Pour leurs 35 ans, Voyager 1 et 2 approchent des frontières du système solaire

Illustration de l’héliosphère, sphère d’influence du Soleil, que Voyager 1 et 2 s’apprêtent à franchir

Les missions Voyager 1 et 2 qui fêtent leurs 35éme anniversaire approchent à grand pas du milieu interstellaire.

Le 20 août 2012, la NASA fêtait les 35 ans du lancement de la sonde spatiale Voyager 2. Après avoir survolée les quatre plus grandes planètes du système solaire — Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune — elle poursuit son périple, à l’aventure vers d’autres régions de la galaxie … Actuellement à 15 milliards de kilomètres du Soleil (soit 99 UA ou Unités Astronomiques, la distance moyenne Terre-Soleil), elle continue de transmettre alors qu’elle traverse l’héliosphère, immense poche magnétique crée par les particules chargées émises par notre étoile qui nous protège des violents rayons cosmiques. 

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Image du jour : portrait de Neptune par Hubble à l’occasion de l’anniversaire de sa découverte

Neptune

Neptune photographiée par Hubble à l'occasion du 165 éme anniversaire de sa découverte

Ce 12 juillet 2011 marque le 165 éme anniversaire de la découverte de Neptune par Johann Galle. C’est aussi la fin de la première année « neptunienne » depuis que l’humanité la connait. La planète géante, 17 fois plus massive que la Terre, accomplit une orbite complète en 165 ans.

Durant toutes ces années (terrestres), le visage de notre planète a beaucoup changé et nombreuses ont été les découvertes et, malheureusement, les guerres (…). Nous avons tourné autour de notre étoile 165 fois et Neptune qui, désormais, occupe la dernière place dans le système solaire (depuis 2006, Pluton est classée dans la catégorie des planètes naines), vient seulement de terminer un tour !

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Nouvelles données sur la formation du système solaire

Genesis Artist's View

Vue d'artiste de la sonde spatiale Genesis qui a récolté des particules du vent solaire

Un groupe de chercheurs français suggère dans son étude d’échantillons du vent solaire ramenés par la sonde Genesis, une formation différente pour les planètes telluriques comme la Terre et les planètes gazeuses.

Après un long séjour de 27 mois à proximité de notre étoile, la sonde spatiale Genesis a rapporté sur Terre des échantillons du vent solaire, pris dans ses « filets » au cours de sa périlleuse expédition. Par la suite, la NASA en a confié une partie à une équipe sélectionnée de chercheurs français du Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) de Nancy et le CNES. Pendant plusieurs années, ils se sont penchés dessus et viennent de révèler leurs conclusions dans la prestigieuse revue Science du 24 juin 2011.

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La sonde Messenger réalise un portrait de famille du système solaire

Portrait du système solaire

Messenger photographie une partie du système solaire

Vingt et un ans après le vaisseau Voyager 1 (lequel s’enfonçant dans les profondeurs de l’espace, avait signé un portrait de l’ensemble du système solaire), la sonde spatiale Messenger livre à son tour son point de vue depuis l’intérieur …

La sonde spatiale Messenger, qui manoeuvre depuis quelques temps pour s’insérer en orbite autour de la petite Mercure, a réalisée un partiel portrait de famille du système solaire. L’image réunie 34 clichés réalisés entre le 3 et le 16 novembre 2010.
La planète la plus visible car la plus brillante de toutes est naturellement Vénus. Quasiment de la même taille que la Terre, elle est éloignée de plusieurs dizaines de millions de kilomètres du vaisseau qui la photographiait. La Terre est également bien visible. L’agrandissement montre son compagnon, la Lune distante de moins de 400 000 kilomètres. Il n’est pas difficile non plus de reconnaître Jupiter et ses quatre satellites galiléens (Io, Europe, Ganymede et Callisto). La plus grosse planète du système solaire demeure un point très lumineux à de plusieurs centaines de millions de kilomètres.
Plus loin encore et, certes, beaucoup plus difficile à distinguer car noyés dans l’obscurité, les planètes géantes et gazeuses Uranus et Neptune.
Mercure est absente de ce portrait réalisé par Messenger dans son giron. Mars et Saturne manquent aussi à l’appel car situées de l’autre côté du vaisseau, à l’instar de notre étoile autour de laquelle gravitent toutes ces planètes !

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De l’hypothétique existence de la planète Tyche

distance dans le système solaire

Echelle des distances en unité astronomique dans notre système solaire

Existence très contestée d’une neuvième planète nommée Tyché au-delà du nuage de Oort. Science-fiction ou réalité ?

Une planète quatre fois plus grande que Jupiter se cacherait au fin fond du système solaire ? C’est ce qu’affirment de nouveau John Matese et Daniel Whitmire de l’Université de Louisiane. Dans l’article publié dans le quotidien britannique The Independent, les deux chercheurs évoquent l’existence d’une planète super-géante nommée Tyché (divinité grecque de la chance), entre une et quatre fois la masse de Jupiter, située aux confins du système solaire, quelque part dans le vaste nuage de Oort. Sa distance représenterait 500 fois celle qui sépare Neptune du Soleil (ou 300 fois la distance Soleil-Pluton), soit environ 2 500 milliards de kilomètres (un quart d’une année-lumière !). Une année passée sur cette hypothétique planète durerait 1,8 millions d’années terrestres ! Telle est, en tout cas, la durée estimée de sa « révolution tranquille » autour de notre étoile. Selon les auteurs, la planète est en passe d’être confirmée par les observations infrarouge du satellite Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE), ce qu’a immédiatement démenti l’équipe en charge de la mission. Si Tyché existe vraiment, les données acquises avec WISE au cours des multiples campagnes d’observation qui embrassent l’ensemble de la voûte céleste dans le rayonnement infrarouge l’ont certainement enregistré. En plus d’une année (la mission a été lancée en décembre 2009), WISE a fait la découverte de 20 comètes, 134 corps solides rôdant entre la Terre et Mars et plus de 33 000 astéroïdes ! Impossible donc, qu’elle est échappée à la sensibilité de ses caméras.
A ce jour, les pairs des deux chercheurs sont en grande majorité sceptique. Ils ne partagent pas cette hypothèse et déplorent un manque de preuves manifeste, les jugeant trop faibles.

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Ephémérides Décembre 2010

Événements et phénomènes astronomiques à observer au cours du mois de décembre 2010

Eclipse partielle de Lune

Eclipse partielle de Lune

  • 1er décembre : En deuxième partie de nuit, la Lune est en conjonction avec Saturne.
  • 2 décembre : En fin de nuit, la Lune est visible à proximité de l’étoile Spica, la plus brillante de la constellation de la Vierge.
    A l’aube, la Lune est en conjonction avec Vénus.
    15 éme anniversaire du lancement de la sonde spatiale SOHO, observatoire solaire prolifique dont la mission a été prolongée plusieurs fois.
  • 3 décembre : Maximum de luminosité de Vénus (magnitude -4,6) !
  • 5 décembre : Nouvelle Lune.
  • 7 décembre : Au crépuscule, au dessus d’un horizon sud-ouest dégagé, un fin croissant lunaire est observable à côté de Mercure.
    Il y a 15 ans, la sonde spatiale Galileo s’insérait en orbite autour de Jupiter pour une longue exploration de la planète géante et de ses nombreux satellites naturels.
  • 11 décembre : Première partie de nuit, la Lune est en conjonction avec Neptune (celle-ci est invisible à l’œil nu).
  • 13 décembre : Premier Quartier de Lune.
    Notre satellite naturel est au plus loin de la Terre (apogée) à 404 386 kilomètres.
    Première partie de nuit, la Lune est en conjonction avec Jupiter.
    Visible dans un instrument : tous les satellites galiléens (du plus proche au plus loin : Io, Europe, Ganymède et Callisto) de Jupiter sont visibles alignés à l’ouest de la planète géante.
  • 14 décembre : La Lune est en conjonction avec Uranus (celle-ci est invisible à l’œil nu).
    Toute la nuit, maximum de l’essaim d’étoiles filantes « Les Géminides ». Possibilité d’en voir jusqu’à 120 par heure ! Enthousiasme à nuancer toutefois car la Lune gibbeuse peut gêner dans l’observation.
  • 15 décembre : Il y a 40 ans, la sonde spatiale soviétique Venera 7 fut la première à se poser à la surface de la planète la plus chaude du système solaire, Vénus.
  • 18 décembre : Le Soleil arrive dans la constellation du Sagittaire.
    A observer dans un instrument, nouvel alignement des satellites galiléens, cette fois, à l’est de Jupiter.
  • 19 décembre : Première partie de nuit, la Lune est visible à côté de l’amas ouvert les Pléiades.
  • 21 décembre : Solstice d’hiver dans l’hémisphère nord. Jour le plus court de l’année.
    Pleine Lune.
    Celle-ci est au plus prés de la Terre (périgée), à 368 454 kilomètres.
    Deuxième partie de nuit : éclipse partielle de Lune (en Europe, totale pour les habitants de l’Amérique du Nord).
    Nouveau survol d’Encelade, satellite de Saturne, par la sonde spatiale Cassini.
  • 27 décembre : La Lune est en conjonction avec la planète naine Junon (celle-ci est invisible à l’œil nu).
  • 28 décembre : Dernier Quartier de Lune.
  • 29 décembre : La Lune est en conjonction avec Saturne.
  • 31 décembre : La Lune est en conjonction avec Vénus.

Quelles sont les planètes visibles ce mois-ci ?

  • Mercure est observable au début du crépuscule entre le 1er et le 10 décembre (plus longue élongation à l’est du Soleil).
  • Vénus est visible à l’aube.
  • Mars est impossible à observer.
  • Jupiter est visible dès le coucher du Soleil. La planète géante demeure le premier astre à briller au crépuscule.
  • Saturne est visible en deuxième partie de nuit dans la constellation de la Vierge.
  • Uranus est visible dans la constellation des Poissons, non loin de Jupiter. Invisible à l’œil nu, un instrument est nécessaire pour l’observer.
  • Neptune est visible dans la constellation du Verseau. Invisible à l’œil nu, un instrument est nécessaire pour l’observer.

En complément :
Le logiciel gratuit Stellarium (Mac, Windows, Linux) vous permet de visualiser le ciel, les étoiles et les constellations à n’importe quelle heure de la journée.

Deep Sky Observing passe en revue les 110 objets du célèbre catalogue de Messier.

Je vous invite aussi à parcourir l’excellent site Shadow and Substance où de nombreuses animations illustrent les principaux phénomènes planétaires du mois et de l’année en cours : éclipses de Soleil, éclipses de Lune, étoiles filantes, occultation des satellites de Jupiter, etc.

Éphéméride rédigé à partir de l’indispensable « Guide du Ciel » de Guillaume Cannat.

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Retour de la bande équatoriale sud de Jupiter

Bande Equatoriale Sud de Jupiter

Bande Equatoriale Sud de Jupiter (cliquez pour agrandir)

Après une « éclipse » de plusieurs mois, la bande équatoriale sud de Jupiter fait progressivement sa réapparition.

Au printemps 2010, la bande de couleur rouge-brun située sous l’équateur de Jupiter avait quasiment disparue sous les yeux ébahis des astronomes, laissant à la place, une bande blanche … Au début de ce mois de novembre, l’astronome amateur Christopher Go (voir son site internet) décelait les signes avant-coureurs de sa réapparition, un sursaut lumineux aux mêmes latitudes !

Des observations dans l’infrarouge menées avec les télescopes de l’Observatoire Keck confirment qu’il y a bien un retour de la South Equatorial Band/Belt (SEB), indiquant une activité qui balaie la la formation blanche composée de glace d’ammoniac. En réalité, cette bande blanche a recouvert totalement les nuages bruns visibles à une altitude inférieure. Ce phénomène météorologique semble concerné uniquement la ceinture équatoriale sud. Son homologue nord est régulièrement préservé comme le montre les observations de plusieurs dizaines d’années.

A noter également que la célèbre tâche rouge de Jupiter a connue ces derniers mois une hausse de ses couleurs rouges et bruns, suggérant un lien avec les modifications météorologiques de ces derniers mois.

L’étude de ces phénomènes permettent aux chercheurs de mieux connaître la chimie qui règne dans l’atmosphère tumultueuse de la plus grosse planète du système solaire.

Télécharger l’image en haute-résolution.

Crédit photo : NASA/JPL/UH/NIRI/Gemini/UC Berkeley.

Comètes volées à d’autres systémes solaires

Illustration de ceintures d'astéroïdes

Illustration de ceintures d'astéroïdes

Une récente étude menée par le Southwest Research Institute (SWRI) suggère qu’une partie des comètes que nous voyons et connaissons proviennent d’autres systèmes solaires.

Aux confins de notre système solaire, au-delà de la minuscule Pluton (planète naine) se promène des millions de corps glacés de petites tailles liés gravitationnellement au Soleil. Parfois, ils se bousculent et font alors une intrusion dans le système solaire interne où ils essaiment glace et poussières. Il s’agit de comètes et certains chercheurs les évaluent à plus de 400 milliards dans le vaste nuage de Oort qui ceint notre étoile.

Le Southwest Research Institute (SWRI) a réalisé des simulations informatiques de l’évolution de ces régions en marge de notre système solaire. Il apparaît que nombre de ces corps ont été volé à d’autres étoiles dans un passé lointain. Pour mieux le comprendre, il faut remonter à la formation du Soleil.

A l’instar de nébuleuses que nous observons accouchant d’étoiles, le Soleil et ses étoiles-sœurs se sont formées il y a environ 4,6 milliards d’années dans une nébuleuse qui est aujourd’hui dissipée. Des nuées de poussières entourées alors chacune d’entre elles. La simulation montre que la proximité a favorisé les échanges et les entremêlements de matières. Par conséquent, certaines de nos comètes ont pu se formés à partir d’éléments dispersés par d’autres étoiles.

Non seulement, les comètes et tous les « objets » du nuage de Oort peuvent éclairer les scientifiques sur la naissance du système solaire mais aussi livrer quelques secrets sur des étoiles de la même famille que le Soleil.

Crédit photo : NASA.

Voyage intergalactique en 3D avec SpaceMap sur iPad

SpaceMap

L'application SpaceMap pour iPad invite au voyage intergalactique en 3D

Exploitant les dimensions ludiques, ergonomiques et pédagogiques de l’iPad, l’application StarMap offre un voyage en 3D épatant d’un bout à l’autre de la galaxie et du groupe local.

Déjà connu pour ses superbes applications (iPod Touch, iPhone et maintenant iPad) StarMap et StarMap Pro qui se distinguent par leur intelligence, leur clarté dans l’utilisation et la richesse des contenus, l’éditeur ajoute dans son escarcelle une nouvelle application extraordinaire, SpaceMap, qui nous emmène très loin et ne peut qu’attirer l’attention de tous les curieux d’astronomie !

Derrière le nom de SpaceMap se cache une magnifique application (optimisée pour l’iPad) qui propose un séduisant voyage à grande échelle dans l’espace plus ou moins proche … ! Par simple application des doigts sur l’écran, on peut ainsi choisir sa destination dans l’espace intersidéral et intergalactique, varier les points de vue et basculer d’une planète à l’autre, du Soleil à toutes ses voisines, de la Voie Lactée au groupe local, etc. Un trip alléchant d’un bout à l’autre de la galaxie, en 3D de surcroît ! Très vite, on s’amuse à s’égarer dans le système solaire puis à changer d’échelle, s’éloigner pour mieux s’égarer et s’offrir une vue d’ensemble du petit quartier de la galaxie où (habite) se situe notre Soleil … Impressionnant ! Pincements ou écartements des doigts permettent une appréhension ludique et pédagogique de notre environnement stellaire. On s’éloigne encore jusqu’à cerner notre galaxie toute entière et ses voisines bien connues comme la galaxie d’Andromède. On peut continuer notre voyage spatial jusqu’à englober l’ensemble du groupe local de galaxies.

On ne peut qu’apprécier la somme d’informations et de détails glissés tout au long de ce « space trip ». En outre, la réalisation graphique est de très bonne facture, la 3D offre profondeur et mouvements, un dynamisme séduisant qui permet à la fois de s’amuser et d’apprendre. Les doigts se promènent sur l’écran et glissent dans un improbable voyage cosmique qui s’étend sur plusieurs millions d’années-lumière. A découvrir tout de suite ! Tous les ingrédients sont là pour une réussite, qui plus est, qui soit à la portée du grand public. Cela vaut bien la note de 5 sur 5 dans l’App Store.

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SpaceMap (4,99 €).

Découverte de la première exoplanète habitable

Le système extrasolaire Gliese 581

Le système extrasolaire Gliese 581 situé à 20,5 années-lumière de nous (cliquez pour agrandir)

Une équipe de chercheurs internationaux déclare avoir découvert la première exoplanète tellurique située dans la zone habitable.

L’étoile Gliese 581 dans la constellation de la Balance n’a pas fini de faire parler d’elle. Située à 20,5 années-lumière de notre système solaire, cette naine rouge est relativement proche de nous. Plusieurs exoplanètes ont été découvertes dans son entourage dont une super-terre. Une étude menée durant 11 années montre que l’étoile possède une planète aux dimensions proches de celles de notre Terre dans la zone d’habitabilité.

La zone d’habitabilité d’une étoile varie selon sa taille et sa luminosité. Il s’agit de la région considérée comme « habitable » où l’eau peut y demeurait à l’état liquide … A la surface de ces mondes, il ne ferait ni trop chaud ni trop froid, à l’instar de la Terre. C’est, bien entendu, les régions privilégiées par les exobiologistes.

Cette nouvelle planète détectée dans le système multiple de Gliese 581 ne fait pas encore l’unanimité dans la communauté scientifique, certains attendant plus d’informations encore pour valider cette grande découverte. Toutefois l’équipe internationale d’astronomes emmenée par Steven Vogt et Paul Butler qui a rendu public ses recherches est très enthousiaste. Nommée pour l’instant Gliese 581g – Steven Vogt voudrait lui donner le nom de sa femme Zarmina – est une exo-terre dont la masse serait légèrement supérieure à 3 masses terrestres. D’après les modèles informatiques, elle aurait 1,5 fois le rayon de notre planète et une gravité entre 1,1 et 1,7 fois celle qui règne chez nous ! L’étoile-hôte est une naine rouge, 3 fois plus petite que le Soleil et environ 100 fois moins lumineuse que celui-ci. A 10 millions de kilomètres de là, Gliese 581g aurait une orbite synchrone durant 37 jours ! Tout comme pour la Lune autour de la Terre, l’orbite synchrone signifie que cette planète, probablement tellurique, présente toujours la même face à son étoile. Ce qui suppose de forts contrastes de températures entre la partie éclairée et celle plongée dans l’obscurité permanente, nonobstant l’action d’une atmosphère et de gaz à effets de serre comme le dioxyde de carbone (CO2). Les chercheurs estiment sa température en surface entre – 31° C et – 12° C !

Pour les astronomes qui signent cette découverte, Gliese 581g est une excellente cible pour y chercher des formes de vie ! Dans ses déclarations, Steven Vogt assure que « les chances de vie sur cette planète sont de 100% ! ». Son confrère Paul Butler ajoutant que la véritable question « devrait être de démontrer qu’il n’y en a pas ! ». Leur enthousiasme est très communicatif, on ne peut que se réjouir et se passionner d’une découverte jugée par d’autres comme trop précoce. Gliese 581g et ses consoeurs offre un magnifique terrain de recherche pour les exobiologistes. La première exoplanète véritablement habitable d’une série comptant très probablement des centaines de milliers d’autres ! Comme le remarque Steven Vogt, « si elles sont rares, nous ne devrions pas en avoir trouvé une si vite et si proche. La fraction de systèmes avec des planètes potentiellement habitables est probablement de l’ordre de 10 ou 20 %, et quand vous multipliez cela par les centaines de milliards d’étoiles dans la Voie lactée, vous trouvez qu’il pourrait y avoir des dizaines de milliards de ces systèmes dans notre galaxie ». N’est-ce pas exaltant et formidable ?!

L’existence de l’exoplanète Gliese 581g a été établie par l’équipe de Steven Vogt et Paul Butler en mesurant la vitesse radiale de l’étoile avec le spectrographe HiRES installé à l’Observatoire Keck I à Hawaï et en croisant les données obtenues avec le projet High Accuracy Radial velocity Planetary Search project (HARPS) de l’Université de Genéve. Plus de 238 mesures furent ainsi accumulées durant 11 années, conduisant à la conclusion de l’existence de ce monde entre les orbites de deux autres super-Terres. Le système Gliese 581 promet bien d’autres surprises.

Place à l’imagination pour peindre ce monde lointain partagé entre lumière et ténèbres, blotti auprès d’une petite étoile.

Source : Discovery News : « Earth-Like Planet Discovery Buoys Search for Life » et University of California Santa Cruz :
« Newly discovered planet may be first truly habitable exoplanet ».

Crédit photo : National Science Foundation.

La météorite d’Orgueil donne de nouveaux indices sur la formation du système solaire

La météorite Orgueil

La météorite Orgueil

Une nouvelle étude de la météorite d’Orgueil renforce l’idée que l’explosion d’une supernova, il y a environ 4,5 milliards d’années a entrainé la formation de notre étoile, le Soleil.

La météorite d’Orgueil doit son nom au village éponyme dans le Tarn et Garonne où elle s’est écrasée en 1864. Une équipe de scientifiques internationaux s’est de nouveau penchée sur ce corps rocheux qui a erré dans l’espace interplanétaire pendant des milliards d’années. Les avancées technologiques récentes ont permis d’en étudier des minuscules fragments et d’y découvrir la présence, certes infime, de l’isotope 54  du chrome. Jusqu’à aujourd’hui les instruments de mesure ne parvenaient à résoudre ces nanoparticules. L’isotope 54 du chrome témoigne de l’explosion violente d’une étoile dans le voisinage de la nébuleuse solaire primitive. L’élément s’est ensuite disséminé dans le nuage, se mélangeant à d’autres poussières … Son in-homogénéité intrigue cependant les scientifiques. La formation du disque proto-planétaire est probablement responsable de cette distribution variable, expulsant les plus petites particules vers l’extérieur.

Les météorites et astéroïdes renferment bien des secrets sur la formation de notre système solaire. Elles concentrent toute l’attention des spécialistes pour leurs témoignages précieux de cette genèse. Ces roches aux formes très variées voyagent depuis l’aube de notre étoile, voire même depuis bien avant, en attestent leurs « chairs » pétries d’atomes créent lors d’explosion d’étoiles en supernovæ !

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse du CNRS.

Crédit photo : MNHN.

Survol de Lutetia par la sonde spatiale Rosetta réussi

L'astéroïde Lutetia

L'astéroïde Lutetia photographié par Rosetta (cliquez pour agrandir)

Grand succès pour l’ESA et la sonde spatiale Rosetta dans l’approche de l’astéroïde Lutetia.

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) se félicite de l’approche réussie de l’astéroïde Lutetia par la sonde spatiale Rosetta. Une rencontre qui s’est déroulée sans encombres, le 10 juillet 2010, à une distance de 3 162 kilomètres. La moisson de données s’annonce fructueuse. Les premières images viennent d’être publiées et offrent des détails inégalés sur cet objet de la ceinture d’astéroïdes. Les scientifiques n’ont pu s’empêcher de remarquer l’abondance de cratères criblant sa surface. Selon eux, il s’agit probablement d’un objet datant du système solaire primitif, âgé d’environ 4,5 milliards d’années ! Il a été établi aussi que le côté le plus long de l’astéroïde mesure 130 kilomètres. Les divers instruments de mesures tel le spectromètre OSIRIS (Optical Spectroscopic and Infrared Remote Imaging System) ont collectés un important volume de données durant le survol qui a duré quelques heures. Il faudra aux ingénieurs et chercheurs de longs mois pour démêler, étudier, comprendre, interpréter tout cela. Les astéroïdes du type de Lutetia apparaissant, comme une pierre angulaire dans ce qui n’est autre qu’une « quête des origines ».
Le nom de Rosetta vient de la pierre de Rosette, celle-là même qui, autrefois, à aider l’archéologue français Champollion à décoder nombre de hiéroglyphes qu’il tenait entre les mains.

Approche de l'astéroïde Lutetia

Approche de l'astéroïde Lutetia (cliquez pour agrandir)

A présent, la sonde spatiale se dirige vers la comète Churyumov-Gerasimenko. Elle l’atteindra en 2014 pour y déposer une petite sonde nommée « Philae » à sa surface. Elle accompagnera la comète dans sa fougueuse course autour du Soleil pendant plusieurs mois, quelque part entre la ceinture d’astéroïdes et l’orbite de Jupiter.

Voir aussi le blog de Rosetta. Vous pouvez aussi revoir la soirée de présentation de l’ESA.

Crédit photo : ESA 2010 MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA.

Ne manquez pas le survol de l’astéroïde Lutetia par la sonde spatiale Rosetta

Illustration de l'astéroïde 21 Lutetia

Illustration de l'astéroïde 21 Lutetia

La sonde spatiale européenne Rosetta, qui a quittée la Terre en 2004, survolera aujourd’hui 10 juillet, à partir de 17 h 45, le petit astéroïde 21 Lutetia.

Encore mal connu des astronomes, ce rendez-vous avec un petit corps rocheux errant dans le système solaire depuis plusieurs milliards d’années, apportera de savoureux détails sur ses véritables dimensions et sa composition. Le vaisseau Rosetta survolera Lutetia a une distance de 3 000 kilomètres, en fin d’après-midi, à partir de 18 h 30 (CEST) soit 17 h 45 en France. L’événement sera retransmis sur le site internet officiel de Rosetta et sur Livestream.
Universcience propose également la diffusion des images en quasi-direct de cet objet qui appartient à la ceinture d’astéroïdes.
Pour compléter la couverture médiatique, des chercheurs proposent une rencontre à l’auditorium de la cité des Sciences de Paris, ce soir, à 20 h 30. Avis aux parisiennes et parisiens curieux de l’événement. Seront commentées en continu et en live, les données envoyées par le vaisseau spatial.

En 2008, Rosetta avait tentée l’expérience lors de l’exploration de l’astéroïde 2867 Stein. Le survolant à 800 kilomètres de distance.

Prochain objectif de la mission : approche et atterrissage sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en 2014. Un voyage qui lui aura fait parcourir au total, 7 milliards de kilomètres !

Les données collectées répondront, en partie, aux questions sur la genèse de notre étoile et de ses planètes.

En vidéo, survol de l’astéroïde Stein par Rosetta.

Image de prévisualisation YouTube

Suivez l’Agence Spatiale Européenne @ESA sur Twitter.

Crédit photo : ESA/C. Carreau.

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Voyager 2 voyage dans l’espace depuis plus de 12 000 jours

Voyager

La sonde spatiale Voyager 2. (cliquez pour agrandir)

La sonde spatiale Voyager 2 vient de franchir les 12 000 jours de voyage dans l’espace. Avec son homologue Voyager 1, il s’agit des engins de fabrication humaine les plus éloignés de notre planète. Plus de 21 milliards de kilomètres ont déjà été parcouru depuis leur lancement.

Le 28 juin 2010, la sonde spatiale Voyager 2 dépassait le chiffre symbolique des 12 000 jours passés dans l’espace. A présent, le vaisseau spatial de la NASA et du JPL qui a exploré les planètes géantes se dirige vers les confins du système solaire. Depuis son lancement en août 1977, Voyager 2 a parcouru plus de 21 milliards de kilomètres ! Sa distance du Soleil est d’un peu mois de 14 milliards de kilomètres ! Jamais une machine de fabrication humaine n’aura été aussi loin dans l’espace. Pour communiquer avec, les ingénieurs doivent patienter plus de 12 heures. Les astronomes estiment que Voyager 1 et 2 pourraient atteindre le milieu interstellaire dans plus ou moins cinq ans !

Voyager 1, qui fut lancé quelques jours après son homologue, dépassera à son tour les 12 000 jours de périple interplanétaire. 22 milliards de kilomètres ont déjà été parcouru et il est encore plus éloigné de notre étoile que Voyager 2 : 17 milliards de kilomètres !

Cela peut donner le vertige à notre échelle d’être humain mais le voyage de ces deux sondes américaines ne représente qu’une très petite distance au regard du « vide » qui les attend avant de rejoindre un autre système planétaire. Une moyenne de 4 années-lumière soit environ 40 000 milliards de kilomètres nous en sépare ! Des dizaines de milliers d’années s’écouleront avant que leurs « épaves » ne s’égarent dans le « giron » d’une autre étoile.

Télécharger l’illustration de Voyager 2 en haute-résolution (1,6 Mo).

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech.

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Minéraux hydratés également découverts dans l’hémisphère nord de Mars

Présence de minéraux hydratès dans des cratères de l'hémisphère nord martien

Les étoiles signalent la présence de minéraux hydratès dans ce cratère de l'hémisphère nord martien

Une étude réunissant des chercheurs américains et français démontre la présence de minéraux hydratés dans les couches inférieures de certains cratères de l’hémisphère nord de Mars. Une découverte qui favorise la thèse d’un passé humide pour notre voisine la planète rouge.

Depuis quelques années, les spectromètres des sondes spatiales Mars Reconnaissance Orbiter (NASA) et Mars Express (ESA) ont plusieurs fois mis au jour des régions riches en minéraux hydratés ou « phyllosilicates » à la surface de la planète Mars. Jusqu’ici, ces dépôts attestant d’un contact des roches avec de l’eau liquide étaient exclusivement observés dans l’hémisphère sud. Pratiquement rien n’avait été déceler jusqu’alors dans le sol et le sous-sol de l’hémisphère nord … Probablement en raison de l’épaisse couche de lave volcanique qui en recouvre une très grande partie. Cependant, des chercheurs américains et français ont passé au peigne fin les images obtenues avec les orbiteurs MRO et Mars Express de plus de 900 cratères. Pour le moment, ils ont repéré des traces de minéraux hydratés au sein de 9 d’entre eux. Les cratères d’impact sont des cibles idéales pour ce type de recherche. Les astéroïdes ou météorites qui en sont à l’origine, brisent la croute de roches volcaniques formée il y a plus de 4 milliards d’années en touchant le sol … Ainsi, sont révélés les couches inférieures et sédimentaires jusque là cachées et ignorées et sondes spatiales d’observation qui les survolent.

Ces travaux récents publiés dans la revue Science, suggèrent que Mars, située en bordure de la zone habitabilité de notre système solaire, fut un monde autrefois plus humide. Bien sûr, ces découvertes suscitent de nombreuses questions : Mars fut-elle un jour habitée ? Y avait-il des océans ? Qu’en était-il, il y a 4 milliards d’années, quand le Soleil, encore jeune, ne brillait pas avec la même force qu’aujourd’hui ? Peut-on imaginer, au vu et au su des recherches sur l’atmosphère de Vénus (lire l’article : « Vénus soupçonnée d’avoir possédée de grandes quantités d’eau »), que les planètes Vénus, Terre et Mars primitives aient toutes pu avoir des océans d’eau liquide et, peut-être même, des formes de vie … ? Les scientifiques poursuivent leurs enquêtes. Gageons toutefois que si Mars avait été recouverte à cette époque là de quelques mers et océans, la vie qui aurait pu s’y être formée n’aurait pas pu évoluer longtemps en raison des troubles majeurs que la petite planète a connue par la suite : impact d’astéroïdes, asséchement, affaiblissement de l’atmosphère, etc. Visiblement, notre planète deux fois plus grande, a eu beaucoup plus de « chances » pour accueillir la vie à sa surface, en dépit des nombreuses extinctions de masse d’espèces provoquées par plusieurs perturbations climatiques et/ou volcaniques.

En vidéo, Mars il y a 4 milliards d’années, en partie recouverte d’eau.

http://www.dailymotion.com/video/xdumo7

Crédit photo : NASA/ESA/JPL-Caltech/JHU-APL/IAS.

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La présence de méthane sur Mars encore inexpliquée

Concentration de méthane observée dans l'atmosphère de Mars

Concentration de méthane dans l'atmosphère de Mars

Les concentrations de méthane observées localement sur Mars n’ont pas encore trouvées d’explication sur leur origine. S’agit-il d’émission de nature géo-chimique ou provient-il de formes de vies cachées dans le sol de Mars, à l’abri des rayons cosmiques dont la planète est peu protégée ?!

Les chercheurs Franck Lefèvre et François Forget de l’INSU-CNRS1 ont publiés, le 5 août dernier dans la revue Nature, leur étude sur l’évolution du méthane dans l’atmosphère de Mars, après simulation et modélisation.

Voici le communiqué de presse publié par le CNRS :

« Sur Terre, plus de 90% des émissions de méthane dans l’atmosphère sont d’origine biologique. La détection de traces de méthane sur Mars par la sonde européenne Mars Express (ESA) en 2004 avait donc relancé l’hypothèse d’une vie présente ou passée à la surface de la planète, même si les faibles quantités mesurées (environ 50 000 fois moins que sur Terre) peuvent également résulter d’une source géologique. Un aspect surprenant de cette découverte est que le méthane martien varie avec la saison et présente de fortes concentrations localisées, comme semblent le montrer des observations télescopiques récemment publiées en janvier 2009. Du fait de sa durée de vie théorique de plus de 300 ans, on s’attend pourtant à ce que le méthane soit mélangé de façon homogène par la circulation atmosphérique.

En utilisant un modèle de circulation générale qui inclue la photochimie du méthane, les chercheurs ont montré que la photochimie telle que nous la connaissons ne produisait aucune variation mesurable du méthane sur Mars. En revanche, la condensation et sublimation du gaz carbonique aux régions polaires peuvent conduire à des variations importantes de méthane, mais celles-ci diffèrent notablement de celles observées. Pour obtenir une évolution spatiale et saisonnière compatible avec les observations, il est calculé que le méthane doit être émis dans des quantités comparables à celles produites par hydrothermalisme sur l’ensemble de la dorsale médio-atlantique, une importante source géologique de méthane sur Terre. Une telle production est surprenante sur une planète aride et au volcanisme dormant comme Mars. Par ailleurs, ce méthane doit être détruit en environ 200 jours terrestres dans l’atmosphère. Ce résultat implique l’existence d’un processus de destruction inconnu, rapide, et particulier à Mars. De plus, il ne doit pas affecter les autres espèces chimiques observées dans l’atmosphère de la planète (ozone, peroxyde d’hydrogène, ou monoxyde de carbone) pour lesquelles un bon accord est généralement observé avec les modèles. L’hypothèse récente d’une destruction électrochimique du méthane dans les tempêtes de poussière, testée dans l’étude, ne semble pas répondre à cette dernière condition. Une autre éventualité est que le méthane soit détruit au contact du sol martien. Dans ce cas, il est montré que cette perte doit intervenir en environ 1 h pour expliquer les observations. L’existence d’un processus aussi rapide dans le sol martien est aujourd’hui difficilement explicable. Le prochain rover Mars Science Laboratory (2011) permettra d’étudier cette énigme en effectuant les premières mesures in situ du méthane sur Mars. La surveillance du méthane martien se poursuivra avec le Mars Science Orbiter prévu en 2016, puis par le rover européen Exomars. »

Lire aussi l’article « Les émissions de méthane sur Mars suggérent une activité biologique ».

Crédit photo : JPL/NASA.

Eruption solaire du 22 mai 2009

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Galaxies en collision photographiées pour le 19 éme anniversaire du télescope Hubble

Galaxies en collision Arp 194

Galaxies en collision Arp 194

Pour le 19 éme anniversaire de son lancement dans l’espace, le télescope spatial Hubble vient de publier cette magnifique image d’un groupe de galaxies en collision, nommée Arp 194. Situées à plus de 600 millions d’années-lumière de notre système solaire, dans la constellation de Céphée, les galaxies sont en pleine interaction, tissant de larges liens entre elles. Dans la partie haute de l’image, on peut en compter deux dont les noyaux se rapprochent et s’attirent. Un pont d’étoiles bleutées est jeté en direction de celle du bas. Il est principalement composé de jeunes étoiles très chaudes au sein de dizaines d’amas ouverts et de plusieurs millions d’étoiles. Sa taille est estimée à 100 000 années-lumière. Les astronomes ont du mal à déterminer si cette coulée d’étoiles bleues est en lien direct avec la galaxie du bas ou si cette dernière n’est pas placée plus en arrière. D’autres galaxies apparaissent plus petites, en arrière-plan dans cette région très active et peuplée.

A ce jour, le télescope spatial Hubble a réalisé plus de 880 000 observations et 570 000 photos pour 29 000 objets différents.

Télécharger l’image en haute résolution (1,9 Mb).

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).

La comète Lulin toujours plus visible

La comète Lulin

La comète Lulin

La comète Lulin, de plus en plus lumineuse et, dores et déjà visible à l’œil nu, galope dans le champ du ciel. Dans quelques jours, le 24 février, il sera possible de l’admirer à côté de Saturne, dans la constellation du Lion. Plus besoin d’attendre l’aube, la comète se montre dés la deuxième moitié de la nuit (voir carte de la progression de la comète au fil des constellations).

Sur l’image ci-contre, on peut distinguer de part et d’autre du noyau lumineux, et la chevelure de gaz ionisés et la chevelure de poussières.

Voir la galerie de nombreuses photos de la comète Lulin réalisée par des astronomes amateurs de par le monde, publiées sur le site Spaceweather.

Crédit photo : Joe Gafford.

L’éclipse filmée depuis la Lune par la sonde Kaguya

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Visiblité croissante de la comète Lulin

Comète Lulin

Comète Lulin

Elle commence à faire parler d’elle et les photos pleuvent sur le net, la comète Lulin approche et sera bientôt visible à l’oeil nu.

Découverte en juillet 2007, la comète C/2007 N3 (Lulin) est encore mal connue et peut réserver quelques belles surprises en terme de luminosité et de visibilité. Pour l’heure, une paire de jumelle orientée en direction de la constellation de la Balance peut suffire pour l’observer. Les astronomes estiment qu’elle pourrait atteindre une magnitude de 5 à la fin du mois de février, la rendant ainsi tout à fait visible et remarquable, pourvu que l’on soit dans de très bonnes conditions, par une belle nuit noire, sans pollution lumineuse. A noter que le 24 février, on pourra l’admirer aux côtés de la planète Saturne dans la constellation du Lion.

Une comète dont on peut suivre la progression très tôt le matin, aux alentours de 6 h en direction du sud (voir la carte ci-dessous). Avis aux amateurs très matinaux.

Carte de la trajectoire de la comète Lulin

Carte de la trajectoire de la comète Lulin

Voir l’orbite de la comète C/2007 N3 (Lulin) en 3D sur un site de la NASA.

Crédit photo : Karzaman Ahmad/Remanzacco Observatory.

Trois grands panoramas de Mars

Panorama Bonestell photographié par le rover Spirit

Panorama Bonestell photographié par le rover Spirit

Les rovers Spirit et Opportunity fêtent en ce mois de janvier leur cinquième anniversaire. C’était le 3 janvier pour Spirit et le 24 janvier prochain pour Opportunity. Rappelons que ces deux vaillants robots mobiles devaient remplir une mission de trois mois terrestres or, leur bon état de fonctionnement malgré ça et là des incidents de parcours et des imprévus métrologiques, leur ont permis de prolonger leurs missions de plusieurs années ! Ce qui ne devait être quelques dizaines de mètres à parcourir, quelques pas, autour de leur site d’atterrissage dûment choisi devint des escapades de plusieurs kilomètres à travers les paysages escarpés et visiblement désertiques de la planète Mars. N’ayant toujours pas dit leurs derniers mots, les deux robots géologues montrent toutefois quelques signes de fatigue et s’apprêtent à veiller un peu, le temps (long de six mois) d’affronter les rudesses de l’hiver martien.

Les panoramas ci-dessus et ci-dessous ont été réalisés par les deux robots cités, affichant dans le visible, après modification, un paysage désolé tels qu’ils les voient et tels que nous pourrions les voir si nous y étions. Un ciel relativement lumineux de couleur fauve au-dessus de deux reliefs différents. Spirit voient ainsi des collines se dessiner à l’horizon alors qu’il est replié près du plateau « Home Plate ». Plus de 200 images furent nécessaires pour recréer ce panorama. Quant à Opportunity, son environnement apparaît beaucoup plus plat avec un sol craquelé à divers endroits.

Panorama Santorini de Mars photographié par Opportunity

Panorama Santorini de Mars photographié par Opportunity

La troisième image ci-dessous, présente le panorama d’un troisième robot : Phoenix Mars Lander. Contrairement aux précédents, il est demeurré immobile et a déjà terminé sa mission malgré son arrivée récente, au mois de mai 2008. Situé prés du pôle nord, l’arrivée de l’hiver l’a contraint très vite à suspendre son activité, faute de lumière et d’énergie suffisante.

Vous pouvez également voir une vidéo de ce panorama où certains détails sont agrandis pour le plus grand plaisir des yeux.

Télécharger la version annotée du panorama « Bonestell » de Spirit ou la version non annotée en haute résolution (6,8 Mo).

Télécharger le panorama « Santorini » d’Opportunity en haute résolution (6,8 Mo).

Télécharger le panorama de Phoenix Mars Lander en haute résolution (8,8 Mo).

Panorama de Mars photographié par le robot Phoenix

Panorama de Mars photographié par le robot Phoenix

Crédit photos : JPL/NASA.

Les émissions de méthane sur Mars suggérent une activité biologique

Concentration de méthane observée dans l'atmosphère de Mars

Concentration de méthane observée dans l'atmosphère de Mars

Une équipe d’astro-géologue et astro-biologiste vient de publier dans la revue Science leur découverte d’émanations saisonnières de méthane dans l’atmosphère de Mars. Ainsi sur une période de trois années martiennes, équivalent à six années terrestres, les chercheurs ont observé des variations dans les émissions de ce gaz que l’on retrouve également sur notre planète, signant l’existence possible de formes de vie. En effet, 90 % des émissions de méthane sur Terre sont de sources  biologiques, les 10 % restants provenant de sources géochimiques. Les quantités de méthane observées sur Mars sont équivalentes à de nombreux sites actifs sur Terre, précise Michael Mumma qui dirige le centre d’astrobiologie du Goddard Space Flight Center de la NASA.

Les auteurs de cette étude s’interrogent, bien entendu, sur les origines de ce méthane : est-il récent ou très ancien ?, provient-il d’une source géochimique ou d’organismes vivants, de bactéries ? et si oui, où se trouvent-ils ? A quelle profondeur ? Car il semble improbable que des formes de vie existent en surface où l’eau n’y est plus liquide depuis longtemps et où l’atmosphère, si ténue, laisse passer les rayonnements ultra-violet du Soleil, gênant ainsi leur apparition et leur développement.

Toutefois, il n’est pas exclu qu’une vie se soit développée dans les profondeurs de la planète, à plusieurs  centaines de mètres, dans des poches ou abris où l’eau circule sous forme liquide … A l’instar de certaines régions terrestres comme sous le bassin de Witwatersrand en Afrique du Sud où les scientifiques ont découvert des micro-organismes vivant à une profondeur comprise entre 1,9 et 3 km. Leur principale source d’énergie étant l’hydrogène qui est détachée de l’oxygène par la radioactivité naturelle dans les entrailles de la Terre. Donc, pourquoi pas sur Mars quand on sait qu’il y a beaucoup d’eau, principalement sous forme de glace en surface ?!

Une découverte exaltante qui ne manque pas de passionner ses auteurs et aussi nombre d’entre nous.

Crédit photo : NASA.

La Voie Lactée est plus rapide, plus grande et plus massive

La Voie Lactée

La Voie Lactée

Une récente étude rendue publique lors d’une conférence de l’AAS à Long Beach présente notre galaxie comme plus rapide et massive que notre voisine, la galaxie d’Andromède !

Ainsi la vitesse de rotation de la Voie Lactée serait de 160 000 km/h selon les nouvelles mesures réalisées avec un réseau d’une dizaine de radiotélescopes américains. L’estimation en hausse de cette vitesse de rotation suggérent que notre galaxie 50 % plus massive que les précédentes évaluation et aussi 15 % plus grande … Voici notre voisine M 31 ou galaxie d’Andromède rattrapée en terme de dimensions et de masses, celles-ci seraient désormais équivalentes ! Ces nouvelles observations présentées par Mark Reid et toute son équipe, placent notre système solaire à environ 28 000 années-lumière du centre de la galaxie. Les astrophysiciens estiment plus important les risques de collisions avec les galaxies voisines. Andromède et la Voie Lactée sont ainsi moins différentes qu’on ne l’a longtemps pensé.

Crédit photo : NASA.

Phoenix Mars Lander vu du ciel

Phoenix

Phoenix Mars Lander

Le site d’atterissage de Phoenix Mars Lander photographié depuis l’espace par la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter. C’était le 21 décembre 2008, quelques jours avant le début de l’automne pour l’hémisphère nord de Mars.

Outre le robot, on peut également voir son parachute et le bouclier thermique, largués quelques minutes avant son atterrissage à la fin du mois de mai 2008. La neige n’a pas encore recouvert cette région située prés du pôle nord martien où se remarque un sol en damier, craquelé par les effets de l’érosion, du changements des saisons.

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/University of Arizona.

Détails du centre de notre galaxie

Image détaillée du centre de notre galaxie

Image détaillée du centre de notre galaxie

Image très détaillée du centre de notre galaxie en infrarouge, réalisée par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. Le champ d’observation occupe 300 années-lumière. Les détails sont d’une finesse jamais atteinte, jusqu’à 20 fois plus petits que notre système solaire.

Cette image montre de nombreuses étoiles massives inconnues jusque là et d’immenses nuages de gaz ionisés et déformés. La lumière infrarouge traverse les voiles noires de poussières occupant une grande partie du noyau galactique laissant voir des détails qu’on ne peut observer dans le visible.

Pour mieux apprécier toute la grandeur du centre de notre galaxie vous pouvez télécharger l’image en très haute résolution (17,7 Mo).

Crédit photo : NASA, ESA, and Q.D. Wang (University of Massachusetts, Amherst), Jet Propulsion Laboratory, and S. Stolovy (Spitzer Science Center/Caltech).

Spirit, cinq ans de présence sur Mars

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Nouvelle photo des anneaux de Saturne

Les anneaux de Saturne

Les anneaux de Saturne

Aperçu grandiose des multiples anneaux de Saturne. Sur cette image réalisée par la sonde spatiale Cassini, on peut distinguer de gauche à droite les anneaux C, B, A et F occupant un espace large de 65 700 km !

Le vaisseau Cassini a photographié cette partie des anneaux sous un angle de 10° en-dessous, à la distance de 1,1 millions de km.

Saturne est sur le point de passer à l’équinoxe du printemps, la lumière rasant ses anneaux montrant ainsi davantage de détails. Puis l’ombre de ceux-ci se projetera au fil du temps sur sa moitié nord.

Voir les anneaux de Saturne en plus grand.

Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.

De l’eau non acide a existée sur Mars

Gisements de carbonates sur Mars

Gisements de carbonates prés de petits canyons dans la région de Nili Fossae

Une équipe de scientifiques américains vient de publier dans la revue Science leur récente découverte de gisements de carbonates à la surface de Mars.

Les carbonates sont abondants sur notre planète et sont une signature de la présence d’eau, en particulier de l’eau qui n’est pas acide. Ils se forment quand le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère se mêle à l’eau et d’autres éléments comme le fer, le calcium ou le magnésium. Le calcaire ou la craie sont des gisements de carbonates très répandus sur Terre, or sur Mars, son existence est très recherchée depuis de longues années. D’infimes quantités ont déjà été repérées par le passé, rien qui ne puisse contredire l’hypothèse d’une eau acide abondante. Voici qu’à présent surgissent des preuves d’une eau liquide non-acide qui aurait pu exister dans un lointain passé. Le climat martien semble, en réalité, très complexe, combinant des zones (ou des périodes) où la qualité de l’eau peut variée. L’axe de rotation de la planète bascule davantage que celui de la Terre (la Lune stabilise notre planète, contrebalance les mouvements de l’axe de rotation), ce qui a pour conséquence de modifier le climat brutalement et régulièrement !

Gisements de carbonates sur Mars

Gisements de carbonates dans les zones érodées de Nili Fossae

Les indices de ces gisements de carbonates sont nettement visibles en blanc sur les images ci-contre. Les scientifiques ont fait cette découverte avec la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter dans la région de Nili Fossae. Voir l’emplacement sur Mars ici.

Télécharger la première image en haute résolution (3 Mo), la deuxième (2,8 Mo).

Crédits photos : NASA/JPL/JHUAPL/MSSS/Brown University.

Jupiter et Ganymède photographiés par le télescope Hubble

Le satellite Ganyméde sapprête à passer derrière Jupiter

Le satellite Ganyméde s'apprête à passer derrière Jupiter

L’image ci-contre, récemment publiée et réalisée en avril 2007 avec le télescope spatial Hubble, nous montre le plus grand satellite naturel sur le point d’être masqué par la plus grande planète du système solaire, Jupiter.

Un événement certes, très banal, dont la beauté nous échappe régulièrement et qui est ici, offerte à nos yeux. Trois images dans le rouge, le vert et le bleu qui nous compose un portrait proche du visible de la planète géante.

Jupiter compte 63 lunes connues en orbite autour d’elle. Parmi elles, quatre sont visibles dans de simples paires de jumelles dont Ganymède qui est la plus grande.

A la surface de la planète gazeuse, on reconnait la grande tâche rouge dont la dimension est évaluée à 2,5 fois celle de la Terre. Une tempête anticyclonique existant depuis plusieurs centaines d’années.

Une magnifique image, bien sûr, qu’on ne se lasse pas de parcourir où l’on voit un monde gigantesque tout proche de nous.

Télécharger l’image en haute résolution (640 Ko).

Crédit photo : NASA, ESA, and E. Karkoschka (University of Arizona).

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