Des échanges chimiques existeraient entre l’océan d’Europe et sa surface

EuropaOcean

Des chercheurs apportent les preuves d’échanges chimiques entre l’immense océan d’eau liquide d’Europe et sa surface gelée. Quelle habitabilité pour ce satellite de Jupiter ?

Gravitant autour de Jupiter, Europe — une des quatre lunes galiléenes — se dévoile petit à petit aux astronomes qui la contemple et la scrute avec intérêt afin d’en percer les secrets. Depuis les survols par la sonde spatiale Voyager relayés ensuite, au cours des années 1990, par ceux de la mission Galileo (exploration de Jupiter et de ses principaux satellites), les scientifiques ont de forts soupçons qu’un vaste océan d’eau liquide se cache sous une banquise épaisse de plusieurs kilomètres. Mieux, ce milieu pourrait abriter des formes de vie … Pour en avoir le coeur net, il n’y a pas de meilleures solutions que d’envoyer, au mieux, un engin submersible ou du moins, un robot capable de percer ou de gratter la glace en surface afin d’analyser les éléments présents.

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En photos et vidéo : l’occultation de Jupiter par la Lune du 25 décembre

Jupiter engloutit par la Lune - Photo de Marcelo Domingues

Jupiter occultée par la Lune (photo de Marcelo Domingues)

Sélection de photos et vidéos de l’occultation de Jupiter par notre satellite naturel.

Voici quelques jours ou plutôt quelques nuits, au cours de celle très longue du 25 au 26 décembre 2012, la Lune gibbeuse croissante passait devant le point très lumineux et doré de Jupiter. L’occultation fut exclusivement visible dans certaines régions de l’hémisphère austral (Amérique du Sud, sud de l’Atlantique et sud-ouest de l’Afrique). Plusieurs astronomes amateurs et photographes ont capturé le phénomène qui masqua la planète géante durant plus d’une heure. Notre satellite naturel en mouvement autour de notre planète (orbite elliptique) était, pour cette nuit de Noël, à plus de 406 000 km de distance. Quant à Jupiter, environ 625 millions de km nous en séparent en ce moment !

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Magnifiques portraits de Jupiter et de la constellation du Taureau

Jupiter règne sur le ciel d’automne, au sein de la constellation du Taureau.

Cette photo de Tunç Tezel nous montre un petit peu plus d’étoiles et de nébulosités qu’on ne peut en voir à l’oeil nu. Des étoiles et aussi une planète, Jupiter et deux astéroïdes géants, Vesta et Cérès. Trois astres errants (asteres planetes) qui traverse l’une après l’autre, les douze (en réalité treize) constellations du zodiaque. Cette année, c’est dans le Taureau céleste que séjourne la plus grosse planète du système solaire, au-dessus de son front, entre ses deux cornes. Vous ne pouvez pas la manquer car il brille d’un éclat chaleureux et doré au-dessus de l’horizon est, nord-est dès le début de la nuit. En l’absence de la Lune et de Vénus (qui ne parait que le matin), Jupiter domine nos nuits d’automne-hiver. L’étoile Aldebaran qui représente l’oeil fulgurant de cette très ancienne constellation (adopté par de nombreuses cultures, le Taureau a traversé les millénaires) fait pâle figure à côté du puissant Dieu de la Foudre Jupiter/Zeus. Disposé en V et dessinant la tête de l’animal, on reconnait l’amas ouvert des Hyades. Une formation de jeunes étoiles distante d’environ 150 années-lumière. Leur nom signifie “les Pluvieuses”. On ne peut pas dire le contraire en cette saison de pluie abondante ! Plus haut, à droite, graciles et nimbées de bleu, la grappe d’étoiles des Pléiades n’aura échappée à personne. Une famille légendaire (connues aussi sous le nom des “Sept Soeurs” ou des “Sept Filles d’Atlas”) de plusieurs centaines de bébés stellaires dont seuls une poignée sont dicible à l’oeil nu. Blotties à quelques 440 années-lumière de nous, elles sont un marqueur des saisons importants pour de multiples cultures dans le monde entier depuis, probablement, l’aube de l’humanité et se retrouve citées dans de nombreux récits cosmogoniques et épiques … Nées il y a moins de 100 millions d’années, elles ont vues (si l’on puis dire) disparaître les dinosaures de la surface de la Terre et s’installer le règne des mammifères …

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Observation d’un nouvel impact à la surface de Jupiter

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Impact d’un astéroïde dans l’atmosphère épaisse de Jupiter observé et enregistré par deux astronomes amateurs.

Le 10 septembre 2012, Dan Petersen qui avait braqué son télescope sur Jupiter, devint le témoin privilégié d’un nouvel impact dans l’atmosphère de la planète géante. En effet, à 11h35 TU précisément, l’astronome amateur observa un soudain flash lumineux durant une à deux secondes. L’impact probablement causé par un astéroïde ou une comète s’est produit à proximité du limbe est de Jupiter, juste en-dessous de la ceinture équatoriale nord. Au même moment, Georges Hall qui ne l’observait pas directement mais produisait des images au foyer de son télescope, a pu enregistrer le flash de la collision (vidéo ci-dessous). La nouvelle, colportée immédiatement après son observation par Dan Petersen, fit rapidement le tour des forums spécialisés sur internet, invitant chacun à guetter l’apparition, au cours des prochaines heures, d’un éventuel nuage sombre dans la zone touchée. C’est ce qui s’était produit, souvenez-vous, en 1994 après la chute (en plusieurs morceaux) de la comète Shoemaker-Levy 9. Cette fois-ci, plus de 48 heures après les faits et 2 à 3 rotations de la planète plus tard, nul nuage de débris n’est encore apparu. L’auteur de ce cataclysme était vraisemblablement un corps d’une relative petite taille (moins de 10 mètres ?). Un météore, en somme, “digéré” par la planète géante.

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En photos, occultation de Jupiter par la Lune et rendez-vous planètaire à l’aube

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De gauche à droite : Pléiades, Jupiter, Vénus et l’oeil du Taureau Aldebaran – Photo de Yuri Beletsky

Les rendez-vous planètaires des fins de nuit de juillet en photos et aussi la spectaculaire occultation de Jupiter par la Lune.

Depuis le début de l’été, c’est à la toute fin de la nuit, dans les premières lueurs du jour que l’on peut admirer les plus beaux rendez-vous planètaire du moment. On retrouve les mêmes protagonistes qu’au printemps : Jupiter et Vénus, deux planètes de taille et distance très différente mais d’éclats remarquables. On les imaginerait volontiers flambeaux ou gardiens qui annoncent le jour et ouvrent les portes de l’astre solaire … Début juillet, les « lêve-tôt » pouvaient ainsi découvrir l’étincelante Vénus au milieu du groupe d’étoiles les Hyades (l’amas ouvert évoque la tête du Taureau depuis plusieurs millénaires). Quelques degrés plus haut, Jupiter s’est installée à mi-chemin entre l’oeil du Taureau et les légendaires Pléiades. A présent, les deux planètes prennent un peu leur distance et celle qui incarne le dieu de la Foudre, le puissant Jupiter s’approche de « celles qui font pleuvoir » (les Hyades).

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La Grande Casserole photographiée de l’espace par Juno

Les 7 étoiles de la Grande Casserole

Les 7 étoiles de la Grande Casserole, par ordre d'apparition (guache à droite) : Alkaid, Alcor & Mizar, Alioth, Megrez, Phekda, Merak et Dubhe.

En route vers Jupiter, la sonde spatiale Juno envoie une carte postale où apparaissent les sept étoiles formant la célèbre Grande Casserole.

Qui n’a jamais entendu parler de la Grande Casserole ou du Grand Charriot ? Qui n’a jamais essayé de les retrouver parmi les centaines d’étoiles qui tapissent le ciel ? Ces étoiles remarquables sont connues et partagées par les cultures du monde entier, anciennes et modernes. Le Grand Charriot des babyloniens demeure. Aujourd’hui, on lui superpose volontiers le nom d’un ustensile de cuisine : la Grande Casserole (dont le manche un peu courbé est accrochée au ciel). Une louche pour les japonais. Les romains évoquaient “Sept Boeufs”, septem triones (septentrion) et avant eux, les Grecs se représentaient une Hélice, helike qui deviendra, comme on le sait, la Grande Ourse.

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A ne pas manquer en ce moment, au crépuscule : conjonction de Jupiter avec Vénus

Aurores boréales, Venus et Jupiter

Superbe ! Aurores boréales, Pléiades, Venus et Jupiter photographié dans le ciel de Suéde par Ulf Jonsson

Jupiter et Vénus se croisent sur le chemin de l’écliptique.

Vous avez sans doute remarqué, ces jours-ci, deux points voisins très brillants, au-dessus de l’horizon ouest ! Il s’agit des planètes Jupiter et Vénus. Leurs chemins sur l’écliptique se croisent, convergent, favorisant une belle rencontre d’un point de vue terrestre. Une conjonction géocentrique.

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[Image du jour] : Alignement planétaire dans un bain de lumière zodiacale

Lumière zodiacale et alignement planétaire

Lumière zodiacale et alignement planétaire

Une magnifique photo d’alignement planétaire à admirer en ce moment, baignant dans la douce “lumière zodiacale”.

Vous avez certainement remarqué ces derniers jours, à la tombée de la nuit, la Lune en croissant aux côtés de la très brillante Vénus. Une conjonction dite géocentrique, réservée donc aux seuls terriens ! Ce soir, la Lune à l’apogée (plus grande distance entre la Terre et la Lune) préfère la gigantesque Jupiter. Demain, c’est en compagnie de la pléthore d’étoiles des Pléiades que nous pourrons l’admirer et/ou la photographier … Bel enchainement qui se prolongera le 7 mars, lorsque notre satellite naturel rencontrera Mars aux couleurs chatoyantes. La planète rouge sera, par ailleurs en “opposition” ce vendredi 3 mars. Une position et une période très favorable à son observation !

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Les 10 plus belles photos de 2011

Les plus belles photos d’astronomie de 2011.

Comme chaque année, le télescope spatial Hubble tient le « haut du pavé » en terme de recherches et de beauté des images. La plupart de sa production peut aisément prétendre à figurer dans un palmarès des plus belles photos. Cela étant, il est loin d’être le seul télescope au monde et ses rivaux sont nombreux. Mais, faut-il vraiment qu’il y ait rivalité ? On s’en moque éperdument et mieux vaut se perdre dans ces paysages cosmiques …, rêver à d’autres mondes !

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Découverte d’un grand lac sous la glace d’Europe

Lac sous la glace d'Europe

Lac sous la glace d'Europe

En réétudiant des données de la sonde Galileo, une équipe de chercheurs a révélée l’existence d’un vaste lac d’eau liquide sous la surface glacée d’Europe.

On parle beaucoup de la crise économique que vit en ce moment l’Europe mais voici qu’un autre territoire portant le même nom fait aussi beaucoup parler de lui. Pas très loin de nous, à environ 600 millions de km, le satellite naturel Europe est l’un des 4 plus importants (les 4 satellites galiléens) de la planète géante Jupiter, le deuxième par la proximité.

Pendant longtemps, les chercheurs soupçonnaient l’existence d’un vaste océan d’eau liquide sous l’épaisse couche de glace qui la recouvre. Les observations menées au cours de la deuxième moitié des années 1990 par la sonde spatiale Galileo ont confirmées leurs intuitions. Selon les modèles, il y a là-bas beaucoup plus d’eau qu’on n’en trouve sur la totalité de notre planète (les satellites galiléens Ganymede et Callisto possèdent énormément de glace d’eau, 50 % de leurs masses !). La température à la surface d’Europe est de – 180 °C en moyenne. Aussi la banquise qui l’enveloppe est épaisse de plusieurs kilomètres et forme une redoutable coquille qui font craindre aux exobiologistes, de faibles échanges entre la surface et les océans.

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En vidéo, rotation de Jupiter en haute résolution !

Rotation de Jupiter en haute définition, capturée à l’observatoire du Pic du Midi.

Remarquable vidéo de Jupiter réalisée entre le 10 et le 15 octobre par Jean-Luc Dauvergne.

Profusion de détails à la surface de la planète géante et gazeuse, fluctuations, festons et tourbillons se dessinent avec une résolution à couper le souffle ! Les conditions étaient excellentes à l’Observatoire du Pic du Midi au cours des nuits passées à capturer la planète.

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[Image du jour] : Superbe portrait de Jupiter réalisé au Pic du Midi

Jupiter accompagnée de Ganyméde et Io

Jupiter accompagné de Ganymede et Io (cliquez pour agrandir)

Superbe portrait de Jupiter photographié à l’observatoire du Pic du Midi. La planète géante est en opposition le 29 octobre.

Aujourd’hui, 27 octobre, Jupiter et la Terre sont au plus prés : 594 millions de km seulement nous sépare soit 3,9 fois la ditance Terre-Soleil (unités astronomiques).

Le 29 octobre, la planète géante sera en opposition. Les conditions sont idéales pour l’observer, entourée de ses 4 satellites galiléens.

Le 13 octobre dernier, par une belle nuit claire et bénéficiant d’une atmosphère relativement stable, le photographe et astronome Jean-Luc Dauvergne a co-réalisé un superbe portrait, riche en couleurs et en détails, de la plus grosse planète du système solaire.

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Jupiter en opposition le 29 octobre

Jupiter photographiée par Emil Kraaikamp

Jupiter photographiée par Emil Kraaikamp

Opposition de Jupiter

Impossible de ne pas remarquer cet astre flamboyant au-dessus de l’horizon Est dés le début de la soirée. La gigantesque planète Jupiter sera en opposition dans quelques jours. C’est une magnifique invitation à l’observer, l’étudier et à la photographier !

Après l’essaim météorique les « Draconides » qui s’est distingué cette année avec un taux horaire dépassant les 400 étoiles filantes par heure (le 8 octobre dernier, en début de nuit), Jupiter est sans conteste l’autre vedette du mois.

Le 27 octobre - deux jours avant l’opposition – , la Terre et Jupiter seront au plus près pour cette année : 594 millions de km ! Le 29 octobre, la planète sera en opposition. En d’autres termes, Jupiter, roi des dieux (mythologie gréco-romaine) sera aligné avec la Terre et le Soleil : environ 150 millions de km nous sépare du Soleil et presque 600 millions de km de Jupiter.

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Ephémérides Septembre 2011

Magnifique photo de Jupiter réalisée par D. Peach

Magnifique photo de Jupiter réalisée par D. Peach

Encore beaucoup de douceurs pour les nuits de septembre qui sont de plus en plus longue (équinoxe le 23, la nuit dure alors 12 heures). Des conditions très favorables à l’observation approfondie du ciel de fin d’été, dominé au zénith par le trio de constellations Cygne, Lyre et Aigle (l’astérisme du triangle de l’été est formé par Véga, Deneb et Altaïr). Comme toujours, il vaut mieux fuir l’extrême luminosité urbaine et le halo orangé qui les recouvre, rayonnant à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde !

En tête de liste pour l’observation avec une paire de jumelles ou un instrument plus important : Jupiter. Accompagnée de ses « quatre satellites galiléens » Io, Europe, Ganymede et Callisto (on en connait à ce jour 63 !), la plus grosse planète du système solaire demeure un spectacle dont on ne se lasse pas. En ce moment, il faut patienter 22 heure pour la voir se hisser au-dessus de l’horizon est, au sein de la constellation du Bélier. Découvrir ses bandes équatoriales et, de temps en temps, distinguer la fameuse grande tâche rouge, flottant dans l’épaisse atmosphère est un régal. Idem pour l’alignement de ses quatre principales lunes, différent chaque jour.
Le 16 septembre, la Lune décroissante se promène non loin de la planète géante. Une occasion de réunir deux observations sensationnelles.

A la fin du mois, la traversée de notre petite voisine la planète rouge, de l’amas ouvert de la Crèche, la Ruche pour les anglo-saxons, invite à l’observation d’une belle rencontre. Les astronomes-photographes ne sauraient manqué un tel rendez-vous dont seul les terriens peuvent profiter … !

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L’impact sur Jupiter en 2009 aurait été causé par un astéroïde

Impact sur Jupiter en 2009

Impact sur Jupiter en 2009

L’impact observé à la surface de Jupiter en juillet 2009 aurait été causé par « un astéroïde de la taille du Titanic », annoncent des chercheurs.

La grande « plaie » qui fut visible à partir du 19 juillet 2009 à la surface de Jupiter résulterait de l’impact d’un « astéroïde de 200 à 500 mètres de long. C’est ce que concluent les articles publiés à ce sujet dans la revue scientifique Icarus (International Journal of Solar System Studies).

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3 et 4 janvier 2011 : une nuit remplie d’étoiles filantes suivie d’une éclipse partielle du Soleil

Zone de visibilité en France de l'éclipse partielle du Soleil du 4 janvier 2011

Zone de visibilité en France de l'éclipse partielle du Soleil du 4 janvier 2011 (cliquez pour agrandir)

Plein de belles observations en perspective au cours de la nuit du 3 au 4 janvier 2011 : l’essaim d’étoiles filantes les « Quadrantides », Io et Ganymède qui projettent leur ombre sur Jupiter et une éclipse partielle du Soleil visible partout en Europe le matin du 4 janvier !

Pour toute l’année 2011, c’est le 3 janvier que la Terre atteint sa plus petite distance avec le Soleil : 147,1 millions de kilomètres ! Au cours de la nuit qui suit, l’essaim météoritiques des « Quadrantides » s’annonce comme l’un des plus beaux – si ce n’est le plus beau – de toute l’année ! Cela commence bien, n’est-ce pas ?!
Comme si cela ne suffisait pas, les européens armés de lunette de protection (éclipse) pourront admirer une éclipse partielle du Soleil au moment où celui-ci s’élève au-dessus de l’horizon !

Les spécialistes prédisent une rafale d’étoiles filantes pour la nuit du 3 au 4 janvier 2011. Nommé les « Quadrantides », cet essaim météoritiques demeure méconnu malgré une activité très importante depuis plusieurs années. Le radiant se situe dans la direction de la constellation du Bouvier (Bootes) et l’essaim doit son nom à l’ancienne constellation du « Quadrant mural » (quadrans muralis) aujourd’hui disparue et oubliée.
Pour son maximum, on parle de 100 à 120 étoiles filantes par heure, voire 200 selon certaines sources ! Les météores pénètrent dans notre atmosphère à une vitesse de 41 kilomètres par seconde (soit plus de 150 000 km/h). Il sera d’autant plus aisé de les admirer – et/ou les photographier – que la Lune (Nouvelle Lune) sera absente tout au long de la nuit. Les conditions sont rêvées pour tous les amateurs et les curieux disposés à veiller ! Bien entendu, il faut s’éloigner des grandes villes et de leur excessive pollution lumineuse !

Ganyméde projette son ombre sur Jupiter

Ganyméde projette son ombre sur Jupiter

Si vous avez le courage de vous jeter au coeur d’une belle nuit froide d’hiver, outre la salve d’étoiles filantes évoquée plus haut, vous pouvez tenter d’observer (avec une lunette ou un télescope) les ombres de Io et Ganyméde projetées sur la surface de Jupiter ! De même que l’extraordinaire tempête qui fait rage depuis un mois à la surface de Saturne (la planète se lève vers minuit).
En fin de nuit, la très lumineuse Vénus surgit au-dessus de l’horizon bientôt suivie par la furtive Mercure.
A noter que ces deux planètes (les plus proches du Soleil) atteignent leur élongation maximum du Soleil, le 8 janvier pour celle que l’on a coutume de désigner comme « étoile du berger » et le 9 janvier pour la petite Mercure, messager des dieux (Hermès dans la mythologie grecque).

Pour le plus grand plaisir des passionnés, cette longue nuit d’observation et de veille s’achève par une éclipse partielle du Soleil au petit matin !
Les européens sont les mieux placés pour découvrir l’astre du jour exceptionnellement grignoté par la Lune qui se glisse devant. Nul n’assistera à une éclipse totale dans le monde car le centre de l’ombre de la Lune passe à plus de 400 kilomètres au-dessus du globe terrestre.
Pour un maximum, il faut aller en Suède où le Soleil sera occulté à plus de 85 % de sa surface à 8 h 51.
En France, la surface du Soleil cachée par la Lune est variable selon sa position. C’est dans le nord-est que l’on a la plus grande portion de notre étoile recouverte. A Strasbourg, par exemple, à 9 h 14 (au moment du maximum pour ce lieu), le Soleil sera dévoré à 68 % par la Nouvelle Lune. A Marseille à 9 h 04 (heure du maximum pour ce lieu), la Lune cachera 59 % du Soleil. Le minimum est pour le sud-ouest (les Pyrénées, pays basque, Bordeaux, …) où environ 55 % du Soleil est grignoté par notre satellite naturel, peu après 9 h.

Cette année 2011 est riche en éclipse partielle du Soleil puisque 4 au total se dérouleront dans différents endroits du globe. La prochaine aura lieu le 1er juin 2011 dans une grande partie du Canada, du Groenland et de la Sibérie.

Important : n’observer pas le Soleil sans vous protéger les yeux avec au minimum un filtre pour soudeurs n°14 ou en chaussant des lunettes pour éclipse distribuées dans le commerce. Idem pour votre instrument : ne regardez jamais le Soleil sans avoir mis un filtre solaire adapté !

Plus d’infos sur le site Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE).

Crédit photo : IMCEE et Efrain Morales Rivera.


Retour de la bande équatoriale sud de Jupiter

Bande Equatoriale Sud de Jupiter

Bande Equatoriale Sud de Jupiter (cliquez pour agrandir)

Après une « éclipse » de plusieurs mois, la bande équatoriale sud de Jupiter fait progressivement sa réapparition.

Au printemps 2010, la bande de couleur rouge-brun située sous l’équateur de Jupiter avait quasiment disparue sous les yeux ébahis des astronomes, laissant à la place, une bande blanche … Au début de ce mois de novembre, l’astronome amateur Christopher Go (voir son site internet) décelait les signes avant-coureurs de sa réapparition, un sursaut lumineux aux mêmes latitudes !

Des observations dans l’infrarouge menées avec les télescopes de l’Observatoire Keck confirment qu’il y a bien un retour de la South Equatorial Band/Belt (SEB), indiquant une activité qui balaie la la formation blanche composée de glace d’ammoniac. En réalité, cette bande blanche a recouvert totalement les nuages bruns visibles à une altitude inférieure. Ce phénomène météorologique semble concerné uniquement la ceinture équatoriale sud. Son homologue nord est régulièrement préservé comme le montre les observations de plusieurs dizaines d’années.

A noter également que la célèbre tâche rouge de Jupiter a connue ces derniers mois une hausse de ses couleurs rouges et bruns, suggérant un lien avec les modifications météorologiques de ces derniers mois.

L’étude de ces phénomènes permettent aux chercheurs de mieux connaître la chimie qui règne dans l’atmosphère tumultueuse de la plus grosse planète du système solaire.

Télécharger l’image en haute-résolution.

Crédit photo : NASA/JPL/UH/NIRI/Gemini/UC Berkeley.

A ne pas manquer : plus petite distance entre la Terre et Jupiter depuis 46 ans

Jupiter et ses 4 satellites galiléens

Jupiter et ses 4 satellites galiléens photographiée par Peter Rosén (cliquez pour agrandir)

Opposition de Jupiter et Uranus le 21 septembre 2010. La plus grosse planète du système solaire ne sera qu’à 591 millions de km de la Terre.

Le 20 septembre 2010 à 21 heures TU (temps universel), Jupiter sera à 591 millions de kilomètres de notre petite planète bleue. Soit 3,9 unités astronomiques. Cela faisait 46 ans que les deux planètes n’avaient pas été aussi proches !

Bien entendu, cette « opposition » est très favorable pour l’observation de la plus grosse planète du système solaire. La conjonction ou « rapprochement visuel » avec Uranus (voir image ci-dessous), une autre planète géante et gazeuse, intéressera tous les curieux et les amateurs. En effet, le 21 septembre, les deux planètes seront alignées  avec la Terre et le Soleil.

Quand on observe Jupiter avec une simple paire de jumelles, on peut découvrir autour du globe lumineux, quatre petits points brillants. L’illustre Galilée fut le premier à les observer il y a 400 ans. On les appelle depuis les quatre satellites galiléens, c’est à dire (du plus proche au plus lointain) Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Avec un instrument d’observation qui permet un grossissement plus important qu’avec une paire de jumelles, on peut distinguer, comme sur la première photo ci-dessus de l’astronome amateur Peter Rosén, des lignes ou bandes nuageuses parallèles à la surface du globe de Jupiter. Sa période de rotation est d’environ 10 heures, cela offre de nombreuses possibilités de voir la grande tache rouge à la surface des océans de gaz. Pour rappel, sa taille équivaut à 2,5 fois celle de la Terre.

Jupiter et Uranus

Jupiter et Uranus visibles ensemble dans la même région du ciel (cliquez pour agrandir)

Crédit photo : Peter Rosen.

Ephéméride septembre 2010

Evénements et phénomènes astronomiques à observer au cours du mois de septembre 2010

Si vous possédez un instrument d’observation, une lunette astronomique, un télescope ou bien même une paire de jumelles, je vous invite à observer Jupiter et ses 4 satellites galiléens : Io, Europe, Ganymède et Callisto. Chaque nuit, vous pourrez constater leurs déplacements autour de la planète géante. En ce mois de septembre 2010, Jupiter est « au plus près » de nous avec seulement 591 millions de kilomètres. C’est donc le bon moment pour l’observer et même la photographier … Selon l’instrument que vous utilisez, vous pourrez également distinguer les bandes nuageuses et colorées ainsi que la grande tâche rouge, énorme tempête dont la taille est de 2,5 fois celle de la Terre, pourvu aussi que les conditions atmosphériques soient favorables !

Notre belle voisine et jumelle (par la taille) Vénus nous montre un joli croissant ce mois-ci. Sa magnitude ne cesse d’augmenter et atteindra les – 4,6, le 24 septembre. Dans ces conditions, il est toujours amusant et intéressant de la guetter dans le ciel bleu de la journée, en veillant bien sûr, à ne pas regarder le Soleil !

Jupiter et Ganymède

Jupiter et Ganymède photographiée par Fabio Carvalho

  • 1er septembre : Au crépuscule, Vénus est visible à proximité de Spica, l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge.
    Rapprochement visuel entre le Dernier quartier de Lune et les Pléiades.
  • 3 septembre : La Lune est en conjonction avec la planète naine 7 Iris (celle-ci est invisible à l’oeil nu).
  • 6 septembre : Début d’une période favorable à l’observation de la lumière zodiacale.
    Conjonction de la Lune en croissant avec la planète naine 6 Junon.
  • 8 septembre : Nouvelle Lune.
    Notre satellite naturel est à son périgée : sa plus petite distance avec la Terre, 357 204 km. Fortes marées en prévision.
  • 9 septembre : Inclinaison maximum du pôle nord du Soleil vers la Terre, 7,2 °.
    Jeune croissant lunaire visible en conjonction avec Saturne.
    Maximum des « Perséides de septembre ». En moyenne 5 étoiles filantes par heure sont visibles.
  • 11 septembre : La Lune est en conjonction avec Vénus.
  • 14 septembre : La Lune est visible à proximité d’Antarès, supergéante rouge et étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion.
  • 15 septembre : Premier Quartier de Lune.
    Non loin de notre satellite naturel, la planète naine Cérès est visible.
  • 17 septembre : Le Soleil arrive dans la constellation de la Vierge.
  • 19 septembre : Jupiter est en conjonction avec Uranus (celle-ci est invisible à l’œil nu).
    Possibilité de voir Mercure à l’aube, à environ 5° au-dessus de l’horizon est.
  • 20 septembre : La Lune est en conjonction avec Neptune (celle-ci est invisible à l’œil nu).
    Minimum de distance entre la Terre et deux planètes géantes : Jupiter et Uranus. La plus grosse planète du système solaire est « au plus prés de nous » depuis 1963 : 3,9 Unités Astronomiques (UA) soit 591 millions de km ! Quant à Uranus, 19 UA nous en sépare soit 2,8 milliards de km.
  • 21 septembre : La Lune est au plus loin de la Terre (apogée) à 406 173 km.
    Opposition de Jupiter et Uranus.
  • 23 septembre : Equinoxe de l’automne dans l’hémisphère nord.
    La Pleine Lune est en conjonction avec Jupiter et Uranus.
    Nouveau survol (flyby) d’Encelade par la sonde spatiale Cassini.
  • 24 septembre : Notre voisine Vénus est à son maximum de luminosité. Environ 24 % de sa surface éclairée par le Soleil est dirigée vers nous. Il est possible de l’observer en plein jour.
    Nouveau survol du plus gros satellite naturel de Saturne, Titan par la sonde spatiale Cassini.
  • 28 septembre : Rapprochement visuel de la Lune avec l’amas ouvert les Pléiades.

Quelles sont les planètes visibles ce mois-ci ?

  • Mercure est visible à l’aube, peu de temps avant le lever du Soleil. Son élongation maximale est le 19 septembre.
  • Vénus demeure le « premier astre visible » après le coucher du Soleil. Assez basse au-dessus de l’horizon, sa luminosité augmente jusqu’à la fin du mois.
  • Mars est toujours visible au crépuscule mais elle se couche de plus en plus tôt. Il faudra ensuite patienter 8 mois avant de la revoir !
  • Jupiter est quasiment levée dés le début de la nuit. Période très favorable pour l’observer en compagnie de ses 4 grands satellites naturels. La planète géante est en « opposition » le 21 septembre.
  • Uranus est visible dans la constellation des Poissons, non loin de Jupiter. Invisible à l’œil nu, un instrument est nécessaire pour l’observer.
  • Neptune est visible dans la constellation du Verseau. Invisible à l’œil nu, un instrument est nécessaire pour l’observer.

En complément :
Le logiciel gratuit Stellarium (Mac, Windows, Linux) vous permet de visualiser le ciel, les étoiles et les constellations à n’importe quelle heure de la journée.

Deep Sky Observing passe en revue les 110 objets du célèbre catalogue de Messier.

Je vous invite aussi à parcourir l’excellent site Shadow and Substance où de nombreuses animations illustrent les principaux phénomènes planétaires du mois et de l’année en cours : éclipses de Soleil, éclipses de Lune, étoiles filantes, occultation des satellites de Jupiter, etc.

Éphéméride rédigé à partir de l’indispensable « Guide du Ciel » de Guillaume Cannat.

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Pas de traces de débris après l’impact sur Jupiter

Recherche de traces d'explosion sur Jupiter

Recherche de traces d'explosion après l'impact d'un astéroïde, le 3 juin

Les chercheurs n’ont trouvé aucune trace dans l’atmosphère de Jupiter de l’astéroïde qui a explosé le 3 juin dernier.

Quelques jours après l’explosion d’un corps rocheux dans la haute atmosphère de Jupiter (lire l’article : « Nouvel impact repéré à la surface de Jupiter »), gros flash lumineux repéré à 770 millions de kilomètres de là par l’astronome amateur australien Anthony Wesley, des chercheurs ont menés l’enquête pour en retrouver de quelconques traces … Employant la très grande acuité en ultraviolet de la caméra Wide Field Camera 3 (WFC3) du télescope spatial Hubble, une équipe d’astronomes a littéralement passé au peigne fin la zone où le mystérieux objet a pu plongé. En vain, point de tâches signalant une chute profonde dans l’atmosphère de la planète géante comme ce fut précédemment le cas il y a un an, le 19 juillet 2009 (« Impact d’une comète ou d’un astéroïde sur Jupiter ») et en 1994. Les scientifiques demeurent bredouilles. Ils expliquent cette absence par l’explosion d’un objet de petite taille, probablement un astéroïde pulvérisé en surface et dont les débris n’étaient pas suffisamment importants pour s’abîmer en profondeur et faire remonter à la surface d’autres compositions chimiques.

Les astronomes ont profité de cette occasion d’observer Jupiter pour étudier de plus près la bande équatoriale manquante. En effet, depuis plusieurs mois la bande ou ceinture équatoriale sud s’était estompée comme cela s’était déjà produit dans le passé. Selon les scientifiques, il s’agirait de nuages de cristaux d’ammoniac venus s’interposaient. La réapparition de tâches sombres en lisère de cette région préfigure, selon les chercheurs, la dissipation de ces grandes formations nuageuses.

Télécharger l’image en haute-résolution de Jupiter (0,4 Mb).

Crédit photo : NASA, ESA, M.H. Wong (University of Califoria, Berkeley), H.B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), A.A. Simon-Miller (Goddard Space Flight Center), and the Jupiter Impact Science Team.

Nouvel impact repéré à la surface de Jupiter

Impact sur Jupiter

Impact d'un probable astéroïde sur Jupiter le 19 juillet 2009 (cliquez pour agrandir)

Découverte d’un nouvel impact dans l’atmosphère de Jupiter par l’astronome amateur Anthony Wesley, le même jour que la publication des recherches sur le précédent survenu au mois de juillet 2009.

Tandis qu’une équipe de scientifiques publiaient le 3 juin 2010 les résultats de leur recherches sur l’impact d’un corps rocheux à la surface de Jupiter survenu le 19 juillet 2009 (lire aussi l’article : « Impact d’une comète ou d’un astéroïde sur Jupiter« ), l’astronome amateur australien Anthony Wesley qui en avait fait la découverte, a signalé l’observation d’un nouveau phénomène du même type … ! Cela s’est produit au cours de la nuit du 3 au 4 juin. Sur la vidéo ci-dessous, réalisées par l’astronome amateur, on peut voir nettement un flash lumineux prés de la bande équatoriale sud de la planète géante.

L’étude de l’impact de juillet 2009 révèle que l’objet responsable de cette vaste tâche sombre était probablement un astéroïde, plutôt qu’une comète, mesurant environ 500 mètres de large. La collision des débris dans la haute atmosphère de Jupiter avait alors libéré une énergie équivalente à plusieurs milliers de bombes nucléaires ! Tout cela s’étant dérouler sous les yeux ébahis des astronomes, 15 ans exactement (jour pour jour !) après une autre collision majeure qui avait fait beaucoup de « bruit » : les fragments de la comète P/Shoemaker-Lévy bombardant la planète gazeuse le 9 en juillet 1994.

Après avoir lancé une alerte à ses camarades et aux professionnels, nombreux ont été les télescopes a visé Jupiter, à la recherche des stigmates de cette nouvelle collision.

En vidéo : au cours de la nuit du 3 au 4 juin, un corps rocheux à plonger dans l’atmosphère de Jupiter provoquant une explosion repérée ici sur les acquisitions de Anthony Wesley.

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Télécharger l’image de Jupiter par le télescope spatial Hubble en haute résolution.

Crédit photo : NASA, ESA, M. H. Wong (University of California, Berkeley), H. B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), I. de Pater (University of California, Berkeley), and the Jupiter Impact Team.

Gros plan sur la Grande Tâche Rouge de Jupiter

La Grande Tâche Rouge de Jupiter

Tache Rouge de Jupiter (cliquez pour agrandir)

Des scientifiques ont mené une étude approfondie de la Grande Tâche Rouge de Jupiter et créés une carte des températures grâce aux données collectées par plusieurs observatoires du monde entier.

Qui n’a jamais entendu parler de la Grande Tâche Rouge (Great Red Spot) de Jupiter ? Pour qui veut brosser le portrait de la plus grosse planète du système solaire, impossible de faire l’impasse sur l’énorme anticyclone qui la pare d’un œil rouge extra-ordinaire … Observée dés le XVII éme siècle par l’astronome français Jean-Dominique Cassini (on lui doit aussi la découverte des anneaux de Saturne), la tempête a une taille collossale : estimée à environ 25 000 km de longueur et moins de 12 000 km pour la largeur, elle pourrait contenir sans difficulté 2 fois et demi notre planète rocheuse.

D’évidentes questions se posent aux scientifiques depuis qu’on observe ce maelström géant : comment cet anticyclone parvient-il à exister si longtemps ? Qu’est-ce qui a crée ce phénomène ? Combien de temps peut-il durer ? Pourquoi cette tâche est-elle rouge ? Quelle est sa composition ?, etc. Cela fait beaucoup de questions et encore peu de réponses mais les scientfiques sont confiants sur les nouvelles générations de télescopes et d’instruments comme le spectromètre VISIR.

En associant les données acquises avec l’instrument VLT Imager and Spectrometer for mid Infrared (VISIR) placée sur l’un des télescopes géants du VLT à celles obtenues avec d’autre prestigieux observatoires comme les Gemini South, ITF et Subaru, (le premier est situé au Chili et les deux derniers à Hawaï), les astronomes ont pu se rapprocher de la résolution du télescope spatial Hubble et éclaircir davantage le mystère qui entoure cette Grande Tâche Rouge … !

La température moyenne de la tâche est de – 160° C. Les relevés réalisés avec VISIR montrent des températures plus élevées de 3 à 4° C au centre de l’anticyclone, là même où la couleur rouge est plus prononcée ! Cela suffit pour provoquer une circulation des gaz dans le sens des aiguilles d’une montre, contrairement aux zones qui la borde.
Les bandes sombres qui se distinguent indiquent des masses de gaz plus froides qui suivent des courants descendants vers les entrailles de la planète géante … Les observations de VISIR étendues sur plusieurs années ont permis aux astronomes de créer des topographies plus précises des températures, circulations des masses d’air, aérosols et aussi, de mettre en évidence la présence d’ammoniac. L’immense tempête apparaît remarquablement stable au fil des années, ce qui ne manque pas d’interroger les astronomes. Quant à la couleur rouge, les explications manquent toujours. Au-delà des spéculations, les scientifiques savent que sa couleur « est liée aux changements des conditions environnementales au sein même du nuage » explique Leigh Fletcher de l’Université d’Oxford, co-auteur de l’article publié récemment dans la revue scientifique Icarus. De nouvelles données ne tarderont pas à approfondir les connaissances de ce phénomène observé depuis si longtemps et qui hante la plupart des astronomes !

Lire l’article scientifique.

Crédit photo : ESO/NASA/JPL/ESA/L. Fletcher.

Découverte d’une exoplanète géante « tempérée » par le satellite CoRoT

CoRot-9b

Illustration de l'exoplanète CoRot-9b

Une équipe de 60 chercheurs de l’ESO et du CNES vient d’annoncer dans les colonnes de la revue Nature, la première découverte d’une exoplanète géante « tempérée ». Une nouvelle étape a été franchie dans la quête de ces mondes lointains et méconnus.

Pendant plus de 145 jours, le satellite CoRoT – créé par le CNES et l’ESA pour débusquer les exoplanètes – et le spectrographe HARPS ont étudiés patiemment la planète nommée CoRot-9b en transit devant son étoile. Celui-ci dure environ 8 heures et se déroule tous les 95 jours. Les 60 scientifiques associés à cette découverte ont pu accumuler suffisamment de données pour établir sa taille et sa masse. Ses dimensions serait approximativement celle de Jupiter pour une masse équivalente à 80 % de celle de notre planète géante. Ce qui distingue le plus cette découverte des autres est sa distance à son étoile ainsi que sa température jugée « tempérée ». CoRot-9b a une orbite comparable à celle de Mercure. Sa température en surface serait comprise entre – 20° C et + 160° C. Rien à voir avec les nombreuses Jupiter chaudes qui généralement frôle leur étoile. Certes, CoRot-9b est une planète géante et gazeuse, composée principalement d’hydrogène et d’hélium. Rien à voir – ou presque – avec une planète tellurique de plus petite taille. Mais, qui sait : peut-être que des satellites naturels habitables gravitent autour d’elle ?! Les données acquises au cours des longs mois d’observations permettront peut-être d’en savoir plus à ce sujet !

L’exoplanète CoRot-9b tourne autour d’une étoile située à 1 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Serpent. Les observations du satellite CoRoT ont été réalisée durant l’été 2008 et complétée par le spectrographe HARPS du télescope de 3,6 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla afin d’en préciser la masse.

En vidéo, représentation du transit de l’exoplanète CoRoT-9b devant son étoile.

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Crédit photo : ESO/L. Calçada.

Découverte probable d’un nouveau satellite naturel dans les anneaux de Saturne

Possible découverte d'un satellite dans les anneaux de Saturne

Possible découverte d'un satellite dans les anneaux de Saturne (cliquez pour agrandir)

Le 11 août, c’était l’équinoxe pour Saturne. Cela a lieu 2 fois par année saturnienne, c’est-à-dire presque tous les 15 années terrestres (la période de révolution de Saturne est d’un peu plus de 29 ans) ! A cette occasion, les yeux – et les caméras – de la sonde spatiale Cassini ont scrutés les irrégularités et les ombres dans la grande étendue des anneaux. L’équinoxe est, en effet, une période où la planète est dans le même plan que le Soleil. L’ombre des anneaux projetée sur la surface de la planète gazeuse est alors extrêmement fine. Une configuration qui permit aux astronomes de découvrir un objet en 3 dimensions possédant une taille suffisante pour que son ombre soit remarquée (voir la photo ci-dessus). Il se situerait à 480 km du bord extérieur de l’anneau B. L’ombre s’allongerait sur environ 41 km. Il semblerait que l’objet est une orbite similaire aux anneaux, sa taille est estimée à 400 m de diamètre. On dirait bien que les équipes du JPL ont fait la découverte d’un nouveau satellite naturel pour Saturne. Ce qui doit l’amener à égalité – ou presque – avec la géante Jupiter soit 63 satellites connus.

La lenteur de Saturne autorise une observation de son équinoxe pendant quelques semaines.

Crédit photo : JPL/NASA.

Impact d’une comète ou un astéroïde sur Jupiter

Impact sur Jupiter

L’astronome amateur australien Anthony Wesley a fait une formidable découverte le 19 juillet alors qu’il observait Jupiter : l’apparition d’une tâche sombre probablement due à la chute d’un corps extérieur dans son atmosphère. Aussitôt, il fit circuler la nouvelle et des télescopes du monde entier ne tardèrent pas à être pointer sur la planète. Un phénomène inattendu qui survient 15 ans jour pour jour après l’impact de plusieurs fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter.

L’image ci-dessus a été obtenue avec la toute nouvelle Wide Field Camera 3 du télescope spatial Hubble. La tâche sombre fait deux fois la taille des Etats-Unis. Les astronomes pensent à l’impact d’une comète ou d’un astéroïde dans la haute atmosphère de la planète géante. L’énergie dégagée fut des milliers de fois supérieure à celle de l’explosion de la comète – ou astéroïde – au-dessus de Tunguska en Sibérie en 1908.

Des observations avec l’IRTF à 1,65 micron de longueur d’onde font état de la présence d’une tâche avec remontée de particules brillantes. Il semble aussi qu’il y est eu émission dans l’infrarouge moyen de molécules d’ammoniac et échauffement dans la troposphère. La tâche sombre en question est située prés du pôle sud de la planète.

L’image qui suit est l’œuvre de l’astronome amateur Joel Warren. On peut voir dans la partie supérieure (ce qui correspond au pôle sud, l’image est inversée) la tâche qui a suivie l’impact et, non loin de l’équateur de Jupiter, l’ombre projetée de l’un des quatre satellites galiléens, Callisto.

La tâche dimpact et lombre projetée de Callisto

La tâche d'impact et l'ombre projetée de Callisto

Crédit photo : NASA, ESA, and H. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), and the Jupiter Impact Team et Joel Warren.

Une nouvelle grande tâche rouge serait en formation sur Jupiter

Formation dune grande tache rouge sur Jupiter

Formation d'une grande tache rouge sur Jupiter

Il semblerait qu’une nouvelle grande tâche rouge (Big Red Spot) se forme à la surface de Jupiter. Elle pourrait être une remarquable et inattendue rivale à la très célèbre tâche rouge. Cette dernière est connue depuis environ 400 ans et les premières observations de Galilée. Nul ne sait encore quelle est la véritable nature de ces anticyclones de couleur brique. Leur taille est immense : env. 2,5 fois la Terre. Combien de temps peuvent-elles exister à la surface de Jupiter ? Comment se forment-elles ? Quelle est leur structure interne ?, leur composition ?, etc.

L’astronome amateur Christopher Go a saisi plusieurs photos de la planète géante et a pu suivre l’apparition de la tâche depuis la mi-avril. Il ne lui manque plus qu’un filtre de 890 nanomètres placé sur son télescope pour l’observer dans la raie du méthane, gaz très présent dans la haute atmosphère de Jupiter.

Affaire à suivre … Peut-être bientôt pourrons-nous observer une deuxième tache rouge ? Cela tombe bien car nous entrons dans une période favorable pour l’observation de Jupiter. Elle est visible à l’horizon est à partir de 2 h du matin. C’est à partir du mois d’août qu’il sera possible de l’admirer au crépuscule. A noter, que Jupiter et Neptune sont proches visuellement l’une de l’autre, visibles dans le même champ. Cependant un instrument est nécessaire pour observer Neptune.

Crédit photo : Christopher Go.

Jupiter et ses satellites visibles dans le champ du coronographe de la sonde SOHO

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Jupiter visible dans le champ du coronographe de la sonde SOHO. On peut distinguer les 4 satellites galiléens de la planète géante : à gauche, il y a au plus proche Io puis Europe et à droite, Ganymède et Callisto le plus éloigné. On peut également voir une éjection de masse coronale (CME) jaillir du Soleil. Celui-ci est masqué par un disque sombre qui n’est autre qu’un coronographe permettant d’observer la couronne solaire, tout ce qui déborde. Le cercle blanc à l’intérieur représente la véritable taille de notre étoile. Rappelons que le Soleil est en moyenne à 149 millions de la Terre et que Jupiter est distante de plus de 750 millions de km du Soleil.

Crédit vidéo : SOHO/NASA.

Ganyméde en orbite autour de Jupiter

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Jupiter et Ganymède photographiés par le télescope Hubble

Le satellite Ganyméde sapprête à passer derrière Jupiter

Le satellite Ganyméde s'apprête à passer derrière Jupiter

L’image ci-contre, récemment publiée et réalisée en avril 2007 avec le télescope spatial Hubble, nous montre le plus grand satellite naturel sur le point d’être masqué par la plus grande planète du système solaire, Jupiter.

Un événement certes, très banal, dont la beauté nous échappe régulièrement et qui est ici, offerte à nos yeux. Trois images dans le rouge, le vert et le bleu qui nous compose un portrait proche du visible de la planète géante.

Jupiter compte 63 lunes connues en orbite autour d’elle. Parmi elles, quatre sont visibles dans de simples paires de jumelles dont Ganymède qui est la plus grande.

A la surface de la planète gazeuse, on reconnait la grande tâche rouge dont la dimension est évaluée à 2,5 fois celle de la Terre. Une tempête anticyclonique existant depuis plusieurs centaines d’années.

Une magnifique image, bien sûr, qu’on ne se lasse pas de parcourir où l’on voit un monde gigantesque tout proche de nous.

Télécharger l’image en haute résolution (640 Ko).

Crédit photo : NASA, ESA, and E. Karkoschka (University of Arizona).

Belle moisson d’images de la conjonction Lune, Vénus et Jupiter du 1 er décembre

La Lune occulte Vénus

La Lune occulte Vénus - Cielo Stellato Bari, Italie

D’autres images encore de cette magnifique conjonction du 1er décembre dernier qui réunissait la Lune et deux planètes, Vénus et Jupiter.

Un alignement qui fit la joie des observateurs du monde entier et qui fut certainement photographié des centaines de milliers de fois.

Beaucoup d’européens virent aussi notre petit satellite naturel glissé devant la très brillante Vénus. Un spectacle que l’on voir et revoir en photo ou même en vidéo sur le site de Spaceweather. Vous y trouverez une galerie originale qui ne cesse de s’agrandir, remplie d’images insolites et aussi de superbes factures. N’hésitez pas y aller vous émerveiller ! Voici mes préférées.

Conjonction Lune, Vénus et Jupiter au-dessus de Los Angeles

Conjonction Lune, Vénus et Jupiter au-dessus de Los Angeles - Photo de Dave Jurasevitch, Etats-Unis

La Lune et Vénus

La Lune et Vénus - photo de Danilo Pivato, Italie

La galerie de photo du site Spaceweather.

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