de NGC 300 que les astronomes ont découvert le trou noir stellaire le plus massif et lointain. Tout indique qu’il est accompagné d’une étoile de type Wolf-Rayet.
La galaxie spirale NGC 300 est visible dans la constellation du Sculpteur (ciel de l’hémisphère sud). Dans cette même région du ciel, un amas important dit du « Sculpteur » regroupe plusieurs galaxies dont la principale intéressée. Cependant, cette dernière semble y appartenir « de loin ». Signalons que NGC 300 a entamé, dans un temps relativement récent, un rapprochement avec la voisine NGC 55. La fusion des deux galaxies n’aura lieu que dans plusieurs centaines de millions d’années.
Des centaines de milliards d’étoiles sont en mouvement dans ce disque en forme de spirale. Tout comme dans la Voie Lactée, de nombreuses étoiles doivent présenter les mêmes caractéristiques que le Soleil … Cette image cumulant des heures d’observation offre de superbes détails d’une galaxie qui, à l’échelle cosmique, fait partie de ce qui s’appelle l’univers local !
Pour profiter de toute la beauté de cette image, je vous invite à la télécharger en très haute-résolution (7,6 Mb) ou de voyager en long, en large et en travers avec la fonction « zoomable » du site internet de l’ESO.
En vidéo, zoom vers la galaxie spirale NGC 300.
Crédit photo : ESO.
Splendide panorama de la Voie Lactée et Rho Ophiuchi
- le 20 juillet 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Astrophoto, Nebuleuses, Voie Lactée
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Le photographe Rogelio Bernal Andreo offre une splendide prise de vue d’une partie de la Voie Lactée et de la région Rho Ophiuchi.
Les douces soirées d’été s’ouvrent avec les constellations « vedette » du Scorpion (Scorpius), suivi de près par le Sagittaire (Sagittarius), au-dessus de l’horizon sud. Une fois la nuit tombée, on distingue leurs principales étoiles comme Antares, rouge comme la braise … En l’absence de la Lune et dans un ciel de bonne qualité où la pollution lumineuse est réduite, on peut admirer le grand fleuve parsemé d’étoiles : la Voie Lactée qui traverse la voûte céleste du nord au sud. C’est cette région centrale de notre galaxie que le photographe Rogelio Bernal Andreo a braqué avec son appareil photo. Afin de voler un peu de sa beauté et des subtilités qui la jalonne. Le panorama est merveilleux. L’image ci-dessus est la combinaison de 52 cliches réalisés dans plusieurs régions du monde.
Nombre des étoiles présentes au centre de notre galaxie sont distantes de 25 000 années-lumière. Pareille à un brume légère, cette région est parfois zébrée de couloir sombre, des courants de poussières serpentant dans l’épaisseur de notre galaxie. On peut en voir un s’étirer depuis la région nommée Rho Ophiuchi, haute en couleur, jusqu’à la partie la plus dense de la Voie Lactée. Celle-ci apparait déchirée par endroit par l’abondance de poussières qui occulte d’innombrables étoiles. Des nébuleuses célèbres tachent de rouge et de rose ces régions parfois obscures. On reconnait, la nébuleuse de la Lagune (Messier 8), la nébuleuse Trifide ou du Trèfle (Messier 20) mélangée à du bleu et aussi la nébuleuse Patte de Chat (Cat’s Paw Nebula). Quelques amas globulaires sont également présents, en particulier Messier 4. Des dizaines de milliers de vieilles étoiles, blotties ensemble sur le rebord de notre galaxie. M 4 est visible sous la flamboyante Antares (Alpha Scorpii), « star » de la constellation du Scorpion. La supergéante rouge, rivale de Mars (Ares), semble baigner dans une symphonie de couleurs. Cette nébuleuse par émission enrobe une étoile double et forme le vaste ensemble Rhô Ophiuchus.
Ce paysage est devant nous tout l’été cependant nos yeux sont incapables d’en saisir la richesse de la palette spectrale … Des heures d’impressions de la lumière sur nos rétines, qui plus est sous un ciel limpide, seraient nécessaires pour en goûter toutes les nuances. Nos pupilles minuscules ne laissent voir que peu de choses de l’Univers. Il nous faut le talent d’un Rogelio Bernal Andreo pour en appréhender la beauté.
Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).
Inutile de vous dire que je recommande la visite du site internet du photographe Rogelio Bernal Andreo. Les images sont toutes somptueuses et à couper le souffle !
Crédit photo : Rogelio Bernal Andreo.
Panorama de la Voie Lactée dans l’infrarouge
- le 2 juin 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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Des milliards d’étoiles tapissent cette image de la Voie Lactée prise dans l’infrarouge dans le cadre du projet 2MASS.
Vous pouvez essayer de les compter mais cela vous prendra plusieurs années … ! Le nombre d’étoiles peuplant notre galaxie, la Voie Lactée est estimé à plus de 100 milliards !
L’époustouflante image ci-dessus présente une partie du travail du projet 2MASS. Il s’agit d’une fraction de la matière éparpillée dans notre galaxie. Ce qui, d’ordinaire ne se voit pas dans le visible car largement dissimulé par le flot de poussières, devient ici en partie décelable dans l’infrarouge. Pas moins d’un million d’étoiles se sont ajoutées au regard scrutateur des astronomes.
Dans ce paysage extraordinairement grand et étendu – dont cette superbe image ne fait qu’effleurer la démesure ! -, on reconnait le bulbe de notre galaxie. Cette concentration importante d’étoiles, distante d’environ 25 000 à 30 000 années-lumière de nous, abrite un trou noir supermassif. Le diamètre de notre galaxie spirale est estimé à 100 000 années-lumières. N’oublions pas que les images que l’on a de la Voie Lactée sont toutes réalisées depuis notre petite planète bleue. Nous en avons un point de vue restreint, de l’intérieur et par la tranche, son épaisseur. Nul n’a encore jamais franchi les limites de la galaxie (sera-ce possible un jour ?) pour la photographier toute entière.
Crédit photo : 2MASS Project, U. Mass., IPAC/Caltech, NSF, NASA.
Bonnes adresses internet pour explorer la Voie Lactée
- le 26 mai 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Galaxie, Sur internet
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Le site internet Chromoscope offre aux visiteurs curieux (navigation possible en français !) la possibilité d’explorer notre galaxie, la Voie Lactée dans différentes longueurs d’ondes. Ainsi, pourrez-vous « passer au peigne fin » les dizaines de milliards d’étoiles qui peuplent notre galaxie, vous attarderez-vous sur les multiples nébuleuses, amas ouverts, supernovae ou encore trous noirs … Les uns se cachant dans le visible, les autres n’apparaissant que dans les rayonnement x et gamma ou ultra-violet … Quantité d’objets demeurent imperceptibles dans le visible. La lecture dans les différentes longueurs d’onde est donc indispensable pour les astrophysiciens. Les données de ce fabuleux site web ont été patiemment compilées par trois chercheurs britanniques. A voir absolument !
Chromoscope n’est pas le premier site internet à présenter à un large public toute la splendeur de la Voie Lactée. Dans la même veine – et déjà évoqué précédemment – il y a GigaGalaxy Zoom Project qui propose aux visiteurs de naviguer littéralement à travers les « eaux », non pas poissonneuses mais étoilées de notre vaste galaxie. L’internaute agrandit en un clic de souris les zones d’ombre, les méandres les plus lumineux pour en sonder et la profondeur, la grandeur et, bien sûr, la beauté. GigaGalaxy Zoom a été créé par l’European Southern Observatory (ESO) pour l’Année Mondiale de l’Astronomie qui s’est déroulée à travers le monde en 2009. Le projet rassemble des centaines de clichés réalisé sous les cieux les plus clairs et transparents. Le talent des astrophotographes Serge Brunier et Stéphane Guisard s’y exprime notamment !
Toujours dans le même esprit, le site communautaire Zooniverse a récemment lancé Moon Zoo. Nouveau chapitre construit et inspiré de l’encyclopédique GalaxyZoo. Cette fois, comme son nom l’indique, les visiteurs anglophones sont invités à explorer notre satellite naturel la Lune.
Crédit photo : Serge Brunier.
Le satellite Plank met en évidence les régions froides de la Voie Lactée
- le 29 mars 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Planck, Vidéos
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Observation dans l’infrarouge par le satellite Planck des nuages de gaz et de poussières les plus froids dans un périmètre de 500 années-lumière autour du Soleil.
Le satellite Planck, lancé en mai 2009, a pour mission l’étude des « premières années » de l’univers ou, plus exactement, le rayonnement émis quelques 380 000 ans après le Big Bang ! Au cours de l’une de ses campagnes d’observation, les chercheurs se sont intéressés aux régions les plus froides dans un périmètre de 500 années-lumière autour du Soleil. Le relevé effectué avec l’instrument HFI montre tout ce qui n’est pas perceptible à l’œil nu et ni par plusieurs télescopes et qui est très peu connu des astronomes. Planck a scanné une partie de notre galaxie, la Voie Lactée, dans l’infrarouge sub-millimétrique.
Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, des nuages de gaz et de poussières froids s’y étalent en long et en large. Leurs structures filamenteuses est ou sera probablement le théâtre de la formation d’étoiles. Les couleurs désignent les températures et aussi leurs nuances, leurs différences. Les nuages ou nébulosités rouges ont une température estimée à 10° Kelvin soit environ – 261° C (12° C au-dessus du zéro absolu !). Tout ce qui apparaît en blanc est à 40° K. La longue ligne rose qui occupe la partie inférieure de l’image n’est autre que le plan de notre galaxie où se concentre beaucoup de matières interstellaires.
La répartition de ces gaz et poussières en filaments au sein de la Voie Lactée intriguent beaucoup les astrophysiciens qui cherchent à mieux comprendre les processus de formations des étoiles.
Cette cartographie partielle de la Voie Lactée combine des images acquises avec le satellite Planck et l’ancien satellite InfraRed Astronomical Satellite (IRAS).
En vidéo, le satellite Planck menant les observations du rayonnement cosmique en scannant tout le ciel.
Crédit photo : ESA, Planck HFI Consortium, IRAS.
Le courant de Magellan observé par les radiotélescopes du NRAO
- le 8 février 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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Relativement peu (et mal) connu, le courant de Magellan traverse une grande partie de notre galaxie.
Entièrement invisible à l’œil nu, le courant de Magellan (ou Courant Magellanique, Magellanic Stream) a pu être mis en évidence par le radiotélescope Byrd Green Bank du NRAO. L’image ci-dessus est un montage montrant la Voie Lactée photographiée dans deux longueurs d’ondes différentes : le visible et le radio. Le courant porte le nom du grand navigateur portugais en référence aux deux petites galaxies satellites : le Petit Nuage de Magellan et le Grand Nuage de Magellan que l’on peut admirer dans le ciel de l’hémisphère sud.
Cette dernière étude révèle que le courant serait plus âgé qu’escomptait : environ 2,5 milliards d’années et aussi plus vaste, plus étendu. Comme on peut le remarquer sur cette image grand-champ, les deux galaxies irrégulières sont à l’origine de ce mouvement de grande ampleur. Les astronomes émettent plusieurs hypothèses pour expliquer cette formation. La première suggère que le courant est né de la rencontre des deux galaxies voisines avec la notre, halos galactiques dépecés et étirés à travers la Voie Lactée … Autre scénario envisagé, les effets de marée de notre galaxie sur ses deux voisines … Une troisième explication est née des récents travaux des chercheurs : sous l’effet de marée gravitationnelle, la matière bousculée aurait entrainée la naissance d’une multitude d’étoiles. La longue trainée de gaz que l’on peut observer aujourd’hui pourrait être le vestige de cette incroyable flambée d’étoiles, jadis à la croisée des galaxies en mouvement.
Crédit photo : David L. Nidever et al., NRAO/AUI/NSF et A. Mellinger, LAB Survey, Parkes Obs., Westerbork Obs., Arecibo Observatory.
La nébuleuse Patte de Chat photographiée par l’ESO
- le 21 janvier 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nebuleuses, Vidéos
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L’observatoire de La Silla (ESO) a publié une image de la Nébuleuse de la Patte de Chat où l’on peut voir les grandes structures de gaz, éparpillées, et de nombreuses étoiles jeunes et très chaudes qui les illuminent.
Les nébuleuses de gaz et de poussières qui peuplent notre galaxie n’ont de cesse de nous étonner et de nous émerveiller par leurs formes, leurs couleurs, leurs dimensions, leurs allégories, etc. En direction du centre de la Voie Lactée, dans la constellation du Scorpion à environ 5 500 années-lumière de la Terre, la nébuleuse de la Patte de Chat (Cat’s Paw Nebula) occupe une grande place. Le nuage, également désigné sous l’acronyme NGC 6334, se déploie sur plus de 50 années-lumière. Vue de la Terre, cela représente une surface un peu plus large que la Pleine Lune … L’image ci-dessus a été réalisée avec la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla de l’ESO.
Les parties qui forment les « coussinets » de la patte du félin sont largement éclairées par les étoiles les plus jeunes et les plus massives, probablement âgées de quelques millions d’années ! La couleur rouge qui domine cette immense nurserie stellaire trahit la présence abondante d’hydrogène. Beaucoup moins visible et pourtant très abondant aussi, les poussières … Celles-ci cachent de nombreuses étoiles formées il y a seulement quelques milliers d’années ! Les astronomes pensent que les étoiles sont plusieurs dizaines de milliers au sein de cette nébuleuse.
La nébuleuse Patte de Chat fut découverte en 1837 par l’astronome anglais John Herschel.
Télécharger l’image en très haute résolution (9,5 Mb).
En vidéo, zoom dans la Voie Lactée sur la nébuleuse Patte de Chat.
Crédit photo : ESO.
Le trou noir supermassif de notre galaxie montre un petit appétit
- le 19 janvier 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Chandra, Galaxie, Trou noir
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Pourquoi le trou noir supermassif situé au centre de la Voie Lactée montre t’il si peu d’appétit contrairement à ses semblables dans d’autres galaxies ?
Contrairement à de nombreux trous noirs de type galactique, celui nommé Sagittarius A* (Sgr A*) qui se situe au centre de notre galaxie fait montre d’une activité relativement faible. Il semble avoir un trop petit appétit !
Les dizaines de jeunes étoiles massives qui entourent notre trou noir supermassif sont plutôt éloignées ce qui veut dire qu’il ne réussit à ingérer que 1 % seulement des 1 % de la matière acheminée par les vents qu’elles émettent !
Pour expliquer ce curieux déficit, les chercheurs ont développés un modèle théorique à partir des données en rayonnement x acquises par le télescope spatial Chandra durant dix ans. Ce modèle montre que des collisions de particules se produisent entre une région dite intérieure, toute proche de l’horizon du trou noir – horizon des événements – et une région extérieure où l’on trouve sa « nourriture » émanant des jeunes étoiles … Par un phénomène de conduction, l’énergie des collisions est transmise vers la région extérieure, entrainant avec elle la matière qui le nourrit ! Les étendues de gaz chauds observés autour du trou noir semblent bien confirmer la théorie.
Les observations accumulées (1 million de secondes soit plus de 2 semaines entières en temps cumulés !) par les caméras du télescope Chandra ont données aux astronomes d’avantage d’informations sur l’entourage mouvementé de Sagittarius A*. Ainsi, ont-ils obtenus des images d’une grande précision des rémanents de la supernova voisine nommée Sagittarius A* Est ou Orient. Idem pour les lobes de gaz très chaud étalés sur plus de 12 années-lumière de part et d’autre du trou noir. Ce qui suggère aux astronomes des éruptions importantes survenues plusieurs fois au cours des dix derniers milliers d’années ! De grandes structures en filaments ont été également remarqué dans les rayonnements x. Il est possible que leur structure magnétique interagisse avec les courants violents de vent stellaires émis par des pulsars en rotation rapide.
Sagittarius A* est situé à environ 26 000 années-lumière au centre de notre galaxie, la Voie Lactée. Sa masse est estimée à 4 millions de fois celle du Soleil et occupe un espace d’un rayon de 30 Unité Astronomique (UA). C’est à dire 30 fois la distance entre la Terre et le Soleil, ce qui est peu !
Crédit photo : NASA/CXC/MIT/F.K. Baganoff et al.
Superbes photos réalisées par le nouveau télescope infrarouge VISTA
- le 15 décembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Nebuleuses, Vidéos
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Cette image spectaculaire est l’une des premières qu’a réalisé le nouveau télescope Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy (VISTA). Celui-ci est une formidable création qui regroupe 18 universités britanniques (sous l’égide de la Queen Mary University of London) à l’occasion de leur ralliement à l’European Southern Observatory (ESO). Le télescope possède un miroir de 4,1 mètres de diamètre, le plus courbé du monde pour cette taille. Sa qualité est irréprochable : ses plus petits défauts sont de l’ordre de quelques millièmes de l’épaisseur d’un cheveu par rapport à une surface parfaite !
VISTA se situe au sommet du Mont Paranal dans la cordillère des Andes, à côté du Very Large Telescope (VLT), sous un des ciels les plus purs et les plus secs du monde. Sa caméra conçue pour sonder le ciel de l’hémisphère sud dans l’infrarouge est équipée de seize détecteurs et pèse plus de 3 tonnes. Sa sensibilité est de 67 millions de pixels ! Le nouveau télescope devrait exceller dans l’observation des parties les plus sombres et froides de notre galaxie, pouvant mettre en évidence des formes jusque là invisibles. Parmi ses principales missions, on trouve la cartographie en trois dimensions de la structure de notre galaxie, de ses voisines et l’étude des relations entre les grandes structures présentes dans l’univers avec l’énergie noire et la matière noire. Les champs d’observation s’étendent sur des surfaces mesurant dix fois la Lune.
Sur l’image ci-dessus, nous pouvons découvrir la nébuleuse de la Flamme ou plutôt la redécouvrir car y apparaissent des groupes d’étoiles jamais observé jusqu’alors. Les nuages denses où se mêlent gaz et poussières empêchent l’observation de ces amas dans le visible. Sur ce même cliché, VISTA nous offre également une autre vision de la nébuleuse Tête de Cheval. Plus discrète, plongée dans un voile d’obscurité, on reconnaît bien la tête de l’animal pareille à une ombre chinoise. Tout ceci a l’air petit, englué dans un tableau et c’est au contraire, gigantesque. Deux nébuleuses que l’on peut observer sous la ceinture du chasseur Orion. C’est une zone très active où se forment des dizaines de milliers d’étoiles.
L’image ci-dessous couvre, quant à elle, une partie de la Voie Lactée en direction de la constellation du Sagittaire. Plus d’un million d’étoiles sont visibles sur le cliché ! Dans le visible, nous ne voyons pas la plupart d’entre elles car elles sont blotties derrière un épais « brouillard » de poussières. VISTA fait là une belle démonstration de ce qu’il peut permettre de voir et de découvrir.
Les images sont spectaculaire et magnifiques. On ne peut que recommander de les dévorer des yeux en haute-résolution, plein écran, de se laisser submerger par leur ampleur. Il existe des versions « zoomable » sur le site de l’ESO. Vous pouvez également les télécharger mais les fichiers sont très importants : plusieurs centaines de mégaoctets !
Télécharger la nébuleuse de la Flamme en haute résolution (7,6 Mb).
Télécharger le million d’étoiles dans la Voie Lactée en haute résolution ici (13,1 Mb) ou très haute résolution ici (486 Mb) !
Voir aussi l’amas de galaxies Formax en haute résolution (5,9 Mb).
Crédit photo : ESO/J. Emerson/VISTA.
On a retrouvé un bloc primordial de la Voie Lactée, l’amas Terzan 5
- le 28 novembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Vidéos
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Grâce à la grande capacité de résolution des Very Large Telescope (VLT) et une nouvelle génération d’instruments d’observation dans l’infrarouge comme le Multi-conjugate Adaptive optics Demonstrator (MAD), une équipe d’astronomes menée par Francesco Ferraro a pu mettre au jour un vieil amas d’étoiles logé derrière la « brume » épaisse de poussières du bulbe galactique. Nommé Terzan 5, sa population d’étoiles varie étonnamment entre 6 et 12 milliards d’années : les amas globulaire présentent en général des étoiles qui se sont formées en même temps. Les récentes observations de l’ESO montre aussi que sa masse est plus importante que prévue. Terzan 5 pourrait être, selon l’équipe de chercheurs, un élément très ancien issu d’une galaxie naine qui aurait fusionné avec notre Voie Lactée encore très jeune … Un élément ayant contribué à la formation du renflement central appelé bulbe, propre à de nombreuses galaxies.
L’amas globulaire Omega du Centaure présente lui aussi des caractéristiques similaires, à la différence qu’il est situé sur les bords de notre galaxie.
La principale difficulté que rencontre les astronomes pour étudier la partie centrale de la Voie Lactée est l’omni-présence de nuages denses de poussières. Les caméras infrarouge de haute performance sont seules capables de trahir la présence d’objets semblables dans ces conditions extrêmes.
Sur la vidéo ci-dessous, on peut voir une plongée depuis l’extérieur de notre galaxie jusqu’à son centre où se situe l’amas Terzan 5.
Voir l’image de l’environnement de l’amas Terzan 5.
Crédit photo : ESO/F. Ferraro.
La Voie Lactée observée par trois grands télescopes de la NASA
- le 11 novembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Chandra, Hubble, Spitzer, Vidéos
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Centre de notre galaxie observé par les télescopes Hubble, Spitzer et Chandra (cliquez pour agrandir)
Pour fêter les 400 ans de la première utilisation de la lunette par Galileo Galilei en 1609, la NASA a publiée le 10 novembre une des plus extraordinaires et précises vue de la Voie Lactée réalisée par trois de ses plus grands observatoires spatiaux : Hubble, Spitzer et Chandra.
L’image ci-dessus couvre donc un large champ de la Voie Lactée. C’est une combinaison dans différentes longueurs d’onde de trois observations. A chacune sa couleur.
Le télescope spatial Hubble a observé dans le proche infrarouge et livre une image dominée par le jaune. Le télescope Spitzer a capturé dans l’infrarouge, ce qui correspond au rouge. Dans les deux cas, ce sont des centaines de milliers d’étoiles qui sont mises en évidence ainsi que la profusion de nuages moléculaires d’où sont issues, ou en train de « naître « , des milliers et des milliers d’étoiles !
Tout ce qui apparaît en bleu ou en violet a été capturé par le télescope Chandra. Il s’agit des rayonnements x de la Voie Lactée, sources d’énergies très fortes et violentes ! Presque au centre, dans la moitié droite de l’image, il est impossible de manquer la grande nébulosité bleue. En son sein, se cache notre trou noir galactique d’environ 4 millions de masses solaires ! Un monstre qui sese remarque par les grandes bourrasques de gaz chauffées à plusieurs millions de degrés, qu’il expulse autour de lui. D’autres tâches bleues signalent la présence d’étoiles massives avec de forts vents stellaires ou les vestiges encore « brulants » d’explosions d’étoiles, de supernovae.
Cette série d’images est distribuée à travers tout les États-Unis, dans plus de 150 institutions à l’occasion de l’Année Mondiale de l’Astronomie.
Télécharger l’image ci-dessus sans annotations et en très haute-résolution (8,7 Mb).
La petite galaxie de Barnard photographiée par l’ESO
- le 18 octobre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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Le télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla (ESO) a capturé cette superbe image de la galaxie naine de Barnard. De forme irrégulière comme beaucoup de galaxies de cette catégorie, celle que l’on appelle aussi NGC 6822 est située très proche de la notre, à seulement 1,6 million d’années-lumière, dans la constellation du Sagittaire. Peuplée de quelques 10 millions d’étoiles, elle fait plutôt figure de petit village dans la banlieue de la Voie Lactée. Celle-ci en contiendrait plusieurs centaines de milliards (entre 100 milliards pour certains et 400 milliards pour d’autres).
Sur cette image, on peut admirer le « fourmillement » d’étoiles et plusieurs tâches rouges ou roses éparses. L’une d’entre elles, attire beaucoup notre attention, en haut à gauche de la petite galaxie. En forme de rond ou de « O », on en devine même la structure interne. Pareille à un nid, il s’agit d’une vaste nébuleuse agitée par les vents violents des étoiles très jeunes et très chaudes qui se sont installées à l’intérieur. Bien d’autres nébuleuses de même ampleur sont visibles autour et au sein de la galaxie.
Les galaxies naines sont très nombreuses et gravitent généralement autour des grandes galaxies qui les ont enfantées. NGC 6822 appartient au « groupe local » dont la galaxie d’Andromède (M 31) et la Voie Lactée en sont des membres importants. Elle a pu se former après la collision entre deux galaxies (la notre et une autre ?) par agglomération des étoiles éparpillées.
La galaxie de Barnard porte le nom de l’astronome américain Edward Emerson Barnard qui l’a découvrit en 1884 avec une lunette astronomique.
Télécharger l’image en très haute résolution (2,3 Mb).
La vidéo ci-dessous montre un agrandissement de la galaxie de Barnard.
Crédit photo : ESO.
Poussières dans la Voie Lactée observées par le télescope Herschel
- le 3 octobre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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Tout ce que l’on peut voir sur l’image ci-dessus, apparait d’ordinaire sombre, noir, opaque. Des milliards de poussières infimes, éparpillées dans la Voie Lactée. Les caméras du télescope spatial Herschel (Spectral and Photometric Imaging REceiver et Photoconductor Array Camera and Spectrometer) offrent un aperçu – très rare – de ces structure qui, peu à peu, formeront des étoiles. Exposées à un froid intense, presque le zéro absolu, des filaments de matière émergent. Observés dans l’infrarouge submillimétrique, on peut voir en rouge les particules les plus froides et en bleu celles qui sont un petit peu moins froides. Nous sommes à la genèse des grands nuages moléculaires. Notre galaxie regorge de zones analogues et montre une fécondité importante.
Grâce aux données du télescope Herschel, les astronomes ont pu effectuer des mesures de la masse, des températures et aussi de la composition de ces parties observées. Ce qui est impossible à obtenir depuis la Terre. Jamais il n’y eut autant de détails de ces formations lointaines cachées à des milliers d’années-lumière, dans de nombreux recoins de la Voie Lactée.
Télécharger l’image en haute-résolution (0,8 Mb).
Crédit photo : ESA and the SPIRE & PACS consortia.
Troisième volet de GigaGalaxy Zoom : la nébuleuse de la Lagune
- le 29 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nebuleuses, Vidéos
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Pour le troisième et dernier volet du GigaGalaxy Zoom Project (voir les deux articles précédents à ce sujet ici et ici), l’ESO a publiée une vue impressionnante de beauté de la gigantesque nébuleuse de la Lagune.
L’image ci-dessus embrasse un champ aussi vaste que 8 pleines lunes misent côte à côte, soit 1,5° carré. Réalisée avec la caméra Wide Field Imager du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla. La nébuleuse, également désignée comme huitième objet du catalogue de Messier soit M 8, est située à environ 5 000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la constellation du Sagittaire et du centre galactique (la Voie Lactée est beaucoup plus large dans cette partie du ciel). Le nuage moléculaire s’étend sur plus de 100 années-lumière ! En son sein, gaz et poussières s’agglomèrent par endroit, la matière s’effondre sur elle-même, laissant apparaître des bourgeons d’étoiles. Une gigantesque matrice stellaire, apparemment calme. La Voie Lactée en compte des centaines … Par une belle nuit d’été (quand le Sagittaire est au-dessus de l’horizon sud en début de nuit), il est relativement facile de l’observer dans un télescope ou une lunette astronomique. Certes, cela n’aura rien à voir avec l’image ci-dessus mais on peut distinguer la trace sombre, qui lui vaut son nom de Lagune, partager le nuage en deux ainsi que la grappe d’étoiles scintillantes de l’amas ouvert NGC 6530. On peut voir ce dernier dans la moitié gauche de la nébuleuse, sur l’image ci-dessus de l’ESO. Composé de 50 à 100 étoiles, il est placé devant l’arrière-plan nébuleux. Ce sont des étoiles très jeunes encore nimbées de gaz et de poussières issues de la grande lagune, peut-être bien après un épisode mouvementé pour la nébuleuse.
Une image extraordinaire qui donne à voir le spectacle de la formation des étoiles et toute la beauté que l’on peut découvrir dans un fragment de la voûte céleste, quelque part au-dessus de nos têtes. L’image fut prise dans un des lieux les plus reculés au monde où sont réunies les meilleures conditions d’observation, sur Terre, de notre Univers.
Le projet GigaGalaxy Zoom est une initiative en lien avec l’Année Mondiale de l’Astronomie (AMA 2009).
La vidéo ci-dessous montre un « plongeon » dans la Voie Lactée et une approche de la nébuleuse de la Lagune.
Retrouvez les trois grands volets de GigaGalaxy Zoom Project sur le site internet.
Télécharger l’image en très haute-résolution (2,4 Mb).
Crédit photo : ESO.
Le centre de la Voie Lactée photographié au Mont Paranal
- le 21 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Galaxie, Vidéos
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Evoqué la semaine dernière et développé à l’occasion de l’Année Mondiale de l’Astronomie, le Gigagalaxy Zoom Project vient de dévoiler sa seconde partie qui en compte trois. Évidemment, c’est magnifique, c’est splendide ! C’est le centre de notre galaxie. Et l’un des buts de ce grandiose projet est, bien sûr, de donner à voir ce spectacle dans toute sa majesté, tel qu’il peut être perçu dans les meilleures conditions, c’est à dire sous un ciel d’une grande clarté, dénué de toute pollution lumineuse et autre … Ce ciel-là, Stéphane Guisard – auteur de cette superbe mosaïque de photographies – n’est pas aller loin de son lieu de travail pour le trouver. C’est sur les flans du Mont Paranal, à quelques centaines de mètres du Very Large Telescope où il est responsable de l’optique de ces géants, qu’il acquit patiemment plus de 1 200 photographies de cette partie de la Voie Lactée ! Pas moins de 200 heures d’exposition furent nécessaires, réparties sur 29 nuits.
Cette image composite obtenue est une grande fenêtre ouverte sur la partie centrale de notre galaxie. Nous sommes dans la direction des constellations du Sagittaire et du Scorpion. C’est d’ailleurs au sein de cette dernière que l’on peut voir la rougeoyante étoile Antarès, en haut à droite de l’image, cottoyant l’ensemble Rho Ophiuchi, très coloré et nimbé de gaz. Toujours dans cette direction mais beaucoup plus loin derrière – pourtant bien visible – l’amas globulaire Messier 4, riche conglomérat de centaines de milliers d’étoiles situé aux abords de notre grande galaxie …
En revenant sur la partie la plus dense de l’image, on peut voir qu’elle est zébrée de lagons sombres. Des milliards et des milliards de poussières masquent ainsi des milliards d’étoiles. Invisible mais bien là, au centre de la galaxie, est tapi un gigantesque trou noir.
C’est une partie du ciel fascinante que seuls les observateurs situés entre les tropiques du Capricorne et du Cancer peuvent au mieux en profiter car suffisamment haut au-dessus de l’horizon, pourvu que la qualité du ciel et de l’atmosphère soient au rendez-vous.
Les images de Serge Brunier et Stéphane Guisard appartiennent désormais au patrimoine mondial de l’humanité. Elles montrent la Voie Lactée dans toute sa beauté et toute sa majesté, car captée dans les lieux les plus reculés de la planète, loin du bruit et de la fureur de notre civilisation industrielle.
Rendez-vous le 28 septembre pour la troisième partie du Gigagalaxy Zoom Project.
Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un zoom qui nous emmène vers l’étoile Antatès, Rho Ophiuchi et l’amas globulaire Messier 4.
Régalez-vous en vous promenant dans la Voie Lactée et en plongeant dans de nombreux détails sur le site internet Gigagalaxy Zoom Project.
Crédit photo : ESO et Stéphane Guisard.
La Voie Lactée photographiée dans toute sa splendeur
- le 15 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Voie Lactée
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L’European Southern Observatory (ESO) vient de publier, dans le cadre de l’Année Mondiale de l’Astronomie 2009 (AMA 2009) et de son ambitieux projet GigaGalaxy Zoom, une sublime mosaïque de photographies de la Voie Lactée (1ére d’une série de 3). Cela permet un regard à 360° sur ce gigantesque ensemble d’étoiles, de gaz et de poussières. Plus de 300 champs furent couverts et photographiés 4 fois par l’excellent Serge Brunier, intarissable et brillant chasseur d’images du firmament. Il sillonna le désert d’Atacama, le Mont Paranal et La Palma dans les îles Canaries où sont basés les plus grands observatoires de l’ESO (La Silla, VLT, La Palma) durant une période allant de août 2008 jusqu’à février 2009. La Voie Lactée visible dans l’hémisphère nord est ainsi jointe à celle visible dans l’hémisphère sud. Il s’agit de toute notre galaxie vue de l’intérieur, depuis la Terre. Des dizaines de milliards d’étoiles peuplent cette impressionnante image qui comptent pas moins de 800 millions de pixels !
En se rendant sur le site internet du fabuleux projet GigaGalaxy Zoom, le visiteur est invité à cliquer dans de multiples zones pour se fondre dans l’immensité de ce paysage stellaire. Un régal. C’est à la fois contemplatif et très instructif : des dizaines d’objets célestes sont passés en revue, un peu partout dans ce très large champ visuel. Une deuxième image sera publiée le 21 septembre.
Les photos de Serge Brunier ont été soigneusement et laborieusement traitées sur ordinateur par Fredéric Tapissier avec la participation de plusieurs professionnels de l’ESO.
Sur le site internet du photographe, vous pouvez découvrir bien d’autres images encore, en savoir plus sur leur réalisation et sa démarche humaniste. Qualités d’un grand voyageur du ciel, à l’affut de l’atmosphère la plus limpide et transparente, des nuits les plus grandioses et spectaculaires.
Télécharger l‘image en très haute résolution (1,7 Mb).
Crédit photo : Serge Brunier, Frédéric Tapissier, ESO.
La galaxie NGC 4945 photographiée par l’ESO
- le 2 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie
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C’est une de nos galaxies voisines. Située à environ 13 millions d’années-lumière dans la direction de la constellation du Centaure, NGC 4945 est visible de profil depuis notre point de vue galactique. L’image ci-dessus a été réalisée par le télescope de 2,2 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla.
Beaucoup d’astronomes pensent que c’est une galaxie spirale comparable à la nôtre. Cependant, son bulbe central peuplé de milliards d’étoiles est beaucoup plus actif que celui de notre galaxie … Il semblerait que c’est là, l’oeuvre d’un gigantesque trou noir, supermassif, de ceux qui expulsent une énergie énorme sur plusieurs centaines d’années-lumière hors de la galaxie ! Une forte activité qui lui vaut d’être classée dans les galaxies dites de Seyfert (du nom de l’astronome Karl K. Seyfert qui étudia ces phénomènes au sein de certaines galaxies aux rayonnements inhabituels). Les trous noirs supermassifs présents au cœur des galaxies attirent la matière et l’agitent beaucoup de sorte qu’une énergie importante dans les rayonnements x et ultraviolets en jaillissent !
Quoi qu’il en soit, du point de vue de cette galaxie, la Voie Lactée pourrait tout à fait arborer les mêmes formes.
Ci-dessous, vidéo : Zoom vers la galaxie NGC 4945.
Télécharger l’image en haute résolution (1,5 Mo).
Crédit photo : ESO.
La nébuleuse Trifide photographiée par l’ESO
- le 26 août 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nebuleuses
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La nébuleuse trifide, également appelée nébuleuse du Trèfle et désignée comme étant le n°20 du catalogue Messier (M20), est l’un des objets les plus observés au cours des nuits d’été par les astronomes amateurs. Situé à plus de 2 000 années-lumière, dans la constellation du Sagittaire, il s’agit d’une triple nébuleuse relativement facile à trouver dans l’encombrement stellaire de cette région du ciel. C’est dans cette direction que la Voie Lactée est la plus large et aussi la plus dense en population d’étoiles. Outre la nébuleuse M20, beaucoup d’autres sont à découvrir tel M8 ou nébuleuse de la Lagune, M17 ou nébuleuse Oméga, etc.
L’ESO au moyen du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla offre une nouvelle image de cette immense nébuleuse étendue sur plusieurs milliers d’années-lumière. Il apparaît que c’est une ensemble composé de 3 nébuleuses de nature différente.
La partie de couleur rose est une nébuleuse à émission. Le rayonnement violent en ultraviolet des jeunes étoiles ionise l’hydrogène présent dans ce nuage.
Le nuage de couleur bleu est une nébuleuse d’un autre type : nébuleuse à réflexion. Les particules de poussières et les différentes molécules présentes réfléchissent davantage dans le bleu que le rouge, la lumière des jeunes étoiles placées derrière.
Reste la troisième nébuleuse qui n’est autre que les chenaux sombres qui dessinent la forme florale. Nébuleuse obscure ou articulation de parties obscures et froides, qui sont les restes d’anciennes étoiles. Matière abondante qui pourrait, sous l’effet de la gravitation, donner naissance à de nouvelles étoiles dans plusieurs dizaines de milliers d’années.
En bas à gauche de la partie rose, on peut observer une « turgescence » pareil à un doigt qui semble désigner une étoile très lumineuse au cœur de la nébuleuse. C’est un globule de gaz ou « EGG », déformé par le rayonnement de l’étoile massive. Le télescope spatial Hubble a réalisé un superbe cliché de cette partie de la nébuleuse Trifide il y a quelques années (voir l’image). Semblables à des antennes d’escargot, on peut contempler avec une finesse rare l’intérieur de ce vaste nuage de gaz.
La nébuleuse Trifide ou NGC 6514 fut découverte par Charles Messier en 1764. Elle devint M20. Prés de soixante années plus tard, l’astronome anglais William Herschel qui l’observa, lui choisit le nom de trifide en raison des trois lobes de gaz qui se dessinaient dans son champ visuel.
Télécharger l‘image en haute résolution (1 Mo).
Crédit photo : ESO.


































