[Timelapse video] : Aux portes du cosmos

Deux timelapses videos qui nous emmènent aux portes de l’Univers.

Pour Babak Tafreshi qui a crée la vidéo ci-dessus, tout comme d’ailleurs un grand nombre d’astronomes, le paradis sur Terre n’est peut-être pas le mythique jardin d’Eden mais davantage l’immense désert d’Atacama (Chili), le plus sec au monde qui acceuille le Very Large Telescope (VLT). Intitulée « An astromer’s Paradise », la vidéo invite à un fascinant voyage sur le rebord du monde. On pourrait presque caresser la Voie Lactée et aussi, effleurer les deux nuages de Magellan … Cela peut paraître étrange, une terre si désolée suspendue à 2 700 m. d’altitude, devenue en une quinzaine d’années, un eldorado convoité par les chercheurs du monde entier mais cette région bénéficie d’une qualité de ciel spectaculaire …
Les images capturées/collectées patiemment par l’astronome-photographe confirment la beauté de ce rivage qui invite au voyage, loin dans les profondeurs cosmiques.
L’affichage plein-écran est recommandé.

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Probable première observation d’un trou noir intermédiaire

Black Hole ESO 243-49 HLX-1

Le trou noir intermédiaire HLX-1 (tache bleue) en périphérie de la galaxie ESO 243-49 (qui se présente à nous par la tranche) photographiée par Hubble

Une équipe d’astrophysiciens a peut-être observé pour la première fois un trou noir intermédiaire. Il serait le transfert d’une galaxie naine, à présent digérée, vers la galaxie ESO 243-49.

De récentes observations d’une remarquable source de rayonnement x émises depuis la galaxie ESO 243-49, à environ 290 millions d’années-lumière de nous, suggèrent qu’un trou noir de type intermédiaire s’y cache. Ce serait l’un des tout premiers jamais observé.

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Image sans précédent des entrailles de la nébuleuse de la Carène

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La nébuleuse de la Carène révélée dans l'infrarouge par le VLT (cliquez pour agrandir)

L’ESO qui fête son cinquantième anniversaire cette année partage un fabuleux panorama du substrat de la nébuleuse de la Carène capturé avec le VLT. La caméra HAWK-I nous en dévoile les dessous.

Une équipe d’astronomes chassant les étoiles de faible masse, principalement des naines brunes, au sein de la vaste nébuleuse de la Carène, vient de livrer la meilleure image jamais obtenue dans l’infrarouge de cette matrice d’étoiles très fécondes, distante de 7 500 années-lumière.

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Collision d’amas de galaxies à 7 milliards d’années-lumière

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"El Gordo", amas de galaxies en collision

Une équipe d’astrophysiciens a découvert et étudier deux amas de galaxies en collision à plus de 7 milliards d’années-lumière de nous !

Ne vous méprenez pas, l’image ci-dessus n’est pas celle d’une comète récemment découverte. C’est beaucoup plus gros que cela et séparé de nous de plus de 7,1 milliards d’années-lumières. Débusqué par hasard lors d’un sondage du fond diffus cosmologique, cette puissante source de rayonnement x trahit la collision de deux amas de galaxies (chacun est peuplé de dizaines de galaxies de masses différentes) à des vitesses dépassant plusieurs millions de km par heure ! La scène s’est donc déroulée il y a 7,1 milliards d’années et représente l’amas “le plus massif, le plus chaud et celui qui émet le plus de rayon X de tous les amas observés jusqu’à présent à cette distance ou au-delà” raconte Felipe Menanteau, principal auteur de cette étude.

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Explorez la vaste nébuleuse Oméga

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Au coeur de la nébuleuse Oméga

L’ESO vous invite à travers ce paysage cosmique à un voyage immobile au coeur de la nébuleuse Oméga.

Le merveilleux tableau ci-dessus dépeint grâce au VLT n’est autre que la nébuleuse Oméga – ou M17 – un vaste paysage cosmique, pétri d’épais volumes de gaz, découpé, morcelé et envahit de sombres et sinueux couloirs de poussières. Une nébulosité ou voile nuageux d’où émergent de puissantes étoiles qui l’éclaire, l’illumine. Une symphonie des couleurs, dans les tons rouges, sanguins et ocres qui régalent les yeux, lesquels aiment se perdre dans ce décor lointain. Sans oublier les nuances apportées par les différents matériaux qui la composent.

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Les 10 plus belles photos de 2011

Les plus belles photos d’astronomie de 2011.

Comme chaque année, le télescope spatial Hubble tient le « haut du pavé » en terme de recherches et de beauté des images. La plupart de sa production peut aisément prétendre à figurer dans un palmarès des plus belles photos. Cela étant, il est loin d’être le seul télescope au monde et ses rivaux sont nombreux. Mais, faut-il vraiment qu’il y ait rivalité ? On s’en moque éperdument et mieux vaut se perdre dans ces paysages cosmiques …, rêver à d’autres mondes !

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En vidéo, la beauté du ciel des Andes

Guillaume Blanchard

La comète Lovejoy et le VLT photographiés par G. Blanchard (version HD ici)

Habitués des lieux, le Cerro Paranal, les astronomes-photographes Stephane Guisard et Jose Francisco Salgado livrent une « timelapse video » splendide et d’une grande intensité, véritable ode au VLT et à l’un des plus beau ciel de la planète.

Le Very Large Telescope (VLT) édifié à l’aube des années 2000 par l’Obervatoire Européen de l’Hémisphère Sud (European Southern Observatory, ESO), compte quatre immenses coupoles en formes de cubes qui couronnent le Cerro Paranal (dans la Cordillère des Andes, Chili), haut de 2 700 mètres. Cet observatoire est l’un des plus grands au monde. Installé au coeur de l’une des régions les plus arides de la Terre, il bénéficie d’un nombre record de nuits claires. Du pur bonheur pour les astronomes !

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L’étoile à la rotation la plus rapide jamais observée

Etoile à rotation très rapide

Au sein de la nébuleuse de la Tarentule, l'étoile à la rotation la plus rapide jamais observé

Découverte dans la nébuleuse de la Tarentule, de l’étoile à la vitesse de rotation la plus élevée jamais observée : 2 millions de km par heure.

En sondant les entrailles de la vaste nébuleuse de la Tarentule, impressionnant foyer de formation d’étoiles au sein de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (une petite galaxie voisine visible dans le ciel de l’hémisphère sud) à 170 000 années-lumière de nous, une équipe d’astrophysiciens a “mis la main” sur l’étoile la plus rapide jamais observée.

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Le prochain « encas » du trou noir supermassif au centre de notre galaxie

Nuage de gaz approchant du trou noir au centre de notre galaxie

Illustration du nuage de gaz en approche du trou noir supermassif qui se cache au centre de notre galaxie

Cela se passe à environ 25 000 années-lumière de nous, un nuage de gaz et de poussières s’apprête à “tomber” dans le trou noir supermassif au centre de notre galaxie !

Grâce à des observations menées dans l’infrarouge avec le VLT, une équipe d’astrophysiciens européens a pu identifier un sombre nuage de gaz et de poussières en approche du trou noir supermassif Sagittarius A* au centre de notre galaxie. Pour la première fois, les chercheurs vont pouvoir observer, en l’espace de quelques années, un (maigre) repas de trou noir !

Tapi au centre de la Voie Lactée, à quelques 25 000 années-lumière de nous, Sagittarius A* ou Sgr A* (il se cache au centre de notre galaxie, dans la direction de la constellation du Sagittaire) est un trou noir supermassif dont la masse est évaluée à 4 millions de fois celle du Soleil ! Impossible à observer directement, les chercheurs se sont résolus à scruter son environnement en quête de matière en mouvement. Loin d’être un ogre convié à un festin extraordinaire où des “montagnes” d’étoiles l’attendent, le trou noir « n’a pas grand chose à se mettre sous la dent » depuis quelques siècles ! Les étoiles attirées vers ce piège gravitationnel sont plus rares en ce moment (à l’échelle cosmique !), aussi “notre” trou noir doit-il se contenter de piètres repas et de quelques “en-cas” …

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Eclaircissement sur le « brouillard cosmique » ou ère de ré-ionisation

illustration du brouillard cosmique ou période degré-ionisation

Illustration du brouillard cosmique ou période de ré-ionisation

En étudiant le spectre de cinq galaxies lointaines, les chercheurs ont relevé, à leur grande surprise, une baisse rapide de l’hydrogène neutre qui bloquait le rayonnement ultraviolet. La période de ré-ionisation semble avoir pris fin plus vite que prévu.

Dans sa prime jeunesse, l’Univers a connu une période dite de ré-ionisation. L’hydrogène (électriquement) neutre était abondant et bloquait le rayonnement ultraviolet. Il était alors opaque et impénétrable … Peu à peu, l’épais brouillard cosmique s’est dissipé ou plutôt, est devenu transparent car l’hydrogéne neutre était ionisé par les rayonnements ultraviolets intenses émis par les premières étoiles (au sein des jeunes galaxies) et/ou par les trous noirs supermassifs (la matière absorbée par le trou noir est aplatie et libère alors énormément d’énergie).

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Rare étoile hypergéante jaune mise à nue par le VLT

The Fried Egg Nebula

La nébuleuse de l'oeuf sur le plat révélée dans l'infrarouge par le VLT

En observant une rare hypergéante jaune, les astronomes ont découvert un gigantesque « oeuf sur le plat » !

Très difficile à observer dans le rayonnement visible, l’étoile IRAS 17163-3907 est l’une des 30 étoiles les plus brillantes dans l’infrarouge. Les récentes observations réalisées VISIR installé sur le Very Large Telescope (VLT) ont révélé que la plus proche hypergéante jaune est enfermée à l’intérieur de deux enveloppes distinctes. Les images obtenues évoquent un oeuf sur le plat, allégorie pertinente qui lui vaut désormais ce surnom.

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La galaxie « floconneuse » NGC 3521

NGC 3521

NGC 3521

Dans la constellation du Lion, de nombreuses galaxies sont à observées telles M65 ou M66. Dans la mêlée, NGC 3521, vaste de 50 000 années-lumière, est l’une des plus gracieuse et étonnante, comme en témoigne l’image capturée par le VLT !

NGC 3521 appartient au genre des galaxies spirales « floconneuse ». Le mot est bien choisi car il est vrai, à la lecture de l’image ci-dessus réalisée avec l’un des télescopes géants du Very Large Telescope (VLT) et retravaillée par l’astronome amateur Oleg Maliy, que cet immense disque peuplé de centaines de milliards d’étoiles présente des formes grumeleuses le long de ses bras spiraux tentaculaires. Une caractéristique qui la différencie de galaxies spirales plus « classiques » comme M31 (galaxie d’Andromède) ou la notre, la Voie Lactée … !

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[Image du jour] Rencontre galactique dans l’amas de la Vierge

NGC4438 et NGC4435

NGC4438 et NGC4435

Première image du nouveau programme de l’ESO pour le grand public baptisé « Cosmic Gems » : le couple de galaxies « Les Yeux ». Celles-ci montrent des structures très perturbées par leur récente (100 millions d’années) rencontre.

A l’instar du programme « Hubble Heritage » chargé de la diffusion la plus large possible des beautés célestes capturées par le célèbre télescope spatial Hubble, l’ESO vient de lancer « Cosmic Gems », « les joyaux cosmiques ». L’organisme européen regroupant les grands observatoires de l’hémisphère sud souhaite ainsi rencontrer davantage le grand public et partager avec lui plusieurs des merveilles qui parsément l’Univers.

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Image du jour : superbulle autour d’un nid d’étoiles

Superbulle N 44

Superbulle N 44 autour de l'amas ouvert NGC 1929

Cette belle structure appellée « superbulle » est créée par le rayonnement des étoiles du groupe central.

Dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC), une voisine de la Voie Lactée, on peut admirer l’amas ouvert NGC 1929 entourré d’une vaste coquille de gaz, teintée de rouge. La structure est une superbulle large de 325 années-lumière qui se nomme LHA 120-N 44 ou, pour faire plus court, N 44.

Ce sont en partie, les étoiles les plus jeunes et les plus massives qui ont créée cette immense envelloppe. Leur rayonnement ultraviolet repousse en quelque sorte le gaz résiduel présent autrefois à l’intérieur du nid stellaire !
A cela s’ajoute, des supernovae qui ont secouées plusieurs fois la grappe d’étoiles … Il n’est pas rare, en effet, que les étoiles les plus massives qui peuplent les amas ouvert, épuisent leurs ressources en hydrogéne plus rapidement que leurs congénéres modestes. Dans ce scénario, les réactions s’enchainent vite jusqu’à l’effondrement de l’étoile sur elle-même et explose violemment. L’empreinte de cette énergie libérée est visible sur les contours de la superbulle : restes ou rémanents des étoiles déchiquetées par l’explosion, matière explusée dans l’environnement interstellaire.

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Du nouveau sur les trous noirs supermassifs dans les jeunes galaxies actives

COSMOS field

Chaque croix désigne une galaxie active hébergeant un trou noir supermassif (cliquez pour l'image HD)

Après cinq années de recherche, une équipe d’astronomes a comparée ses observations de plus de 600 noyaux actifs de galaxies lointaines avec les modèles théorique dans ce domaine. A leur grande surprise, ce sont les galaxies les plus massives qui hébergent les trous noirs supermassifsles plus voraces, donc les plus alimentés et entretenus. La théorie prévoie un scénario alternatif où les galaxies de dimensions moyennes (quand même 1 000 milliards de masses solaires !) abritent les noyaux les plus actifs.

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Découverte du plus lointain quasar jamais observé

Quasar aux confins de l'univers

Vue d'artiste du quasar le plus distant jamais découvert

Des chercheurs ont découvert le plus lointain quasar connu à ce jour. Situé aux confins de l’Univers, il surprend beaucoup les astronomes par la masse très élevée du trou noir supermassif qui le compose. Leurs recherches ont été publiées dans la revue scientifique Nature.

Une lointaine galaxie qui se nomme ULAS J1120+0641, formée quelques centaines de millions d’années seulement après l’aube de l’Univers, rayonne de « mille feux » à travers tout le cosmos. Le trou noir supermassif qu’elle abrite possède une masse 2 milliards de fois supérieure à celle du Soleil ! L’ensemble forme un quasar dont la distance est évaluée par les chercheurs à 12,9 milliards d’années-lumière. Autrement dit, il s’agit du quasar le plus lointain découvert à ce jour, brillant dans un Univers encore très jeune, âgé de seulement 770 millions d’années. Les premières étoiles achèvent alors la dissipation du brouillard d’hydrogène neutre qui enveloppait la totalité de l’Univers, quelques 300 000 ans après le « Big Bang« . C’est l’ére de réionisation, qui va rendre l’Univers transparent …

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Eruptions géantes photographiées autour de Betelgeuse

Autour de Bételgeuse

Bételgeuse, future supernova, en proie de gigantesques tempêtes (cliquez pour agrandir)

Une équipe internationale de chercheurs a pu observer avec le VLT les énormes éruptions de gaz et de poussières autour de la supergéante rouge Bételgeuse.

Hormis le Soleil, rares, très rares, sont les images de la surface d’une étoile et de son environnement. Les grandes distances contraignent les astronomes à n’étudier que leurs spectres. Cela étant, Bételgeuse (alpha orionis), l’étoile la plus brillante de la constellation d’Orion, est une exception. Sa grande taille permet aux astronomes de découvrir sa physionomie quelque peu perturbée par son agonie !

Bételgeuse dont l’éclat rougeâtre n’échappe pas aux observateurs des soirées d’hiver, est une supergéante rouge. C’est à dire une étoile aux dimensions démesurées, dont la fin toute proche (quelques mois, années, millénaires ?) se soldera par une explosion. Une supernova (lire à ce sujet : « Bételgeuse, prochaine supernova ?« )!
Sa taille, évaluée dés 1919, est de 827 millions de km soit la distance Soleil-Jupiter ! A côté de ce monstre, notre étoile fait pâle figure (1,4 millions de km, 109 fois le diamètre de la Terre).

Grâce à l’instrument VISIR (VLT spectrometer and imager for the mid–infrared) installé sur l’un des telescopes du VLT, une équipe de chercheurs a réussi à étudier son environnement direct. Observée dans le rayonnement proche-infrarouge, l’étoile montre une forte activité, dégageant dans l’espace d’énormes quantité de matière. Désigné comme une nébuleuse, on y devine d’épaisses colonnes et des courants ascendants de gaz, libérés depuis sa surface mouvementée. Des bulles gigantesques sont formées par les éruptions de l’étoile agonisante.
Les chercheurs supposent que l’enveloppe de Bételgeuse est riche en éléments lourds comme l’oxyde d’aluminium (Al2O3) et des silicates (SiO2), des éléments que l’on retrouve en abondance dans le manteau des planètes rocheuses comme la Terre (les planètes telluriques du système solaire sont constituées de poussières probablement éjectées par une supernova, ensuite disséminés dans la nébuleuse proto-solaire).

L’image ci-dessus montre les extensions sur plus de 60 milliards de km (400 fois la distance entre la Terre et le Soleil) des nuages de gaz et de poussières environnant Bételgeuse. Cette dernière est cachée - car trop lumineuse – à l’intérieur du disque noir central, derrière le cercle rouge. On découvre l’étoile monstrueuse de plus de 800 millions de km, cernée par une autre enveloppe de gaz révélée en 2009 par l’instrument NACO (contraction de NAOS et CONICA).

Image de prévisualisation YouTube

Crédit photo : ESO.

Collision d’amas de galaxies et traque de la matière noire

Amas de Pandore

Image composite de l'amas de galaxies Abell 2744

De grands observatoires terrestres et spatiaux ont conjugués leur lumière pour prospecter Abell 2744 qui serait né de la collision de quatre amas galactique.

L’image ci-dessus, aux caractéristiques époustouflantes, réunie les prises de vue réalisées dans différentes longueurs d’onde par des télescopes prestigieux : Hubble, Chandra, Very Large Telescope (VLT) et Subaru. C’est ainsi, une petite partie du cosmos qui a été mise à nue par l’équipe de chercheurs : l’amas Abell 2744, également nommé amas de Pandore. Des centaines de galaxies s’y bousculent et toutes sont peuplées de centaines de milliards d’étoiles ! Evidemment, ça donne le vertige. Imaginez notre galaxie, la Voie Lactée, au milieu d’un tel troupeau, … nous nous sentirions perdu !

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Superbe vidéo des nuits du VLT richement peuplées d’étoiles

Impossible de ne pas parler – et publier – de cette vidéo qui montre la beauté des nuits à laquelle assistent les gens vivant et travaillant sur le site de l’un des plus grand observatoire du monde, le VLT.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vidéo est magnifique. On reste bouche bée à la découverte de ces images d’une intense beauté. A la gloire du grand observatoire européen de l’hémisphère sud – et l’un des plus grands du monde -, le Very Large Telescope (VLT) et de son ciel nocturne d’une incroyable limpidité … Rassemblées au sommet du Mont Paranal à 2 635 mètres d’altitude, les grandes coupoles cubiques abritent chacune un télescope géant de 8,20 mètres de diamètre (Antu, le Soleil – Kueyen, la Lune – Melipal, la Croix du Sud et Yepun, Vénus) paraissent seules et loin du monde … Rappelant les géants de pierre de l’île de Pâques, les coupoles sont face à l’Univers, sur le rivage du monde, devant l’immensité peuplée de milliards d’autres mondes qui nous éclairent la nuit !

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Observations dans l’infrarouge de la gigantesque tempête de Saturne

Tempête sur Saturne

La tempête de Saturne observée dans le visible et l'infrarouge (cliquez pour agrandir)

La grande tempête apparue dans l’hémisphère nord de Saturne en décembre 2010, observée pour la première fois par une sonde spatial et aussi, depuis le sol terrestre, dans l’infrarouge thermique.

Repérée en décembre 2010, une gigantesque tempête s’est déclarée dans l’hémisphère nord de Saturne. Le phénomène, dont l’évolution est très attentivement suivie par nombre d’astronomes amateurs (voir image ci-dessous) et professionnels, s’amplifie au fil du temps, laissant de larges traces visibles dans sa haute atmosphère.
Depuis 1876 et l’avénement de puissants moyens d’observation, il s’agit de la sixième tempête étudiée par les astronomes. Le phénomène se répète pourtant chaque « année saturnienne » (révolution de Saturne autour du Soleil), c’est-à-dire tous les 30 ans environ, lorsque la planète géante change de saison et entre dans l’équinoxe du printemps … ! Pour la première fois, le phénomène est observé de prés par un vaisseau spatial – en l’occurrence la sonde spatiale américano-européenne Cassini – et dans l’infrarouge thermique, mettant nettement en évidence les variations de température à l’intérieur du vortex de plus de 5 000 kilomètres de large !

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Dans l’intimité d’étoiles naissantes

La nébuleuse NGC 6729

La nébuleuse NGC 6729 située à seulement 420 années-lumière de nous

Naissance agitée d’étoiles à quelques cenaines d’années-lumière de nous.

Classée troisième au palmarès de « les trésors cachés », cette image (réalisée avec le Very Large Telescope, VLT) ressortie des tiroirs de l’ESO et patiemment retravaillée par l’astronome amateur et photographe Sergey Stepanenko, nous fait littéralement entrer dans l’intimité de la nébuleuse NGC 6729. Située dans la constellation de la Couronne Australe, c’est une nébuleuse à émission et par réflexion très proches de nous et, par conséquent, l’une des plus étudiée : seulement 420 années-lumière nous en sépare !

Dans cette « cours » où brillent de nombreuses « étoiles nouveau-né », on peut distinguer quelques cas d’objets dits de « Herbig-Haro ».
Les vents expulsés par les plus jeunes étoiles frôlent le million de kilomètres par heure ! Déferlant sur plusieurs milliards de kilomètres, ils s’abattent et bousculent localement le gaz de la nébuleuse (véritable substrat dans lequel se forge les étoiles) et créent ces intrigants arcs lumineux – empreintes des puissantes ondes de chocs qui labourent cette partie de la nébuleuse – qui s’imposent dans ce paysage qui nous demeure invisible à nos petits yeux d’homo sapiens !

Télécharger l’image en haute-résolution (1,4 Mb).

Source : ESO.

Crédit photo : ESO/Sergey Stepanenko.


Formation d’un système planétaire en direct

Illustration étoile T Cha

Illustration des disques de poussière et de la planète qui gravitent autour de la jeune étoile T Cha

Assister quasiment en direct à l’émergence de planètes autour d’une étoile très jeune et en étudier l’évolution est un rêve ambitieux que chérissent les astronomes.

Dans un article publié le 24 février 2011 dans le journal Astronomy & Astrophysics, une équipe de chercheurs internationaux a dévoilé ses recherches réalisées au VLT sur l’étoile T Chamaeleontis et son disque de poussière proto-planétaire scindé en deux parties distinctes … !

Comme l’a déclaré l’astrophysicien Johan Olofsson de la Max Planck Institute, co-auteur de l’article rapportant ces observations, “de précédentes études ont montré que [l'étoile] T Cha était une excellente cible pour étudier comment se forment les systèmes planétaires », et en effet, cette étoile extrêmement jeune est ceinte d’un doubleau anneau de poussières. Les astronomes pensent que les deux anneaux sont comme séparés en deux parties par une sorte de sillon, soupçonnant soit la présence d’une naine brune (astre peu lumineux, plus massif qu’une planète géante mais pas suffisamment pour briller comme une étoile), soit celle d’une planète en formation (proto-planète), ramassant de la matière au fil de ses révolutions.

L’étoile où se déroule cette « gestation » se nomme T Chamaeleontis (T Cha). Elle se situe dans la constellation du Caméléon (Chamaeleontis) à 330 années-lumière de nous. Elle appartient à la catégorie T Tauri où sont rangées les étoiles qui n’ont pas encore achever leur formation et s’acheminent vers ce qui s’appelle la séquence principale. Les astronomes estiment l’âge de T Cha à seulement 7 millions d’années. C’est vraiment très jeune au su des 9 à 10 milliards d’années durant lesquels elle brillera …, à l’instar de notre Soleil.

Pouvoir « espionner » avec autant d’acuité les « premiers moments » d’un système planétaire lointain, autre que le notre (lequel, rappelons-le, s’est formé il y a 4,6 milliards d’années !) est une chance inestimable que les chercheurs ne veulent pas manquer ! Ceux-ci reconnaissent l’excitation que provoquznt ces observations menées avec l’interféromètre mise en place au Very Large Telescope de l’ESO. Les instruments Astronomical Multi-BEam combineR (AMBER) et NACO ont permis aux équipes de chercheurs de mettre en évidence indirectement (par détection) un sillon où la matière manque, qui scinde en deux le disque de poussières proto-planètaires … A seulement 20 millions de kilomètres de l’étoile débute le premier anneau puis, plus rien (ou presque) jusqu’à environ 1 milliard de kilomètres (en comparaison, la géante Jupiter gravite en moyenne à 740 millions de km du Soleil). Commence alors le second anneau qui s’étend jusqu’aux confins du système extrasolaire en pleine évolution.

C’est un peu comme assister à – et presque voir – l’accouchement des premières planètes d’une étoile née hier …, c’est à dire il y a moins de 10 millions d’années ! Un témoignage précieux qui aide les astronomes à mieux comprendre le passé du système solaire et l’émergence de ses planètes.

En vidéo, représentation du jeune système planètaire autour de l’étoile T Cha située à 330 années-lumière.

http://www.dailymotion.com/video/xhcyd2

Source : ESO.

Crédit photo : ESO/L. Calçada.


Paysage céleste de l’hémsiphère sud en vidéo

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Splendide panorama du ciel de l’hémisphère sud enregistré à l’Observatoire du Mont Paranal.

Le photographe et astronome Stéphane Guisard nous fait partager une fois de plus  son amour et sa passion pour le ciel de l’hémisphère sud, en particulier celui que sonde et scrute les grands télescopes de l’Observatoire de l’European Southern Observatory (ESO) situé au sommet du Mont Paranal au Chili. La récente publication d’une vidéo (à voir en haute résolution) témoigne de son talent à saisir les beautés du ciel. Celle-ci, nous plonge dans un paysage sidéral limpide déployé entre le coucher et le lever du Soleil, au-dessus de l’une des régions les plus arides du monde. On peut voir, bordant l’image prise en « fisheye« , les quatre bâtiments principaux (aux dimensions de cathédrales) qui abrite chacun des télescopes de 8,2 mètres de diamètre. Embrassant la totalité de la voûte céleste, la vidéo a également été « déroulé », extrapolée, offrant ainsi un point de vue à 360°.

Les ingénieurs du VLT emploient des techniques d’interférométrie afin d’augmenter la résolution des télescopes. Le laser jaune jaillissant de l’une des « coupoles » est chargé de sonder les couches de l’atmosphère terrestre et d’évaluer la turbulence pour la « corriger » ensuite au moyen de l’optique adaptative.

Impossible de ne pas reconnaître, tels deux fantômes pâles voguant sur les rives de la Voie Lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan, deux galaxies naines irrésistiblement attirée par notre grande galaxie spirale.

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Crédit photo/vidéo : Stéphane Guisard.

Collection de galaxies spirales déshabillées de leurs poussières

Galaxies spirales

Galaxies spirales photographiées dans l'infrarouge avec la camèra HAWK-I. (cliquez pour agrandir)

Quelques-unes des plus célèbres galaxies spirales que compte l’« Univers local » ont été photographiées dans l’infrarouge par la toute nouvelle caméra à très haute-résolution et grand champ HAWK-I installée au Very Large Telescope (VLT) du Mont Paranal au Chili.

la nouvelle caméra High-Acuity Wide-field K-band Imager (HAWK-I) permet aux astrophysiciens utilisant les télescopes géants du VLT, d’observer l’Univers et en particulier, des galaxies, dans le rayonnement infrarouge faible. La haute technologie et la très grande précision de l’instrument développé par l’ESO offre ainsi des vues inédites sur des galaxies spirales distantes de quelques dizaines de millions d’années-lumière. Les poussières qui, dans le visible, masquent des pans entier des galaxies, ont comme été gommées. Les yeux géants du VLT ont ainsi pu mettre à nu quelques-unes des galaxies spirales les plus célèbres, certaines montrant des similitudes avec la Voie Lactée.

La première d’entre elles présentée sur l’image composite ci-dessus, est NGC 5247 (cliquez pour télécharger l’image). Située à environ 70 millions d’années-lumière de nous, elle arbore deux grands bras spiraux et de plus petits qui semblent incomplets ou brisés.

La seconde n’est autre que la grande et célèbre Messier 100 (également NGC 4321), l’une des plus belles galaxies spirales connues. On peut admirer deux superbes bras spiraux enroulés autour du bulbe central. M 100 est à 55 millions d’années-lumière de notre galaxie et appartient au grand amas de galaxies de la Vierge.

La troisième galaxie est à 65 millions d’années-lumière de nous. NGC 1300 est une remarquable galaxie spirale barrée, une variété présentant une barre bien droite, composée de milliards d’étoiles bien sûr, dont le prolongement se tord et s’arrondit. Elle est assurément l’une des représentatives de cette catégorie.

C’est à 75 millions d’années-lumière de la Voie Lactée que se trouve la galaxie spirale NGC 4030. Très dense, elle fut l’hôte récente d’une supernova repérée par l’astronaute Takao Doi en 2007. La luminosité de celle-ci rivalisait avec celle de la galaxie toute entière !

La cinquième galaxie observée est NGC 2997, relativement proche de nous, à 30 millions d’années-lumière. C’est l’une des plus lumineuses de l’amas de la Machine Pneumatique, lequel appartient au superamas où figure également la Voie Lactée et l’ensemble de ses voisines.

La sixième galaxie espionnée avec la caméra HAWK-I fait partie d’une classe intermédiaire. Située à 65 millions d’années-lumière, NGC 1232 est entre spirale barrée et spirale non-barrée

L’impressionnante diversités des galaxies spirales, collectée et collectionnée par les astronomes pour tenter de comprendre et reconstituer la complexité de leurs structures.

Télécharger l’image en très haute-résolution (4,6 Mb).

Via European Southern Observatory (ESO).

Crédit photo : ESO/P. Grosbøl.

La galaxie la plus lointaine jamais observée

Record de distance pour l'observation d'une galaxie

Hubble Ultra Deep-Field en 2009 (cliquez pour agrandir)

Une équipe d’astronomes confirme la distance record d’une galaxie observée quelques 600 millions d’années après le Big Bang.

Repérée au préalable sur les derniers relevés « Hubble Ultra Deep Field » datant de 2009 du télescope spatial Hubble, la galaxie nommée UDFy-38135539 voit sa distance de 13,1 milliards d’années-lumière confirmée par une équipe d’astronomes.

Une distance record que les chercheurs ont pu établir grâce à la grande précision du spectroscope infrarouge SINFONI installé sur l’un des télescopes de l’observatoire européen Very Large Telescope (VLT). Son décalage vers le rouge ou redshift est de 8,6. Cela nous laisse entrevoir une des plus lointaines galaxies jamais observée, dans la prime jeunesse de l’Univers, 600 millions d’années seulement après le Big Bang. En ce temps-là, très lointain, l’Univers est envahi d’une brume d’hydrogène très épaisse qui absorbe les rayonnements ultraviolets. Quelques galaxies émergent, le rayonnement intense de leurs étoiles parvient à dissiper le brouillard froid et opaque, commence alors la période de ré-ionisation, laquelle met fin à celle dite « âge sombre » !

Les observations de UDFy-38135539 suggèrent aux chercheurs que d’autres galaxies, plus petites et plus faibles en luminosité, la côtoient. Son rayonnement apparaît, en effet, insuffisant pour dissiper à elle seule et autour d’elle tout ce brouillard.

Pour les astronomes, les instruments actuels sont au maximum de leurs possibilités, c’est pourquoi ils attendent avec enthousiasme et, sans doute, impatience la mise en route du futur plus grand télescope au monde l’European Extremely Large Telescope (EELT), prévu pour 2018.

En vidéo, plongée dans le « Hubble Ultra Deep Field », aux confins de l’Univers, 13,1 milliards d’années-lumière dans l’espace et le temps.

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L’ére de re-ionisation de l’Univers

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Crédit photo : NASA, ESA, G. Illingworth (UCO/Lick Observatory and University of California, Santa Cruz) et the HUDF09 Team.

NGC 1365, une superbe galaxie spirale barrée

La grande galaxie spirale barrée NGC 1365

La grande galaxie spirale barrée NGC 1365

Portrait dans l’infrarouge de l’une des plus grandes et « impeccables » galaxies spirales barrées connue : NGC 1365.

Photographiée dans l’infrarouge par la caméra HAWK-I installée sur l’un des télescopes du VLT, la galaxie spirale barrée NGC 1365, située à 60 millions d’années-lumière de nous, dévoile nombre de détails sur sa structure aux astronomes ébahis. Une partie des nuages de poussières interstellaires apparaissant sur les images réalisées dans le visible sont ici gommées. Etendue sur plus de 200 000 années-lumière de diamètre, cette galaxie arbore d’innombrables amas ouverts et de nébuleuses aux couleurs chatoyantes.

Outre le bulbe galactique, les étoiles les plus âgées se répartissent également le long des deux barres de la grande galaxie. L’étude montre que son champ magnétique est perturbé par ces deux axes particulièrement droits, ce qui influence les nuages moléculaires et donc la formation des étoiles.

Des recherches récentes suggèrent que la Voie Lactée possède une forme, une structure, en spirale barrée. Observer NGC 1365 permet aux astronomes de mieux comprendre la formation des galaxies et aussi l’évolution de la notre.

En vidéo, zoom sur la galaxie spirale barrée NGC 1365 et comparaison des images de la galaxie obtenues dans le visible et l’infrarouge.

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Crédit photo : ESO/P. Grosbøl.

Représentation en 3D de la matière éjectée par la supernova SN 1987 A

Supernova SN 1987 A

Supernova SN 1987 A

Répartition asymétrique de la matière éjectée par la supernova 1987 A étudiée avec le VLT de l’ESO.

En 1987, de nombreux astronomes eurent la joie d’observer l’explosion d’une étoile ! C’était une supergéante bleue appartenant au Grand Nuage de Magellan, galaxie naine voisine, située à 168 000 années-lumière de nous. Baptisée SN 1987 A, elle est la plus récente supernova observée à ce jour (dans notre galaxie, la dernière supernova observée fut celle dite de Kepler, en 1604). Depuis plus de 23 ans, elle comble de bonheur les astrophysiciens qui l’étudient. C’est, en effet, une rare occasion pour eux d’observer les évolutions d’un phénomène d’une aussi grande puissance, comme la création d’éléments lourds et radioactifs, leurs répartitions et leurs collisions avec les rayonnements violents jaillissant du cœur de l’étoile effondrée, la matière déchiquetée, éclaboussant l’espace à très grande vitesse ou la projection de neutrinos (première observation mondiale en 1987 de cette matière insaisissable !) …

Des recherches récentes menées avec le Very Large Telescope (VLT) et le spectromètre SINFONI montrent que l’expansion des nuages est asymétrique. La matière est éjectée avec plus de force dans une direction. Les astrophysiciens estiment la vitesse après l’explosion à 100 millions de kilomètres par heure, soit 10 % de la vitesse de la lumière. Cette asymétrie est conforme à certains modèles élaborés ces dernières années, notent les scientifiques.

Grâce à l’interférométrie et à la « spectroscopie intégrale de champ » utilisée avec la SINFONI, les données acquises offrent des détails d’une très grande précision sur le nuage de débris stellaires, qui ont permis une reconstitution en 3 dimensions des rémanents.

Karina Kjær, co-auteur de l’article scientifique, révèle que « la spectroscopie intégrale de champ est une technique spéciale où pour chaque pixel nous avons des informations sur la nature et la vitesse du gaz. Cela signifie qu’en plus de l’image normale nous avons également la vitesse le long de la ligne de vue. Comme nous connaissons le temps écoulé depuis l’explosion et comme la matière se déplace librement vers l’extérieur, nous pouvons convertir cette vitesse en distance. Cela nous donne une image des éjections internes comme si nous les regardions de face et par le côté. »

En raison de sa grande distance, la supernova observée en 1987 a, en réalité, explosée il y a 168 000 ans ! Quelques rares étoiles de notre galaxie pourraient illuminer soudainement notre ciel, s’invitant ainsi plusieurs semaines. La visibilité des supernovæ à l’œil nu est évalué en moyenne à une tous les cent ans ! SN 1987 A fut visible plusieurs mois, atteignant la magnitude + 3 au plus fort de l’explosion et ce, à une très grande distance de nos observatoires.

En vidéo, la supernova SN 1987 A recrée en 3 D.

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Crédit photo : ESO/L. Calçada.

Découverte de l’étoile la plus massive jamais observée

Comparaison de la taille de différentes étoiles

Comparaison de la taille de différentes étoiles dont R136a1, la plus massive jamais découverte (cliquez pour agrandir)

Les astronomes pensaient connaître les étoiles les plus massives et les limites qu’elles ne peuvent pas dépasser or la récente découverte d’une étoile de 320 masses solaires vient remettre en question les modèles précédents.

Une équipe de chercheurs américains vient de rendre publique une découverte sensationnelle : la plus grosse et plus brillante étoile jamais observée ! C’est en étudiant les amas ouverts NGC 3603 et RMC 136a, tous deux très denses avec les caméras haute-résolution du Very Large Telescope (VLT) de l’ESO qu’ils ont mis en évidence d’incroyables monstres stellaires. Le plus important d’entre eux a été trouvé au sein de l’amas RMC 136a, connu aussi sous le nom de R136 (voir l’image de cet amas par le télescope Hubble). Des dizaines de milliers de très jeunes étoiles y sont blotties. Parmi elles, quatre ont la prétention d’avoir une masse supérieure à 150 fois celle de notre étoile, le Soleil ! Ce qui n’a pas manqué de surprendre les astrophysiciens qui, d’ordinaire, fixent une limite « théorique » dans leurs masses à 150 masses solaires. Dans cette grande famille de 100 000 étoiles, R136a1 bat tous les records : à sa naissance, elle avait 320 fois la masse du Soleil, nous disent les scientifiques ! Ajoutons que les quatre « monstres » de plus de 150 masses solaires émettent, à eux seuls, la moitié des vents stellaires de cet amas très peuplé ! R136a1 éjecte dans l’espace autour d’elle, 50 fois plus d’énergie que la totalité des étoiles de l’amas ouvert de la nébuleuse d’Orion !

Paul crowther, auteur de la découverte raconte que : « Contrairement aux humains ces étoilent naissent « grosses » et perdent du poids en vieillissant. Etant âgée d’un peu plus d’un million d’années, l’étoile la plus extrême, R136a1, est déjà à la moitié de sa vie et a déjà subi un intense régime amaigrissant, perdant un cinquième de sa masse initiale pendant cette période, ce qui correspond à plus de cinquante masses solaires. » Actuellement, R136a1 a une masse 265 fois supérieure à celle du Soleil. En dépit d’une baisse sensible, elle demeure considérable.

L'amas ouvert R136

L'amas ouvert R136 compte 100 000 étoiles très jeunes. Parmi elles, la plus massive jamais observée, R136a1 (cliquez pour agrandir)

L’étoile aurait une température en surface de plus de 40 000° C, soit sept fois plus importante que celle de notre étoile. Quant à sa luminosité, elle est tout aussi impressionnante que sa masse : 10 millions de fois plus brillante que le Soleil ! On ne peut que s’exclamer devant une si grande débauche d’énergie. Les astronomes se sont amusés à calculer ce que représenteraient cette étoile super-massive si elle était dans notre système solaire. Ce serait proprement renversant et notre planète serait, bien entendu, inhabitable. Le monstre stellaire occuperait une grande place et sa masse importante réduirait notre période de révolution, l’année terrestre, à 3 semaines ! Le rayonnement ultraviolet serait, quant à lui, si intense qu’aucune vie serait possible.

L’étoile super (hyper ?) massive devrait achever sa vie dans un million d’années. Sa vie sera, in fine, très courte en comparaison avec notre Soleil dont la durée est estimée à 10 milliards d’années ! Le monstre stellaire deviendra une « supernovæ d’instabilité de paire », une classe de supernova dont l’explosion est extra-ordinaire et ne laisse aucune traces …  ! Les astrophysiciens ont calculé qu’elle pourrait déverser dans l’espace 10 fois la masse du Soleil en fer !

R136a1, étoile très rare, appartient à un amas ouvert installé dans l’immense et très active nébuleuse de la Tarentule laquelle se situe à environ 165 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC).

Outre le cas extravaguant et époustouflant de R136a1, deux étoiles de masse équivalente ou légèrement supérieure à 150 fois celle du Soleil ont été repérée dans notre propre galaxie, à 22 000 années-lumière de nous, dans l’amas ouvert NGC 3603.

En vidéo, plongée au cœur de l’amas ouvert R136, peuplé de 100 000 très jeunes étoiles, à l’intérieur de la vaste et très active nébuleuse de la Tarentule.

http://www.dailymotion.com/video/xe45mj

Télécharger l’image en très haute-résolution (6,5 Mb).

Crédit photo : ESO/M. Kornmesser/P. Crowther/C.J. Evans.

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Les jeunes étoiles massives sont aussi entourées d’un disque de poussière

Disque de gaz autour d'une étoile massive

Illustration du disque de gaz qui entourre une très jeune étoile massive (cliquez pour agrandir)

Grâce à la lumière combinée de plusieurs télescopes de l’ESO, des chercheurs ont pu étudier avec beaucoup de précision une étoile massive sur le point de naître et le disque de matière qui l’entoure. Leurs recherches montrent que ces étoiles se forment de la même façon que leurs homologues de plus faible masse.

A plus de 10 000 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure, une étoile massive va bientôt naître. Encore enrobé de la matière « maternelle », enveloppé dans son cocon, l’objet IRAS 13481-6124 a atteint sa taille définitive, 20 fois supérieure à celle de notre étoile ! Une « pré-étoile » massive d’une luminosité 30 000 fois plus importante que celle du Soleil ! Progressivement, les vents puissants émis par l’étoile toute jeune chassent le vaste disque de gaz qui l’entoure.

Image du disque de poussière entourant l'étoile massive

Image du disque de poussière entourant l'étoile massive

En procédant par interférométrie, les astronomes ont observé avec une précision inégalée, voire « diabolique », le nuage qui enveloppe la jeune étoile. Le responsable de ces recherches, Stefan Kraus relève que : « c’est la première fois que nous pouvons prendre une image de la région interne d’un disque autour d’une étoile massive. » Ajoutant : « Nos observations montrent que la formation se passe de la même manière pour toutes les étoiles, quelle que soit leur masse. » Les astronomes ont observé que le disque de matière s’étend sur plus de 130 Unités Astronomique (1 UA = 149 millions de km), soit 130 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Il apparait que l’éclosion de cette étoile massive se déroule de la même façon que des étoiles moins importantes, de type solaire par exemple. Sa formation aurait commencé il y a environ 60 000 ans.

La technique de l’interférométrie employée par les astronomes associe la lumière captée par plusieurs télescopes de l’ESO, de sorte à créer un télescope virtuel de 85 mètres de diamètre ! La résolution atteinte est de 2,4 millisecondes d’arc, 10 fois supérieure à celle des derniers télescopes spatiaux dans le visible. Aussi, cette performance permettrait-elle de distinguer la tête d’une vis fixée sur la Station Spatiale Internationale (ISS) ! Ce programme appellé VLTI a sollicité 3 télescopes de 1,80 mètres de diamètre et l’instrument AMBER. Les données obtenues ont été recoupées avec celles du télescope NTT de l’observatoire de La Silla. Les observations faites dans l’infrarouge dans le passé avec le télescope spatial SPITZER (voir l’image réalisée par Spitzer) ont également été mise à contribution, ce qui offre aux astronomes une perspective complémentaire sur l’évolution de l’étoile massive.

Les astronomes prévoient de réaliser de nouvelles observations avec le futur radiotélescope Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) pour mieux appréhender la structure interne du nuage et comprendre la formation de ces étoiles.

En vidéo, zoom vers l’étoile massive IRAS 13481-6124.

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Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).

Source : ESO.

Crédit photo : ESO/L. Calçada/M. Kornmesser.

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Découverte d’un puissant microquasar

Illustration d'un microquasar

Illustration d'un microquasar

Découverte d’un microquasar émettant des jets de particules très puissants, repoussant la matière environnante sur de très grandes distances.

Une équipe de chercheurs européens a annoncée, à travers un article publié dans la revue scientifique Nature, la découverte d’un microquasar dont les jets de particules sont extrêmement puissants.

Les observations faites dans le rayonnement x avec le Very Large Télescope (VLT) et le télescope spatial Chandra indiquent que l’objet est un trou noir stellaire de quelques masses solaires, encore indéterminées. Il se situe au sein de la galaxie NGC 7793, à 12 millions d’années-lumière de nous. Les jets de particules qu’il émet sont d’une puissance encore jamais observée. En bousculant la matière qui l’environne, les particules dispersées dans l’espace à une vitesse proche de 1 million de kilomètres par heure, chauffe le gaz et créé une enveloppe gigantesque, occupant actuellement un espace de plus de 1 000 années-lumière de diamètre.

C’est un microquasar qui pulvérise les records : la puissance de ses jets dépasse de 1 000 fois celle de ses congénères, la taille du nuage de gaz de 2 fois … Comme le souligne Robert Soria, co-auteur de cette étude : « La longueur des jets dans NGC 7793 est surprenante comparée à la taille du trou noir qui les émet. […] Si le trou noir était rapporté à l’échelle d’un terrain de foot, chaque jet s’étendrait de la Terre jusqu’au-delà de l’orbite de Pluton« . Les astrophysiciens ont calculé que l’expansion a commencée il y a 200 000 ans.

La découverte de ce microquasar étonnant invitent les scientifiques à penser qu’ils sont plus nombreux qu’ils ne le pensaient. L’étudier c’est aussi, pour eux, augmenter la compréhension de ces phénomènes puissants, mesurer leur influence sur l’environnement stellaire, connaître leurs comportements.

Télécharger l’image en haute résolution (2,5 Mb).

Lire l’article original publié dans Nature ou sur le site de l’ESO.

Crédit photo : ESO/L. Calçada/M.Kornmesser.

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