Nouvelle piste pour l’origine des rayons cosmiques
- le février 19, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Supernova, VLT
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Rémanent de la supernova SN 1006 révélés dans les longueurs d’onde radio (en rouge), x (en bleu) et visible (en jaune) – Cliquez pour agrandir (4 Mb)
L’onde de choc des rémanents de supernova déferlant dans le milieu interstellaire pourrait être à l’origine des rayons cosmiques.
Nombreux furent probablement les témoins oculaires de l’explosion d’une étoile en l’an 1006. Des chroniques chinoises, arabes, perses et même européennes relatent l’événement qui fut vraisemblablement d’une rare intensité : du jamais vu certainement depuis l’Antiquité. Ainsi, aurait-elle brillé durant plus d’une année, autant que la Lune, à en faire pâlir l’éclatante Vénus (60 fois sa luminosité selon certains !). Excepté notre Soleil, la supernova fut la seule étoile capable de projeter des ombres sur le sol durant la nuit et d’être visible en plein jour !
Distante de 7 200 années-lumière de la Terre, nos ancêtres de cette époque virent donc l’évènement avec 7 200 ans de retard … au sein de la constellation australe actuelle du Loup (Lupus), située sous la Balance, entre le Scorpion et le Centaure. Il fallait habiter aux basses latitudes dans l’hémisphère nord pour découvrir sa stupéfiante luminosité.
50 ans de l’ESO : portrait de la nébuleuse du Casque de Thor
- le octobre 06, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos, VLT
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La nébuleuse du Casque de Thor photographiée par le VLT pour les 50 ans de l’ESO.
A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa création, le 5 octobre 1962, l’Observatoire Européen Austral (European Southern Observatory, ESO) a publié une image inédite de la nébuleuse dite du Casque de Thor. Cette cible a été désignée par le grand public, appelé à voter dans le cadre du récent concours “choisissez ce que va observer le VLT”.
Distante de 15 000 années-lumière, en direction de la constellation du Grand Chien, la nébuleuse du casque de Thor ou NGC 2359 est un vaste nuage moléculaire dont les parties les plus lumineuses, observées en grand champ, peuvent en effet évoquer la forme d’un casque hérissé de deux cornes … La partie centrale, plutôt sphérique et « translucide » est sculptée par les violentes bouffées d’une étoile massive. Une cavité ornée qui doit ses délicieuses teintes aux différents gaz qui la tapissent.
Lire la suite»Premières observations de « galaxies noires »
- le juillet 24, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Vidéos, VLT
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Une équipe internationale d’astronomes a observé pour la première fois ce qui ressemble à des “galaxies noires”, galaxies primitives essentiellement composées de gaz et de poussières.
Les galaxies comme la Voie Lactée et toutes celles que l’on peut observer dans les télescopes concentrent des dizaines de milliards d’étoiles, du gaz, de vastes nuages de poussières et sont enveloppées de halo invisible de matière noire dont la nature reste inconnue. Pour expliquer leurs formations dans les temps premiers de l’Univers, soit plus de 13 milliards d’années en arrière, les astronomes suggérent une construction progressive à partir de galaxies naines et autres “galaxies noires”. L’existence de ces dernières est prédite par les modèles théoriques. Très riches en gaz et en poussières, elles fabriquent très peu d’étoiles. Leurs faibles masses (environ 1 milliard de masses solaires) les rend paresseuses si bien qu’il y a peu, très peu d’étoiles qui sortent des entrailles de ces obscures matrices. Les astronomes ont calculé qu’il leur faudrait plus de 100 milliards d’années pour se remplir d’étoiles (transformer la totalité de la matière interstellaire qu’elles contiennent en étoiles). Le peu d’étoiles et donc de rayonnement entrave leurs détections par les télescopes les plus puissants.
Lire la suite»La matrice de la nébuleuse NGC 6357 photographiée par le VLT
- le juin 25, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ciel d'été, ESO, Nébuleuses, Observation, Vidéos, VLT
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Dans le cadre du programme “joyaux cosmiques”, l’ESO nous invite à découvrir l’intimité de la nébuleuse NGC 6357, piliers de gaz et cavités creusés par les étoiles massives.
Bas au-dessus de l’horizon sud, le Scorpion est pourtant une des plus belles constellations du ciel d’été, partageant la vedette avec son voisin le Sagittaire et trio Lyre, Cygne et Aigle, tous trois membres du Triangle de l’été. Fait assez rare pour ne pas le souligner, la disposition de ses étoiles représente fidèlement le dessin de la créature venimeuse. De belles pinces à l’ouest, la supergéante de couleur braise Antarès (la “rivale d’Arès ou rivale de Mars”) qui domine la partie centrale du corps. Un rubis posé dans la nuit de velours estivale. Puis une longue enfilade d’étoiles à l’est et au sud qui dessine admirablement la queue. Celle-ci s’enroule autour de la brume pâle de la Voie Lactée.
Lire la suite»[Timelapse video] : Aux portes du cosmos
- le février 23, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Aurores, Observation, Time Lapse Video, Vidéos, VLT, Voie Lactée
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Deux timelapses videos qui nous emmènent aux portes de l’Univers.
Pour Babak Tafreshi qui a crée la vidéo ci-dessus, tout comme d’ailleurs un grand nombre d’astronomes, le paradis sur Terre n’est peut-être pas le mythique jardin d’Eden mais davantage l’immense désert d’Atacama (Chili), le plus sec au monde qui acceuille le Very Large Telescope (VLT). Intitulée « An astromer’s Paradise », la vidéo invite à un fascinant voyage sur le rebord du monde. On pourrait presque caresser la Voie Lactée et aussi, effleurer les deux nuages de Magellan … Cela peut paraître étrange, une terre si désolée suspendue à 2 700 m. d’altitude, devenue en une quinzaine d’années, un eldorado convoité par les chercheurs du monde entier mais cette région bénéficie d’une qualité de ciel spectaculaire …
Les images capturées/collectées patiemment par l’astronome-photographe confirment la beauté de ce rivage qui invite au voyage, loin dans les profondeurs cosmiques.
L’affichage plein-écran est recommandé.
Probable première observation d’un trou noir intermédiaire
- le février 22, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Trou noir, XMM
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Le trou noir intermédiaire HLX-1 (tache bleue) en périphérie de la galaxie ESO 243-49 (qui se présente à nous par la tranche) photographiée par Hubble
Une équipe d’astrophysiciens a peut-être observé pour la première fois un trou noir intermédiaire. Il serait le transfert d’une galaxie naine, à présent digérée, vers la galaxie ESO 243-49.
De récentes observations d’une remarquable source de rayonnement x émises depuis la galaxie ESO 243-49, à environ 290 millions d’années-lumière de nous, suggèrent qu’un trou noir de type intermédiaire s’y cache. Ce serait l’un des tout premiers jamais observé.
Lire la suite»Image sans précédent des entrailles de la nébuleuse de la Carène
- le février 08, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos, VLT
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L’ESO qui fête son cinquantième anniversaire cette année partage un fabuleux panorama du substrat de la nébuleuse de la Carène capturé avec le VLT. La caméra HAWK-I nous en dévoile les dessous.
Une équipe d’astronomes chassant les étoiles de faible masse, principalement des naines brunes, au sein de la vaste nébuleuse de la Carène, vient de livrer la meilleure image jamais obtenue dans l’infrarouge de cette matrice d’étoiles très fécondes, distante de 7 500 années-lumière.
Lire la suite»Collision d’amas de galaxies à 7 milliards d’années-lumière
- le janvier 11, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Chandra, Cosmologie, ESO, Galaxie, Spitzer, VLT
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Une équipe d’astrophysiciens a découvert et étudier deux amas de galaxies en collision à plus de 7 milliards d’années-lumière de nous !
Ne vous méprenez pas, l’image ci-dessus n’est pas celle d’une comète récemment découverte. C’est beaucoup plus gros que cela et séparé de nous de plus de 7,1 milliards d’années-lumières. Débusqué par hasard lors d’un sondage du fond diffus cosmologique, cette puissante source de rayonnement x trahit la collision de deux amas de galaxies (chacun est peuplé de dizaines de galaxies de masses différentes) à des vitesses dépassant plusieurs millions de km par heure ! La scène s’est donc déroulée il y a 7,1 milliards d’années et représente l’amas “le plus massif, le plus chaud et celui qui émet le plus de rayon X de tous les amas observés jusqu’à présent à cette distance ou au-delà” raconte Felipe Menanteau, principal auteur de cette étude.
Lire la suite»Explorez la vaste nébuleuse Oméga
- le janvier 06, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos, VLT
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L’ESO vous invite à travers ce paysage cosmique à un voyage immobile au coeur de la nébuleuse Oméga.
Le merveilleux tableau ci-dessus dépeint grâce au VLT n’est autre que la nébuleuse Oméga – ou M17 – un vaste paysage cosmique, pétri d’épais volumes de gaz, découpé, morcelé et envahit de sombres et sinueux couloirs de poussières. Une nébulosité ou voile nuageux d’où émergent de puissantes étoiles qui l’éclaire, l’illumine. Une symphonie des couleurs, dans les tons rouges, sanguins et ocres qui régalent les yeux, lesquels aiment se perdre dans ce décor lointain. Sans oublier les nuances apportées par les différents matériaux qui la composent.
Lire la suite»Les 10 plus belles photos de 2011
- le décembre 30, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ALMA, Astrophoto, Aurores, Comète, Eclipses, ESO, Galaxie, Hubble, Jupiter, La Silla, Lune, Nébuleuses, Observation, Portfolio, Saturne, SDO, Soleil, Système Solaire, Télescope, VLT
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Les plus belles photos d’astronomie de 2011.
Comme chaque année, le télescope spatial Hubble tient le « haut du pavé » en terme de recherches et de beauté des images. La plupart de sa production peut aisément prétendre à figurer dans un palmarès des plus belles photos. Cela étant, il est loin d’être le seul télescope au monde et ses rivaux sont nombreux. Mais, faut-il vraiment qu’il y ait rivalité ? On s’en moque éperdument et mieux vaut se perdre dans ces paysages cosmiques …, rêver à d’autres mondes !
Lire la suite»En vidéo, la beauté du ciel des Andes
- le décembre 29, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, Time Lapse Video, Vidéos, VLT
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Habitués des lieux, le Cerro Paranal, les astronomes-photographes Stephane Guisard et Jose Francisco Salgado livrent une « timelapse video » splendide et d’une grande intensité, véritable ode au VLT et à l’un des plus beau ciel de la planète.
Le Very Large Telescope (VLT) édifié à l’aube des années 2000 par l’Obervatoire Européen de l’Hémisphère Sud (European Southern Observatory, ESO), compte quatre immenses coupoles en formes de cubes qui couronnent le Cerro Paranal (dans la Cordillère des Andes, Chili), haut de 2 700 mètres. Cet observatoire est l’un des plus grands au monde. Installé au coeur de l’une des régions les plus arides de la Terre, il bénéficie d’un nombre record de nuits claires. Du pur bonheur pour les astronomes !
Lire la suite»L’étoile à la rotation la plus rapide jamais observée
- le décembre 19, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Nébuleuses, VLT
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Découverte dans la nébuleuse de la Tarentule, de l’étoile à la vitesse de rotation la plus élevée jamais observée : 2 millions de km par heure.
En sondant les entrailles de la vaste nébuleuse de la Tarentule, impressionnant foyer de formation d’étoiles au sein de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (une petite galaxie voisine visible dans le ciel de l’hémisphère sud) à 170 000 années-lumière de nous, une équipe d’astrophysiciens a “mis la main” sur l’étoile la plus rapide jamais observée.
Lire la suite»Le prochain « encas » du trou noir supermassif au centre de notre galaxie
- le décembre 17, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Trou noir, Vidéos, Voie Lactée
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Illustration du nuage de gaz en approche du trou noir supermassif qui se cache au centre de notre galaxie
Cela se passe à environ 25 000 années-lumière de nous, un nuage de gaz et de poussières s’apprête à “tomber” dans le trou noir supermassif au centre de notre galaxie !
Grâce à des observations menées dans l’infrarouge avec le VLT, une équipe d’astrophysiciens européens a pu identifier un sombre nuage de gaz et de poussières en approche du trou noir supermassif Sagittarius A* au centre de notre galaxie. Pour la première fois, les chercheurs vont pouvoir observer, en l’espace de quelques années, un (maigre) repas de trou noir !
Tapi au centre de la Voie Lactée, à quelques 25 000 années-lumière de nous, Sagittarius A* ou Sgr A* (il se cache au centre de notre galaxie, dans la direction de la constellation du Sagittaire) est un trou noir supermassif dont la masse est évaluée à 4 millions de fois celle du Soleil ! Impossible à observer directement, les chercheurs se sont résolus à scruter son environnement en quête de matière en mouvement. Loin d’être un ogre convié à un festin extraordinaire où des “montagnes” d’étoiles l’attendent, le trou noir « n’a pas grand chose à se mettre sous la dent » depuis quelques siècles ! Les étoiles attirées vers ce piège gravitationnel sont plus rares en ce moment (à l’échelle cosmique !), aussi “notre” trou noir doit-il se contenter de piètres repas et de quelques “en-cas” …
Lire la suite»Eclaircissement sur le « brouillard cosmique » ou ère de ré-ionisation
- le octobre 21, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESO, Galaxie, Vidéos, VLT
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En étudiant le spectre de cinq galaxies lointaines, les chercheurs ont relevé, à leur grande surprise, une baisse rapide de l’hydrogène neutre qui bloquait le rayonnement ultraviolet. La période de ré-ionisation semble avoir pris fin plus vite que prévu.
Dans sa prime jeunesse, l’Univers a connu une période dite de ré-ionisation. L’hydrogène (électriquement) neutre était abondant et bloquait le rayonnement ultraviolet. Il était alors opaque et impénétrable … Peu à peu, l’épais brouillard cosmique s’est dissipé ou plutôt, est devenu transparent car l’hydrogéne neutre était ionisé par les rayonnements ultraviolets intenses émis par les premières étoiles (au sein des jeunes galaxies) et/ou par les trous noirs supermassifs (la matière absorbée par le trou noir est aplatie et libère alors énormément d’énergie).
Lire la suite»Rare étoile hypergéante jaune mise à nue par le VLT
- le septembre 29, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Nébuleuses, Supernova, VLT
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En observant une rare hypergéante jaune, les astronomes ont découvert un gigantesque « oeuf sur le plat » !
Très difficile à observer dans le rayonnement visible, l’étoile IRAS 17163-3907 est l’une des 30 étoiles les plus brillantes dans l’infrarouge. Les récentes observations réalisées VISIR installé sur le Very Large Telescope (VLT) ont révélé que la plus proche hypergéante jaune est enfermée à l’intérieur de deux enveloppes distinctes. Les images obtenues évoquent un oeuf sur le plat, allégorie pertinente qui lui vaut désormais ce surnom.
Lire la suite»La galaxie « floconneuse » NGC 3521
- le septembre 19, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, VLT
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Dans la constellation du Lion, de nombreuses galaxies sont à observées telles M65 ou M66. Dans la mêlée, NGC 3521, vaste de 50 000 années-lumière, est l’une des plus gracieuse et étonnante, comme en témoigne l’image capturée par le VLT !
NGC 3521 appartient au genre des galaxies spirales « floconneuse ». Le mot est bien choisi car il est vrai, à la lecture de l’image ci-dessus réalisée avec l’un des télescopes géants du Very Large Telescope (VLT) et retravaillée par l’astronome amateur Oleg Maliy, que cet immense disque peuplé de centaines de milliards d’étoiles présente des formes grumeleuses le long de ses bras spiraux tentaculaires. Une caractéristique qui la différencie de galaxies spirales plus « classiques » comme M31 (galaxie d’Andromède) ou la notre, la Voie Lactée … !
Lire la suite»[Image du jour] Rencontre galactique dans l’amas de la Vierge
- le septembre 05, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Image du jour, VLT
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Première image du nouveau programme de l’ESO pour le grand public baptisé « Cosmic Gems » : le couple de galaxies « Les Yeux ». Celles-ci montrent des structures très perturbées par leur récente (100 millions d’années) rencontre.
A l’instar du programme « Hubble Heritage » chargé de la diffusion la plus large possible des beautés célestes capturées par le célèbre télescope spatial Hubble, l’ESO vient de lancer « Cosmic Gems », « les joyaux cosmiques ». L’organisme européen regroupant les grands observatoires de l’hémisphère sud souhaite ainsi rencontrer davantage le grand public et partager avec lui plusieurs des merveilles qui parsément l’Univers.
Lire la suite»Image du jour : superbulle autour d’un nid d’étoiles
- le juillet 26, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Supernova, Vidéos, VLT
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Dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC), une voisine de la Voie Lactée, on peut admirer l’amas ouvert NGC 1929 entourré d’une vaste coquille de gaz, teintée de rouge. La structure est une superbulle large de 325 années-lumière qui se nomme LHA 120-N 44 ou, pour faire plus court, N 44.
Ce sont en partie, les étoiles les plus jeunes et les plus massives qui ont créée cette immense envelloppe. Leur rayonnement ultraviolet repousse en quelque sorte le gaz résiduel présent autrefois à l’intérieur du nid stellaire !
A cela s’ajoute, des supernovae qui ont secouées plusieurs fois la grappe d’étoiles … Il n’est pas rare, en effet, que les étoiles les plus massives qui peuplent les amas ouvert, épuisent leurs ressources en hydrogéne plus rapidement que leurs congénéres modestes. Dans ce scénario, les réactions s’enchainent vite jusqu’à l’effondrement de l’étoile sur elle-même et explose violemment. L’empreinte de cette énergie libérée est visible sur les contours de la superbulle : restes ou rémanents des étoiles déchiquetées par l’explosion, matière explusée dans l’environnement interstellaire.
Du nouveau sur les trous noirs supermassifs dans les jeunes galaxies actives
- le juillet 16, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESA, ESO, Galaxie, Trou noir, VLT, XMM
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Chaque croix désigne une galaxie active hébergeant un trou noir supermassif (cliquez pour l'image HD)
Découverte du plus lointain quasar jamais observé
- le juillet 04, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESO, Quasar, Trou noir, VLT
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Des chercheurs ont découvert le plus lointain quasar connu à ce jour. Situé aux confins de l’Univers, il surprend beaucoup les astronomes par la masse très élevée du trou noir supermassif qui le compose. Leurs recherches ont été publiées dans la revue scientifique Nature.
Une lointaine galaxie qui se nomme ULAS J1120+0641, formée quelques centaines de millions d’années seulement après l’aube de l’Univers, rayonne de « mille feux » à travers tout le cosmos. Le trou noir supermassif qu’elle abrite possède une masse 2 milliards de fois supérieure à celle du Soleil ! L’ensemble forme un quasar dont la distance est évaluée par les chercheurs à 12,9 milliards d’années-lumière. Autrement dit, il s’agit du quasar le plus lointain découvert à ce jour, brillant dans un Univers encore très jeune, âgé de seulement 770 millions d’années. Les premières étoiles achèvent alors la dissipation du brouillard d’hydrogène neutre qui enveloppait la totalité de l’Univers, quelques 300 000 ans après le « Big Bang« . C’est l’ére de réionisation, qui va rendre l’Univers transparent …
Lire la suite»Eruptions géantes photographiées autour de Betelgeuse
- le juin 24, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Vidéos, VLT
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Une équipe internationale de chercheurs a pu observer avec le VLT les énormes éruptions de gaz et de poussières autour de la supergéante rouge Bételgeuse.
Hormis le Soleil, rares, très rares, sont les images de la surface d’une étoile et de son environnement. Les grandes distances contraignent les astronomes à n’étudier que leurs spectres. Cela étant, Bételgeuse (alpha orionis), l’étoile la plus brillante de la constellation d’Orion, est une exception. Sa grande taille permet aux astronomes de découvrir sa physionomie quelque peu perturbée par son agonie !
Bételgeuse dont l’éclat rougeâtre n’échappe pas aux observateurs des soirées d’hiver, est une supergéante rouge. C’est à dire une étoile aux dimensions démesurées, dont la fin toute proche (quelques mois, années, millénaires ?) se soldera par une explosion. Une supernova (lire à ce sujet : « Bételgeuse, prochaine supernova ?« )!
Sa taille, évaluée dés 1919, est de 827 millions de km soit la distance Soleil-Jupiter ! A côté de ce monstre, notre étoile fait pâle figure (1,4 millions de km, 109 fois le diamètre de la Terre).
Grâce à l’instrument VISIR (VLT spectrometer and imager for the mid–infrared) installé sur l’un des telescopes du VLT, une équipe de chercheurs a réussi à étudier son environnement direct. Observée dans le rayonnement proche-infrarouge, l’étoile montre une forte activité, dégageant dans l’espace d’énormes quantité de matière. Désigné comme une nébuleuse, on y devine d’épaisses colonnes et des courants ascendants de gaz, libérés depuis sa surface mouvementée. Des bulles gigantesques sont formées par les éruptions de l’étoile agonisante.
Les chercheurs supposent que l’enveloppe de Bételgeuse est riche en éléments lourds comme l’oxyde d’aluminium (Al2O3) et des silicates (SiO2), des éléments que l’on retrouve en abondance dans le manteau des planètes rocheuses comme la Terre (les planètes telluriques du système solaire sont constituées de poussières probablement éjectées par une supernova, ensuite disséminés dans la nébuleuse proto-solaire).
L’image ci-dessus montre les extensions sur plus de 60 milliards de km (400 fois la distance entre la Terre et le Soleil) des nuages de gaz et de poussières environnant Bételgeuse. Cette dernière est cachée - car trop lumineuse – à l’intérieur du disque noir central, derrière le cercle rouge. On découvre l’étoile monstrueuse de plus de 800 millions de km, cernée par une autre enveloppe de gaz révélée en 2009 par l’instrument NACO (contraction de NAOS et CONICA).
Crédit photo : ESO.
Collision d’amas de galaxies et traque de la matière noire
- le juin 22, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Chandra, Cosmologie, ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Vidéos, VLT
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De grands observatoires terrestres et spatiaux ont conjugués leur lumière pour prospecter Abell 2744 qui serait né de la collision de quatre amas galactique.
L’image ci-dessus, aux caractéristiques époustouflantes, réunie les prises de vue réalisées dans différentes longueurs d’onde par des télescopes prestigieux : Hubble, Chandra, Very Large Telescope (VLT) et Subaru. C’est ainsi, une petite partie du cosmos qui a été mise à nue par l’équipe de chercheurs : l’amas Abell 2744, également nommé amas de Pandore. Des centaines de galaxies s’y bousculent et toutes sont peuplées de centaines de milliards d’étoiles ! Evidemment, ça donne le vertige. Imaginez notre galaxie, la Voie Lactée, au milieu d’un tel troupeau, … nous nous sentirions perdu !
Lire la suite»Superbe vidéo des nuits du VLT richement peuplées d’étoiles
- le mai 31, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Time Lapse Video, Vidéos, VLT, Voie Lactée
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Impossible de ne pas parler – et publier – de cette vidéo qui montre la beauté des nuits à laquelle assistent les gens vivant et travaillant sur le site de l’un des plus grand observatoire du monde, le VLT.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette vidéo est magnifique. On reste bouche bée à la découverte de ces images d’une intense beauté. A la gloire du grand observatoire européen de l’hémisphère sud – et l’un des plus grands du monde -, le Very Large Telescope (VLT) et de son ciel nocturne d’une incroyable limpidité … Rassemblées au sommet du Mont Paranal à 2 635 mètres d’altitude, les grandes coupoles cubiques abritent chacune un télescope géant de 8,20 mètres de diamètre (Antu, le Soleil – Kueyen, la Lune – Melipal, la Croix du Sud et Yepun, Vénus) paraissent seules et loin du monde … Rappelant les géants de pierre de l’île de Pâques, les coupoles sont face à l’Univers, sur le rivage du monde, devant l’immensité peuplée de milliards d’autres mondes qui nous éclairent la nuit !
Lire la suite»
Observations dans l’infrarouge de la gigantesque tempête de Saturne
- le mai 31, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Cassini, ESO, NASA, Saturne, VLT
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La grande tempête apparue dans l’hémisphère nord de Saturne en décembre 2010, observée pour la première fois par une sonde spatial et aussi, depuis le sol terrestre, dans l’infrarouge thermique.
Repérée en décembre 2010, une gigantesque tempête s’est déclarée dans l’hémisphère nord de Saturne. Le phénomène, dont l’évolution est très attentivement suivie par nombre d’astronomes amateurs (voir image ci-dessous) et professionnels, s’amplifie au fil du temps, laissant de larges traces visibles dans sa haute atmosphère.
Depuis 1876 et l’avénement de puissants moyens d’observation, il s’agit de la sixième tempête étudiée par les astronomes. Le phénomène se répète pourtant chaque « année saturnienne » (révolution de Saturne autour du Soleil), c’est-à-dire tous les 30 ans environ, lorsque la planète géante change de saison et entre dans l’équinoxe du printemps … ! Pour la première fois, le phénomène est observé de prés par un vaisseau spatial – en l’occurrence la sonde spatiale américano-européenne Cassini – et dans l’infrarouge thermique, mettant nettement en évidence les variations de température à l’intérieur du vortex de plus de 5 000 kilomètres de large !
Dans l’intimité d’étoiles naissantes
- le mars 25, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, Nébuleuses, VLT
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Naissance agitée d’étoiles à quelques cenaines d’années-lumière de nous.
Classée troisième au palmarès de « les trésors cachés », cette image (réalisée avec le Very Large Telescope, VLT) ressortie des tiroirs de l’ESO et patiemment retravaillée par l’astronome amateur et photographe Sergey Stepanenko, nous fait littéralement entrer dans l’intimité de la nébuleuse NGC 6729. Située dans la constellation de la Couronne Australe, c’est une nébuleuse à émission et par réflexion très proches de nous et, par conséquent, l’une des plus étudiée : seulement 420 années-lumière nous en sépare !
Dans cette « cours » où brillent de nombreuses « étoiles nouveau-né », on peut distinguer quelques cas d’objets dits de « Herbig-Haro ».
Les vents expulsés par les plus jeunes étoiles frôlent le million de kilomètres par heure ! Déferlant sur plusieurs milliards de kilomètres, ils s’abattent et bousculent localement le gaz de la nébuleuse (véritable substrat dans lequel se forge les étoiles) et créent ces intrigants arcs lumineux – empreintes des puissantes ondes de chocs qui labourent cette partie de la nébuleuse – qui s’imposent dans ce paysage qui nous demeure invisible à nos petits yeux d’homo sapiens !
Télécharger l’image en haute-résolution (1,4 Mb).
Source : ESO.
Crédit photo : ESO/Sergey Stepanenko.
Formation d’un système planétaire en direct
- le mars 04, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, Vidéos, VLT
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Illustration des disques de poussière et de la planète qui gravitent autour de la jeune étoile T Cha
Assister quasiment en direct à l’émergence de planètes autour d’une étoile très jeune et en étudier l’évolution est un rêve ambitieux que chérissent les astronomes.
Dans un article publié le 24 février 2011 dans le journal Astronomy & Astrophysics, une équipe de chercheurs internationaux a dévoilé ses recherches réalisées au VLT sur l’étoile T Chamaeleontis et son disque de poussière proto-planétaire scindé en deux parties distinctes … !
Comme l’a déclaré l’astrophysicien Johan Olofsson de la Max Planck Institute, co-auteur de l’article rapportant ces observations, “de précédentes études ont montré que [l'étoile] T Cha était une excellente cible pour étudier comment se forment les systèmes planétaires », et en effet, cette étoile extrêmement jeune est ceinte d’un doubleau anneau de poussières. Les astronomes pensent que les deux anneaux sont comme séparés en deux parties par une sorte de sillon, soupçonnant soit la présence d’une naine brune (astre peu lumineux, plus massif qu’une planète géante mais pas suffisamment pour briller comme une étoile), soit celle d’une planète en formation (proto-planète), ramassant de la matière au fil de ses révolutions.
L’étoile où se déroule cette « gestation » se nomme T Chamaeleontis (T Cha). Elle se situe dans la constellation du Caméléon (Chamaeleontis) à 330 années-lumière de nous. Elle appartient à la catégorie T Tauri où sont rangées les étoiles qui n’ont pas encore achever leur formation et s’acheminent vers ce qui s’appelle la séquence principale. Les astronomes estiment l’âge de T Cha à seulement 7 millions d’années. C’est vraiment très jeune au su des 9 à 10 milliards d’années durant lesquels elle brillera …, à l’instar de notre Soleil.
Pouvoir « espionner » avec autant d’acuité les « premiers moments » d’un système planétaire lointain, autre que le notre (lequel, rappelons-le, s’est formé il y a 4,6 milliards d’années !) est une chance inestimable que les chercheurs ne veulent pas manquer ! Ceux-ci reconnaissent l’excitation que provoquznt ces observations menées avec l’interféromètre mise en place au Very Large Telescope de l’ESO. Les instruments Astronomical Multi-BEam combineR (AMBER) et NACO ont permis aux équipes de chercheurs de mettre en évidence indirectement (par détection) un sillon où la matière manque, qui scinde en deux le disque de poussières proto-planètaires … A seulement 20 millions de kilomètres de l’étoile débute le premier anneau puis, plus rien (ou presque) jusqu’à environ 1 milliard de kilomètres (en comparaison, la géante Jupiter gravite en moyenne à 740 millions de km du Soleil). Commence alors le second anneau qui s’étend jusqu’aux confins du système extrasolaire en pleine évolution.
C’est un peu comme assister à – et presque voir – l’accouchement des premières planètes d’une étoile née hier …, c’est à dire il y a moins de 10 millions d’années ! Un témoignage précieux qui aide les astronomes à mieux comprendre le passé du système solaire et l’émergence de ses planètes.
En vidéo, représentation du jeune système planètaire autour de l’étoile T Cha située à 330 années-lumière.
http://www.dailymotion.com/video/xhcyd2Source : ESO.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Paysage céleste de l’hémsiphère sud en vidéo
- le décembre 09, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, Observation, Télescope, Vidéos, VLT, Voie Lactée
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Splendide panorama du ciel de l’hémisphère sud enregistré à l’Observatoire du Mont Paranal.
Le photographe et astronome Stéphane Guisard nous fait partager une fois de plus son amour et sa passion pour le ciel de l’hémisphère sud, en particulier celui que sonde et scrute les grands télescopes de l’Observatoire de l’European Southern Observatory (ESO) situé au sommet du Mont Paranal au Chili. La récente publication d’une vidéo (à voir en haute résolution) témoigne de son talent à saisir les beautés du ciel. Celle-ci, nous plonge dans un paysage sidéral limpide déployé entre le coucher et le lever du Soleil, au-dessus de l’une des régions les plus arides du monde. On peut voir, bordant l’image prise en « fisheye« , les quatre bâtiments principaux (aux dimensions de cathédrales) qui abrite chacun des télescopes de 8,2 mètres de diamètre. Embrassant la totalité de la voûte céleste, la vidéo a également été « déroulé », extrapolée, offrant ainsi un point de vue à 360°.
Les ingénieurs du VLT emploient des techniques d’interférométrie afin d’augmenter la résolution des télescopes. Le laser jaune jaillissant de l’une des « coupoles » est chargé de sonder les couches de l’atmosphère terrestre et d’évaluer la turbulence pour la « corriger » ensuite au moyen de l’optique adaptative.
Impossible de ne pas reconnaître, tels deux fantômes pâles voguant sur les rives de la Voie Lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan, deux galaxies naines irrésistiblement attirée par notre grande galaxie spirale.
Crédit photo/vidéo : Stéphane Guisard.
Collection de galaxies spirales déshabillées de leurs poussières
- le novembre 07, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, VLT
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Quelques-unes des plus célèbres galaxies spirales que compte l’« Univers local » ont été photographiées dans l’infrarouge par la toute nouvelle caméra à très haute-résolution et grand champ HAWK-I installée au Very Large Telescope (VLT) du Mont Paranal au Chili.
la nouvelle caméra High-Acuity Wide-field K-band Imager (HAWK-I) permet aux astrophysiciens utilisant les télescopes géants du VLT, d’observer l’Univers et en particulier, des galaxies, dans le rayonnement infrarouge faible. La haute technologie et la très grande précision de l’instrument développé par l’ESO offre ainsi des vues inédites sur des galaxies spirales distantes de quelques dizaines de millions d’années-lumière. Les poussières qui, dans le visible, masquent des pans entier des galaxies, ont comme été gommées. Les yeux géants du VLT ont ainsi pu mettre à nu quelques-unes des galaxies spirales les plus célèbres, certaines montrant des similitudes avec la Voie Lactée.
La première d’entre elles présentée sur l’image composite ci-dessus, est NGC 5247 (cliquez pour télécharger l’image). Située à environ 70 millions d’années-lumière de nous, elle arbore deux grands bras spiraux et de plus petits qui semblent incomplets ou brisés.
La seconde n’est autre que la grande et célèbre Messier 100 (également NGC 4321), l’une des plus belles galaxies spirales connues. On peut admirer deux superbes bras spiraux enroulés autour du bulbe central. M 100 est à 55 millions d’années-lumière de notre galaxie et appartient au grand amas de galaxies de la Vierge.
La troisième galaxie est à 65 millions d’années-lumière de nous. NGC 1300 est une remarquable galaxie spirale barrée, une variété présentant une barre bien droite, composée de milliards d’étoiles bien sûr, dont le prolongement se tord et s’arrondit. Elle est assurément l’une des représentatives de cette catégorie.
C’est à 75 millions d’années-lumière de la Voie Lactée que se trouve la galaxie spirale NGC 4030. Très dense, elle fut l’hôte récente d’une supernova repérée par l’astronaute Takao Doi en 2007. La luminosité de celle-ci rivalisait avec celle de la galaxie toute entière !
La cinquième galaxie observée est NGC 2997, relativement proche de nous, à 30 millions d’années-lumière. C’est l’une des plus lumineuses de l’amas de la Machine Pneumatique, lequel appartient au superamas où figure également la Voie Lactée et l’ensemble de ses voisines.
La sixième galaxie espionnée avec la caméra HAWK-I fait partie d’une classe intermédiaire. Située à 65 millions d’années-lumière, NGC 1232 est entre spirale barrée et spirale non-barrée …
L’impressionnante diversités des galaxies spirales, collectée et collectionnée par les astronomes pour tenter de comprendre et reconstituer la complexité de leurs structures.
Télécharger l’image en très haute-résolution (4,6 Mb).
Via European Southern Observatory (ESO).
Crédit photo : ESO/P. Grosbøl.
La galaxie la plus lointaine jamais observée
- le octobre 22, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESO, Hubble, NASA, Vidéos, VLT
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Une équipe d’astronomes confirme la distance record d’une galaxie observée quelques 600 millions d’années après le Big Bang.
Repérée au préalable sur les derniers relevés « Hubble Ultra Deep Field » datant de 2009 du télescope spatial Hubble, la galaxie nommée UDFy-38135539 voit sa distance de 13,1 milliards d’années-lumière confirmée par une équipe d’astronomes.
Une distance record que les chercheurs ont pu établir grâce à la grande précision du spectroscope infrarouge SINFONI installé sur l’un des télescopes de l’observatoire européen Very Large Telescope (VLT). Son décalage vers le rouge ou redshift est de 8,6. Cela nous laisse entrevoir une des plus lointaines galaxies jamais observée, dans la prime jeunesse de l’Univers, 600 millions d’années seulement après le Big Bang. En ce temps-là, très lointain, l’Univers est envahi d’une brume d’hydrogène très épaisse qui absorbe les rayonnements ultraviolets. Quelques galaxies émergent, le rayonnement intense de leurs étoiles parvient à dissiper le brouillard froid et opaque, commence alors la période de ré-ionisation, laquelle met fin à celle dite « âge sombre » !
Les observations de UDFy-38135539 suggèrent aux chercheurs que d’autres galaxies, plus petites et plus faibles en luminosité, la côtoient. Son rayonnement apparaît, en effet, insuffisant pour dissiper à elle seule et autour d’elle tout ce brouillard.
Pour les astronomes, les instruments actuels sont au maximum de leurs possibilités, c’est pourquoi ils attendent avec enthousiasme et, sans doute, impatience la mise en route du futur plus grand télescope au monde l’European Extremely Large Telescope (EELT), prévu pour 2018.
En vidéo, plongée dans le « Hubble Ultra Deep Field », aux confins de l’Univers, 13,1 milliards d’années-lumière dans l’espace et le temps.
L’ére de re-ionisation de l’Univers
Télécharger l’image en très haute-résolution (2,3 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, G. Illingworth (UCO/Lick Observatory and University of California, Santa Cruz) et the HUDF09 Team.
NGC 1365, une superbe galaxie spirale barrée
- le octobre 05, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, Vidéos
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Portrait dans l’infrarouge de l’une des plus grandes et « impeccables » galaxies spirales barrées connue : NGC 1365.
Photographiée dans l’infrarouge par la caméra HAWK-I installée sur l’un des télescopes du VLT, la galaxie spirale barrée NGC 1365, située à 60 millions d’années-lumière de nous, dévoile nombre de détails sur sa structure aux astronomes ébahis. Une partie des nuages de poussières interstellaires apparaissant sur les images réalisées dans le visible sont ici gommées. Etendue sur plus de 200 000 années-lumière de diamètre, cette galaxie arbore d’innombrables amas ouverts et de nébuleuses aux couleurs chatoyantes.
Outre le bulbe galactique, les étoiles les plus âgées se répartissent également le long des deux barres de la grande galaxie. L’étude montre que son champ magnétique est perturbé par ces deux axes particulièrement droits, ce qui influence les nuages moléculaires et donc la formation des étoiles.
Des recherches récentes suggèrent que la Voie Lactée possède une forme, une structure, en spirale barrée. Observer NGC 1365 permet aux astronomes de mieux comprendre la formation des galaxies et aussi l’évolution de la notre.
En vidéo, zoom sur la galaxie spirale barrée NGC 1365 et comparaison des images de la galaxie obtenues dans le visible et l’infrarouge.
Crédit photo : ESO/P. Grosbøl.























