En vidéo, perturbations dans les anneaux de Saturne
- le 30 avril 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne, Vidéos
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Vidéo fascinante des perturbations gravitationnelles de l’anneau F de Saturne, fomentées par le satellite Prométhée. Et aussi, exploration artistique des planètes géantes Saturne et Jupiter.
Tout le monde admire Saturne pour ses immenses anneaux. De prime abord, ils apparaissent homogènes, lisses et bien peignés comme un disque vinyle. Or la deuxième plus grosse planète du système solaire est loin d’être un royaume pacifique. Les images que collecte la sonde spatiale Cassini depuis son arrivée en 2003, témoignent des multiples perturbations gravitationnelles qui rayent les anneaux, en particulier l’anneau F. Distant de 140 220 km de la surface gazeuse de Saturne, l’anneau est escorté de part et d’autre par ce que les astronomes nomment des “satellites bergers” : Pandore à l’extérieur et Prométhée à l’intérieur. Ce dernier, de dimension modeste (148 km dans sa plus grande longueur) joue régulièrement les trouble-fêtes. Régulièrement des incisions sont créées par son orbite. Un groupe de chercheurs qui s’est plongé dans les archives de plus de 20 000 images collectées par Cassini sur 7 ans, a pu étudier 500 cas d’irrégularités dans cet anneau de 881 000 km de circonférence. Incursions d’une multitude de corps solides de tailles variables – quelques mètres à plusieurs dizaines de kilomètres – qui s’amusent à le transformer.
Lire la suite»Y a t’il des microbes dans les geysers d’Encelade ?
- le 30 mars 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, exobiologie, JPL, NASA, Saturne
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Si Encelade abrite des formes de vie dans son océan (sous la glace de surface), elles pourraient être décelables dans les panaches qu’elle expulse près de son pôle sud.
En orbite à une distance moyenne de 1,4 milliards de km du Soleil, Saturne est très loin de la “zone habitable” de notre système solaire. Il semble exclu d’y trouver un jour une quelconque forme de vie. Notamment dans son épaisse atmosphère. Toutefois, l’un de ses satellites naturels pourraient être un bon candidat. Rétrospectivement, le plus important de tous, Titan (visible dans un télescope) était le favori des astronomes et exobiologistes. Avec l’arrivée de la sonde spatiale Cassini, en 2004, d’étranges panaches ont été découverts, affleurant de la surface de Encelade, un satellite d’environ 500 km de diamètre. Depuis, la “rolls” des sondes spatiales, fruit de la collaboration de la NASA et de l’ESA, a multipliée les survols de ce petit astre couvert de glaces d’eau. Les chercheurs ont appris que ces geysers expulsent dans l’espace et de l’eau et des particules organiques. Carolyn Porco, chef de l’équipe d’imagerie de Cassini, a récemment montré que cette eau – probablement issue d’un vaste océan sous la glace – contient du sel. Les mesures indiquent même des quantités de sel dans des proportions semblables à celle que l’on retrouve dans les océans terrestres !
Lire la suite»Les 10 plus belles photos de 2011
- le 30 décembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ALMA, Astrophoto, Aurores, Comete, Eclipses, ESO, Galaxie, Hubble, Jupiter, La Silla, Lune, Nebuleuses, Observation, portfolio, Saturne, SDO, Soleil, Système Solaire, Télescope, VLT
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Les plus belles photos d’astronomie de 2011.
Comme chaque année, le télescope spatial Hubble tient le « haut du pavé » en terme de recherches et de beauté des images. La plupart de sa production peut aisément prétendre à figurer dans un palmarès des plus belles photos. Cela étant, il est loin d’être le seul télescope au monde et ses rivaux sont nombreux. Mais, faut-il vraiment qu’il y ait rivalité ? On s’en moque éperdument et mieux vaut se perdre dans ces paysages cosmiques …, rêver à d’autres mondes !
Lire la suite»[Image du jour] : Autour de Saturne, Encelade et Epiméthée en perspective
- le 22 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Image du jour, JPL, NASA, Saturne, Système Solaire
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La sonde spatiale Cassini qui explore Saturne et ses satellites naturels depuis 2004, a capturé cette belle perspective le 1er octobre dernier. Outre une toute partie des anneaux, on y retrouve deux de ses lunes : Encelade et Epiméthée.
Au premier plan, à 175 000 km de la caméra, on reconnait Encelade à ses jets ou geysers d’eau. Longtemps ignoré, ils ont été remarqué pour la première fois en 2005 par la mission Cassini. Visibles sur le limbe, au pôle sud, de grandes crevasses crachent dans l’espace un peu d’eau que la lune semble possédeer à l’état liquide dans ses entrailles, sous la glace.
Plus loin derrière, c’est Epiméthée (113 km de long).
Chronique d’une immense tempête sur Saturne
- le 20 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne, Vidéos
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Près d’un an de tempête saturnienne suivie et photographiée par la sonde spatiale Cassini.
Apparue il y a presque un an, le 5 décembre 2010, l’immense tempête qui s’est enroulée autour de l’hémisphère nord de Saturne durant plusieurs mois, a occupée un cinquième de sa surface. La sonde spatiale Cassini l’a photographiée sous toutes les coutures.
Les images présentées ici, partagées par la NASA, le JPL et l’ESA livrent des détails inégalés de cet orage titanesque (Saturne-Chronos était un titan !) étendu sur plus de 5 millions de km². Lors du précédent épisode de turbulences atmosphériques à grande échelle, il y a 21 ans, le télescope spatial Hubble, encore à ses débuts, en avait profité pour recueillir quelques images. La tempête était de taille comparable mais n’avait durer que 55 jours. Celle qui s’est achevée au mois de juin dernier bat, en revanche, un record de longévité : 200 jours contre 150 jours pour la tempête observée en 1903.
Lire la suite»Image du jour : spectaculaire tempête sur Saturne
- le 8 juillet 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne
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Images en fausse couleur acquise le 26 février 2011 par la sonde spatiale Cassini, de la gigantesque tempête qui fait rage sur Saturne depuis maintenant 6 mois. On peut ici son évolution à 11 heures d'intervalle (durée du jour sur Saturne). Cliquez pour agrandir.
Apparue fin 2010, la tempête de Saturne continue d’évoluer et de s’amplifier. Le vaisseau Cassini qui « navigue » dans le « giron » de la planète géante depuis 2004, a recueilli quantité de données qui font le bonheur des chercheurs.
Après étude, quelques images viennent d’être publiées par la NASA et le JPL. Elles dévoilent dans le rayonnement visible et proche-infrarouge des détails d’une résolution inégalée de cette tempête spectaculaire qui occupe, tout de même, une surface de 4 milliards de km2 !
Tel un serpent – et ce serait un boa ou un anaconda ! – , le phénomène encercle littéralement l’hémisphère nord (latitude 35°) de Saturne, s’étendant sur plus de 300 000 km !
Dans les longueurs d’onde radio, les astronomes ont relevé un taux très élevé d’éclairs, 10 par seconde au plus fort de l’orage ! A partir de données enregistrées le 15 mars 2011, tandis que la tempête était un peu plus calme, les chercheurs ont produit une courte bande-son de la foudre qui fend la haute-atmosphère de Saturne. A écouter ici (mp3, 120 Kb).
Lire la suite»Image du jour : cartes postales de Titan envoyées par la sonde spatiale Cassini
- le 2 juillet 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Image du jour, Saturne
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Le 12 mai 2011, le vaisseau Cassini qui navigue autour de Saturne depuis 7 ans, a réalisé cette image de Titan coupée par les anneaux très fins (moins d’un km) de la planète géante.
Titan est la plus grande des 63 lunes connues gravitant autour de Saturne. Avec 5 150 km de diamètre, il ridiculise notre Lune et aussi Mercure par sa taille.
Titan est une régions du système solaire qui attirent beaucoup l’attention des planétologues et des exobiologistes, en quête de milieu pouvant accueillir la vie … Surnommé la « Terre au congélateur« , son atmosphère riche en azote (plus de 98 %) et relativement dense, rappelle aux chercheurs, les conditions supposées qui régnaient dans l’enfance de notre planète. Une grande différence cependant les sépare, là-bas la température ne grimpe pas au-delà des – 175 °C !
Sur cette image capturée par le téléobjectif de la caméra du grand vaisseau Cassini (NASA et ESA) à une distance de 2,3 millions de kilomètres, on aperçoit les étendues sombres de méthane liquide. L’étude de son éco-ystème montre que le gros satellite naturel entretient un cycle de méthane à l’image de celui de l’eau sur la Terre … !
Lire la suite»Cassini confirme l’existence d’un océan d’eau salée et liquide sur Encelade
- le 29 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne
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Une trentaine de geysers au pôle sud d'Encelade expulsant des particules d'eau dans l'espace (cliquez pour agrandir)
Dans un article publié dans la revue Nature, une équipe de chercheurs confirme l’existence d’un océan d’eau salée sous la surface d’Encelade.
Encelade est un petit satellite naturel d’environ 500 km de diamètre qui orbite autour de Saturne. En 2005, la mission Cassini chargée d’explorer la planète géante et gazeuse et quelques unes de ses lunes, découvre non loin du pôle sud, l’existence de panaches qui font penser à de gigantesques geysers. Expulser à travers des fissures qui ont été nommées « griffes du tigre », tout indique que la matière serait principalement constituée de particules d’eau …
Lire la suite»Portrait du satellite Helene réalisé par la sonde Cassini
- le 24 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne
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Le 18 juin 2011, la sonde spatiale Cassini (en orbite depuis 2004 autour de Saturne) a survolée pour la deuxième fois Hélène, une des 63 lunes de la planète géante.
La reine Hélène est un satellite dit « troyen » qui partage la même orbite que Dione, à environ 377 400 km de Saturne. Lors de la première visite en mars 2010, à seulement 1 820 km de distance, les caméras haute résolution de Cassini avaient remarqué d’inattendues coulées et ravinements rappelant les « gullies » visibles sur les pentes de nombreux cratères martiens. Ce deuxième survol permet aux scientifiques d’affiner leurs connaissances encore sommaire du satellite et d’achever la cartographie globale.
Placé à 6 968 km, le vaisseau Cassini a photographié sous toutes les coutures le satellite irrégulier de 36 km (pour la plus grande longueur) sur 32 et 30 km, dimensions relativement modestes par rapport aux 1 118 km de diamètre du satellite Dione naviguant au sein des anneaux.
Version 3D du satellite troyen Helene.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute.
Un film magnifique qui nous emmène explorer les mondes de Saturne
- le 3 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne, Vidéos
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A voir de préférence en haute résolution (HD).
Chef d’oeuvre artistique et scientifique qui nous convie à une errance dans les mondes multiples et fascinants de Saturne.
Colportée par d’illustres blogueurs outre-atlantique (Universe Today, Bad Astronomy), voici un magnifique et trop court film sur Saturne, ses anneaux, ses satellites naturels et même ses aurores polaires ! Toutes les images rassemblées dans ce magnifique montage ont été envoyées par la sonde spatiale Cassini qui orbite autour de la deuxième plus grosse planète du système solaire depuis 6 ans !
Au-delà de son intérêt scientifique, ce petit chef d’oeuvre signé de l’artiste et vidéographe Chris Abbas nous dévoile les beautés qui règnent autour des multiples mondes de Saturne. Un monde qui nous est parfaitement inconnu, lointain et pourtant situé à seulement 1,3 milliards de kilomètres de nous !
Regard furtifs, fulgurances et beautés sidérantes d’une planète voisine !
Observations dans l’infrarouge de la gigantesque tempête de Saturne
- le 31 mai 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Cassini, ESO, NASA, Saturne, VLT
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La grande tempête apparue dans l’hémisphère nord de Saturne en décembre 2010, observée pour la première fois par une sonde spatial et aussi, depuis le sol terrestre, dans l’infrarouge thermique.
Repérée en décembre 2010, une gigantesque tempête s’est déclarée dans l’hémisphère nord de Saturne. Le phénomène, dont l’évolution est très attentivement suivie par nombre d’astronomes amateurs (voir image ci-dessous) et professionnels, s’amplifie au fil du temps, laissant de larges traces visibles dans sa haute atmosphère.
Depuis 1876 et l’avénement de puissants moyens d’observation, il s’agit de la sixième tempête étudiée par les astronomes. Le phénomène se répète pourtant chaque « année saturnienne » (révolution de Saturne autour du Soleil), c’est-à-dire tous les 30 ans environ, lorsque la planète géante change de saison et entre dans l’équinoxe du printemps … ! Pour la première fois, le phénomène est observé de prés par un vaisseau spatial – en l’occurrence la sonde spatiale américano-européenne Cassini – et dans l’infrarouge thermique, mettant nettement en évidence les variations de température à l’intérieur du vortex de plus de 5 000 kilomètres de large !
Ephémérides Avril 2011
- le 4 avril 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ciel du printemps, Constellations, Ephémérides, Etoiles filantes, Observation, Saturne
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Principaux phénomènes astronomiques de Avril 2011 à observer à l’œil nu ou aux instruments
Incontestablement, Saturne est la grande vedette visuelle de ce mois-ci. Par ailleurs, les autres planètes ont comme déserté la voûte céleste de ce début de printemps, excepté Vénus visible furtivement dans les lueurs rosées de l’Aurore !
Le 3 avril, Saturne est en opposition et au plus proche de nous pour cette année, quelques 1,3 milliards de kilomètres. Présente dans la constellation de la Vierge (Virgo), la deuxième plus grosse planète du système solaire se hisse au-dessus de l’horizon Est dés le début de la nuit, bien avant Spica (l’étoile-phare de la Vierge).
Outre Sirius, qui s’ »allume » la première au crépuscule, Saturne est un des astres les plus brillants – et des plus beaux – à voir au cours des douces nuits printanières … Observer Saturne, ses milliers d’anneaux et quelques-uns de ses satellites naturels qui lui tiennent compagnie est toujours un spectacle sensationnel et inoubliable.
Au cours de la première partie de la nuit, le Lion (Leo) bondit au-dessus de l’horizon Sud tandis que le Chasseur Orion, suivi de ses deux chiens (Canis Major et Canis Minor), entame sa route vers l’Ouest et le Soleil couchant … Au même moment, à l’Est, se profilent les constellations du Bouvier (Bootes) largement dominée par la rouge Arcturus et la Vierge (Virgo) qui, comme on l’a vu, accueille Saturne.
Lire la suite»Pluies printanières sur Titan
- le 25 mars 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, JPL, NASA, Saturne
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Publiée récemment dans la revue Science, une étude rapporte des observations de pluies printanières à la surface de Titan.
C’est autour de la géante Saturne que l’on rencontre le deuxième plus gros satellite naturel de notre système solaire, Titan. C’est le seul, soulignons-le, à posséder à une véritable atmosphère qui, d’ailleurs, fait l’objet de diverses spéculations (astronomiques, biologiques, chimiques, etc.) depuis de nombreuses années.
Il n’est pas inutile de rappeler que le vaisseau Cassini (qui continue d’explorer Saturne et ses multiples mondes) avait largué en 2005 le module Huygens, chargé d’étudier son atmosphère.
Un océan « pétillant » sur Encelade et des conditions favorables à la vie
- le 30 janvier 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne, Système Solaire, VIe
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Plus que jamais, le satellite Encelade montre des signes d’existence d’un océan d’eau liquide interne et des conditions favorables à la vie.
Qui aurait pu croire, il y a plus de cinq ans, que l’un des minuscules satellites gravitant autour de la lointaine et géante Saturne pourrait cacher un océan sous de la glace, voire abriter de la vie … Sur ce dernier point, il faut préciser que nul ne sait encore mais tout indique que cela ne soit pas impossible … !
L’attention des scientifiques, planétologues ou exobiologistes, s’y focalisent depuis les premiers survols du vaisseau Cassini en 2005. On fit alors des découvertes, jusque là insoupçonnées dans cette « province » du système solaire : de gigantesques geysers propulsant au-dessus du sol de glace d’Encelade, des molécules organiques et de la glace d’eau … Des crevasses nommées « griffes du tigre » (tiger stripes) au pôle sud du satellite naturel.
Titan et ses « airs » de Terre primitive était – et demeure – l’une des pistes privilégiée des astronomes dans la recherche de la chimie pré-biotique ! Depuis 2005, le rocher Encelade, de quelques 500 kilomètres de large, ne cesse de surprendre ses observateurs.
Des études récentes, menées par des géophysiciens, indiquent que l’océan d’eau liquide qui reflux sous la glace, serait gazeux. Comme moteur à cette activité surprenante, les scientifiques pensent aux forces de marées qu’exercent la toute proche – et massive – Saturne. Des forces qui échauffent les parties internes et favorise une activité volcanique, laquelle participe à la fonte de la glace. Dans cet océan caché, les sels pourraient y être dissous. Sels de potassium, de sodium et aussi carbonates que les chercheurs ont fini par trouver emprisonner dans les particules d’eau projetées par les geysers.
Comme le dit très bien Larry Esposito (Université du Colorado) qui a contribué à cette étude :
« Encelade réunit de nombreuses conditions favorables à la vie. Nous savons qu’il y a un océan d’eau liquide, de la matière organique, une source d’énergie. Et pour couronner le tout, nous trouvons des organismes dans des milieux similaires sur Terre ! ».
Il n’est donc pas impossible que nous ayons plus de « voisins » qu’on ne le pense !
Source : science@NASA.
Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.
Saturne en proie à une gigantesque tempête
- le 28 janvier 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Saturne
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L’astronome amateur et photographe John Chumack a récemment bravé les nuits glaciales qui sévissent dans l’état de l’Ohio où il vit, pour délivrer quelques images de Saturne et de sa gigantesque tempête.
En cette période (janvier-février 2011), Saturne, la deuxième plus grosse planète du système solaire, distante de 1,4 milliards de kilomètres de la Terre, est aisément observable en seconde partie de nuit. Dans de bonnes conditions et selon le grossissement de l’instrument avec lequel vous l’observez, vous pouvez « séparer » distinctement les deux grands ensembles d’anneaux et remarquer ce qui se nomme « la division de Cassini ». Mais ce n’est pas tout !
Les curieux et les courageux (… se lever au milieu de la nuit et affronter le froid) peuvent découvrir, en ce moment, la gigantesque tempête blanche, à l’œuvre dans l’hémisphère nord de la planète gazeuse depuis le début du mois de décembre 2010 ! Sa largeur atteint dix fois le diamètre de la Terre ! Pour le dieu Saturne, une tempête colossale s’imposait … !
Observer Saturne est toujours un spectacle émouvant et sensationnel. Que ce soit pour la première fois ou régulièrement. Toutefois, distinguer une tempête de cette ampleur qui fait rage à sa surface, est un phénomène relativement rare et donne d’irrésistibles frissons !
Source : Universe Today.
Crédit photo : John Chumack.
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Tempête sur Saturne
- le 1 janvier 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne
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Depuis le début de décembre 2010, une gigantesque tempête se développe à la surface de Saturne.
Les deux plus grosses planètes du système solaire sont en proie à bien des tourments depuis quelques mois. Jupiter a vu, en effet, l’une de ses bandes équatoriales disparaître, recouverte par une vaste tempête qui, aujourd’hui, s’évanouit doucement (lire « Retour de la bande équatoriale sud de Jupiter »).
C’est au tour de Saturne, à présent. Son atmosphère manifeste des signes d’une activité tourmentée peu ordinaire qui furent d’abord repérées le 5 décembre 2010 par les observations radio de la sonde spatiale Cassini. Les astronomes assistent alors à l’émergence d’une tempête dans l’hémisphère nord qui va rapidement prendre de l’ampleur. Peu de temps après, des astronomes amateurs – au premier rang desquels Christopher Go – publient les premières images d’une tempête béante aux teintes blanches. Sa force ne cesse de croître si bien qu’elle est désormais observable dans un instrument amateur, pourvu que l’on sache patienter la deuxième partie de nuit que la planète géante soit suffisamment élevée au-dessus de l’horizon (Saturne se lève vers minuit en ce moment).
La deuxième plus grosse planète du système solaire – dont les années durent plus de 29 ans terrestres ! – a, rapellons-le, quitté l’hiver en août 2009 pour passer à l’équinoxe. Cette tempête qui vient d’apparaître devrait être tout aussi grande et féroce que sa prédécesseur observée en 1990, au cours de sa précédente révolution.
A signaler que la sonde spatiale de conception américano-européenne (ESA et NASA) Cassini a fêtée le 29 décembre 2010 le dixième anniversaire de sa visite rendue à Jupiter. Les images envoyées alors par le vaisseau en route pour Saturne demeurent parmi les plus belles et détaillées de la plus grosse planète du système solaire.
A revoir ici.
D’autres images de la tempête apparue sur Saturne sur le site Spaceweather.com : entre autres Fredy Willems et Christopher Go.
Crédit photo : NASA/ESA/CASSINI et Fredy Wilems.
Probable volcan de glace sur Titan
- le 21 décembre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne, Système Solaire, Vidéos
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Des observations récentes par le vaisseau Cassini de la surface de Titan suggèrent l’existence d’un volcan de glace.
Des cartes réalisées à partir des données acquises récemment par les radars de la sonde spatiale Cassini, montrent un relief montagneux qui s’apparente à celui d’un volcan. Depuis quelques temps, les scientifiques soupçonnent l’existence d’un cryo-volcanisme sur Titan. Un volcan de glace vomissant du méthane et de l’eau maintenue à l’état liquide dans les entrailles du satellite … Sotra Facula s’élève jusqu’à 1 000 mètres d’altitude au-dessus des plaines où parfois coulent de « paisibles » rivières de méthane liquide. L’abondance de cet élément dans l’atmosphère de Titan pourrait provenir, entre autres, d’une activité volcanique régulière. Sous le sol gelé à – 180° C, de l’eau liquide enfouie dans les profondeurs ferait parfois irruption en surface, emportant avec elle des gaz comme le méthane.
En vidéo, reconstitution en 3D du probable cryo-volcan Sotra Facula remarqué à la surface de Titan.
ahttp://www.dailymotion.com/video/xg7v59
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/USGS/University of Arizona.
A observer cette semaine : les étoles filantes des « Perséides » et rassemblement planétaire
- le 8 août 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ciel d'été, Ephémérides, Etoiles filantes, Observation
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Avis à tous les observateurs du ciel à l’oeil nu : maximum de l’essaim météoritiques »les Perséides » durant les nuits du 12 et 13 août et superbe rassemblement planétaire au crépuscule où Vénus, Saturne, Mars et un fin croissant lunaire sont invités.
Les 6, 7 et 8 août, nombre d’entre nous ont plongés leur regard dans la nuit incommensurable à la rencontre des étoiles, des mondes lointains, de l’Univers et aussi d’astronomes amateurs passionnés … Un événement annuel à l’initiative de l’AFA, qui depuis 20 ans orchestre les « nuits des étoiles » partout en France. Depuis ses débuts, la manifestation se déroule à des dates proches du maximum d’activité de l’essaim météoritique « les Perséides », la très célèbre « pluie » d’étoiles filantes estivales ! C’est, ainsi, des milliers de personnes qui se réunissent, le temps d’une soirée à la belle étoile … Tout cela est promesse de charme, de poésie, de connaissances, de culture et de rencontres …
Il y a une dizaine d’années encore, la « nuit des étoiles » avait droit à une ou deux heures de télévision, notamment sur France 2, or désormais, pour je ne sais quelle raison, l’organisation en a été abandonnée. On ne peut que regretter ce recul de la diffusion et du partage des connaissances !
Les Perséides
On a tous entendu parler des étoiles filantes que l’on peut voir l’été, de ces belles pluies scintillantes illuminant les douces soirées des vacances … Beaucoup oublient que ce n’est pas la seule occasion d’en surprendre dans le ciel nocturne. Tous les mois de l’année comptent leurs essaims météoritiques, certains sont plus denses et intenses que d’autres, comme « les Perséides » (août) et « les Léonides » (novembre). Leur nom provient de la position de leur radient : la région du ciel d’où semble provenir toutes ces « flêches » lumineuses. Ainsi, celles que l’on peut observer par dizaines autour du 12 août chaque année, semblent pour la plupart jaillir de la constellation de Persée …
Les étoiles filantes ont un nom trompeur. En réalité, elles désignent les météorites qui pénètrent dans notre atmosphère par vague de plusieurs dizaines, voire centaines ! Ces poussières ou minuscules fragments rocheux sont laissés dans le sillage des comètes, en l’occurrence la comète 109 P/ Swift-Tuttle pour « les Perséides », et dérivent dans l’espace interplanétaire. Fréquemment et régulièrement, ces nuées de particules cométaires croisent l’orbite terrestre et se laissent alors entrainer vers l’atmosphère de notre planète. En la traversant, ces poussières de comètes sont littéralement désintégrées et nous ne percevons plus que leurs traces lumineuses, parfois intenses, longtemps confondues avec la fuite de certaines étoiles … !
Quelle prévision d’activité pour le cru 2010 ?
L’essaim météoritique « les Perséides » a une activité qui démarre, chaque année, autour du 17 juillet et atteint son maximum le 12 et/ou 13 août. Les toutes dernières prévisions placent le « pic d’activité » le 13 août à 5 h 20 du matin avec, peut-être, un précédent quelques heures avant, à 1 h 40. Cela demeure très difficiles de prévoir avec une grande exactitude le maximum de chaque essaim météoritique. Reste que même si vous n’êtes plus éveillé lors du maximum, les heures qui le précédent ou le suivent peuvent offrir de belles surprises où, pas mois de 100 étoiles filantes par heure peuvent être débusquées … ! En outre, le ciel restera dépourvu tout au long de la nuit, de toute clarté de la Lune offrant ainsi d’excellentes conditions pour observer le ciel, pourvu, bien sûr, que la météo soit de la partie !
Rassemblement planétaire
Ces jours-ci, il n’y a pas que les étoiles filantes qui font parler d’elles et qui sont capables de nous émerveiller … Tous les soirs, au crépuscule, Vénus s’acoquine avec Mars (planètes très différentes mais partenaires de longues dates dans la mythologie !) sous le regard bienveillant de Saturne, quoique … et nous gratifient d’un splendide rapprochement visuel ! Les trois planètes se donnent en spectacle en ce début du mois d’août, accomplissant un ballet qui renouvelle chaque soirée leurs dispositions, notament la belle Vénus. Le 13 août prochain, après une longue nuit blanche passée à traquer les « perséides », nous pourrons admirer un jeune croissant lunaire accompagnant le trio planétaire. A vos appareils photos ! La « conjonction géocentrique » promet d’être superbe.
Illustrations et animations des deux phénomènes sur le site Shadow and Substance.
Pour en savoir plus sur « les Perséides » et obtenir d’avantage de prévisions : PGJ Astronomie.
Crédit photo : Antonio Finazzi et Babak Tafreshi.
Les entrailles de Titan
- le 15 mars 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne
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L’étude des données gravimétriques accumulées lors des orbites du vaisseau Cassini autour de Titan montrent que l’intérieur de celui-ci est composé de roches et de glaces.
Le deuxième plus gros satellite naturel du système solaire, Titan, posséderait un cœur froid où se mélangent roches et glaces. Pas de réelles distinctions entre ces deux éléments. Les données gravimétriques acquises entre 2006 et 2008 lors des survols du vaisseau spatial Cassini suggérent aux chercheurs que Titan a connu une formation lente. Un scénario différent de celui qui a vu naître la plupart des autres planètes sous des pluies intenses de météorites (bombardement météoritiques) … Des fortes poussées d’énergie ont conduit les matériaux lourds vers le centre, à l’instar de Ganymède – le plus grand satellite naturel du système solaire – qui possède une « graine » rocheuse.
Sur l’image ci-dessus, l’artiste a représenté les différentes couches de l’intérieur de Titan, telles que les données scientifiques récentes permettent de les imaginer. Sous la surface brumeuse (connue des caméras de Cassini) et un sol jonché de blocs de glaces où se faufilent des fleuves de méthane liquide, on trouverait une couche de glace épaisse de 500 km (gris clair). Viendrait ensuite, un hypothétique océan d’eau liquide (bleu) et à nouveau une couche de glace, plus fine cette fois (gris clair). Au centre donc, se tiendrait une boule froide de roches mélangées à de la glace (gris foncé).
Rappelons que Titan est le plus grand satellite naturel de Saturne. Son diamètre est de 5 151 km. La température a sa surface est d’environ – 180 °C. Son prochain survol par la sonde spatiale Cassini aura lieu le 5 avril prochain.
Crédit photo : JPL/NASA.
Les aurores polaires de Saturne photographiées par le télescope Hubble
- le 17 février 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Aurores, Hubble, Saturne, Vidéos
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Des astronomes américains ont profité du passage des anneaux de Saturne dans le plan de l’écliptique pour observer le phénomène des aurores aux pôles nord et sud de la planète géante.
L’accumulation des images obtenues avec le télescope spatial Hubble ont permis de créer un film extraordinaire (voir ci-dessous) mettant en scène le phénomène. Les données ont été enregistrées au cours des mois de janvier et mars 2009. Après comparaison, les astronomes ont remarqués que les aurores boréales étaient plus petites et aussi plus fortes que les australes. Des différences qui, selon eux, trahissent l’existence d’un champ magnétique inégal qui serait plus intense dans les parties nord de la planète.
A l’instar des aurores polaires sur Terre – qui sont toujours un spectacle merveilleux pour les habitants des régions polaires – , celles de Saturne apparaissent aussi dans ses régions polaires. Elles naissent de la rencontre des particules du vent solaire électriquement chargées qui sont précipitées par le champ magnétique sur la haute atmosphère, en l’occurrence la ionosphère. Zone de turbulence qui est le théâtre de l’accélération des particules, jusqu’à 60 000 km par seconde et de leurs collisions … De superbes couronnes lumineuses apparaissent alors qui furent enregistrées par la caméra Advanced Camera for Survey (ACS) du télescope spatial.
A noter qu’une telle inclinaison de la planète et des anneaux ne se reproduit en moyenne que tous les quinze ans (aux équinoxes de Saturne). Les opportunités sont donc rares. Les astronomes tenaient beaucoup à réaliser ces images afin d’obtenir une vison globale de la planète et des aurores en mouvement aux deux pôles. Le spectacle est tout aussi magique et impressionnant que sur Terre. Qu’est-ce que cela serait si nous étions sur place !
En vidéo, les aurores de Saturne en mouvement aux deux pôles de la planète.
Télécharger l’image en haute résolution.
Crédit photo : NASA, ESA, and Jonathan Nichols (University of Leicester).
L’ombre d’Epiméthée sur les anneaux de Saturne
- le 5 janvier 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne
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Sur cette très belle photo des anneaux de Saturne, le léger trait sombre qui est visible au centre n’est autre que l’ombre projetée du petit satellite naturel Epiméthée (113 km de diamètre). Une configuration exclusivement visible durant les périodes précédents ou suivants l’équinoxe de la planète géante. Le vaisseau spatial Cassini a réalisé cette image en juin 2009, à une distance de 725 000 km. L’équinoxe eut lieu à la fin du mois d’août 2009 et permit de très beaux clichés ainsi que de singulières découvertes dans la structure des anneaux.
Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.
Découverte d’un nouvel anneau autour de Saturne
- le 8 octobre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Saturne, Vidéos
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Sur cette image, on peut voir l'étendue et l'épaisseur de cet halo de matière récemment découvert autour de Saturne (cliquez pour agrandir, 1,3 Mb)
Une nouvelle plutôt sensationnelle : il existe un anneau supplémentaire autour de Saturne, que l’on n’avait pas vu jusqu’à maintenant. Il serait bien plus vaste que tous ceux que l’on connaît déjà ! On doit cette remarquable découverte à une équipe de chercheurs de l’Université de Virginie et au télescope spatial infrarouge Spitzer.
Il a fallu, en effet, observer dans l’infrarouge pour dévoiler cette étendue très peu dense, essentiellement composée de glaces et de poussières (si nous étions à l’intérieur, on ne s’en apercevrai pas …). Situé à environ 7 millions de km de la planète géante, il s’étend sur près de 12 millions de km, soit 300 fois la taille de Saturne ! Son épaisseur aussi n’a rien à voir avec les nombreux autres anneaux (qui sont beaucoup plus denses et beaucoup plus fins) : 20 fois le diamètre de la deuxième plus grosse planète du système solaire !
Ce nouvel anneau est situé de part et d’autre de l’orbite de Phœbé (environ 230 km de long), l’un des satellites naturels de Saturne. Les auteurs de cette découverte pensent que le petite lune pourrait être à l’origine de flot de particules diluées dans le champ gravitationnel de la planète. Cela pourrait même expliquer la teinte sombre sur une face de Japet, un autre satellite naturel plus proche de la planète qui évoque aux astronomes le symbole Yin et Yang. L’anneau ou halo est probablement issu de la matière arrachée à Phœbé lors de collision avec des comètes ou des astéroïdes, relativement fréquentes.
La vidéo ci-dessous montre la position des différents satellites, acteurs dans la découverte de l’immense halo autour de Saturne.
Crédits photos : NASA/JPL-Caltech/University of Virginia.
Saturne à l’équinoxe photographiée par la sonde spatiale Cassini
- le 24 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne, Système Solaire
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A l’occasion de l’équinoxe pour Saturne (qui a lieu tous les 15 ans) qui, rappelons-le, est une opportunité en or pour les chercheurs d’approfondir la connaissance des anneaux et d’y faire de nouvelles découvertes, la sonde spatiale Cassini réalisa une série de clichés inédits. L’image ci-dessus en est un somptueux résumé. Assemblage de 75 images qui furent prisent le 25 août 2009, 1,25 jours après l’équinoxe. Cassini est alors distant d’environ 847 000 km de la planète. Toutes les images sont retraitées, éclaircies. La partie droite des anneaux, pourtant sombre, fut éclaircie 60 fois et la moitié gauche, 20 fois. Sans cela, les anneaux auraient été quasiment invisibles.
Tout à fait à gauche, à l’extérieur des anneaux, on aperçoit le satellite naturel Janus. En y regardant de plus prés, on peut également distinguer Épiméthée, tout en bas de l’image sur le bord des anneaux. Pandora est également visible, tout au bord de l’anneau F, dans la partie droite ainsi que la minuscule lune Atlas. Leur luminosité fut augmentée de 30 à 60 fois.
Télécharger l’image en haute réslution (0,6 Mb)
Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.
Saturne à l’équinoxe photographiée par la sonde Cassini
- le 4 septembre 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne, Système Solaire
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Aujourd’hui, 4 septembre, la Terre passe dans le plan des anneaux de Saturne. Malheureusement, cela est impossible à observer car la planète gazeuse est, en ce moment – et pour plusieurs jours encore -, trop proche du Soleil. Bien entendu, par « trop proche », il faut comprendre proche visuellement depuis la Terre. En réalité, Saturne est de l’autre côté du Soleil, à l’arrière de la constellation du Lion, à plus d’un milliard de km de nous. Il faudra patienter jusqu’à l’année 2025 pour profiter d’une même configuration. Au télescope, les anneaux sont littéralement invisible et la planète se résume un disque lumineux. Seul Titan peu être distinguer à si grande distance parmi sa batterie de satellite naturels.
Le 10 août, Saturne entrait dans un nouvel équinoxe. Le Soleil passait du sud au nord dans le plan des anneaux. Des conditions inédites pour le vaisseau spatial Cassini qui en a profité pour traquer les aspérités et autres objets inconnus présents dans les centaines d’anneaux. La lumière rasante facilitant ce type d’observation.
L’image ci-dessus a été prise par la sonde Cassini. L’ombre de la planète géante sur les anneaux semble avoir découpée ces derniers. C’est, par ailleurs, la lumière réfléchit par les millions de débris de glaces et de roches qui en éclaire doucement la surface. A l’instar de la « lumière cendrée » pour la Lune, quand celle-ci a une partie de sa surface éclairée par un reflet de Terre (visible au crépuscule ou à l’aube quand la Lune est en premier ou dernier petit croissant). En haut à droite de l’image, on peut voir un long cône sombre qui n’est autre que l’ombre de l’un de ses satellites, Téthys.
Lire aussi les articles : « Inclinaison des anneaux de Saturne en images » et « Découverte probable d’un satellite naturel dans les anneaux de Saturne ».
Voir d’autres images de Saturne sur le site Photojournal de la NASA. Pour découvrir celles réalisées lors de l’équinoxe, remonter chronologiquement jusqu’au 10 août.
Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.
Inclinaison des anneaux de Saturne en images
- le 31 août 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Saturne, Système Solaire
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Le montage ci-dessus a été créé par Alan Friedman. On peut y voir l’inclinaison progressive de la planète Saturne et de ses anneaux au cours de ces 6 dernières années.
Le 4 septembre prochain, les anneaux seront littéralement invisible. Impossible d’en profiter depuis la Terre car la planète géante sera trop proche (en apparence) du Soleil. Période d’équinoxe pour Saturne qui se déroule tous les 14 ans environ.
Lire aussi l’article : « Découverte probable d’un nouveau satellite naturel dans les anneaux de Saturne ».
Crédit photo : Alan Friedman.
Tempête tropicale sur Titan
- le 24 août 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Saturne, Système Solaire
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Tempête tropicale sur Titan
Des observations récentes dans l’infrarouge de Titan avec le télescope Gemini ont montrées l’existence d’une forte tempête à des latitudes tropicales. Une gigantesque tempête qui a pris naissance au pôle sud et est remontée jusqu’à l’équateur en quelques jours. Ce type de phénomène à la fois rare et brutal pourrait expliquer la présence de lits de rivières et autres chenaux dans une région présentée comme régulièrement sèche.
Souvenons-nous que sur ce grand satellite naturel de Saturne, il n’existe pas de cycle de l’eau mais un cycle de l’éthane et du méthane liquide ressemblant au notre.
Crédit photo : Gemini Observatory/AURA/Henry Roe, Lowell Observatory/Emily Schaller, Insitute for Astronomy, University of Hawai‘i.
Découverte probable d’un nouveau satellite naturel dans les anneaux de Saturne
- le 17 août 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne
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Le 11 août, c’était l’équinoxe pour Saturne. Cela a lieu 2 fois par année saturnienne, c’est-à-dire presque tous les 15 années terrestres (la période de révolution de Saturne est d’un peu plus de 29 ans) ! A cette occasion, les yeux – et les caméras – de la sonde spatiale Cassini ont scrutés les irrégularités et les ombres dans la grande étendue des anneaux. L’équinoxe est, en effet, une période où la planète est dans le même plan que le Soleil. L’ombre des anneaux projetée sur la surface de la planète gazeuse est alors extrêmement fine. Une configuration qui permit aux astronomes de découvrir un objet en 3 dimensions possédant une taille suffisante pour que son ombre soit remarquée (voir la photo ci-dessus). Il se situerait à 480 km du bord extérieur de l’anneau B. L’ombre s’allongerait sur environ 41 km. Il semblerait que l’objet est une orbite similaire aux anneaux, sa taille est estimée à 400 m de diamètre. On dirait bien que les équipes du JPL ont fait la découverte d’un nouveau satellite naturel pour Saturne. Ce qui doit l’amener à égalité – ou presque – avec la géante Jupiter soit 63 satellites connus.
La lenteur de Saturne autorise une observation de son équinoxe pendant quelques semaines.
Crédit photo : JPL/NASA.
Promenade virtuelle autour de Saturne
- le 17 juillet 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Exploration spatiale, Saturne, Sur internet, Système Solaire
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Le Jet Propulsion Laboratory (JPL) a mis en ligne une excellente application internet qui permet de se promener en compagnie du vaisseau américain et européen Cassini autour de Saturne. Une visite virtuelle en 3D où l’on peut zoomer, cliquer, accélérer et, bien sûr, découvrir, approfondir la deuxième plus grosse planète du système solaire et l’ensemble de ses satellites naturels.
Aller sur la page de Cassie pour un « virtual tour » autour de Saturne. Compatible Windows, Mac OS X et navigateurs web.
Crédit photo : JPL.
Possible existence d’un océan d’eau liquide sur Encelade
- le 30 juin 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exploration spatiale, Saturne, Système Solaire
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La sonde spatiale Cassini qui survole Saturne, ses innombrables anneaux et ses satellites naturels depuis 2004 a récemment détectée une présence importante de sels dans l’anneau E.
Cet anneau est régulièrement « alimenté » par les jets de glaces provenant de la lune Encelade et de ses geysers, découverts en 2005. La présence de chlorure de sodium invite les scientifiques de la mission en charge des instruments à penser que ce sel proviendrait d’une couche de roche située sous la glace et peut-être, sous de l’eau liquide. Y aurait-il un océan d’eau liquide sous cette couche de glace ? Frank Postberg de l’Institut Max Planck de physique nucléaire estime que le seul moyen de dissoudre des quantités aussi significatives de sel, c’est l’eau liquide.
Les mesures sur le sel détecté au sein de l’anneau E indiquent aussi la présence de bicarbonates de soude. Celle-ci peut avoir un effet légèrement alcalin sur le pH. Les chercheurs ne sont pas loin d’imaginer que si océan d’eau liquide il y a, des formes de vie primitives peuvent exister, évoluer pour peu aussi que la température soit clémente. Eau liquide, énergie procurée par le manteau rocheux du satellite naturel, par les forces de marée, autant d’éléments favorables à l’émergence de formes de vie.
Encelade est un des rares lieux du système solaire à posséder de l’eau à l’état liquide et à peut-être abriter de la vie. Il y a, bien sûr, la Terre mais aussi Mars. autour de Jupiter, Europe intéresse beaucoup les exobiologistes et les géologues, à l’instar d’Encelade et ses découvertes récentes palpitantes.
Crédit photo : JPL/NASA.
Observations météo sur Titan
- le 8 juin 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exploration spatiale, Saturne, Système Solaire
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De récentes recherches sur la météorologie de Titan viennent d’être publier par les différentes équipes scientifiques dans la revue Nature. Régulièrement visitée par la sonde spatiale Cassini depuis son arrivée en 2004, le plus gros satellite naturel de Saturne qui est le seul à posséder une atmosphère dans tout le système solaire, montre des similitudes avec les phénomènes observés sur la Terre. Titan présente, bien évidemment de nombreuses différences.
En effet, il est plus petit que notre planète et aussi beaucoup plus éloignée du Soleil. Rappelons que Saturne en est distante de plus de 1,3 milliards de km. Elle met 29 ans pour graviter autour. Il en va donc de même pour ce grand satellite qui connaît des saisons de 7 ans. Autre élément important à prendre en considération pour son étude du climat : l’inclinaison de son axe de rotation plus forte que celle de la Terre. Sur notre planète domine un complexe cycle de l’eau qui peut être comparer à celui du méthane et de l’éthane sur Titan.
L’instrument VIMS (Visual and Infrared Mapping Spectrometer) a permis de suivre la formation et l’évolution des nuages dans l’atmosphère du satellite. En l’espace de 3 ans, les observations réalisées sont en accord avec le principal modéle de la distribution géographique des nuages. Ascendants pour le méthane en été et descendants pour ce qui est de l’éthane en hiver … Cependant l’évolution des nuages semblent beaucoup plus difficiles à prédire. Différents facteurs comme l’inertie thermique du sol et autres pourraient en compliquer la compréhension. Au profit d’une meilleure connaissance des climats pour d’autres planètes dans le futur. Et aussi pour la Terre qui connaît de grands chagemements depuis quelques décennies.
La sonde Cassini continuera ses observations météorologiques au fil des saisons particulièrement longue de Titan.
Aujourd’hui 8 juin, c’est l’anniversaire de Giovanni Domenico (ou Jean-Dominique) Cassini naît en 1625. Il aurait 384 ans ! Le sonde spatiale américano-européenne qui explore Saturne porte son nom. Il a découvert, entre autres, quatre satellites autour de Saturne et sa grande séparation en deux régions d’anneaux.
Crédit photo : NASA/JPL/University of Arizona/University of Nantes.
































