Une galaxie très prolifique observée aux confins de l’Univers surprend les astronomes

Illustration de la galaxie hyper-active HLS3 distante de 12,9 milliards d'années-lumière

Illustration de la galaxie hyper-active HLS3 distante de 12,9 milliards d’années-lumière

Impressionnante et inattendue galaxie hyper-active, à croissance rapide débusquée dans la jeunesse de l’Univers.

La découverte, grâce au télescope spatial Herschel, d’une galaxie massive très prolifique aux confins de l’Univers, quelques 880 millions d’années après le Big Bang, surprend beaucoup les astrophysiciens. Les données recueillies dans le rayonnement infrarouge révèlent, en effet, un cas spectaculaire dont la seule existence remet en cause les modèles informatiques “cuisinés” ces dernières années. Un nouveau défi pour les cosmologistes.

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Un hameçon piqué d’étoiles

Portrait d’une « galaxie éclatante d’étoiles »

Toute écumeuse d’étoiles, étalée et se terminant par une courbe telle le dard d’un scorpion, J082354.96 280621,6 ― son petit nom est J082354.96 ― est une galaxie extrêmement active comme seule le télescope spatial Hubble sait nous les révéler. Le bleu dominant trahit la surpopulation d’étoiles très jeunes et chaudes. La galaxie connait en effet un “boom” dans la création stellaire. Un taux très élevé de formation qui est incomparable avec une galaxie comme la notre, la Voie Lactée. Les astronomes la considère comme “galaxie éclatante d’étoile” (starburst galaxy). Son émission Lyman-Alpha permet une étude en filigrane relativement détaillée de sa composition en poussières et en gaz dans le cadre du programme LARS (Lyman Alpha Reference Sample).

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La galaxie Messier 77 photographiée avec splendeur par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Hubble livre un superbe portrait de Messier 77, galaxie très lumineuse dite de « Seyfert » la plus proche de nous.

A l’échelle de l’Univers, la galaxie Messier 77 (M 77) aussi désignée NGC 1068 n’est pas très éloignée de notre petit système solaire gouverné par le Soleil (étoile banale parmi plus de 100 milliards d’autres dans la Voie Lactée). Quelques 45 millions d’années-lumière nous sépare de cette galaxie visible en direction de la constellation de la Baleine (Cetus).

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Intrusion de « Space Invaders » autour d’un lointain amas de galaxies

Hubble image of Abell 68

Petit échantillon d’Univers dévoilé par le télescope spatial Hubble. Certains effets de lentille gravitationnelle imitent remarquablement les figures de Space Invaders !

Image très impressionnante capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Hubble d’un grand troupeau de galaxies, l’amas Abell 68. Distant d’environ 2,1 milliards d’années-lumière au sein de la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), ce “village » réunit plusieurs centaines de galaxies, de masses et tailles variables. La plus lumineuse de toutes est la plus entourée. Elle régne démesurément sur une communauté en mouvement. Une galaxie elliptique dont la masse dépasse plusieurs dizaines de fois celle de la Voie Lactée (laquelle a une masse estimée à 100 milliards de soleils !). Plus bas à droite sur la même image, on découvre une autre grappe galactique, plus resserrée.

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Deux galaxies qui s’embrassent

IC2184 Hubble

Un grand “V” cosmique dessiné par deux galaxies en collision.

Loin de nous, dans les profondeurs inter-galactiques, deux galaxies se dévoilent de profil à la caméra WFC2 (Wide Field Camera 2) de Hubble (dans le visible et l’infrarouge). Leurs ébats dessine un délicat “V” cosmique, exclusivement perceptible dans un grand télescope, au sein de la constellation de la Girafe (Camelopardalis). L’objet est nommé IC 2184.

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Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106

messier106_hubble

Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article

Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.

Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.

Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.

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Une galaxie qui s’éteint photographiée par Hubble

La collision et fusion avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d'étoiles qui l'a vidée de ses réserves de gaz

La collision et fusion de 2MASX J09442693+0429569 avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d’étoiles qui l’a vidée de ses réserves de gaz

Une galaxie en voie d’extinction.

Le télescope spatial Hubble livre un portrait d’une galaxie délestée de toutes ses ressources en gaz, matière nécessaire au renouvellement de sa population stellaire. Après sa rencontre et fusion avec une autre galaxie, celle que l’on découvre en image et qui répond au doux nom de 2MASX J09442693+0429569 a produit une flamboyante génération d’étoiles qui l’a littéralement vidée de sa “substantifique moelle” ! C’est un tournant dans l’histoire de cette galaxie qui s’est déroulé il y a moins d’un milliard d’années. On distingue une queue arrondie au-dessus de la masse lumineuse qui témoigne de sa “récente” activité.

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La galaxie d’Andromède se dévoile dans l’infrarouge lointain

M31 herschel

Réseau de la matière froide (gaz et poussières) dans la galaxie M31 révélée avec un niveau élevé de détails par le télescope spatial Herschel

La grande galaxie d’Andromède dépeinte dans l’infrarouge lointain par le télescope spatial Herschel.

Quand nos yeux observent notre grande voisine la galaxie d’Andromède à travers une lunette ou un télescope, c’est d’abord un halo lumineux que l’on découvre, une brume compact flottant dans la constellation d’Andromède à plus de 2,5 millions d’années-lumière de nous. Par une belle nuit noire d’automne-hiver épargnée par les sortilèges de la pollution lumineuse, la galaxie également connue sous le nom Messier 31 (M31), se distingue aisément à l’oeil nu. C’est d’ailleurs l’objet céleste le plus lointain que nous soyons capable de voir …

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Découverte d’un « os » du squelette de la Voie Lactée

Os galactique

Long filament sombre tel un boa nageant dans le fleuve d’étoiles de la Voie Lactée

Des astronomes étudiant l’infrastructure de notre galaxie ont probablement découvert l’un de ses “os” de gaz et de poussières étendu dans le plan de la Voie Lactée.

Pour nous terriens qui habitons une petite planète rocheuse en orbite autour de l’une des 100 milliards ou peut-être 200 milliards d’étoiles – le Soleil, caractérisé comme naine jaune, est une étoile banale – qui peuplent la galaxie, connaître la structure de celle-ci reste une tâche très difficile. Enfermé à l’intérieur, nous ne pouvons qu’en deviner et déduire sa forme à partir de méticuleuses observations et se contenter de dresser un portrait-robot de son anatomie au miroir de ses semblables.

Celle que l’on nomme la Voie Lactée, “chemin de lait” en apparence, dans lequel se baigne des nuées d’étoiles, élancée par de belles nuits noires d’été, est en quelque sorte une immense galette d’étoiles gonflée au centre (bulbe galactique). De longs bras spiraux s’enroulent autour. Plus que des cités d’étoiles, les galaxies renferment de grandes quantités de gaz et de poussières, terreau fertile pour de nouvelles générations stellaires.

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Hubble : portrait de la région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097

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Région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097 – Anneau lumineux autour du noyau où se cache un trou noir supermassif de 100 millions de masses solaires

Couronne d’étoiles autour du noyau lumineux de la galaxie spirale barrée NGC 1097.

Située à environ 45 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation australe du Fourneau (Fornax), NGC 1097 (la situer avec WikiSky) est une galaxie spirale barrée qui se distingue de la plupart de ses homologues par un noyau beaucoup plus lumineux que les vastes régions qui l’entoure. Celles-ci paraissent plus pales et diaphane, échancrées par de sombres sillons de poussières interstellaires. NGC 1097 se classe parmi les galaxies dite de Seyfert, caractérisées par ce contraste important. Un trou noir supermassif de plus de 100 millions de masses solaires gouverne le centre de la galaxie. Même s’il est imperceptible, son environnement brille considérablement par l’échauffement de la matière qu’il attire vers lui. Les tons jaunes qui baignent la place centrale trahissent la présence massive d’étoiles relativement âgées.

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Hubble : nouveau regard sur les galaxies aux confins de l’Univers

Hubble Ultra Deep Field 2012

Hubble Ultra Deep Field 2012

Grâce au télescope spatial Hubble poussé à ses limites, une équipe de chercheurs identifie sept galaxies distantes de plus de 13 milliards d’années-lumière. L’une d’elle est un passe de battre le record de distance !

Recherchant les traces des premières galaxies et s’interrogeant sur les conditions qui ont permis leurs formations en ces temps lointains, une équipe d’astrophysiciens est revenue sur une région du ciel qui fut sondée en 2009 avec Hubble.

Pour cette version 2012 de l’Ultra Deep Field (UDF 2012), ils bénéficièrent d’un temps de pose de six semaines et de l’emploi de différents filtres pour les images acquises en infrarouge avec la caméra WFC3.

Dans ce magnifique canevas égrenant des milliers de galaxies éparpillées dans cette portion d’Univers, il en ont débusqué sept, vraisemblablement distantes de plus de 13 milliards d’années-lumière ! Semblables à de petits points sur l’image, ces objets appartiennent à l’Univers jeune. L’un d’entre eux identifié comme UDFj-39546284, pourrait battre le précédent record de distance si les mesures sont confirmées.

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Une galaxie avec « anneau de collision » photographiée par Hubble

NGC 922 photo Hubble

Portrait de la galaxie NGC 922 déformée par le plongeon en son centre d’une galaxie plus petite.

Distante d’environ 150 millions d’années-lumière, la galaxie NGC 922 doit sa forme étrange et presque annulaire sur les bords, à sa rencontre, il y a 330 millions d’années, avec une galaxie plus modeste. Celle-ci, identifiée comme 2MASXI J0224301-244443, l’a littéralement traversée par le centre et brisée l’harmonie de sa structure en spirale.

L’onde propagée a bousculée la matière interstellaire, laquelle comprimée, a formée des graines de densité puis accouchée de centaines de milliers d’étoiles. Les vastes et filandreuses nébuleuses en sont les théâtres animés, éclairés par leurs progénitures. Leurs tons roses caractéristiques reflètent l’abondance de l’hydrogène.

Capturée dans les rayonnements visible et proche-infrarouge par l’illustre télescope spatial Hubble, cette image nous dévoile la galaxie NGC 922 dans toute sa splendeur. Drapée de nuées d’étoiles bleues (étoiles très jeunes et très chaudes), les nébuleuses fleurissent de part en part et enguirlandent son noyau jaunissant (peuplé d’étoiles plus âgées).

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Une galaxie entre « deux âges » photographiée par Hubble

Portrait d’une galaxie vieillissante.

Distante de 140 millions d’années-lumière, NGC 5010 est une galaxie qui traverse une phase de transition. Autrefois formée en spirale, elle évolue peu à peu vers une structure elliptique. Actuellement considérée comme lenticulaire, le nombre d’étoiles rouges, moins chaudes et vieillissantes, n’a de cesse de croitre en son sein. Les nuages moléculaires s’épuisent, les jeunes étoiles se font de plus en plus rares et la galaxie n’a de cesse d’enfler au centre. Changement de régime sur fond de vieillissement de la population.

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Portraits de galaxies riches en nébuleuses géantes

La galaxie spirale du Triangle (M33) et ses nombreuses nébuleuses géantes

Portraits revisité par l’astro-photographe Robert Gendler de M33 et NGC 2403, deux galaxies spirales riches en nébuleuses géantes.

Parmi la centaine d’objets célestes débusqués par Charles Messier au XVIII ème siècle et compilés dans le célèbre catalogue qui porte son nom, la galaxie d’Andromède (Messier 31 ou M31) est sans conteste l’un des plus observé et photographié. Appartenant au groupe local de galaxies, elle en est le membre le pus grand, devant notre Voie Lactée et une voisine plus modeste, la galaxie du Triangle (Messier 33, M33), en image ci-dessus.

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La galaxie dite du têtard révélée dans toute sa splendeur

Galaxie du têtard par hubble et snyder

La galaxie spirale barrée Arp 188, ébouriffée, étirée et allongée par les forces de marée (cliquez pour agrandir – lien version HD en bas de l’article)

Superbe photo de la galaxie du têtard, exhumée des archives d’Hubble et retravaillée avec talent par Bill Snyder.

Quelle image extraordinaire ! La beauté époustouflante d’un fragment d’univers et de galaxies mêlées saisie avec finesse par le télescope spatial Hubble puis retravaillée et affutée par l’astro-photographe Bill Snyder. L’artistique le dispute une fois de plus au scientifique. Mais il est hors de question de les opposer. Point de disputes, les deux se combinent pour réveiller et révéler une réalité lointaine. Une fenêtre ouverte sur un ballet cosmique. Dans l’oeil du télescope et et du peintre-photographe.

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Panorama très détaillé du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée peuplée d’un minimum de 84 millions d’étoiles ! (lien version HD plus bas)

Impressionnant panorama du “centre-ville” de notre galaxie dans l’infrarouge.

Voici l’une des plus grandes et extraordinaires images astronomiques de tous les temps ! Vaste de quelques 108 200 sur 81 500 pixels (8,8 milliards de pixels !), elle dévoile la partie centrale de la Voie Lactée — le bulbe galactique — sur une surface de 315 ° carrés dans la voûte céleste, soit 1 % de la totalité (hémisphère austral et boréal réunis) …
Produite dans le cadre de l’ambitieux sondage à large champ Variables VISTA in the Via lactea (VVV), à travers 5 filtres dans le proche infrarouge au foyer du télescope de 4,1 mètres de diamètre VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy), elle offre un panorama aux détails inégalés de cette région centrale de notre galaxie ordinairement masquée (dans le visible) par d’épais et sombres nuages de poussières. Pas moins de 173 millions objets célestes différents ont été recensés. Parmi eux, 84 millions ont été identifiés avec certitude comme étant des étoiles. Beaucoup sont des naines rouges, étoiles de faible masse, peu lumineuses et autour desquelles il peut être facile de détecter la présence d’exoplanètes. Une grande majorité des autres corps célestes demeure indistinctes ; peu lumineux, ils se confondent avec leurs voisins et demeurent difficiles à interpréter. Quelques-uns, à la silhouette étendue et diffuse, apparaissent toutefois comme de lointaines galaxies vues à travers ce dense “rideau d’arbres” stellaires …

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Un immense halo de gaz chaud entourerait la Voie Lactée

Halo

Notre galaxie, la Voie Lactée serait entourée d’un halo de gaz chaud d’environ 300 000 années-lumière de diamètre.

La galaxie spirale à laquelle notre étoile le Soleil appartient, vaste de quelques 100 000 années-lumière, serait entourée, pour ne pas dire plongée, immergée, dans un halo de gaz chaud d’environ 300 000 années-lumière de diamètre. Sa masse serait comparable à celle de la Voie Lactée (estimée à 200 milliards de masses solaires). Les deux galaxies naines le Petit et Grand Nuage de Magellan évolueraient à l’intérieur de cette enveloppe gigantesque.

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Hubble livre l’image de l’Univers la plus « profonde » jamais réalisée

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Pléthore de galaxies – Hubble eXtreme Deep Field

Image fascinante des confins de l’Univers. La plus éloignée des galaxies sur cette image est distante de 13,2 milliards d’années-lumière.

Il y a plus de 20 ans et avant la mise en orbite du télescope spatial Hubble, les astronomes entrevoyaient des galaxies dispersées dans l’Univers jusqu’à une distance de 7 milliards d’années-lumière de la Terre, du système solaire, de la Voie Lactée … ! C’est beaucoup mais, somme toute, cela ne représentait que la moitié de l’âge de l’Univers (estimé à 13,7 milliards d’années). Depuis, le télescope spatial dont la sensibilité inégalée a fait la célébrité, cumula des certaines d’heures d’observations de (très) petites portions du ciel, dévoilant d’impressionnant “bouquets” de galaxies lointaines, encore jamais vues ! Sonder les confins de l’Univers et ainsi remonter le temps jusqu’à l’enfance des galaxies.

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La galaxie NGC 4183 photographiée par Hubble

Hubble portrays a dusty spiral galaxy

Portrait de NGC 4183, galaxie spirale vue par la tranche depuis la Voie Lactée.

Les images, abondantes, réalisées avec le télescope spatial Hubble n’ont de cesse d’émerveiller. Ce qui lui vaut, et cela dans le monde entier, une côte de popularité sans précédent pour un télescope. Placé en orbite à l’orée de l’atmosphère terrestre, il donne à voir en très haute résolution aux chercheurs puis aux grands public, l’immensité de l’Univers depuis ses confins jusqu’à la “chair” de nos galaxies (nébuleuses, amas globulaires, nébuleuses planétaires, etc.) en passant par les “galaxies-îles” qui nous entourent …

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Observation d’une galaxie à l’aube de l’Univers

Galaxie la plus lointaine jamais observée à ce jour : 13,2 milliards d’années-lumière

Située à 13,2 milliards d’années-lumière de nous et des deux télescopes spatiaux qui ont pu l’observer, une jeune et petite galaxie aux confins de l’Univers.

Le précédent record de la galaxie la plus lointaine jamais observé vient d’être battu. Grâce aux observations combinées des télescopes spatiaux Hubble et Spitzer et à la faveur d’un puissant effet de lentille gravitationnelle (la masse de l’amas de galaxies MACS J1149+2223 à l’avant-plan courbe l’espace-temps et amplifie la lumière de l’arrière-plan), une équipe d’astrophysiciens a mis en évidence une petite galaxie distante de 13,2 milliards d’années-lumière ! Nous la voyons donc telle qu’elle était il y a 13,2 milliards d’années … ! En ce temps-là, quelques 500 millions d’années après le “big bang”, l’Univers est encore très jeune (il n’avait 3,6 % de son âge actuel) et plongé dans un “âge sombre” (“dark age”) ou “âge des ténèbres”. Les premières étoiles et galaxies apparaissaient.

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La galaxie NGC 7090 photographiée par Hubble

NGC 7090 — An actively star-forming galaxy

Portrait de la galaxie NGC 7090 par le télescope spatial Hubble.

Les multiples taches rosées et rouges qui maculent le plan de cette galaxie spirale vue de profil depuis la Terre, témoignent d’une activité de formation stellaire importante. Effervescence des nébuleuses génitrices qui préparent plusieurs générations d’étoiles. Ces régions riches en hydrogène parsemées dans la galaxie côtoient, outre les dizaines de milliards d’étoiles, de vastes réseaux de poussières sombres et froides. 

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Le duo de galaxies Arp 116 photographié par Hubble

Hubble image of Arp 116

La dense M60 et la spirale NGC 4647

Portrait du duo Arp 116 composé d’une gigantesque galaxie elliptique et d’une spirale plus modeste.

A environ 54 millions d’années-lumière de notre paisible système solaire, Messier 60 (M60) est la troisième galaxie la plus brillante au sein de l’immense amas de la Vierge peuplé d’environ 1 300 galaxies ! Comme on peut le voir sur ce superbe portrait réalisé par le télescope spatial Hubble, la galaxie de type elliptique géante M60 n’est pas seule. A ses côtés, on distingue la galaxie spirale NGC 4647, distante de 62 millions d’années-lumière. L’une est très dense, massive, surpeuplée d’étoiles âgées et jaunes. Un gargantua qui a déjà englouti de nombreuses galaxies et pourrait ne faire qu’une bouchée de la plus modeste NGC 4647, qui est assez semblable à notre Voie Lactée. Dans son cas, le bleu domine, reflétant une population de jeunes étoiles. Il reste difficile pour les astronomes de déterminer si les deux protagonistes de cette photo – qui en compte des dizaines d’autres à l’arrière-plan – sont en interaction gravitationnelle ou sans lien direct.

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Beauté flamboyante des galaxies des Antennes

Galaxies des Antennes

Un des chef-d’oeuvre du télescope spatial Hubble ici retravaillée par Danny Lee Russell

Publiée dimanche 6 août sur l’incontournable site Astronomy Picture Of the Day (APOD), cette image retravaillée par Danny Lee Russell galvanise l’ensemble nommé galaxie des Antennes.

Les portraits de ces deux galaxies en collision réalisés par Hubble en 1997 puis une seconde fois en 2006 étaient étourdissant de beauté (voir image plus bas). Les nébuleuses, grappes d’étoiles et d’obscurs nuages de poussières se dévoilaient avec d’impressionnants détails. Galaxies autrefois pâles, elles resplendirent sur ces clichés révélant leurs secrètes anatomies.

Cette relecture signée par l’astronome amateur Danny Lee Russell offre de nouveaux détails de ce chef d’oeuvre tiré des archives du télescope spatial. Beauté saisissante et flamboyante.
Est-ce bien réel ce malstrom lumineux ? Agrandie et affichée plein écran (recommandé), l’image hypnotise. Notre regard s’engouffre de longues minutes dans ce tableau étincelant …

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Premières observations de « galaxies noires »

Lointaines « galaxies noires » démasquées grâce au quasar HE 0109-3518

Une équipe internationale d’astronomes a observé pour la première fois ce qui ressemble à des “galaxies noires”, galaxies primitives essentiellement composées de gaz et de poussières.

Les galaxies comme la Voie Lactée et toutes celles que l’on peut observer dans les télescopes concentrent des dizaines de milliards d’étoiles, du gaz, de vastes nuages de poussières et sont enveloppées de halo invisible de matière noire dont la nature reste inconnue. Pour expliquer leurs formations dans les temps premiers de l’Univers, soit plus de 13 milliards d’années en arrière, les astronomes suggérent une construction progressive à partir de galaxies naines et autres “galaxies noires”. L’existence de ces dernières est prédite par les modèles théoriques. Très riches en gaz et en poussières, elles fabriquent très peu d’étoiles. Leurs faibles masses (environ 1 milliard de masses solaires) les rend paresseuses si bien qu’il y a peu, très peu d’étoiles qui sortent des entrailles de ces obscures matrices. Les astronomes ont calculé qu’il leur faudrait plus de 100 milliards d’années pour se remplir d’étoiles (transformer la totalité de la matière interstellaire qu’elles contiennent en étoiles). Le peu d’étoiles et donc de rayonnement entrave leurs détections par les télescopes les plus puissants.

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A la recherche des petites galaxies fantômes

La très discréte galaxie naine Leo IV distante de 500 000 années-lumière de nous

Selon les modèles, les galaxies naines, apparues très tôt dans l’histoire de l’Univers, devraient être des centaines voire des milliers dans le voisinage de la Voie Lactée. Or, les astronomes n’en ont débusqué qu’une douzaine.

Comme leur nom le suppose, les galaxies naines sont de petites dimensions et de faibles masses comparativement à une galaxie spirale comme la notre. Les plus connues sont le Petit et le Grand Nuage de Magellan (Small et Large Magellanic Cloud, SMC et LMC), visibles à l’oeil nu dans le ciel de l’hémisphère sud. A l’échelle du temps cosmique, ces deux galaxies sont appelées à se fondre dans la Voie Lactée, lentement mais surement. Récemment, les astronomes en ont découvert d’autres, plus faibles et aussi très âgées.

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Portrait de la Voie Lactée

milkyway photographiée par Russel Brown

Superbe photo de Russell Brown

Les nuits d’été vous ouvrent grandes leurs portes. Plongeon dans le grand fleuve d’étoiles de la Voie Lactée. Esquisse d’un portrait.

Sublime et élancée, traçant une pâle et délicate nuée blanche dans la nuit estivale, telle un chemin qui s’éveille au-dessus du nord pour grimper dans les hauteurs du firmament et plonger vers le sud, s’alanguir dans d’autres contrées … La Voie Lactée enjambe le ciel d’été, trace un pont de brume entre les horizons, déploie son long corps nébuleux. Notre galaxie vue de l’intérieur, dans sa chair, son épaisseur. Un tapis aux motifs riches et variés déroulé au-dessus de nos têtes curieuses.

On se régale de l’observer à l’oeil nu mais la parcourir avec une paire de jumelles est un envoutement dont il est difficile de se détacher. L’avantage des jumelles – quand elles ne sont pas trop lourdes – est la mobilité. Vissée sur un pied, il est possible alors de s’embarquer sur ces apparentes eaux brumeuses pour un voyage vertigineux. Mieux, on entre dans les eaux poissonneuses pour nager parmi des milliers et des centaines de milliers d’étoiles. Parfois blotties en petits groupes ou solitaires, dispersées et loin les unes des autres, loin de nous. William Herschel qui entreprit d’en faire l’inventaire, y renonça face à cette abondance stellaire.

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Spectaculaire alignement de galaxies photographié par Hubble

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Illusion de collision de galaxies à 140 millions d'années-lumière de nous, en direction de la constellation de l'Hydre

Remarquable alignement de deux galaxies spirales donnant l’illusion qu’elles sont en collision.

De prime abord, la paire de galaxies visibles sur la photo ci-dessus suggèrent une mêlée spectaculaire qui se déroule à plus de 140 millions d’années-lumière de nous … ! Deux galaxies qui s’enroulent amoureusement …,  imbriquées l’une dans l’autre. Et bien tout cela est faux ! Le hasard a voulu qu’elles soient toutes les deux alignées avec notre Voie Lactée, produisant ainsi une illusion de collision du plus bel effet ! L’ensemble désigné par NGC 3314 se compose donc de deux galaxies spirales distinctes, séparées d’environ 25 millions d’années-lumière ! En étudiant leurs mouvements, les astronomes en ont déduit qu’elles ne se rencontreront jamais, empruntant des chemins opposés.

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Le télescope ALMA observe les entrailles de la galaxie Centaurus A

Centaurus A par ALMA

La partie centrale de la galaxie elliptique Centaurus A observée par ALMA

Le radiotélescope ALMA révèle les mouvements de l’anneau de poussière au centre de la galaxie Centaurus A, vestiges d’une galaxie spirale.

Quelques jours après la publication d’un portrait de la galaxie Centaurus A, l’ESO vient d’en dévoiler un nouveau, complémentaire, capturé cette fois par le puissant radio-télescope ALMA (Atacama Large Milimeter/submilimeter Array), en cours d’installation (33 antennes sur 66 sont en service). Ces antennes géantes qui s’installent dans le désert de l’Atacama regardent l’Univers dans les longueurs d’ondes millimétriques. Elles multiplient les succès, bien qu’inachevé et des capacités impressionnantes. Ce qui augure des prodiges à venir en matière d’exploration des régions les plus obscures.

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Nouveaux détails sur la galaxie Centaurus A

Centaurus A

La galaxie elliptique Centaurus A assombrie par une barre centrale. De longs jets de gaz sont visibles à gauche en diagonale (agrandir l'image)

Le télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla (ESO) offre un portrait inégalé, riche en détails, de l’étrange galaxie Centaurus A distante de 12 millions d’années-lumière.

Connue des astronomes depuis plusieurs décennies pour être la plus puissante source d’émission radio du ciel, la galaxie Centaurus A – aussi désignée par NGC 5128 – se situe, comme son nom l’indique, au sein de la constellation australe du Centaure, à environ 12 millions d’années-lumière de nos télescopes (situer Centaurus A avec WikiSky). Dans la faune des galaxies, elle appartient à l’espèce des elliptiques géantes, caractérisée par la forme … elliptique et une masse très importante. Centaurus A déborde de centaines de milliards d’étoiles âgées, pour la plupart, de plusieurs milliards d’années … Comme on peut le constater sur toutes les images de cette galaxie, elle se distingue de ses semblables par cette barre sombre et voilée qui cache la partie centrale. Un modèle “perturbé”. Pour les astronomes, il s’agit du reliquat encore visible d’une galaxie spirale happée par la massive Centaurus A. Un festin qui a commencé il y a plusieurs millions d’années et dont on ne distingue plus que le squelette de gaz et de poussières … 

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La galaxie d’Andromède mise à nue dans l’ultraviolet

Anneaux d'étoiles jeunes au sein de la grande galaxie d'Andromède - Plus bas, lien pour télécharger l'image en HD.

Le télescope GALEX livre un portrait dans l’ultraviolet de notre grande voisine, la galaxie d’Andromède.

Le télescope spatial GALEX (GALaxy Evolution eXplorer) scrute l’espace dans le rayonnement ultraviolet depuis 9 ans. Parmi ses cibles favorites, on trouve les galaxies. Des centaines de milliers de galaxies éparpillées dans toutes les directions de l’univers, à proximité ou à 10 milliards d’années-lumière de nous.

Celle que nous découvrons sur l’image ci-dessus, déshabillée dans l’ultraviolet, nous est familière : la grande galaxie d’Andromède, également connue sous l’appellation Messier 31 (M31). Proche de la Voie Lactée, 2,5 millions d’années-lumière, elle est parfaitement visible à l’oeil nu dans de bonnes conditions d’observation (nuit bien dégagée avec le moins de pollution lumineuse possible). D’ordinaire, sur des photos capturées dans le visible, on devine des bras spiraux s’enroulant autour du renflement central, le bulbe galactique. En réalité, comme cela avait déjà été mis en évidence par le télescope spatial Spitzer (rayonnement infrarouge), l’infrastructure de la galaxie est plutôt annulaire. Une nouvelle répartition de la matière imputée par les astrophysiciens, à la récente rencontre avec la petite galaxie Messier 32 (toujours dans son giron). A l’échelle cosmique, cela s’est produit il y a plus de 200 millions d’années.

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