Trois super-Terres potentiellement habitables découvertes par Kepler
- le avril 19, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories exobiologie, Exoplanetes, Kepler, NASA
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Découverte de trois super-Terres dans la zone habitable de leur étoile dont deux dans le même système. La recherche de planètes semblables à la notre s’accélère
Les planètes comme la Terre sont-elles l’exception ou la règle dans notre galaxie et, au-delà, dans l’Univers ? A cette question, nul astronome n’a encore trouvé de réponses mais l’enquête progresse à grands pas. Grâce au satellite Kepler chargé de surveiller les éventuelles baisses de luminosité ― méthode dite par transit, signe tangible du passage d’une (ou plusieurs) planète(s) devant leur étoile ―, aussi infime soit-elle, de 150 000 étoiles dans la direction des seules constellations de la Lyre et du Cygne, plus de 120 cas d’exoplanètes ont été identifiés auxquels s’ajoutent 2 740 candidats en attente de confirmation !
Kepler découvre une minuscule exoplanète de la taille de la Lune
- le février 27, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA
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Découverte du plus petit système extrasolaire connu à ce jour grâce au satellite Kepler.
Une équipe d’astronomes a découvert avec le satellite Kepler dédié à la recherche d’exoplanètes, le plus petit ensemble planétaire connu : trois minuscules planètes gravitant autour d’une étoile semblable à notre Soleil (un peu plus petite et moins chaude). Leurs orbites sont inférieures à celle de Mercure, petite planète de “chez nous” qui tourne autour du Soleil en 88 jours à une distance moyenne de 58 millions de km.
Lire la suite»Le jeune système planétaire de Fomalhaut sous l’oeil d’ALMA
- le avril 16, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ALMA, ESO, Exoplanetes, Vidéos
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ALMA affine les observations de l’anneau de poussières autour de la jeune étoile Fomalhaut, escorté par deux planètes.
La vue pénétrante du télescope spatial Hubble avait révéler en 2008, une jeune planète au sein de la nuée de poussières qui entoure Fomalhaut. Cette étoile dont le nom signifie “la bouche du Poisson”, est la plus brillante de la constellation du Poisson Austral. Encore très jeune – son âge est estimé à 200 ou 300 millions d’années – , elle est au centre d’un proto-système planétaire où tout semble (lentement bien sûr, sur de grandes échelles de temps) se mettre en place, le chaos cédant la place à une organisation précaire. Une “pièce” de théâtre qui se joue à 25 années-lumière de nous, autant dire dans notre voisinage (relativement à la taille de notre galaxie !).
Lire la suite»Découverte des premières exoplanètes de la même taille que la Terre
- le décembre 23, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA, Vidéos
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Pour la première fois de notre Histoire, découverte de deux planètes de taille équivalente à celle de la Terre. Une nouvelle étape majeure de franchie dans la recherche d’exoplanètes.
Il y a 16 ans, après l’annonce de la découverte de la première exoplanète, personne ne voulaient y croire. Les découvertes se sont multipliées et à présent, 700 exoplanètes confirmées plus tard, une équipe de chercheurs exploitant les données acquises avec le télescope Kepler a repérée deux planètes de taille équivalente à la Terre. Une nouvelle étape vient d’être franchie.
Il y a quelques jours seulement (le 5 décembre), des astronomes rendaient public l’existence d’une troisième planète habitable, en orbite autour de l’étoile Kepler-22 à 600 années-lumière de nous. Le 20 décembre, toujours grâce au télescope spatial Kepler (celui-ci épie des milliers d’étoiles et leurs éventuelles baisses de luminosité trahissant le possible passage d’un – ou plusieurs – corps massif(s) devant l’étoile), les chercheurs ont identifié deux planètes de taille presque identique à notre Terre. C’est une avancée significative qui, comme le présente François Fressin (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), “démontre pour la première fois que les planètes de taille terrestres existent et que nous sommes capables de les détecter”.
Lire la suite»Découverte d’une exoplanète habitable
- le décembre 06, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA
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Le satellite Kepler a découvert 2 326 exoplanètes candidates et vient de confirmer l’existence de Kepler-22 b, une exoplanète un peu plus grande que la Terre en orbite autour d’une étoile comme le Soleil, au milieu de la « zone habitable ».
Lancé en 2009, le satellite Kepler a pour mission la recherche d’exoplanètes par transit. Ainsi, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’étoiles (plus pou moins semblables à notre Soleil) qui sont surveillées, attendant patiemment qu’un corps de petite masse passe devant son étoile. La légère baisse de luminosité signale alors aux astronomes l’éventuelle présence d’une planète. Reste ensuite à déterminer sa distance, sa taille, sa masse et sa densité ! La planète est ensuite confirmée lorsqu’elle a été observée à trois reprise en transit devant son soleil !
Lire la suite»Bombardement massif de comètes dans le jeune système Eta Corvi
- le novembre 05, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Comète, Exoplanetes, Spitzer
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La jeune étoile Eta Corvi montre certaines similitudes avec notre système solaire lorsqu’il était encore en formation. Les débris d’une comète semblent bombarder une de ses planètes.
En étudiant l’étoile Eta Corvi, située dans la constellation du Corbeau (Corvi) à 59 années-lumière de nous, des chercheurs ont remarqué la présence d’une bande de poussière. Les observations dans le rayonnement infrarouge avec le télescope spatial Spitzer ont révélé que ce nuage est principalement composé de glace d’eau et de roches. Des indices qui trahissent, aux yeux des chercheurs, la présence d’une comète brisée. Il semble qu’une partie des débris abandonnés s’échouent sur une jeune planète.
Ce scénario fait écho au fameux « bombardement massif tardif » connu des planétologues et archéologues planétaires (…). Dans l’enfance de notre système solaire, tandis que le Soleil n’était pas loin de fêter son premier milliard d’années (soit 1/10e de sa paisible existence !), les planètes achevant leurs formations essuyèrent d’intenses et violents bombardements de comètes. La plupart étaient éjectées et bannies de leur principal « lieu d’accueil », la Ceinture de Kuiper qui se situe aux confins du système solaire. Le principal « fauteur trouble » était le tandem Jupiter-Saturne, en pleine migration (perturbations gravitationnelles). Cette lointaine période était certes redoutable et a transformée chaque planète tellurique en enfer mais l’un de ses bienfaits, paradoxalement, fut l’apport massif d’eau et de molécules organiques …Beaucoup de scientifiques inclinent à penser que les comètes seraient (et sont) – du moins, en partie – à l’origine de la vie sur Terre. Elles distribueraient pour ne pas dire, ensemenceraient les planètes pourvu qu’elles soient accueillantes (Mars, sauf preuves du contraire, n’a pas eu la même chance).
Lire la suite»Eau très abondante autour d’un système solaire en formation
- le octobre 23, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Comète, ESA, Exoplanetes, Herschel, NASA
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Pour la première fois, une équipe de chercheurs a pu observée un disque de glace et de vapeur d’eau autour d’une très jeune étoile.
Il y a 16 ans déjà, la première exoplanète était annoncée. Aussi grosse que Jupiter, son mouvement autour de l’étoile 51 Pegasi a trahit sa présence. Des dizaines de système extra-solaires ont suivi. Les astronomes ont déjà révélé 687 exoplanètes (cela augmente chaque semaine …) et ce ne sont encore que les débuts. Les moyens technologiques permettent désormais de multiplier les découvertes et aussi d’étudier les systèmes les plus jeunes, d’observer les processus de constructions planétaires, etc. Ces recherches permettent d’éclairer les scientifiques sur la genèse de notre système solaire et, bien sûr, notre planète Terre, déjà âgée de 4,5 milliards d’années.
Lire la suite»Impressionnante moisson de découvertes d’exoplanètes par le satellite Kepler
- le février 03, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, NASA, Vidéos
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La NASA vient d’annoncer une belle moisson de planètes extrasolaires. Le satellite Kepler, « fer de lance » dans la quête de mondes lointains, a débusqué pas moins de 1 235 planètes potentielles dont 5 seraient de type terrestre et situées dans des zones habitables !
Cette moisson est extra-ordinaire et n’a pas finie d’étonner la communauté scientifique. Le satellite Kepler, qui tente de détecter des planètes lorsqu’elles transitent/passent devant leur étoile, a vraisemblablement identifié 170 systèmes extrasolaires différents et 1 235 exoplanètes. Il reste encore aux chercheurs à confirmer un grand nombre d’entre elles en les observant au minimum trois fois.
Comme l’a évoqué l’administrateur de la NASA, Charles Bolden, nous sommes passés, en une génération, de « planètes extra-terrestres » n’existant que dans la science-fiction à une réalité, aujourd’hui à la portée du satellite Kepler ! On ne peut que s’en réjouir, s’en étonner et s’en émerveiller ! Imaginez un peu : dans une région qui ne représente que 1/400e du ciel, située en direction des constellations de la Lyre et du Cygne, le satellite de la NASA a surveillé la variation de luminosité de 156 000 étoiles de type solaire sur une période de 5 mois (du 12 mai au 17 septembre 2009 !). Parmi elles, dans cette foule éblouissante, 1 235 exoplanètes candidates ont été débusquées ! C’était encore inimaginables il y a encore quelques semaines quand on venait de franchir le cap des 500 exoplanètes découvertes !
Le plus surprenant reste à venir : 68 de ces planètes auraient une taille équivalente à celle de la Terre et 288 celles des « super-Terre ». Les chercheurs suspectent que 54 exoplanètes seraient situées dans les zones habitables de leur étoile-hôte (zones où la température moyenne à leurs surface serait comprise entre 0 et 100 °C). Parmi elles, 5 auraient une taille semblable à celle de la Terre …
Dans leurs recensements, les astronomes comptent également 165 candidates de tailles équivalentes à Jupiter et 19 qui seraient plus grandes et plus massives encore que cette dernière. Mais ce sont les planètes du type de Neptune qui formeraient le plus grand groupe, avec 662 cas possibles !
Le satellite Kepler découvre une planète tellurique et brulante
- le janvier 14, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler, Vidéos
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La NASA a annoncé la découverte faite par le télescope Kepler d’une exoplanète tellurique d’un genre particulier.
Quatre exoplanètes géantes photographiées
- le décembre 15, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Keck
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Une équipe internationale de chercheurs a mis en évidence dans le système extrasolaire HR 8799, une quatrième planète géante.
Le système extrasolaire découvert autour de l’étoile HR 8799 est célèbre depuis l’année 2008 pour être l’un des tout premiers dans l’histoire récente des exoplanètes a avoir été photographié (lire « Premières photos d’exoplanètes ? »). Les premières images publiées alors sont un portrait de famille où se distingue nettement trois corps massifs. Les dimensions et les masses de chacun d’entre eux a de quoi faire pâlir de jalousie la championne poids lourds de notre système solaire, Jupiter. Situé à 129 années-lumières de nous, les quatre planètes géantes ont des masses 5 à 7 fois supérieures à celle de Jupiter. Le système planétaire est encore très jeune. Son âge est estimé à 30 millions d’années.
Les nouvelles images réalisées à l’Observatoire Keck montrent l’existence d’une quatrième planète géante, HR 8799e, jusque là insoupçonnée. En dépit de quelques ressemblances entre ce système et le notre (notamment dans la répartition des planètes et de deux vastes couronnes de débris et de poussières qui font songer à nos ceintures d’astéroïdes), les astronomes s’avouent surpris de découvrir cette autre planète géante à 14,5 Unités Astronomique de son étoile. Son existence était, en effet, exclue par les deux principaux modèles de formation.
La mise au point de nouvelles technologies d’imageries offre aux chercheurs des perspectives très attrayantes d’étude de l’atmosphère des planètes massives. Comme, par exemple, l’« imageur de planètes Gemini » qui sera implanté en 2011 sur le télescope géant du même nom. L’un de ses auteurs prédit « une avalanche de découvertes avec cet instrument. HR 8799 n’étant encore qu’un début, la pointe de l’iceberg ».
Une fois encore, l’exoplanètologie montre des avancées rapides et passionnantes. La communauté scientifique lui porte un grand intérêt, augurant de grandes découvertes dans la décennie à venir, redessinant peu à peu le paysage galactique, repoussant toujours plus loin l’horizon des connaissances et des mondes connus.
Via CNRC.
Crédit photo : IHA-CNRC, C. Marois et Keck Observatory.
Découverte de la première exoplanète d’origine extragalactique
- le novembre 21, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla
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Bientôt 500 exoplanètes connues des astronomes et l’ESO annonce cette semaine la découverte d’un premier système extrasolaire en marge de notre galaxie !
En explorant les confins de notre galaxie, à une distance de 20 000 années-lumière, une équipe de chercheurs de l’Institut Max Planck pour l’Astronomie (MPIA) a mis au jour un système extrasolaire qualifié d’extragalactique ! L’étoile observée appartient, en effet, au « courant d’Helmi », le reste d’une galaxie naine happée par la Voie Lactée il y a environ 6 milliards d’années. Les astrophysiciens ont menés leurs recherches avec le spectrographe FEROS installé sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Leurs prospections les ont amenés à étudier d’hypothétiques systèmes planétaires autour d’étoiles de type solaire qui ont épuisée l’essentiel de leurs réserves en hydrogène. Comprendre l’évolution de ces étoiles et des planètes qui les accompagnent les ont conduit à en débusquer une de 1,25 fois la masse de Jupiter. L’exoplanète géante est probablement une survivante des cataclysmes créés par l’agonie de son étoile toute proche. Passée par une phase de géante rouge, il est possible que les planètes plus petites et plus proches furent englouties dans un passé relativement récent …
Nommée HIP 13044 b, est une planète géante qui ressemble beaucoup à Jupiter. Son orbite est, cependant, très elliptique et extrêmement proche de son étoile. il ne lui faut que 16,2 jours pour accomplir une révolution complète. Les scénarios envisagés pour expliquer sa proximité sont une migration provoquée par l’expansion de l’étoile au cours de sa phase de géante rouge. L’observation de ce système planétaire en déclin fournit aux chercheurs des informations sur l’avenir de notre système solaire.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Découverte de la première exoplanète habitable
- le octobre 01, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories exobiologie, Exoplanetes
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Une équipe de chercheurs internationaux déclare avoir découvert la première exoplanète tellurique située dans la zone habitable.
L’étoile Gliese 581 dans la constellation de la Balance n’a pas fini de faire parler d’elle. Située à 20,5 années-lumière de notre système solaire, cette naine rouge est relativement proche de nous. Plusieurs exoplanètes ont été découvertes dans son entourage dont une super-terre. Une étude menée durant 11 années montre que l’étoile possède une planète aux dimensions proches de celles de notre Terre dans la zone d’habitabilité.
La zone d’habitabilité d’une étoile varie selon sa taille et sa luminosité. Il s’agit de la région considérée comme « habitable » où l’eau peut y demeurait à l’état liquide … A la surface de ces mondes, il ne ferait ni trop chaud ni trop froid, à l’instar de la Terre. C’est, bien entendu, les régions privilégiées par les exobiologistes.
Cette nouvelle planète détectée dans le système multiple de Gliese 581 ne fait pas encore l’unanimité dans la communauté scientifique, certains attendant plus d’informations encore pour valider cette grande découverte. Toutefois l’équipe internationale d’astronomes emmenée par Steven Vogt et Paul Butler qui a rendu public ses recherches est très enthousiaste. Nommée pour l’instant Gliese 581g – Steven Vogt voudrait lui donner le nom de sa femme Zarmina – est une exo-terre dont la masse serait légèrement supérieure à 3 masses terrestres. D’après les modèles informatiques, elle aurait 1,5 fois le rayon de notre planète et une gravité entre 1,1 et 1,7 fois celle qui règne chez nous ! L’étoile-hôte est une naine rouge, 3 fois plus petite que le Soleil et environ 100 fois moins lumineuse que celui-ci. A 10 millions de kilomètres de là, Gliese 581g aurait une orbite synchrone durant 37 jours ! Tout comme pour la Lune autour de la Terre, l’orbite synchrone signifie que cette planète, probablement tellurique, présente toujours la même face à son étoile. Ce qui suppose de forts contrastes de températures entre la partie éclairée et celle plongée dans l’obscurité permanente, nonobstant l’action d’une atmosphère et de gaz à effets de serre comme le dioxyde de carbone (CO2). Les chercheurs estiment sa température en surface entre – 31° C et – 12° C !
Pour les astronomes qui signent cette découverte, Gliese 581g est une excellente cible pour y chercher des formes de vie ! Dans ses déclarations, Steven Vogt assure que « les chances de vie sur cette planète sont de 100% ! ». Son confrère Paul Butler ajoutant que la véritable question « devrait être de démontrer qu’il n’y en a pas ! ». Leur enthousiasme est très communicatif, on ne peut que se réjouir et se passionner d’une découverte jugée par d’autres comme trop précoce. Gliese 581g et ses consoeurs offre un magnifique terrain de recherche pour les exobiologistes. La première exoplanète véritablement habitable d’une série comptant très probablement des centaines de milliers d’autres ! Comme le remarque Steven Vogt, « si elles sont rares, nous ne devrions pas en avoir trouvé une si vite et si proche. La fraction de systèmes avec des planètes potentiellement habitables est probablement de l’ordre de 10 ou 20 %, et quand vous multipliez cela par les centaines de milliards d’étoiles dans la Voie lactée, vous trouvez qu’il pourrait y avoir des dizaines de milliards de ces systèmes dans notre galaxie ». N’est-ce pas exaltant et formidable ?!
L’existence de l’exoplanète Gliese 581g a été établie par l’équipe de Steven Vogt et Paul Butler en mesurant la vitesse radiale de l’étoile avec le spectrographe HiRES installé à l’Observatoire Keck I à Hawaï et en croisant les données obtenues avec le projet High Accuracy Radial velocity Planetary Search project (HARPS) de l’Université de Genéve. Plus de 238 mesures furent ainsi accumulées durant 11 années, conduisant à la conclusion de l’existence de ce monde entre les orbites de deux autres super-Terres. Le système Gliese 581 promet bien d’autres surprises.
Place à l’imagination pour peindre ce monde lointain partagé entre lumière et ténèbres, blotti auprès d’une petite étoile.
Source : Discovery News : « Earth-Like Planet Discovery Buoys Search for Life » et University of California Santa Cruz :
« Newly discovered planet may be first truly habitable exoplanet ».
Crédit photo : National Science Foundation.
Découverte de sept exoplanètes autour d’une étoile semblable au Soleil
- le août 25, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla, Vidéos
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Plusieurs chercheurs ont fait une nouvelle découverte sensationnelle dans le domaine de la chasse d’exoplanètes : un ensemble de sept planètes en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil.
Il y a 15 ans, l’astrophysicien Michel Mayor et son équipe découvraient la première exoplanète de l’Histoire. De longs mois d’observation à l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) permirent de déterminer avec certitude que l’étoile 51 Pegasi possède une planète géante d’une masse similaire à celle de Jupiter. Quelques 473 exoplanètes différentes plus tard (chiffre PlanetQuest, NASA), une autre équipe de chercheurs dont le pionnier Michel Mayor vient d’annoncer, ce 24 août 2010 au cours du colloque « Detection and dynamics of transiting exoplanets » qui se déroule sur les mêmes lieux de la première découverte, avoir « débusquer » un système planétaire riche de sept planètes ! Cinq d’entre elles ont été déterminées avec certitude et deux autres semblent très probable.
La détection de cette grande famille peuplée de presque autant de planètes que notre système solaire a été possible grâce au spectrographe HARPS, instrument d’avant-garde d’une très grande précision employé pour la recherche d’exoplanètes, installé sur le télescope 3,6 mètres de l’Observatoire de La Silla au Chili. De nombreuses mesures de l’étoile HD 10180, située à 127 années-lumière de nous, ont permis aux astronomes de déterminer la présence de cinq planètes dont les masses sont comparables à celles de Neptune. Leurs distances varient entre 0,06 et 1,4 Unités Astronomiques (distance moyenne entre la Terre et le Soleil, 149 millions de kilomètres). C’est la première fois dans l’histoire récente de la recherche d’exoplanètes qu’un système ressemble autant au notre. Jusqu’à présent les astronomes connaissaient quelques ensembles à planètes multiples. 55 Cancri se distinguant avec cinq corps en orbite. Dorénavant, la palme est ravie par HD 10180 dans la constellation de l’Hydre. La distance des planètes entre elles apparaît régulière à l’image du notre. Cependant les orbites sont circulaires et aucune ne peut rivaliser avec notre massive Jupiter.
Les astronomes pensent, qu’outre les cinq planètes, deux autres gravitent autour avec plus de discrétion. L’une aurait une masse comparable à Saturne et réalise un tour autour de son étoile en 2 200 jours et l’autre serait beaucoup plus petite et plus proche de son étoile. Avec 1,4 fois la masse de la Terre, cette « tellurique chaude » pourrait être la moins massive jamais découverte ! Toutefois, il est exclu de penser que cette petite exoplanète abrite de la vie car elle est toute proche de son étoile : seulement 2 % de la distance Terre-Soleil ! Une année là-bas ne durerait que 1,8 jours !
En plus de cette découverte, les chercheurs ont mis en évidence des liens étroits entre étoile « riches » en éléments lourds et la masse totale de ces ensembles. Il semble que les systèmes les plus massifs gravitent autour des étoiles dont le taux de « métaux » est le plus important ! Pour ce qui est des ensembles les moins massifs, ils sont à chaque fois observés autour d’étoiles de moindres masses et plus pauvres en éléments lourds.
Cette découverte exaltante ouvre la voie à la recherche de systèmes extrasolaires complexes, comptant plusieurs planètes. Une avancée très prometteuse qui offre de belles perspectives dans ce champ d’investigation.
En vidéo, zoom sur l’étoile HD 10180 et les cinq voire sept exoplanètes découvertes tout autour d’elle.
Pour en savoir plus, voir aussi le podcast réalisé par l’ESO narrant cette découverte.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
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Découverte d’une exoplanète géante avec un panache de gaz semblable aux comètes
- le juillet 21, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Exoplanetes, Hubble, NASA
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Une nouvelle catégorie de planètes a vraisemblablement été découvert par des astronomes avec le télescope Hubble. HD 209458b est une « Jupiter chaudes »qui est comme « détricotée » par le souffle des vents de son étoile.
D’après les observations menées avec le télescope spatial Hubble et l’instrument Cosmic Origins Spectrograph (COS), l’exoplanète géante et gazeuse HD 209458b, située à 153 années-lumière de nous, est continuellement tourmentée par son étoile toute proche. Les vents émis par celle-ci arrache une partie de l’atmosphère et créent une longue trainée ou chevelure de matière, semblable à celles des comètes. Les recherches menées depuis plusieurs années ménent les astrophysiciens à cette théorie. Ainsi, une nouvelle catégorie de planète, jusque-là insoupçonnée, vient-elle de voir le jour.
HD 209458b a été, en 2003, la première exoplanète étudiée par transit. Ce procédé, permet aux astronomes de recueillir le maximum de données sur l’objet lorsqu’il glisse devant son étoile (transit). La baisse de luminosité, aussi infime soit-elle, leur permet de faire « provisions » de données suffisantes. Il a été établi que cette planète est une « Jupiter chaude », une planète dont la taille et la masse est comparable à celle de Jupiter (voire plus) et dont l’orbite est très proche de son étoile. En l’occurrence, celle-ci possède une masse légèrement inferieure à celle de Jupiter et une température à sa surface qui dépasse 1 000 °C ! Sa période de révolution est très courte, seulement 3,5 jours ! Ce qui n’a rien à voir avec notre petite Mercure (la planète la plus proche du Soleil dans notre système solaire) dont la révolution dure en moyenne 88 jours.
La exoplanète géante perd beaucoup de masse en affrontant les vents violents de son étoile cependant, elle en possède suffisamment pour prolonger son existence plusieurs milliards d’années.
Télécharger l’image en haute-résolution (3 000 x 2 400 px, 3,8 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, and G. Bacon (STScI).
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La première image directe d’une exoplanète est confirmée
- le juillet 06, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Gemini
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La découverte par observation directe de l’exoplanète 1RXS J160929.1-210524 vient d’être confirmée par les scientifiques, deux ans après avoir été révélée.
L’exoplanète 1RXS J160929.1-210524 (son nom n’est pas facile à retenir !) a été mise en évidence en septembre 2008 par l’équipe de chercheurs emmenée par David Lafrenière. Les clichés réalisés avec le système d’optique adaptative Altair et la caméra dans le proche-infrarouge NIRI installés sur le télescope américain Gemini North montre la présence d’un objet d’une masse estimée à 8 fois celle de Jupiter.
Cela se passe autour de la jeune étoile HR 8799, âgée de seulement 5 millions d’années. Sa luminosité atteint 85 % de celle du Soleil. Pour confirmer l’existence de cette planète géante gazeuse, les astronomes ont poursuivis leurs efforts plusieurs mois après sa découverte. La confirmation qu’il s’agit bien d’une exoplanète très jeune a été rendue public le 30 juin 2010.

Nouvelle image de l'exoplanète 1RXS J160929.1-210524 obtenue avec la caméra proche-infrarouge NIRI à l'observatoire Gemini
La planète extrasolaire est séparée de 300 Unités Astronomique (1 UA = distance moyenne Terre-Soleil soit 149 millions de km) de son étoile. Dans notre système solaire, cela la placerait extrêmement loin du Soleil, quasiment à 10 fois la distance entre de notre étoile à Neptune ! La température est élevée : 1 500° C. Les astronomes l’expliquent par les contractions gravitationnelles que la planète géante subit au cours de son dévellopement. Rappelons-le, ce système situé à 500 années-lumières de nous est très jeune et toujours en formation.
Cette découverte confirmée marque un tournant dans l’histoire de l’astronomie et dans celle, plus récente, de la chasse aux mondes extrasolaires car c’est la première fois qu’un tel objet a été révélé par une observation directe. Certes, ce monde lointain et encore chaud – il est à peine « sorti du four » – est toujours en gestation et il n’abrite aucune vie pour l’instant mais son observation peut aider les chercheurs à comprendre l’organisation de la matière, les conditions de son évolution et donc celles qui ont concourues à la formation de notre propre système solaire.
Crédit photo : Gemini Observatory/AURA/David Lafrenière, Ray Jayawardhana et Marten van Kerkwijk.
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Une tempête géante mesurée pour la première fois à la surface d’une exoplanète
- le juin 23, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, Vidéos, VLT
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Extraordinaire ! Pour la première fois dans l’histoire de l’astronomie, la vitesse des vents et la composition d’une « super-tempête » ont pu être mesurer à la surface d’une exoplanète géante située à 150 années-lumière de nous !
La planète HD 209458b, aussi nommée Osiris, est une géante gazeuse de dimension comparable à celle de Jupiter. Depuis sa découverte en 2000, elle cumule quelques « premières » à commencer par sa propre détection par transit (passage devant son étoile) ! Une méthode qui a permis aux astronomes d’évaluer la taille, la masse (60 % de celle de Jupiter), la période de révolution (3,5 jours) et même la température à la surface, plus de 1 000° C de cette exoplanète située à 150 années-lumière de notre système solaire.
Les observations récentes menées par des équipes de l’Université de Leiden (SRON) et du MIT avec le Very Large Telescope (VLT) et le spectrographe ultrasensible CRIRES ont permis d’établir, avec plus de détails que jamais, la composition de l’atmosphère de cette lointaine « Jupiter chaude ». Elle serait très riche en monoxyde de carbone, dans des proportions comparables à nos planètes géantes. L’acuité du spectrographe associée à l’un des plus grands télescopes du monde ont permis aux chercheurs de déterminer pour la première fois, la vitesse des vents ! Des vents très violents « chronométrés » entre 5 000 et 10 000 kilomètres par heure !
Autre « première » remarquable : la mesure directe de la vitesse de déplacement de l’exoplanète. Le chercheur Ernst de Mooij, co-auteur de l’article sur le sujet paru dans la revue scientifique Nature déclare : « en général, la masse d’une exoplanète est déterminée en mesurant les oscillations de l’étoile et en supposant une certaine masse théorique pour cette étoile. Dans ce cas, nous avons aussi été capables de mesurer le mouvement de la planète et nous avons ainsi pu déterminer à la fois la masse de l’étoile et celle de la planète ».
La recherche dans le domaine des exoplanètes avance à grands pas. Les scientifiques envisagent bientôt d’effectuer le même type d’observation sur des planètes similaires à la Terre ou des super-terres, de plus en plus nombreuses à être découvertes dans d’autres systèmes solaires. Tout cela augmente, bien sûr, les chances de pouvoir déceler la vie dans des mondes plus ou moins lointains.
En vidéo, représentation de l’exoplanète HD209458b en orbite autour de son étoile.
http://www.dailymotion.com/video/xdso32Pour en savoir plus sur l’exoplanète HD209458b.
Retrouver le catalogue des exoplanètes sur votre iPhone et votre iPad avec l’application « Exoplanet ».
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
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Observation directe d’une exoplanète en mouvement
- le juin 19, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, Vidéos, VLT
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Une équipe d’astronome a suivie et photographiée au fil des années les mouvements d’une exoplanète géante autour de la très jeune étoile Beta Pictoris, située à 60 années-lumière de nous.
Depuis plusieurs années, la jeune étoile Bêta Pictoris retient beaucoup l’attention des astronomes en quête d’exoplanètes. Cette étoile qui appartient à la constellation du Peintre, s’est formée il y a environ 12 millions d’années. Autour d’elle, un vaste nuage de gaz et de poussières qui est scruté par les plus grands télescopes du monde. L’astrophysicienne Anne-Marie Lagrange, familière de l’étoile et de son environnement proto-planètaire, ainsi que son équipe ont poursuivi leur traque de planètes géantes entamée il y a quelques années (lire « Découverte d’une exoplanète autour de Beta Pictoris »). Leurs travaux récents, appuyés par les images obtenues avec l’optique adaptative NACO du Very Large Telescope (VLT), montrent les mouvements d’une planète géante et gazeuse autour de son étoile hôte. Une « super-Jupiter » nommée, pour l’instant, Beta Pictoris b, qui possède une masse équivalent à neuf fois celle de Jupiter. Les chercheurs ont calculés qu’elle se situe à une distance semblable à celle qui sépare Saturne du Soleil, entre 8 et 15 Unités Astronomiques (1 UA = la distance moyenne entre la Terre et le Soleil soit 150 millions de km).
Nul doute que les instruments du futur renseigneront davantage encore les astronomes sur l’atmosphère de cette très jeune planète géante et de l’ensemble du système planétaire en formation. 12 millions d’années, cela est très peu à l’échelle du temps cosmique. «Puisque l’étoile est très jeune, nos résultats montrent que les planètes géantes gazeuses peuvent se former dans les disques en seulement quelques millions d’années.», déclare la directrice de recherche au CNRS, Anne-Marie Lagrange. Que des planètes puissent surgir du disque de poussière dans un laps de temps si court fascine les chercheurs. Le cas de Bêta Pictoris b démontre que cela est possible.
Beta Pictoris b est une des premières observations directes d’une exoplanète massive dans un système planétaire embryonnaire situé à 60 années-lumière de nous. Sur l’image ci-dessous, l’étoile-hôte Bêta Pictoris, 1,75 fois plus massive que le Soleil est masquée afin de mieux mettre en évidence l’objet en mouvement suivi depuis quelques années. Une occultation récente par son étoile l’avait fait provisoirement disparaître des écrans.
En vidéo, représentation graphique du proto-système extrasolaire autour de la jeune étoile Bêta Pictoris.
En savoir plus, le communiqué de presse de l’Observatoire de Paris.
Crédit photo, illustration et vidéo : ESO, A. M. Lagrange et L. Calçada.
Découverte d’une exoplanète géante « tempérée » par le satellite CoRoT
- le mars 21, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Corot, ESO, Exoplanetes, La Silla, Vidéos
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Une équipe de 60 chercheurs de l’ESO et du CNES vient d’annoncer dans les colonnes de la revue Nature, la première découverte d’une exoplanète géante « tempérée ». Une nouvelle étape a été franchie dans la quête de ces mondes lointains et méconnus.
Pendant plus de 145 jours, le satellite CoRoT – créé par le CNES et l’ESA pour débusquer les exoplanètes – et le spectrographe HARPS ont étudiés patiemment la planète nommée CoRot-9b en transit devant son étoile. Celui-ci dure environ 8 heures et se déroule tous les 95 jours. Les 60 scientifiques associés à cette découverte ont pu accumuler suffisamment de données pour établir sa taille et sa masse. Ses dimensions serait approximativement celle de Jupiter pour une masse équivalente à 80 % de celle de notre planète géante. Ce qui distingue le plus cette découverte des autres est sa distance à son étoile ainsi que sa température jugée « tempérée ». CoRot-9b a une orbite comparable à celle de Mercure. Sa température en surface serait comprise entre – 20° C et + 160° C. Rien à voir avec les nombreuses Jupiter chaudes qui généralement frôle leur étoile. Certes, CoRot-9b est une planète géante et gazeuse, composée principalement d’hydrogène et d’hélium. Rien à voir – ou presque – avec une planète tellurique de plus petite taille. Mais, qui sait : peut-être que des satellites naturels habitables gravitent autour d’elle ?! Les données acquises au cours des longs mois d’observations permettront peut-être d’en savoir plus à ce sujet !
L’exoplanète CoRot-9b tourne autour d’une étoile située à 1 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Serpent. Les observations du satellite CoRoT ont été réalisée durant l’été 2008 et complétée par le spectrographe HARPS du télescope de 3,6 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla afin d’en préciser la masse.
En vidéo, représentation du transit de l’exoplanète CoRoT-9b devant son étoile.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Premier spectre d’une exoplanète
- le janvier 31, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, VLT
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Pour la première fois, une équipe de « chasseurs » d’exoplanètes a réussie à obtenir le spectre direct d’une planète géante en orbite autour d’une autre étoile.
HR 8799 est une étoile encore jeune de 1,5 fois la masse du Soleil. Située à environ 130 années-lumière de nous, elle possède sa petite communauté de planètes (trois, à ce jour, ont été découvertes) ainsi que deux ensembles d’astéroïdes qui ne sont pas sans rappeler notre Ceinture d’Astéroïdes (entre Mars et Jupiter) et la Ceinture de Kuiper (située au-delà de Pluton). Pour les astronomes, ce système extrasolaire est en quelque sorte un système solaire agrandi.
Parmi ces trois exoplanètes massives, l’équipe de chercheurs s’est particulièrement intéressée à celle du milieu. Sa masse est estimée à 10 fois celle de notre Jupiter et sa température en surface s’élèverait à plus de 800°C. Les astronomes ont entrepris d’obtenir son spectre directe, le premier du genre, avec le Very Large Telescope (VLT) et sa magnifique batterie d’instruments comme la caméra infrarouge NACO et l’optique adaptative. Obtenir le spectre (la signature chimique) direct d’un corps tellement plus petit et moins lumineux que son étoile hôte à une aussi grande distance est une véritable prouesse technologique que les astronomes comptent bien renouveler au cours des prochaines années. Imaginez un peu : « c’est comme essayer de voir de quoi est faite une bougie en l’observant à deux kilomètres de distance alors qu’elle se trouve à côté d’une lampe éblouissante de 300 watts » indique Markus Janson, l’un des auteurs de l’article scientifique présentant cette observation inédite.
À leur grande surprise, les données obtenues montrent une atmosphère de nature différente de celles imaginées par les calculs des ordinateurs et les modèles théoriques. Les astronomes espèrent pouvoir obtenir les spectres des deux autres planètes et de pouvoir tous les comparer. Ce sera la première fois qu’un autre système planétaire sera ainsi observé. Des renseignements importants seront à relever quant à la composition chimique de ces corps massifs et aussi sur la formation de tels ensembles.
L’étude des spectres d’exoplanètes est un vecteur important de découvertes, les astronomes sont ainsi capables de connaître les éléments chimiques présents en leur sein et, pourquoi pas, de déceler la présence de matières organiques, de formes de vie ou pré-biotiques, etc.
Le spectroscope SPHERE qui sera installé en 2011 devrait permettre aux astronomes d’obtenir des spectres encore plus précis d’exoplanètes géantes.
Crédit photo : ESO/M. Janson.
Le télescope spatial Kepler découvre ses cinq premières exoplanètes
- le janvier 10, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Kepler
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Comparaison des tailles des 5 premières exoplanètes découvertes par le satellite Kepler - Re signifie Rayon terrestre
La NASA a profité du 215 éme congrés de l’American Astronomical Society (qui se tenait à Washington du 3 au 7 janvier 2010) pour annoncer les premières découvertes d’exoplanètes par le télescope spatial Kepler. Il s’agit de cinq planètes gazeuses très massives orbitant dans des systèmes extrasolaires différents.
Le télescope spatial Kepler a été lancé dans l’espace par la NASA en mars 2009. Conçu pour la recherche de planètes extrasolaires de type exo-terre, il vient de commencer sa carrière par la découverte de cinq planètes massives et très chaudes. La mission envisage de « passer au peigne fin » plus de 150 000 étoiles plus ou moins comme le Soleil d’ici à 2012. Les astronomes recherchent des exo-terres, c’est à dire des planètes rocheuses (telluriques) qui possèdent des caractères similaires à la Terre. La découverte de mondes possédant des ingrédients comme l’eau, le carbone, l’ozone, la chlorophylle et qui se situent dans la zone d’habitabilité de leur étoile serait très excitante pour la recherche de la vie ailleurs … Pour l’heure des planètes de ce type n’ont pas encore été repérées car leur orbite peut être longue et durer plusieurs dizaines ou centaines de jours. A l’exemple de notre planète qui chemine en 365 jours autour du Soleil. Il faudra donc patienter un peu l’annonce d’une découverte car, de surcroît, les astronomes veulent s’assurer de la nature de l’objet qu’ils observent, ce qui demande quelques révolutions – et donc centaines de jours – supplémentaires !
Les astronomes emploient la méthode du transit pour détecter la présence des planètes. L’étoile est épiée pendant plusieurs jours puis quand une baisse de luminosité survient, des mesures très précises sont effectuées. Les données collectées permettent d’évaluer la masse, la taille, la période orbitale de l’objet étudié.
Parce qu’il est plus facile de découvrir des planètes massives ayant des périodes orbitales très courtes, Kepler a donc commencé sa mission en découvrant cinq exoplanètes qualifiées de « Jupiter chaudes » ! Nommées Kepler 4b, 5b, 6b, 7b et 8b, elles sont toutes très proches de leurs étoiles respectives. Il ne leur faut qu’entre 3,3 et 4,9 jours pour faire une révolution ! Leurs températures en surface sont estimées entre 2 200° C et 3 000° C.
La mission de Kepler vise à estimer le nombre d’exo-terres qui se promènent dans des zones d’habitabilité au sein de notre galaxie. Sont-elles nombreuses ou rares ? La zone d’habitabilité est un espace de taille variable où la vie est concevable car les conditions y sont réunies sans qu’il fasse ni trop chaud ni trop froid. Selon l’étoile, cette zone peut être plus ou moins grande et plus ou moins distante. Dans notre système solaire, seule la Terre et Mars sont concernées. Cette dernière est située à la limite et la disparition de son atmosphère l’a fait évoluer différemment. On ne peut pas dire encore si il y a, aura ou eu de la vie sur notre planète voisine.
Crédit photo : JPL/NASA.
Faible quantité de lithium dans une étoile et présence de planètes seraient liés
- le novembre 13, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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Une équipe d’astronomes parmi lesquels Garik Israelian et Michel Mayor a publiée, jeudi 12 novembre, dans la revue Nature un article sur la relation entre manque de lithium au sein d’étoiles semblables au Soleil et présence de systèmes planétaires.
Au moyen du spectrographe High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher (HARPS) qui est placé sur le télescope de 3,6 mètre de l’ESO, les chercheurs ont pu montrer que 75 des 500 étoiles longuement étudiées, sont à la fois pauvres en lithium et riches en planètes … Une relation a donc été mise en évidence par les chercheurs.
Le lithium aurait été créer, selon les astronomes, au moment du Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années. Puis il a été réparti de façon plus ou moins égale dans les étoiles. Or, depuis plus de 60 ans, sa faible présence dans le Soleil, comparativement à d’autres étoiles, intriguent les scientifiques. Aucune réponse n’a encore été trouver. Les planètes qui gravitent autour pourraient jouer un rôle dans la destruction de cet élément léger en perturbant les mouvements internes de l’étoile. Cela fait encore l’objet de recherches pour les physiciens.
Quoi qu’il en soit, cette découverte est une bonne nouvelle car une étoile qui manque de lithium est un suspect idéal dans la quête de systèmes extrasolaires. Cela permettrait aux astronomes de trouver plus facilement des exoplanètes. Plus rapidement et en plus grand nombre.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Découverte de la première exoplanète rocheuse
- le septembre 16, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes
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Déjà découverte au début du mois de février 2009 par le satellite européen CoRoT (lire l’article « Plus petite exoplanète jamais découverte ») et très remarquée pour être la plus petite exoplanète jamais découverte …, Corot-7b s’est révélée davantage à l’équipe d’astronomes qui la traque depuis des centaines de nuit ! Le spectographe HARPS – spécialement conçu pour étudier les lointaines exoplanètes et utilisé sur le télescope de 3,6 m de l’Observatoire de La Silla de l’ESO - a longuement et patiemment scruté l’étoile Corot 7, situéé à 500 années-lumière de notre système solaire.
Connaissant déjà la taille de Corot-7b (1,75 fois celle de la Terre), les astronomes réussirent à établir sa masse et sa densité. L’observation de plus de 150 transits devant son étoile furent nécessaires ! Il a été observé et calculé qu’elle a une masse de seulement de 5 fois celle de la Terre et une densité de 5,6 g/cm3. Ce qui la rapproche de notre planète qui possède une densité de 5,52 g/cm3 ! Corot-7b pourrait donc être une planète rocheuse dite tellurique, à l’instar de la Terre, Mars, Mercure ou Vénus. La première a avoir été découverte !
Belle découverte qui augure d’un avenir prometteur pour la chasse aux petites planètes telluriques. Le rêve de découvrir un jour une planète semblable à la notre, se poursuit !
Toutefois, il est important de souligner que dans le cas précis de Corot-7b, les chances d’y trouver des formes de vies sont indiscutablement nulles ! La planète gravite trop prés de son étoile, à 2,5 millions de km soit une distance 23 fois plus petite que celle qui sépare le Soleil de Mercure dans notre système solaire ! Rappelons que la Terre est à 150 millions de km du Soleil. Inutile de dire que les températures sont très élevées – les astronomes l’évalue à 2 000°C en surface – et que les conditions sont beaucoup trop extrêmes pour que de la vie s’y soit développée.
Outre l’étude approfondie de l’exoplanète tellurique Corot-7b, le spectrographe HARPS a permit la découverte d’un nouveau compagnon à l’étoile-mère. Une super-terre nommée Corot-7c. Sa masse est d’environ 8 fois celle de la Terre. Son orbite est décrit en 3 jours et 17 heures ! Les astronomes auront cependant beaucoup de difficultés pour calculer sa taille et sa densité car ils ne peuvent pas l’observer en transit devant son étoile.
La vidéo ci-dessus montre un zoom sur la région du ciel où se situe l’étoile Corot 7, semblable au Soleil, et ses planètes compagnes récemment découvertes.
Vous pouvez lire également l’article « Première preuve de l’existence d’une exoplanète rocheuse » de l’Observatoire de Paris consacré à la découverte.
Crédit photo : ESO/L. Calcada.
Le télescope Spitzer surprend une collision entre 2 petites planètes autour d’une jeune étoile
- le août 12, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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http://www.dailymotion.com/video/xa54mx
Le télescope spatial Spitzer a fait une découverte sensationnelle récemment : la collision de deux petites planètes dans un jeune système extrasolaire. Il n’existe pas d’images, hormis des illustrations et animations, pour cette observation inhabituelle.
L’équipe de l’astrophysicien Carey M. Lisse de la John Hopkins University Applied Physics Laboratory a pris connaissance de cet extraordinaire phénomène en étudiant le spectre de l’étoile HD 172555. Tout semblait étrange et les chercheurs de reconnaître les signatures de plusieurs éléments témoignant d’une collision violente et à grande vitesse de deux corps rocheux. Ceux-ci devaient probablement avoir la taille approximative de la Lune et de Mercure. De la roche vaporisée et la présence de tectites sont les principaux indices découverts par le spectrographe du télescope spatial.
L’étoile HD 172555 est une très jeune étoile, âgée de 25 millions d’années et située à environ 100 années-lumière de nous, en direction de la constellation du Paon (visible dans l’hémisphère sud). Les nombreuses poussières qui l’entourent s’agglomèrent au fil des millénaires et font émerger plusieurs planètes ou planétoïdes. C’est un lieu où les probabilités de collisions sont très élevés et Spitzer a eu la chance d’en surprendre une qui a du se produire dans un passé relativement récent, peut-être moins de 1 000 ans.
Outre les restes refroidis de roches fondues, les astronomes ont remarqué la présence de gaz de monoxyde de silicium en grande quantité. Le scénario le plus probable qui a pu se jouer est la disparition ou désintégration après collision du plus petit des deux corps. Leurs masses est supérieure à deux fois celle de la Lune. Les astronomes pensent qu’ils se déplacaçient l’un vers l’autre à une vitesse relative de 10 km par seconde.
Tout cela, évidemment, rappelle le choc de notre jeune Terre avec un corps d’une taille semblable à celle de Mars duquel est sortie la Lune. C’était il y a plus de 4 milliards d’années et la genèse de notre système solaire. Depuis, les risques de collisions sont moins fréquents même si, de temps à autre, une comète ou un astéroïde peut percuter une planète aussi massive que Jupiter (lire à ce sujet, l’article « Impact d’une comète ou un astéroïde sur Jupiter »).
Crédit vidéo : JPL/NASA.
Michel Mayor raconte la découverte de l’exoplanète la moins massive
- le avril 23, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, Vidéos
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Découverte de l’exoplanète la moins massive
- le avril 23, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, Vidéos
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L’European Southern Observatory (ESO) vient d’annoncer la découverte d’une exoplanète dont la masse ne serait que de deux fois celle de la Terre ! C’est une équipe d’astronomes français, suisses et portugais emmenée par le célèbre Michel Mayor (celui même qui a découvert la première exoplanète en 1995) qui a annoncée la découverte le 21 avril, à l’occasion de la conférence JENAM pendant la semaine européenne de l’astronomie et des sciences spatiales à l’Université de Hertfordshire.
Cette planète, qui porte le nom de Gl581e, entre dans l’histoire de l’astronomie pour être la moins massive découverte à ce jour. Elle tourne en un peu plus de 3 jours autour de la naine rouge Gliese 581 qui est située à seulement 20 années-lumière de nous. Trois autres exoplanètes furent déjà découvertes autour de l’étoile. L’une d’elle, Gl581d, avait déjà fait parler d’elle car placée sur le bord externe de la zone « habitable ». Sa masse est de 7 fois celle de la Terre. Les récentes observations suggérent qu’elle est davantage située à l’intérieur de cette zone, augmentant ainsi la probabilité d’y trouver de l’eau à l’état liquide.
Cette toute nouvelle découverte laisse imaginer aux astronomes la possibilité dans un futur proche d’observer des planètes de la même masse que Gl581e dans les zones « habitables » d’autres étoiles.
Voir aussi la vidéo où l’on voit Michel Mayor présentait la découverte de cette exoplanète.
Vidéo illustrant le système extrasolaire Gliese 581 avec quatre planètes découvertes.
Voir tableau comparant notre système solaire avec celui de Gliese 581.
Télécharger l’image en haute résolution (0,7 Mb).
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
L’environnement des naines rouges serait moins favorable à l’apparition de la vie
- le avril 11, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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Après l’étude attentive de plusieurs étoiles et de leurs disques protoplanètaires avec le télescope spatial Spitzer, les astronomes ont remarqué des carences importantes en cyanure d’hydrogène (HCN), une molécule intervenant dans la formation d’une base azotée, élémentaire à l’ADN.
Si le cyanure d’hydrogène vient à manquer, il est probable que l’adénine ne pourrait se former. Dans la génése de notre système solaire, la molécule fut probablement créée par synthése photo-chimique. Présente dans de nombreuses comètes et météorites, elle put s’échouer dans les océans primitifs de la Terre et favoriser le dévellopement d’une base azotée, nécessaire à la formation de l’acide nucléique bien connu, l’ADN. Ce qui a pu se réaliser auprés de notre étoile de type K, pourrait ne pas réussir auprés d’étoiles plus petites et moins chaudes comme les naines rouges, de type M.
Sur 44 étoiles de type K observées, similaires au Soleil, 30 % contiendraient du cyanure d’hydrogéne dans leur disque protoplanètaire. L’HCN pourrait être mieux synthétisé grâce au rayonnement ultraviolet des étoiles jaunes semblables au Soleil.
Par ailleurs, les naines rouges (étoiles de type M) connaitraient des tempêtes électromagnétiques beaucoup plus intenses, brisant davantage toute possibilité de vie à la surface des mondes situés dans leur zone habitable.
Aussi, les chances de découvrir des formes de vies comme nous les connaissons, sur la base de l’ADN, sur des planètes telluriques gravitant autour de ces étoiles, sont réduites. Le télescope spatial Darwin, qui sera déployé dans l’espace en 2015, pourra étudier l’atmosphère de ces exoplanètes lointaines, notament celles qui sont en orbite autour d’étoiles naines, à l’instar du télescope Kepler, actuellement en phase de mise en route, dans notre banlieue terrestre et qui se penchera sur des centaines d’étoiles qui ressemblent à notre Soleil.
L’illustration ci-dessus représente la surface d’une éxoplanète et la formation éventuelle d’une soupe primitive, en orbite autour d’une naine rouge.
Télcharger l’image en haute-résolution (1,3 Mo).
Crédit image : NASA/JPL-Caltech.
Grande probabilité de planètes habitables et habitées qui seraient semblables à la Terre
- le février 18, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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L’astrophysicien Alan Boss, de la Carnegie Institution for Science, estime qu’« il existe une douzaine de systèmes solaires comparables au nôtre à une distance d’environ 30 années-lumière ou moins et je pense qu’un bon nombre de ces étoiles, peut-être la moitié, ont des planètes comme la Terre en orbite autour ».
Déclaration pour le moins passionnante lors de la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui s’est déroulée ce week-end, à Chicago. Le scientifique avance que bon nombre de ces planètes seraient habitables et même habitées.
Extrait de ses propos : – « si vous avez un monde habitable que vous laissez évoluer pendant quelques milliards d’années, il est certain qu’une forme de vie va se développer … », ajoutant « je ne parle pas d’une planète avec (une forme de vie) intelligente, mais je dis que si vous avez un monde habitable qui tourne autour d’une étoile pendant 4, 5, 10 milliards d’années, comment pouvez-vous (imaginer) arrêter la vie ?, … pour le moins nous aurons des microbes ».
Le chercheur attend beaucoup des nouvelles générations de télescopes spatiaux comme Corot, déjà en activité et prochainement, Kepler qui sera lancé bientôt, le 5 mars. « Je serai absolument ébahi si Kepler ou Corot ne découvraient aucune planète terrestre car fondamentalement nous en trouvons déjà », a t’il déclaré.
Des télescopes dont les découvertes permettront de préparer une autre génération capable d’obtenir des images de ces mondes relativement proches. « Nous pourrons ainsi détecter la lumière émise par ces planètes et savoir s’il y a du méthane et de l’oxygène dans leur atmosphère, ce qui serait une solide preuve, non seulement qu’elles sont habitables, mais qu’elles sont aussi habitées ».
La vie ailleurs (l’exobiologie), les scientifiques y pensent déjà depuis longtemps mais faute de preuves tangibles, il est impossible d’affirmer quoi que ce soit. Cependant la perspective ouverte par Alan Boss et un grand nombre de ses confréres sur la possibilité d’une multitude de mondes habités plus ou moins semblable au nôtre, dans notre voisinage, est résolument et irrésistiblement passionante, attirant la curiosité du monde entier.
Lire l’article de Yahoo ! Espace, « la Terre a des soeurs habitables et probablement habitées ».
Télécharger l’image illustrant des exoplanètes semblables à la Terre gravitant autour d’une étoile en haute résolution (9 Mo).
Crédit photo : ESO.
La plus petite exoplanète jamais découverte
- le février 04, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Evenements, Exoplanetes
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Découverte d'une exoplanète dont le rayon est 1,75 fois celui de la Terre
C’est la 336 éme exoplanète découverte et c’est aussi la plus petite de toutes !
Son transit devant l’étoile a été observé plus de 150 fois pendant un an avec le satellite Corot. Ceci a permis de connaître avec la plus grande précision le rayon de cette planète qui est de 1,75 fois celui de la Terre. C’est une « super-Terre » dont les conditions doivent être, à proprement parler, infernales. Sa grande proximité avec son Soleil laisse imaginer des températures à sa surface entre 1 000°C et 1 500°C. Son orbite ne dure que 20 h., ce qui est vraiment très court. Imaginez une année de 20 h !
La planète extrasolaire CoRoT-Exo-7b est située à environ 400 années-lumière de la Terre. Il reste encore aux astronomes à déterminer sa masse et à mieux connaître et comprendre sa structure interne. Probablement constituée de lave et de vapeur d’eau prise dans la roche, la plus petite exoplanète découverte à ce jour, enthousisasme sans vraiment surprendre, les astronomes auteur de cette découverte.
Lire aussi l’article sur cette découverte par le satellite Corot, publié sur le site de l’Observatoire de Paris.

Méthode du transit pour la recherche d'exoplanètes
Crédit photo : CNES.
Exoplanète avec changements de températures fréquents
- le février 03, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes, Vidéos
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Une exoplanète aux variations brutales de températures
- le février 03, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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Le télescope spatial Spitzer a observé au cours de l’année 2007, une exoplanète qui est une véritable « Jupiter chaude« de par les températures extrêmes qu’elle affiche.
HD 80606b est une planète géante dont la masse est de 3,4 fois celle Jupiter. Située à environ 190 années-lumière de nous – autour d’une étoile de la constellation de la Grande Ourse – son orbite est très elliptique si bien qu’elle vient « frôler » épisodiquement son Soleil ! Les astronomes ont calculé, après sa découverte en 2001, qu’elle effectue une révolution en un petit peu plus de 111 jours, à une distance variant de 0,85 à 0,03 Unité Astronomique (unité de mesure qui représente la distance Terre-Soleil, c’est à dire 149 millions de km) !
Espérant observer une éclipse de la planète, les astrophysiciens Gregory Laughlin et Jonathan Langton de l’Université de Santa cruz (Californie), ont réussi à observer sa disparition qui dura moins d’un jour et à étudier la luminosité de l’étoile, à laquelle fut soustraite les observations précédent et suivant l’éclipse. Tout cela permit de constater une très forte hausse de sa température : de 500°c en surface, elle est passée à plus de 1 200°C en l’espace de 6 heures ! Tout cela ayant une conséquence sur son atmosphère, entrainant d’importantes et violentes tempêtes. Des observations qui furent également rendues possibles par le fait que sa rotation est de 34 h et pas du tout synchrone avec avec son étoile, au contraire de la majorité de ses semblables dans d’autres systèmes extrasolaires.
Voir la vidéo créée à partir d’images de synthéses des changements brutaux de la tempèrature de l’exoplanète.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/J. Langton (UC Santa Cruz).
































