Au coeur de l’amas ouvert NGC 2547

Young stars in the open star cluster NGC 2547

Gros plan sur NGC 2547

La caméra grand-champ installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla (Chili) nous révèle la partie centrale de l’amas ouvert NGC 2547. Distant d’environ 1 500 années-lumière en direction de la constellation de la Voile (Vela), cette belle grappe d’étoiles concentre de jeunes individus de seulement 20 à 35 millions d’années. Certes, cela peut paraître beaucoup mais ce n’est rien du tout. A titre de comparaison, notre Soleil âgé de 4,6 milliards d’années, n’est pas encore à la moitié de sa vie. Transposé dans la vie d’un être humain, il n’aurait qu’une quarantaine d’années. Aussi, cette poignée d’étoiles bleues suspendues dans le ciel austral sont-elles des bébés de trois mois à peine …

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Nébuleuse du Crayon dépeinte par l’ESO

The Pencil Nebula, a strangely shaped leftover from a vast explosion

Nébuleuse du Crayon qui évoque aussi un « balai de sorcière »

Paysage interstellaire de la nébuleuse du Crayon, 11 000 ans après l’explosion d’une étoile massive.

Réalisée avec la caméra grand-champ WFI (Wide Field Imager) installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla, cette image met en lumière un long et splendide lambeau de gaz nommé, par sa forme évocatrice, Nébuleuse du Crayon (Pencil Nebula ou NGC 2736). Il s’agit de beaux restes (long de 0,75 années-lumière) d’une étoile massive qui a explosé il y a environ 11 000 ans. Situés à seulement 800 années-lumière de chez nous au coeur de la constellation australe des Voiles (Vela), ces rémanents de supernova continuent de se diluer, propager dans l’espace interstellaire à une vitesse moyenne de 650 000 km/h. si bien qu’il est possible, au cours d’une vie humaine, d’observer le déplacement des nuages de gaz par rapport aux étoiles de l’arrière-plan. Plus qu’un crayon, la structure de la nébuleuse en filaments évoque un “balai de sorcière”. Propulsée à plusieurs millions de km/h. après l’explosion, l’onde de choc a depuis été ralentie par la matière interstellaire (poussières et gaz), plus ou moins dicible, qui remplit notre galaxie.

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Portrait de l’amas ouvert NGC 6604 et de son environnement

NGC6604

Draperies de gaz et de poussières autour des jeunes étoiles de l'amas NGC 6604

Exploration du méconnu amas ouvert NGC 6604, baigné de gaz et de poussières.

L’ESO qui, rapelllons-le fête son cinquantième anniversaire cette année, nous ouvre les portes de la région Sh2-54 qui entoure la grappe d’étoiles NGC 6604. Cette dernière concentre une poignée d’étoiles au sein d’un plus grand groupe d’une centaine d’individus, plus dispersé et plus âgé : l’amas ouvert Serpent OB (situé dans la constellation du Serpent et dominé par des étoiles bleues de type O et B).

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[Image du jour] : Voyage dans la « nébuleuse du poulet qui court » !

Running Chicken Nebula

Lambda Centauri Nebula également appelée nébuleuse du poulet qui court !

L’Observatoire Européen de l’hémisphère sud (ESO) offre un portrait grandiose de la « nébuleuse du poulet qui court ».

Certains l’appellent la « nébuleuse du poulet qui court » (running chicken nebula) de par sa forme évocatrice. Toutefois, tout le monde ne s’accorde pas à voir un poulet en mouvement … et garde le nom de Lambda Centauri Nebula (IC 2944).
Située dans la constellation du Centaure, à plus de 6 500 années-lumières de la Terre, la nébuleuse a été capturée par la caméra à large champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope de 2,2 m. de diamètre de l’Observatoire de La Silla.

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[Image du jour] : Portrait de l’amas ouvert NGC 2100

L'amas ouvert NGC 2100 en marge de la nébuleuse de la Tarentule

L'amas ouvert NGC 2100 en marge de la nébuleuse de la Tarentule

Magnifique portrait, haut en couleur, de l’amas ouvert NGC 2100 en marge de la gigantesque nébuleuse de la Tarentule.

Situé à environ 170 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie naine voisine le Grand Nuage de Magellan (LMC), NGC 2100 est un amas ouvert qui borde la majestueuse nébuleuse de la Tarantule. Dans cette région particulièrement riche et active, une autre assemblée d’étoiles très jeunes lui vole régulièrement la vedette : RMC 136. Peuplé de vigoureuses étoiles massives, celui-ci illumine une grande partie de nébuleuse.

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Grande moisson d’exoplanètes

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Le spectrographe HARPS de l’ESO ajoute 50 nouvelles exoplanètes à son palmarès. Seize d’entre elles sont des super-Terres !

A l’occasion d’une rencontre internationale sur les « systèmes solaires extrêmes » qui réunit cette semaine 350 chercheurs dans le Wyoming, l’ESO a annocée la découverte de 50 exoplanètes plus ou moins proches de nous. Seize d’entre elles sont des super-terres !

Derrière cette prodigieuse moissons d’exoplanètes, on retrouve le désormais célèbre Michel Mayor, co-découvreur avec Didier Queloz de la toute première planète extrasolaire de l’histoire (1995) autour de l’étoile 51 Pegasi. L’astrophysicien de l’Observatoire de Genève parle d’une « moisson de découvertes avec HARPS [qui] va au-delà de toute attente et comprend une population exceptionnellement riche de planètes de type super-terre et de type Neptune (…). Les nouveaux résultats montrent que le rythme des découvertes s’accélère ».

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Regard croisé sur la magnifique galaxie spirale asymétrique de l’Hameçon

Galaxie spirale asymétrique de l'Hameçon

Galaxie spirale asymétrique de l'Hameçon photographiée par l'ESO (cliquez pour agrandir)

Double regard sur la superbe et étonnante galaxie spirale de l’Hameçon.

Le télescope spatial Hubble et le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla nous offrent deux vues spectaculaires de l’étonnante galaxie de l’Hameçon.

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NGC 3621, une galaxie sans bulbe central

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NGC 3621

NGC 3621, galaxie à "disque pur" (cliquez pour agrandir)

L’astrophotographe Joe DePasquale offre un magnifique portrait d’une galaxie sans bulbe central, dite à « galaxie à disque pur ».

On en parle relativement peu mais elles existent et seraient même courantes dans l’Univers : les « galaxies à disque pur » (et non à « disque dur » !) ou galaxie à simple disque.

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Découverte de la première exoplanète d’origine extragalactique

La première exoplanète extragalactique

La première exoplanète extragalactique

Bientôt 500 exoplanètes connues des astronomes et l’ESO annonce cette semaine la découverte d’un premier système extrasolaire en marge de notre galaxie !

En explorant les confins de notre galaxie, à une distance de 20 000 années-lumière, une équipe de chercheurs de l’Institut Max Planck pour l’Astronomie (MPIA) a mis au jour un système extrasolaire qualifié d’extragalactique ! L’étoile observée appartient, en effet, au « courant d’Helmi », le reste d’une galaxie naine happée par la Voie Lactée il y a environ 6 milliards d’années. Les astrophysiciens ont menés leurs recherches avec le spectrographe FEROS installé sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Leurs prospections les ont amenés à étudier d’hypothétiques systèmes planétaires autour d’étoiles de type solaire qui ont épuisée l’essentiel de leurs réserves en hydrogène. Comprendre l’évolution de ces étoiles et des planètes qui les accompagnent les ont conduit à en débusquer une de 1,25 fois la masse de Jupiter. L’exoplanète géante est probablement une survivante des cataclysmes créés par l’agonie de son étoile toute proche. Passée par une phase de géante rouge, il est possible que les planètes plus petites et plus proches furent englouties dans un passé relativement récent …

Nommée HIP 13044 b, est une planète géante qui ressemble beaucoup à Jupiter. Son orbite est, cependant, très elliptique et extrêmement proche de son étoile. il ne lui faut que 16,2 jours pour accomplir une révolution complète. Les scénarios envisagés pour expliquer sa proximité sont une migration provoquée par l’expansion de l’étoile au cours de sa phase de géante rouge. L’observation de ce système planétaire en déclin fournit aux chercheurs des informations sur l’avenir de notre système solaire.

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Crédit photo : ESO/L. Calçada.

Superbe photo de la galaxie spirale NGC 300, semblable à la Voie Lactée

Galaxie spirale NGC 300

Galaxie spirale NGC 300 (cliquez pour agrandir)

L’European Southern Observatory (ESO) publie un cliché magnifique de la galaxie spirale NGC 300, très semblable à la notre, la Voie Lactée.

Selon les astronomes, NGC 300 serait le reflet de notre galaxie, la Voie Lactée. Jugée plutôt ordinaire, la galaxie montre une structure avec plusieurs bras spiraux enroulés autour du bulbe central, à l’instar de notre vaste communauté stellaire.

Il aura fallu près de 50 heures de poses pour réaliser cette image, à la fois extraordinaire et magnifique ! Il s’agit, en réalité, d’un palimpseste de photographies prises avec la caméra WFI installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Distante d’environ 6 millions d’années-lumière, la galaxie spirale montre de nombreuses similitudes avec la Voie Lactée. En l’étudiant, les chercheurs souhaitent améliorer leurs connaisssances sur les galaxies de ce type. Outre un recensement approximatif de ses étoiles, les nébuleuses, amas stellaires, trous noirs et nuages de poussières sont observés attentivement. C’est d’ailleurs au sein de NGC 300 que les astronomes ont découvert le trou noir stellaire le plus massif et lointain. Tout indique qu’il est accompagné d’une étoile de type Wolf-Rayet.

La galaxie spirale NGC 300 est visible dans la constellation du Sculpteur (ciel de l’hémisphère sud). Dans cette même région du ciel, un amas important dit du « Sculpteur » regroupe plusieurs galaxies dont la principale intéressée. Cependant, cette dernière semble y appartenir « de loin ». Signalons que NGC 300 a entamé, dans un temps relativement récent, un rapprochement avec la voisine NGC 55. La fusion des deux galaxies n’aura lieu que dans plusieurs centaines de millions d’années.

Des centaines de milliards d’étoiles sont en mouvement dans ce disque en forme de spirale. Tout comme dans la Voie Lactée, de nombreuses étoiles doivent présenter les mêmes caractéristiques que le Soleil … Cette image cumulant des heures d’observation offre de superbes détails d’une galaxie qui, à l’échelle cosmique, fait partie de ce qui s’appelle l’univers local !

Pour profiter de toute la beauté de cette image, je vous invite à la télécharger en très haute-résolution (7,6 Mb) ou de voyager en long, en large et en travers avec la fonction « zoomable » du site internet de l’ESO.

En vidéo, zoom vers la galaxie spirale NGC 300.

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Crédit photo : ESO.

Super-vents expulsés d’une galaxie

NGC 4666 super wind galaxy

La galaxie NGC 4666 (cliquez pour agrandir)

Les étoiles massives et les explosions de supernovæ dans la galaxie NGC 4666 projettent du gaz dans l’espace sur des dizaines de milliers d’années-lumière.

De récentes observations de la galaxie NGC 4666 menées avec le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla complètent les données acquises avec l’observatoire spatial dans le rayonnement x XMM-Newton. Il apparait que cette galaxie, distante de 80 millions d’années-lumière de nous, projette dans le cosmos de grandes quantités de gaz. Les vents violents à l’origine de ce phénomène sont nommés par les astronomes « super-vents ». Ils sont issus des supernovæ et de nombreuses étoiles très massives présentes dans cette galaxie particulièrement active.

NGC 4666 regorge d’étoiles en formation. Les forces de marées exercées par les galaxies voisines expliquent cette volupté … Qualifiées de « flambées d’étoiles », il s’agit littéralement de « baby boom » stellaire. Cette activité frénétique au sein de la galaxie se distingue aisément sur le cliché ci-dessus. Les galaxies concernées offrent ainsi une danse de plusieurs centaines de millions d’années. L’apothéose n’est autre que la fusion de tous les membres … ! Les chercheurs en connaissent de nombreux exemples à travers l’Univers. Ces « flambées d’étoiles », provoquée par l’agitation de la matière, donnent naissance à des étoiles massives dont les vents puissants expulsent du gaz dans l’espace intergalactique sur plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière ! Le télescope XMM-Newton en a obtenu des clichés en rayon x, cartographiant en quelque sorte cette dispersion de la matière.

Sur cette même image, en-dessous de la galaxie, à droite et prés du bord, on peut remarquer la présence d’un amas galactique. Apparaissant dans le champ du télescope en rayon x XMM-Newton, cet ensemble interprète une danse à plus de 3 milliards d’années-lumière de nous. Nous voyons donc cela avec 3 milliards d’années de retard ! A quoi ressemble t’il aujourd’hui ?

En vidéo, zoom vers la galaxie active NGC 4666 et ses « flambées d’étoiles ».

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Télécharger l’image en haute-résolution (6,8 Mb).

Source : ESO.

Crédit photo : ESO/J. Dietrich.

Découverte de sept exoplanètes autour d’une étoile semblable au Soleil

Découverte d'un système extrasolaire comparable au notre

Découverte d'un système extrasolaire comparable au notre

Plusieurs chercheurs ont fait une nouvelle découverte sensationnelle dans le domaine de la chasse d’exoplanètes : un ensemble de sept planètes en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil.

Il y a 15 ans, l’astrophysicien Michel Mayor et son équipe découvraient la première exoplanète de l’Histoire. De longs mois d’observation à l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) permirent de déterminer avec certitude que l’étoile 51 Pegasi possède une planète géante d’une masse similaire à celle de Jupiter. Quelques 473 exoplanètes différentes plus tard (chiffre PlanetQuest, NASA), une autre équipe de chercheurs dont le pionnier Michel Mayor vient d’annoncer, ce 24 août 2010 au cours du colloque « Detection and dynamics of transiting exoplanets » qui se déroule sur les mêmes lieux de la première découverte, avoir « débusquer » un système planétaire riche de sept planètes ! Cinq d’entre elles ont été déterminées avec certitude et deux autres semblent très probable.

La détection de cette grande famille peuplée de presque autant de planètes que notre système solaire a été possible grâce au spectrographe HARPS, instrument d’avant-garde d’une très grande précision employé pour la recherche d’exoplanètes, installé sur le télescope 3,6 mètres de l’Observatoire de La Silla au Chili. De nombreuses mesures de l’étoile HD 10180, située à 127 années-lumière de nous, ont permis aux astronomes de déterminer la présence de cinq planètes dont les masses sont comparables à celles de Neptune. Leurs distances varient entre 0,06 et 1,4 Unités Astronomiques (distance moyenne entre la Terre et le Soleil, 149 millions de kilomètres). C’est la première fois dans l’histoire récente de la recherche d’exoplanètes qu’un système ressemble autant au notre. Jusqu’à présent les astronomes connaissaient quelques ensembles à planètes multiples. 55 Cancri se distinguant avec cinq corps en orbite. Dorénavant, la palme est ravie par HD 10180 dans la constellation de l’Hydre. La distance des planètes entre elles apparaît régulière à l’image du notre. Cependant les orbites sont circulaires et aucune ne peut rivaliser avec notre massive Jupiter.

Les astronomes pensent, qu’outre les cinq planètes, deux autres gravitent autour avec plus de discrétion. L’une aurait une masse comparable à Saturne et réalise un tour autour de son étoile en 2 200 jours et l’autre serait beaucoup plus petite et plus proche de son étoile. Avec 1,4 fois la masse de la Terre, cette « tellurique chaude » pourrait être la moins massive jamais découverte ! Toutefois, il est exclu de penser que cette petite exoplanète abrite de la vie car elle est toute proche de son étoile : seulement 2 % de la distance Terre-Soleil ! Une année là-bas ne durerait que 1,8 jours !

En plus de cette découverte, les chercheurs ont mis en évidence des liens étroits entre étoile « riches » en éléments lourds et la masse totale de ces ensembles. Il semble que les systèmes les plus massifs gravitent autour des étoiles dont le taux de « métaux » est le plus important ! Pour ce qui est des ensembles les moins massifs, ils sont à chaque fois observés autour d’étoiles de moindres masses et plus pauvres en éléments lourds.

Cette découverte exaltante ouvre la voie à la recherche de systèmes extrasolaires complexes, comptant plusieurs planètes. Une avancée très prometteuse qui offre de belles perspectives dans ce champ d’investigation.

En vidéo, zoom sur l’étoile HD 10180 et les cinq voire sept exoplanètes découvertes tout autour d’elle.

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Pour en savoir plus, voir aussi le podcast réalisé par l’ESO narrant cette découverte.

Crédit photo : ESO/L. Calçada.

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Portrait de l’étoile WR 22 et d’une partie de la nébuleuse de la Carène

L'étoile WR22 dans la nébuleuse de la Carène

L'étoile WR22 dans la nébuleuse de la Carène (cliquez pour agrandir)

Voyage à l’intérieur de l’immense nébuleuse de la Carène qui abrite l’étoile massive WR 22.

Quelques jours après l’annonce de la découverte de l’étoile la plus massive jamais observée, l’ESO publie cette stupéfiante image de l’environnement de l’étoile WR 22, dans la grande nébuleuse de la Carène.

La caméra WFI du télescope de 2,2 mètres MPG/ESO de l’observatoire de La Silla offre un panorama magistral d’une partie de la nébuleuse de la Carène abritant l’étoile WR 22. Celle-ci appartient à la classe Wolf-Rayet, constituée d’étoiles massives et instables se séparant de grandes quantités de gaz au cours de leurs relatives courtes vies. Cette étoile de 70 fois la masse du Soleil fait partie d’un système binaire. Elle expulse dans l’espace autour d’elle de la matière des millions de fois plus vite qu’une étoile ordinaire comme notre Soleil. Elle inonde le milieu dans lequel elle s’est formée d’un intense rayonnement ultraviolet.

La sensibilité de la caméra WFI nous permet de voyager du regard au sein de l’une des plus grandes et majestueuses nébuleuse de notre galaxie. Éloignée d’environ 5 000 années-lumière, l’étoile massive WR 22 illumine une grande partie de cet océan de gaz et de poussières qui s’étend dans la constellation de la Carène. C’est dans cette région que se « cache » la mystérieuse étoile Eta Carinae qui intrigue les scientifiques. La nébuleuse de la Carène ou NGC 3372 est distante de 7 500 années-lumière du Soleil. C’est une nébuleuse très active, régulièrement étudiée par les astrophysiciens, en témoigne l’abondance d’images de ce grand « objet » céleste de l’hémisphère sud.

En vidéo, zoom vers l’étoile WR 22 dans la nébuleuse de la Carène.

Image de prévisualisation YouTube

Télécharger l’image en très haute-résolution (8,4 Mb).

Voir d’autres images de la nébuleuse de la Carène en suivant le tag du même nom. Voir l’image réalisée par le télescope spatial Hubble pour son 20éme anniversaire dans l’espace.

Crédit photo : ESO.

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Saisissante beauté de la région de l’étoile R Coronae Australis

Région autour de l'étoile R Coronae Australis

Région autour de l'étoile R Coronae Australis (cliquez pour agrandir)

Cette image réalisée avec la caméra WFI du télescope de 2,2 m. de l’observatoire de La Silla offre un tableau magnifique de la région de l’étoile R Coronae Australis, radieuse nébuleuse par réflexion distante de 420 années-lumière.

Cette image de toute beauté montre une vaste nébuleuse par réflexion enveloppant encore une partie des jeunes étoiles qui y sont nées. Son nom est la région de l’étoile R Coronae Australis ou si vous préférez, l’étoile R de la Couronne Australe. L’étoile en question est invisible à l’œil nu. En revanche, sur l’image composite ci-dessus (palimpseste de 12 filtres) obtenue avec la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2  mètre à l’Observatoire de La Silla, on la distingue nettement. C’est un paysage au cœur d’une nurserie d’étoiles qui s’étend sur plus de 4 années-lumière (ce qui représente approximativement la taille de la Lune dans le ciel). On peut parler aussi de tableau dont le « sfumato » ou évanescence, cher à Leornad de Vinci, prend ici tout son sens. Tableau abstrait qu’aurait envié le peintre de la Renaissance ainsi que le grand Rembrandt pour ce magnifique clair-obscur … Il y a comme une marée noire qui envahit la blancheur lumineuse drapée des gaz de la nébuleuse originelle, une mer d’huile sombre et coaelescente. Brume des ténèbres …  Voit-on à la fois l’envers et l’endroit de cet objet céleste ? En réalité, un épais rideau de minuscules poussières absorbe la lumière des étoiles présentes. Elles se dévoilent en douceur dans l’infrarouge. Beaucoup ont une masse comparable à celle du Soleil. Leur rayonnement en ultraviolet est insuffisant pour ioniser le gaz d’hydrogène qui les entoure d’où l’absence d’une couleur rouge ou rose, caractéristique de nombreuses nébuleuses à émission. L’image montre un fragment d’une des régions de formation d’étoiles les plus proches de nous, distante de 420 années-lumière de notre étoile.

La même région avait déjà fait l’objet d’observations par l’ESO en 2000. Les différences avec l’image publiée récemment sont remarquables sur le plan technique et de la finesse des détails obtenus. Une fois encore, il est recommandé de l’afficher en plein écran, en haute-résolution, pour en apprécier et la beauté et le densité des données scientifiques …

La Couronne Australe est une petite constellation située sous le Sagittaire, au bord de la Voie Lactée. Elle a la forme d’un demi-cercle d’étoiles reliées qui évoque un diadème. Cela lui vaut d’être nommée couronne. « Australe » car elle figure dans la moitié sud de la voûte céleste. On pourrait penser aussi qu’elle est l’autre moitié de la Couronne Boréale, également appelée la Couronne d’Ariane, que l’on peut voir dans le ciel de l’hémisphère nord, entre le Bouvier et Hercule. Aux latitudes nord moyennes, la Couronne Australe est relativement difficile à observer. Ses faibles étoiles baignent souvent dans les brumes estivales émaillées de pollution lumineuse.

En vidéo, plongeon vers la région de l’étoile R dans la constellation de la Couronne Australe.

Image de prévisualisation YouTube

Télécharger l’image en très haute-résolution (8,6 Mb). Version « zoomable » de l’image.

Crédit photo : ESO.

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Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan

Détails du Grand Nuage de Magellan

Image grand champ d'une partie du Grand Nuage de Magellan (cliquez pour agrandir)

Image grand champ d’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan où sont visibles de nombreux objets célestes de différentes catégories.

La caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla offre des images grands champs qui sont magnifiques. Au-delà du spectacle certain, ces images permettent aux astrophysiciens une exploration approfondie de/des espace(s) proches et lointains !

Récemment, une équipe d’astronomes s’est intéressée à la galaxie naine proche de nous, le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud). Située à environ 160 000 années-lumière seulement de nous, elle ne représente qu’un dixième de la masse de la Voie Lactée et s’étend sur 14 000 années-lumière. De nombreux indices indiquent que cette petite galaxie a connue des hausses d’activité dans un passé relativement récent (à l’échelle cosmique s’entend !), avec des vagues impotantes de formations stellaires. En témoignent, par exemple, l’existence d’amas globulaires dense et plutôt jeunes comme NGC 1978 dont l’âge est estimé à 3,5 milliards d’années. C’est peu comparativement à ceux que l’on connaît dans la périphérie de la Voie Lactée.

Autre signe évident de flambées d’activités : la présence de nombreux amas ouverts, tous peuplés de très jeunes étoiles. En parcourant attentivement cette image, on peut en relever des dizaines, de belles grappes lumineuses de quelques centaines à quelques milliers d’étoiles.

Les astronomes ont également repérés des étoiles en lambeaux, vestiges de supernovæ. Parmi elles, l’impressionnante N 49 (visible en haut à droite de l’image), vaste de 30 années-lumières, elle cache en son sein un magnetar, noyau résiduel de l’étoile possédant un champ magnétique extrêmement puissant !

L’image, que pouvez télécharger en très haute résolution (voir ci-dessous), couvre une région du ciel de l’hémisphère sud aussi grande que quatre pleine lune, ce qui ne représente qu’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Télécharger l’image avec les annotations en très haute résolution (7,8 Mb).

Télécharger l’image sans annotations en très très haute résolution (243,2 Mb ou 14,3 Mb).

En vidéo, zoom sur la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Image de prévisualisation YouTube

Crédit photo : ESO.

Découverte de Jupiter Chauds avec des orbites rétrogrades

Six cas d'exoplanètes rétrogrades

Six cas d'exoplanètes rétrogrades (cliquez pour agrandir)

Une équipe d’astronomes a fait la découverte-surprise de six exoplanètes de type « Jupiter Chauds » dont leurs révolutions autour de leur étoile sont rétrogrades !

Le nombre d’exoplanètes ne cesse d’augmenter. A ce jour, on en dénombre 454 ! En étudiant 27 cas découverts récemment, les astronomes ont eu la grande surprise de constater que 6 d’entre elles ont un sens « orbital » rétrograde, inverse à celui que pourrait imprimer leur étoile … !

Cette étude lance « une véritable bombe dans le champ des exoplanètes » déclare Amaury Triaud, co-auteur de cette découverte réalisée avec la caméra Wide Angle Search for Planets (WASP) du spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’Observatoire de La Silla. Tous les cas observés sont des Jupiter chauds, des planètes massives (comparables à Jupiter ou plus massives encore) très proches de leur étoile. Depuis qu’ils les observent, elles intriguent beaucoup les astronomes. Jusqu’alors nous ne connaissions pas de cas semblables. Rien de tel dans notre système solaire : quatre petite planètes telluriques relativement proches du Soleil et quatre géantes situées plus loin, au-delà de la ceinture d’astéroïdes ! Alors, comment des planètes géantes et gazeuses pourraient-elles exister à de si petites distances de leurs étoiles ?

Une des explications pour leur présence « à flanc d’étoile » serait qu’elles se forment dans les confins de leur système planétaire, à partir de glaces et de poussières, puis elles migreraient progressivement vers l’étoile centrale sous l’action des forces de marée gravitationnelles engendrées par le disque de poussières. Selon ce modèle, la planète géante rejoint son étoile après plusieurs millions d’années et s’aligne sur son axe de rotation … Comme cela a été annoncé par l’équipe de chercheurs, les observations récentes indiquent que certaines d’entre elles (six exoplanètes découvertes par transit) contredisent cette hypothèse et gravitent dans le sens contraire !

Pour l’instant, la principale explication avancée est une perturbation gravitationnelle d’un autre ordre au cours de la migration de l’objet. D’autres planètes voire d’autres étoiles compagnes pourraient être impliquées dans le processus, provoquant une migration lente sur plusieurs centaines de millions d’années. Cette théorie alternative anéantit, toutefois, les chances qu’un tel système planétaire possède des planètes telluriques et donc, des mondes similaires au nôtre.

L’enquête continue. Des milliers de système extrasolaire restent à explorer et nous n’avons pas fini de nous étonner !

Pour en savoir plus, « Retournement des théories de la formation planétaire ! » sur le site de l’ESO.

Crédit photo : ESO/A. C. Cameron.

Exploration de la nébuleuse Gum 19

Gum 19

La nébuleuse Gum 19

Le NTT de l’ESO nous invite à découvrir dans l’infrarouge la nébuleuse Gum 19 située à 22 000 années-lumière de nous.

Le New Technology Telescope (NTT) de 3,5 mètres de diamètre – situé à l’Observatoire de La Silla – muni du spectrographe infrarouge SOFI (Son OF ISAAC) offre une extraordinaire plongée dans la nébuleuse Gum 19. Située à environ 22 000 années-lumière de nous dans la constellation des Voiles (visible dans l’hémisphère sud), ce nuage constitué de gaz et de poussières doit son nom à l’astronome Colin S. Gum qui en fut l’un des premiers observateurs dans les années 1950.

Gum 19 apparait comme une échancrure dans l’espace ou une vaste déchirure : une moitié est enveloppée par les ténèbres et l’autre moitié baigne dans plusieurs sources intenses de lumières. De nombreuses étoiles y sont en formation, perturbées en partie dans leur berceau, entremêlé de gaz et de poussières. Cette région est particulièrement riche en Hélium II ou Hélium ionisé, un des grands champ d’investigation de l’astrophysicien australien Colin S. Gum.
A l’origine, on trouve l’étoile très massive et chaude V391 Velorum. Sa température en surface est estimée à plus de 30 000° C. Sa longévité n’est pas très grande, autour de 10 millions d’années (rien à voir avec le Soleil, étoile beaucoup moins massive, dont la durée de vie sera plus ou moins 10 milliards d’années !). Quand l’étoile aura épuisée toutes ses réserves en hydrogène, elle explosera en supernova, perturbant ainsi encore davantage le nuage moléculaire et influant le rythme de formation des étoiles. Tout ce paysage interstellaire changera encore d’aspect d’ici quelques millions d’années ! Pour l’heure, nous voyons ce qu’il en était il y a environ 22 000 ans, c’était-à-dire hier à l’échelle du temps cosmique !

Sur l’image ci-dessous d’une très grande beauté, on retrouve la nébuleuse Gum 19 en plein centre ! Réalisée par le Digitized Sky Survey 2, ce fragment de la voûte céleste de l’hémisphère sud, en direction de la constellation des Voiles (Vela) embrasse une région riche de plusieurs milliers d’étoiles, nébuleuses et nébuleuses planétaires (les astronomes en ont relevés 32 !). On peut également admirer le fantôme de ce qui fut sans doute une étoile très massive : les rémanents, sous formes de filaments, d’une supernova qui continuent de s’étendre dans l’espace.
Pour en apprécier toute la beauté, j’invite tous les lecteurs à la télécharger en très haute-résolution (15, 2 Mb ou 115,3 Mb !).

Autour de Gum 19

La région autour de la nébuleuse Gum 19 (cliquez pour agrandir)

En vidéo, zoom sur la nébuleuse Gum 19.

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Crédit photo : ESO/Digitized Sky Survey 2.

Une chauve-souris interstellaire photographiée par l’ESO

NGC 1788

NGC 1788 ou la nébuleuse de la Chauve-Souris peuplée d'étoiles très jeunes (cliquez pour agrandir)

Exploration en image (ESO) de la nébuleuse par réflexion NGC 1788 ou « Cosmic Bat » qui renferme des étoiles très jeunes, âgées de seulement un million d’année.

Relativement peu connue des grands explorateurs de la nuit, la nébuleuse par réflexion NGC 1788 est une région peu observée dans le voisinage de la grande nébuleuse et célèbre nébuleuse d’Orion (M 42). Cette image réalisée avec la caméra Wide Field Imager (WFI) posée sur le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla montre plus qu’un nuage sombre de gaz et de poussières : en enfonçant notre regard, on remarque la présence d’une grappe étoiles très jeunes. Certaines sont encore en gestation. Les astronomes ont évalué leur âge moyen à un million d’année ! Autrement dit, si on relativise, ces étoiles sont nées hier !

La forme du nuage ténébreux lui vaut le surnom de « chauve-souris cosmique » (Cosmic Bat). Ses ailes déployées reflètent la lumière de ses étoiles cachées. Dans la partie gauche, en direction de la nébuleuse d’Orion, l’hydrogène teinte de rouge cette immense déferlante de gaz. C’est dans cette frange que les astronomes ont pu observé les étoiles les moins jeunes de l’ensemble. A l’opposé, dans la région visible à droite, les plus jeunes baignent encore dans les langes filandreuses et poussiéreuses de leur berceau. Invisibles sur cette image, leur présence a été décelée par les caméras infrarouge de l’European Southern Observatory (ESO).

Rappelons que cette région très sombre, difficile à observer, a ses couleurs et sa luminosité qui ont été rehaussées dans le cadre de son exploitation et exploration scientifique.

En vidéo, plongée en direction de la nébuleuse NGC 1788 ou « Cosmic Bat », située à proximité de la nébuleuse d’Orion.

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Télécharger l’image en très haute résolution (9,8 Mb).

Crédit photo : ESO.

Berceau d’étoiles très actives dans le Petit Nuage de Magellan

NGC 346

La nébuleuse d'émission et l'amas ouvert NGC 346 (cliquez pour agrandir)

Gros plan sur NGC 346, région très dense dans la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan.

Impossible de résister à la beauté de ce qui est à la fois un amas ouvert et une nébuleuse d’émission.

NGC 346 se compose de plusieurs dizaines d’étoiles très jeunes qui sont prises dans un nuage résiduel de plus de 200 années-lumière de large. La plupart d’entre elles sont âgées de seulement quelques millions d’années. Certaines connaissent déjà un déclin qui les mèneront à l’explosion.

Comme on peut le remarquer, ce regroupement d’étoiles baigne dans une éblouissante nébuleuse qui « réfléchit » une partie de l’intense lumière émise par les membres les plus lumineux. Le nuage est sculpté, déformé, pétri par leurs souffles puissants.
Il s’agit de la région la plus dense de la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), relativement proche de nous : environ 210 000 années-lumière.

Cette superbe image a été réalisé avec la caméra grand champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla, au Chili.

Ce bel amas ouvert logé dans les confins du petite galaxie voisine n’est pas sans rappeler celui des Pléiades – beaucoup plus proche de nous – qui, lui aussi, garde auprès de ses jeunes étoiles extrêmement chaudes et brillantes, les vestiges de leur berceau, de leur nébuleuse d’origine.

Inutile de préciser que pour mieux profiter de ce spectacle stellaire extraordinaire, un affichage de l’image en très haute résolution est recommandé (4 000 x 4 000 pixels). Pour la télécharger (13 Mb), suivez ce lien.

Voir aussi l’image de NGC 346 obtenue en 2005 avec le télescope spatial Hubble (4,5 Mb).

En vidéo, zoom vers le Petit Nuage de Magellan et la région de NGC 346.

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Crédit photo : ESO.

La nébuleuse Patte de Chat photographiée par l’ESO

La nébuleuse Patte de chat

La nébuleuse Patte de chat

L’observatoire de La Silla (ESO) a publié une image de la Nébuleuse de la Patte de Chat où l’on peut voir les grandes structures de gaz, éparpillées, et de nombreuses étoiles jeunes et très chaudes qui les illuminent.

Les nébuleuses de gaz et de poussières qui peuplent notre galaxie n’ont de cesse de nous étonner et de nous émerveiller par leurs formes, leurs couleurs, leurs dimensions, leurs allégories, etc. En direction du centre de la Voie Lactée, dans la constellation du Scorpion à environ 5 500 années-lumière de la Terre, la nébuleuse de la Patte de Chat (Cat’s Paw Nebula) occupe une grande place. Le nuage, également désigné sous l’acronyme NGC 6334, se déploie sur plus de 50 années-lumière. Vue de la Terre, cela représente une surface un peu plus large que la Pleine Lune … L’image ci-dessus a été réalisée avec la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla de l’ESO.

Les parties qui forment les « coussinets » de la patte du félin sont largement éclairées par les étoiles les plus jeunes et les plus massives, probablement âgées de quelques millions d’années ! La couleur rouge qui domine cette immense nurserie stellaire trahit la présence abondante d’hydrogène. Beaucoup moins visible et pourtant très abondant aussi, les poussières … Celles-ci cachent de nombreuses étoiles formées il y a seulement quelques milliers d’années ! Les astronomes pensent que les étoiles sont plusieurs dizaines de milliers au sein de cette nébuleuse.

La nébuleuse Patte de Chat fut découverte en 1837  par l’astronome anglais John Herschel.

Télécharger l’image en très haute résolution (9,5 Mb).

En vidéo, zoom dans la Voie Lactée sur la nébuleuse Patte de Chat.

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Crédit photo : ESO.

La galaxie Centaurus A diggére une galaxie spirale

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La galaxie elliptique géante Centaurus A dans le visible et l'infrarouge (cliquez pour agrandir)

Visible dans le ciel de l’hémisphère sud, Centaurus A est la galaxie elliptique géante la plus proche de nous, à environ 11 millions d’années-lumière. Depuis sa découverte en 1827 et les premières observations approfondies en 1847 par l’astronome John Herschel, Centaurus A ne cesse d’intriguer et de fasciner la communauté scientifique. Les images réalisées dans le visible (voir liens ci-dessous pour les images) nous montre une grande densité d’étoiles, très lumineuse, barrée par des nuages immenses de poussières et de gaz. Une forme de mur ou de barrage infranchissable, opaque, empêchant de voir ce qui se cache au-delà, au centre de ce large corpus stellaire.

Cependant, les techniques d’aujourd’hui conjuguées aux images réalisées dans le proche infrarouge avec le New Technology Telescope (NTT) de 3,53 mètres de diamètre situé à l’Observatoire de La Silla ont permis de mettre en évidence une structure annulaire riches de millions d’étoiles, ponctuée de nombreux amas ouverts. Des observations qui corroborent celles réalisées par le télescope spatial Spitzer en 2004 et celles du satellite Infrared Space Observatory (ISO) de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) qui révéla une structure vaste d’environ 16 500 années-lumières. Les astronomes en charge de cette récente publication (Jouni Kainulainen, João Alves, Yuri Beletsky, …) parlent des restes en cours de digestion d’une petite galaxie spirale. Cela a pu se produire entre 200 et 700 millions d’années en arrière. La nouvelle technologie qui a servie à créer cette image en haute-résolution rend très les scientifiques très optimistes quant à l’observation de nuages gigantesque du même type, au cœur d’autres galaxies lointaines. « Savoir comment ces nuages géants se forment et évoluent c’est comprendre comment les étoiles se forment dans les galaxies », avancent-ils.

A noter qu’un trou noir supermassif le cœur de cette galaxie elliptique. Sa masse vaut, selon les estimations, 200 millions de fois celles de notre Soleil. C’est 50 fois plus que le trou noir tapi au centre de notre galaxie ! Cela en fait donc une galaxie très active qui est une des sources radio les plus importantes du ciel austral ! D’énormes jets de matières de 30 000 années-lumière de longueur sont observés dans le rayonnement x et en émissions radio (voir l’image).

Voir l’image de la galaxie Centaurus A dans le visible obtenue par le télescope spatial Hubble.

Image de Centaurus A dans le visible obtenue par le Very Large Telescope (VLT).

La galaxie Centaurus A vue dans l’infrarouge par le télescope spatial Spitzer.

Ci-dessous, vidéo montrant Centaurus A dans le visible et l’infrarouge. Vidéo créée par l’ESO.

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Crédit photo : ESO/Y. Beletsky.

Faible quantité de lithium dans une étoile et présence de planètes seraient liés

Proto système extrasolaire

Proto système extrasolaire

Une équipe d’astronomes parmi lesquels Garik Israelian et Michel Mayor a publiée, jeudi 12 novembre, dans la revue Nature un article sur la relation entre manque de lithium au sein d’étoiles semblables au Soleil et présence de systèmes planétaires.

Au moyen du spectrographe High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher (HARPS) qui est placé sur le télescope de 3,6 mètre de l’ESO, les chercheurs ont pu montrer que 75 des 500 étoiles longuement étudiées, sont  à la fois pauvres en lithium et riches en planètes … Une relation a donc été mise en évidence par les chercheurs.

Le lithium aurait été créer, selon les astronomes, au moment du Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années. Puis il a été réparti de façon plus ou moins égale dans les étoiles. Or, depuis plus de 60 ans, sa faible présence dans le Soleil, comparativement à d’autres étoiles, intriguent les scientifiques. Aucune réponse n’a encore été trouver. Les planètes qui gravitent autour pourraient jouer un rôle dans la destruction de cet élément léger en perturbant les mouvements internes de l’étoile. Cela fait encore l’objet de recherches pour les physiciens.

Quoi qu’il en soit, cette découverte est une bonne nouvelle car une étoile qui manque de lithium est un suspect idéal dans la quête de systèmes extrasolaires. Cela permettrait aux astronomes de trouver plus facilement des exoplanètes. Plus rapidement et en plus grand nombre.

Crédit photo : ESO/L. Calçada.

Magnifiques détails de la galaxie M 83 photographiés par le télescope Hubble

Détails de la galaxie M83

Détails de la galaxie M83 (cliquez pour agrandir)

Sensationnel ! C’est certainement l’un des premiers mots qui est venu à l’esprit des astronomes qui ont découvert cette image de la galaxie M 83 au mois d’août dernier. Une image qui vient d’être publiée, réalisée par le télescope spatial Hubble et sa toute nouvelle Wide Field Camera 3 (WFC3).

Le télescope s’est concentré sur une partie de la galaxie nommée « the Southern Pinwheel » (en « miroir » de la galaxie M 51 également nommée « the northern whirlpool »), le centre ou « bulbe galactique » et la moitié d’un bras spiral. Les détails sont époustouflants. C’est le meilleur cliché de nuages moléculaires et d’amas d’étoiles appartenant à une galaxie lointaine qui ait été jamais fait. M 83 est située à 15 millions d’années-lumière de la Voie Lactée, dans la constellation de l’Hydre.

Pour se convaincre et de la beauté majestueuse et de la grandeur de l’ensemble, il est tout indiqué de télécharger l’image en très haute résolution puis de la parcourir au fil de la souris … Se dessinent alors les vastes nébuleuses rouges et roses où se forment des étoiles, les grappes d’étoiles bleutées, très jeunes, les géantes bleues ou supergéantes rouges, les amas globulaires qui se disloquent et même les décombres d’une soixantaine de supernovae ! Extraordinaire et fabuleux. Il ne faut pas oublier que l’on regarde un morceau, seulement un morceau d’un gigantesque ensemble riche de plusieurs dizaines de milliards d’étoiles. Au passage, la galaxie « Pinwheel » enfante les étoiles à un rythme bien supérieur à celui de notre Voie Lactée. Chaque petit point bleu est une étoile très chaude, âgée de 1 à 10 millions d’années, vorace et aussi, plus massive que notre Soleil ! En jaune, ce sont des étoiles moins jeunes en très grand nombre au centre de la galaxie. L’image a été réalisée dans les longueurs d’onde de l’ultraviolet au proche-infrarouge, mettant clairement en évidence les différentes zones de naissance d’étoiles.

Télécharger l’image ci-dessus en très haute-résolution (15 Mb).

Découvrir la galaxie M 83 photographiée par l’Observatoire de La Silla en très haute-résolution (15,8 Mb).

Vidéo ci-dessous, zoom vers la galaxie M 83 ou « pinwheel galaxy« .

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Crédit photo : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA) et ESO.

La petite galaxie de Barnard photographiée par l’ESO

Galaxie de Barnard

La galaxie de Barnard (cliquez pour agrandir)

Le télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla (ESO) a capturé cette superbe image de la galaxie naine de Barnard. De forme irrégulière comme beaucoup de galaxies de cette catégorie, celle que l’on appelle aussi NGC 6822 est située très proche de la notre, à seulement 1,6 million d’années-lumière, dans la constellation du Sagittaire. Peuplée de quelques 10 millions d’étoiles, elle fait plutôt figure de petit village dans la banlieue de la Voie Lactée. Celle-ci en contiendrait plusieurs centaines de milliards (entre 100 milliards pour certains et 400 milliards pour d’autres).

Sur cette image, on peut admirer le « fourmillement » d’étoiles et plusieurs tâches rouges ou roses éparses. L’une d’entre elles, attire beaucoup notre attention, en haut à gauche de la petite galaxie. En forme de rond ou de « O », on en devine même la structure interne. Pareille à un nid, il s’agit d’une vaste nébuleuse agitée par les vents violents des étoiles très jeunes et très chaudes qui se sont installées à l’intérieur. Bien d’autres nébuleuses de même ampleur sont visibles autour et au sein de la galaxie.

Les galaxies naines sont très nombreuses et gravitent généralement autour des grandes galaxies qui les ont enfantées. NGC 6822 appartient au « groupe local » dont la galaxie d’Andromède (M 31) et la Voie Lactée en sont des membres importants. Elle a pu se former après la collision entre deux galaxies (la notre et une autre ?) par agglomération des étoiles éparpillées.

La galaxie de Barnard porte le nom de l’astronome américain Edward Emerson Barnard qui l’a découvrit en 1884 avec une lunette astronomique.

Télécharger l’image en très haute résolution (2,3 Mb).

La vidéo ci-dessous montre un agrandissement de la galaxie de Barnard.

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Crédit photo : ESO.

Troisième volet de GigaGalaxy Zoom : la nébuleuse de la Lagune

Nébuleuse de la Lagune

Nébuleuse de la Lagune ou M 8

Pour le troisième et dernier volet du GigaGalaxy Zoom Project (voir les deux articles précédents à ce sujet ici et ici), l’ESO a publiée une vue impressionnante de beauté de la gigantesque nébuleuse de la Lagune.

L’image ci-dessus embrasse un champ aussi vaste que 8 pleines lunes misent côte à côte, soit 1,5° carré. Réalisée avec la caméra Wide Field Imager du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla. La nébuleuse, également désignée comme huitième objet du catalogue de Messier soit M 8, est située à environ 5 000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la constellation du Sagittaire et du centre galactique (la Voie Lactée est beaucoup plus large dans cette partie du ciel). Le nuage moléculaire s’étend sur plus de 100 années-lumière ! En son sein, gaz et poussières s’agglomèrent par endroit, la matière s’effondre sur elle-même, laissant apparaître des bourgeons d’étoiles. Une gigantesque matrice stellaire, apparemment calme. La Voie Lactée en compte des centaines … Par une belle nuit d’été (quand le Sagittaire est au-dessus de l’horizon sud en début de nuit), il est relativement facile de l’observer dans un télescope ou une lunette astronomique. Certes, cela n’aura rien à voir avec l’image ci-dessus mais on peut distinguer la trace sombre, qui lui vaut son nom de Lagune, partager le nuage en deux ainsi que la grappe d’étoiles scintillantes de l’amas ouvert NGC 6530. On peut voir ce dernier dans la moitié gauche de la nébuleuse, sur l’image ci-dessus de l’ESO. Composé de 50 à 100 étoiles, il est placé devant l’arrière-plan nébuleux. Ce sont des étoiles très jeunes encore nimbées de gaz et de poussières issues de la grande lagune, peut-être bien après un épisode mouvementé pour la nébuleuse.

Une image extraordinaire qui donne à voir le spectacle de la formation des étoiles et toute la beauté que l’on peut découvrir dans un fragment de la voûte céleste, quelque part au-dessus de nos têtes. L’image fut prise dans un des lieux les plus reculés au monde où sont réunies les meilleures conditions d’observation, sur Terre, de notre Univers.

Le projet GigaGalaxy Zoom est une initiative en lien avec l’Année Mondiale de l’Astronomie (AMA 2009).

La vidéo ci-dessous montre un « plongeon » dans la Voie Lactée et une approche de la nébuleuse de la Lagune.

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Retrouvez les trois grands volets de GigaGalaxy Zoom Project sur le site internet.

Télécharger l’image en très haute-résolution (2,4 Mb).

Crédit photo : ESO.

Découverte de la première exoplanète rocheuse

Image d'artiste représentant la planète Corot 7b à proximité de son étoile

Image d'artiste représentant la planète Corot-7b à proximité de son étoile

Déjà découverte au début du mois de février 2009 par le satellite européen CoRoT (lire l’article « Plus petite exoplanète jamais découverte ») et très remarquée pour être la plus petite exoplanète jamais découverte …, Corot-7b s’est révélée davantage à l’équipe d’astronomes qui la traque depuis des centaines de nuit ! Le spectographe HARPS – spécialement conçu pour étudier les lointaines exoplanètes et utilisé sur le télescope de 3,6 m de l’Observatoire de La Silla de l’ESO - a longuement et patiemment scruté l’étoile Corot 7, situéé à 500 années-lumière de notre système solaire.
Connaissant déjà la taille de Corot-7b (1,75 fois celle de la Terre), les astronomes réussirent à établir sa masse et sa densité. L’observation de plus de 150 transits devant son étoile furent nécessaires ! Il a été observé et calculé qu’elle a une masse de seulement de 5 fois celle de la Terre et une densité de 5,6 g/cm3. Ce qui la rapproche de notre planète qui possède une densité de 5,52 g/cm3 ! Corot-7b pourrait donc être une planète rocheuse dite tellurique, à l’instar de la Terre, Mars, Mercure ou Vénus. La première a avoir été découverte !

Belle découverte qui augure d’un avenir prometteur pour la chasse aux petites planètes telluriques. Le rêve de découvrir un jour une planète semblable à la notre, se poursuit !

Toutefois, il est important de souligner que dans le cas précis de Corot-7b, les chances d’y trouver des formes de vies sont indiscutablement nulles ! La planète gravite trop prés de son étoile, à 2,5 millions de km soit une distance 23 fois plus petite que celle qui sépare le Soleil de Mercure dans notre système solaire ! Rappelons que la Terre est à 150 millions de km du Soleil. Inutile de dire que les températures sont très élevées – les astronomes l’évalue à 2 000°C en surface – et que les conditions sont beaucoup trop extrêmes pour que de la vie s’y soit développée.

Outre l’étude approfondie de l’exoplanète tellurique Corot-7b, le spectrographe HARPS a permit la découverte d’un nouveau compagnon à l’étoile-mère. Une super-terre nommée Corot-7c. Sa masse est d’environ 8 fois celle de la Terre. Son orbite est décrit en 3 jours et 17 heures  ! Les astronomes auront cependant beaucoup de difficultés pour calculer sa taille et sa densité car ils ne peuvent pas l’observer en transit devant son étoile.

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La vidéo ci-dessus montre un zoom sur la région du ciel où se situe l’étoile Corot 7, semblable au Soleil, et ses planètes compagnes récemment découvertes.

Vous pouvez lire également l’article « Première preuve de l’existence d’une exoplanète rocheuse » de l’Observatoire de Paris consacré à la découverte.

Crédit photo : ESO/L. Calcada.

La galaxie NGC 4945 photographiée par l’ESO

NGC 4945

La galaxie NGC 4945

C’est une de nos galaxies voisines. Située à environ 13 millions d’années-lumière dans la direction de la constellation du Centaure, NGC 4945 est visible de profil depuis notre point de vue galactique. L’image ci-dessus a été réalisée par le télescope de 2,2 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla.

Beaucoup d’astronomes pensent que c’est une galaxie spirale comparable à la nôtre. Cependant, son bulbe central peuplé de milliards d’étoiles est beaucoup plus actif que celui de notre galaxie … Il semblerait que c’est là, l’oeuvre d’un gigantesque trou noir, supermassif, de ceux qui expulsent une énergie énorme sur plusieurs centaines d’années-lumière hors de la galaxie ! Une forte activité qui lui vaut d’être classée dans les galaxies dites de Seyfert (du nom de l’astronome Karl K. Seyfert qui étudia ces phénomènes au sein de certaines galaxies aux rayonnements inhabituels). Les trous noirs supermassifs présents au cœur des galaxies attirent la matière et l’agitent beaucoup de sorte qu’une énergie importante dans les rayonnements x et ultraviolets en jaillissent !

Quoi qu’il en soit, du point de vue de cette galaxie, la Voie Lactée pourrait tout à fait arborer les mêmes formes.

Ci-dessous, vidéo : Zoom vers la galaxie NGC 4945.

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Télécharger l’image en haute résolution (1,5 Mo).

Crédit photo : ESO.

Etude approfondie de l’intrigante étoile HD 87643

Nébuleuse à reflexion autour de létoile double HD 87643

Nébuleuse par réflexion autour de l'étoile double HD 87643

Au centre de cette image réalisée avec le télescope de 2,2 m de diamètre de l’Observatoire de la Silla, on peut voir l’étoile HD 87643 prise dans un voile de gaz et de poussières. Visible dans la constellation de la Caréne, elle appartient à la classe spectrale Be : à la fois très chaude et lumineuse, entourée de poussières « réfléchissante « . Les couches de gaz observées pourraient provenir d’éruptions de l’étoile qui ont lieu tous les 15 à 50 ans.

L’équipe du chercheur Florentin Millour de l’Institut Max Planck a également étudiée l’astre à l’aide d’autres instruments de l’ESO, principalement le VLTI et son optique adaptative qui permet de réduire le « bruit visuel » causé par la turbulence atmosphérique. A l’aide de l’interféromètre, ils obtinrent une image d’une résolution 60 000 fois supérieure au premier télescope cité et firent la découverte d’un compagnon à l’étoile, plus petit et tout aussi entouré de poussières. Sa distance serait de 50 Unités-Astronomique (1 UA = la distance Terre-Soleil soit 149 597 870 km), soit environ 7,6 milliards de km. Les deux étoiles ont une période orbitale estimée entre 20 et 50 ans. Le compagnon a, semble t’il, une orbite très elliptique, allongée et s’approche de la grande étoile régulièrement. Cela pourrait être à l’origine des importantes éruptions de gaz et expliquerait l’existence de cette immense coquille de matière, nébuleuse par réflexion dont la forme intrigue les astronomes depuis plusieurs années et qui entourre cette étoile que l’on sait désormais double.

Létoile double HD 87643 et le nuage de gaz et de poussières qui lentoure

L'étoile double HD 87643 et le nuage de gaz et de poussières qui l'entoure

Voir d’autres images de l’étoile double HD 87643 et de la nébuleuse qui l’entoure sur le site de l’ESO.

Crédit photo : ESO.

Découverte de l’exoplanète la moins massive

L'exoplanète Gliese 581d

Gliese 581d, l'exoplanète la moins massive récemment découverte (cliquez pour agrandir)

L’European Southern Observatory (ESO) vient d’annoncer la découverte d’une exoplanète dont la masse ne serait que de deux fois celle de la Terre ! C’est une équipe d’astronomes français, suisses et portugais emmenée par le célèbre Michel Mayor (celui même qui a découvert la première exoplanète en 1995) qui a annoncée la découverte le 21 avril, à l’occasion de la conférence JENAM pendant la semaine européenne de l’astronomie et des sciences spatiales à l’Université de Hertfordshire.

Cette planète, qui porte le nom de Gl581e, entre dans l’histoire de l’astronomie pour être la moins massive découverte à ce jour. Elle tourne en un peu plus de 3 jours autour de la naine rouge Gliese 581 qui est située à seulement 20 années-lumière de nous. Trois autres exoplanètes furent déjà découvertes autour de l’étoile. L’une d’elle, Gl581d, avait déjà fait parler d’elle car placée sur le bord externe de la zone « habitable ». Sa masse est de 7 fois celle de la Terre. Les récentes observations suggérent qu’elle est davantage située à l’intérieur de cette zone, augmentant ainsi la probabilité d’y trouver de l’eau à l’état liquide.

Cette toute nouvelle découverte laisse imaginer aux astronomes la possibilité dans un futur proche d’observer des planètes de la même masse que Gl581e dans les zones « habitables » d’autres étoiles.

Voir aussi la vidéo où l’on voit Michel Mayor présentait la découverte de cette exoplanète.

Vidéo illustrant le système extrasolaire Gliese 581 avec quatre planètes découvertes.

Voir tableau comparant notre système solaire avec celui de Gliese 581.

Télécharger l’image en haute résolution (0,7 Mb).

Crédit photo : ESO/L. Calçada.

Deux galaxies du groupe du Sculpteur photographiées par l’ESO

La galaxie irrégulière NGC 55

La galaxie irrégulière NGC 55

Toujours à l’occasion des 100 heures d’astronomie qui eurent lieu un peu partout sur la planète il y a une semaine, les photos de deux galaxies appartenant au groupe de la constellation du Sculpteur furent publiées par l’ESO.

La première, nommée NGC 55, est une longue galaxie du genre irrégulière dont la longueur n’excède pas 70 000 années-lumière. Sa forme ainsi que ses dimensions rappellent aux astronomes l’une de nos voisines : le Grand Nuage de Magellan. On peut distinguer sur l’image de nombreuses tâches colorées signant la présence de nébuleuses où se forment des dizaines de milliers d’étoiles. NGC 55 est située dans le groupe de galaxies du Sculteur, à plus de 7,5 millions d’années-lumière de nous.

La galaxie spirale NGC 7793

La galaxie spirale NGC 7793

La deuxième photo nous montre une autre galaxie, placée dans la même direction que la première : la constellation du Sculpteur. Son nom est NGC 7793. Elle est très différente quoique montrant beaucoup d’irrégularité dans le déploiement de ses bras spiraux. La galaxie serait deux fois plus petite que NGC 55 et distante, en revanche, de 12,5 millions d’années-lumière de la Terre.

Les deux photos ont été réalisées à l’Observatoire de La Silla, au Chili.

Télécharger l’image de la galaxie irrégulière NGC 55 en haute résolution (1,3 Mo).

Crédit photo : ESO.

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