Bételgeuse et son environnement interstellaire révélé par le télescope Herchel
- le janvier 23, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Herschel
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La supergéante rouge difforme Bételgeuse photographiée dans l’infrarouge lointain par Herschel – Les expulsions de matière forment des séries de coquilles que l’étoile variable devrait heurter dans 5 000 ans
L’étoile rouge-orangée Bételgeuse, l’une des plus brillantes de la constellation d’Orion que l’on peut voir en ce moment (hiver), devrait entrer en collision avec un arc de poussières dans environ 5 000 ans.
Par une belle soirée d’hiver, il est impossible de manquer la constellation du Chasseur Orion qui, en compagnie de ses Chiens et face au Taureau céleste, règne sur l’horizon sud. Facile à reconnaître par son célèbre baudrier — ou ceinture — formé de trois étoiles alignées et quasi-équidistantes, le Chasseur se distingue également par deux étoiles très brillantes : l’une, Rigel, représente son pied (ou genou) droit et l’autre, Bételgeuse, marque son épaule gauche (voir figure ci-dessous).
Désignée aussi sur les cartes célestes Alpha Orionis, elle est en réalité la deuxième étoile la plus brillante de la constellation (contrairement à ce que la mention alpha faisait croire). Née il y a seulement quelques millions d’années, probablement au sein de la grande nébuleuse d’Orion (nous n’en distinguons que les parcelles les plus lumineuses dans nos instruments), Bételgeuse est aujourd’hui une supergéante rouge, un monstre ou ogre stellaire dispendieux et à bout de souffle qui a éclusée très vite toutes ses réserves d’hydrogène. D’ici quelques milliers ou dizaines de milliers d’années, cette étoile asymétrique de couleur rouge-orangée devrait exploser.
Lire la suite»Observation météorologique d’une étoile de type naine brune
- le janvier 14, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Hubble, JPL, NASA, Spitzer
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Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.
Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.
Lire la suite»Une double ceinture d’astéroïdes découverte autour de l’étoile Véga
- le janvier 10, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, ESA, Etoile, Herschel, NASA, Spitzer
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Familière des observateurs du ciel d’été, l’étincelante Véga posséderait deux ceintures d’astéroïdes à l’instar de Fomalhaut ou du Soleil.
Par une belle nuit d’été, nul doute que vous l’ayez déjà remarqué. Son éclat bleu-blanc transperce l’atmosphère. Etincelante et haute dans le firmament, Véga (Alpha Lyrae) domine sans vergogne en compagnie d’Altaïr et Deneb (elles forment toutes les trois le célèbre “Triangle de l’Eté” ou “Trois Belles de l’Eté”). Dans le ciel boréal, seule Sirius — visible durant les soirées d’hiver — lui “fait de l’ombre ».
De récentes observations menées avec les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer, sensibles au rayonnement infrarouge, suggèrent fortement que l’étoile âgée d’environ 600 millions d’années (elle est encore jeune en comparaison avec le Soleil) possède une double ceinture d’astéroïdes. Suspectée depuis quelques années, les données font apparaitre deux vastes couronnes ou bandes constituées de poussières et d’astéroïdes et séparées par un grand espace vide. Bien entendu, celle qui est la plus proche du foyer stellaire, la ceinture intérieure, est la plus chaude tandis que la seconde, extérieure, est la plus froide. Cette configuration n’est pas sans rappeler le cas Fomalhaut, une autre jeune étoile (âgée d’env. 400 millions d’années) de 2 masses solaires, également distante de 25 années-lumière de la Terre. D’ailleurs, Véga, Fomalhaut et aussi Castor (constellation des Gémeaux) ont la même dynamique. Des indices qui suggèrent une même origine au sein d’un amas ouvert, aujourd’hui éparpillé.
Lire la suite»L’étoile massive Zeta Ophiuchi surprise dans sa fuite en avant
- le janvier 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, JPL, NASA, Spitzer
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Tel un navire qui fend les eaux, Zeta Ophiuchi comprime dans sa course effrénée, les nuages de gaz et de poussières sur son chemin.
Autrefois en couple, Zeta Ophiuchi est désormais une étoile solitaire qui se déplace rapidement dans le milieu interstellaire. Sans doute très proche de feu son compagnon, l’explosion qui mit fin à celui-ci a éjectée la survivante dans les affres du cosmos. Tel un navire fendant les eaux, l’étoile de 20 masses solaires (80 000 fois plus brillante que le Soleil) qui vogue à une vitesse de croisière de 24 km/s., bouscule les dépôts de poussières et de gaz flottant dans l’espace.
Sur cette image capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Spitzer, les couleurs mettent en relief deux aspects de cette matière en déshérence. En vert, on distingue un délicat brouillard composé de poussières sombres et froides. Comme on peut le voir, les rayonnements violents de Zeta Ophicuhi — vents stellaires — déchirent et effilochent ces nuages.
La région en rouge, quant à elle, trahit des températures plus élevées. Compressés et comprimés par les ondes de chocs, la matière se dévoile en s’échauffant.
Jets de gaz d’une jeune étoile photographiés par Hubble
- le juillet 05, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Hubble, NASA
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Gros plan sur un geyser de gaz expulsé par une jeune étoile.
Ce long et désuet nuage de fumée est un “objet Herbig-Haro”. Les très jeunes étoiles entourées d’un disque de gaz et de poussières ou disque d’accrétion en expulsent une partie par leurs pôles. Cela produit de longs jets élancés à des vitesses pouvant atteindre 1 000 km par seconde.
Lire la suite»Comparaison de la taille du Soleil avec Rigel et VY Canis Majoris
- le juin 14, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Vidéos
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Comparaison instructive de notre Soleil avec quelques étoiles monstrueuses et remarquables.
Simple et efficace : comparaison de la taille de notre étoile, le Soleil avec notre modeste planète Terre, située à 149 millions de km (trajet effectué en 8 minutes à la vitesse de la lumière !). Rappelons que le diamètre du Soleil équivaut à 109 fois celui de la Terre soit 1,392 millions de km. C’est beaucoup et peu quand on compare avec l’étoile Rigel, le pied droit de la constellation d’Orion que l’on peut voir briller chaque soirée d’hiver à environ 800 années-lumière de nous. Notre Soleil, 62 fois plus petit, n’est plus qu’un « pamplemousse » à côté de cette géante bleue encore jeune … Que dire alors de la gigantesque VY Canis Majoris (dans la constellation du Grand Chien), la plus grande étoile connue. Distante d’environ 5 000 années-lumière, l’étoile de type hypergéante rouge serait entre 1800 et 2200 fois plus grande que le Soleil ! Déplacée dans notre système solaire, elle s’étendrait au-delà de l’orbite de Saturne !
Lire la suite»[Image du jour] : Hubble fait le portrait de l’une des plus jeune étoile connue
- le novembre 05, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Hubble, NASA
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Une des plus jeunes étoiles connue photographiée par la télescope spatial Hubble.
Nommée IRAS 10082-5647, cette étoile est encore très jeune : cela fait quelques millions d’années seulement qu’elle brille, lovée dans ce nuage de gaz et de poussières. Elle n’a pas encore rejoint la séquence principale durant laquelle elle passera environ 80 % de sa vie …
Lire la suite»Rare étoile hypergéante jaune mise à nue par le VLT
- le septembre 29, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Nébuleuses, Supernova, VLT
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En observant une rare hypergéante jaune, les astronomes ont découvert un gigantesque « oeuf sur le plat » !
Très difficile à observer dans le rayonnement visible, l’étoile IRAS 17163-3907 est l’une des 30 étoiles les plus brillantes dans l’infrarouge. Les récentes observations réalisées VISIR installé sur le Very Large Telescope (VLT) ont révélé que la plus proche hypergéante jaune est enfermée à l’intérieur de deux enveloppes distinctes. Les images obtenues évoquent un oeuf sur le plat, allégorie pertinente qui lui vaut désormais ce surnom.
Lire la suite»Superbe portrait des Pléiades
- le janvier 04, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Astrophoto, Etoile
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Le célèbre amas ouvert les Pléiades (Messier 45) photographié par David De Martin. Profusion d’images du cosmos à découvrir sur son site Skyfactory.
Au gré d’une exploration du web en quête de savoureux clichés d’amas ouvert, j’ai découvert et re-découvert les superbes – et proprement sidérantes – photographies réalisées par David De Martin.
Si vous ne les connaissez pas encore, je vous invite à plonger rapidement dans les galeries de son site « Skyfactory ». L’américain est probablement un des astronomes-photographes les plus remarquable de sa génération. Son talent lui vaut, par ailleurs, les honneurs des plus prestigieux télescopes du monde comme le télescope spatial Hubble pour lequel David De Martin co-signe le magnifique catalogue « Cosmics Collisions » qui regroupe des centaines de clichés de galaxies en collisions.
L’image ci-dessus nous emmène littéralement au cœur de l’un des amas ouverts les plus célèbres : les Pléiades. Plusieurs centaines d’étoiles âgées de moins de 100 millions d’années sont visibles encore blotties dans ce qui pourrait être comparé à un berceau … Loin d’être d’innocents et fragiles petits astres de lumières, les fringants « bébés-étoiles » tourmentent leur environnement très riche en poussières en expulsant des vents très violents. La nébuleuse primitive garde de beaux restes et offre un habitat douillet à cette petite famille située à 425 années-lumière de nous.
Dans l’Antiquité, les anciens grecs nommaient cette grappe d’étoiles, « les sept sœurs ou les sept filles du géant Atlas ». Les étoiles les plus brillantes, que l’on peut différencier à l’œil nu, portent les noms des nymphes de la mythologie : Taygete, Celaeno, Maia, Asterope, Electre, Merope et Alcyone sans oublier leur mère, Pleione et leur père, Atlas.
Au cœur de l’hiver, on peut voir l’amas briller dans toute sa splendeur, dés la tombée de la nuit. On perçoit les étoiles agglutinées sur l’épaule du Taureau (Taurus). Les Babyloniens, qui ont imaginé la constellation du Zodiaque, l’amas représentait une mouche.
Crédit photo : Caltech, Palomar Observatory, Digitized Sky Survey.
Découverte de l’étoile la plus massive jamais observée
- le juillet 22, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Etoile, Nébuleuses, Vidéos, VLT
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Comparaison de la taille de différentes étoiles dont R136a1, la plus massive jamais découverte (cliquez pour agrandir)
Les astronomes pensaient connaître les étoiles les plus massives et les limites qu’elles ne peuvent pas dépasser or la récente découverte d’une étoile de 320 masses solaires vient remettre en question les modèles précédents.
Une équipe de chercheurs américains vient de rendre publique une découverte sensationnelle : la plus grosse et plus brillante étoile jamais observée ! C’est en étudiant les amas ouverts NGC 3603 et RMC 136a, tous deux très denses avec les caméras haute-résolution du Very Large Telescope (VLT) de l’ESO qu’ils ont mis en évidence d’incroyables monstres stellaires. Le plus important d’entre eux a été trouvé au sein de l’amas RMC 136a, connu aussi sous le nom de R136 (voir l’image de cet amas par le télescope Hubble). Des dizaines de milliers de très jeunes étoiles y sont blotties. Parmi elles, quatre ont la prétention d’avoir une masse supérieure à 150 fois celle de notre étoile, le Soleil ! Ce qui n’a pas manqué de surprendre les astrophysiciens qui, d’ordinaire, fixent une limite « théorique » dans leurs masses à 150 masses solaires. Dans cette grande famille de 100 000 étoiles, R136a1 bat tous les records : à sa naissance, elle avait 320 fois la masse du Soleil, nous disent les scientifiques ! Ajoutons que les quatre « monstres » de plus de 150 masses solaires émettent, à eux seuls, la moitié des vents stellaires de cet amas très peuplé ! R136a1 éjecte dans l’espace autour d’elle, 50 fois plus d’énergie que la totalité des étoiles de l’amas ouvert de la nébuleuse d’Orion !
Paul crowther, auteur de la découverte raconte que : « Contrairement aux humains ces étoilent naissent « grosses » et perdent du poids en vieillissant. Etant âgée d’un peu plus d’un million d’années, l’étoile la plus extrême, R136a1, est déjà à la moitié de sa vie et a déjà subi un intense régime amaigrissant, perdant un cinquième de sa masse initiale pendant cette période, ce qui correspond à plus de cinquante masses solaires. » Actuellement, R136a1 a une masse 265 fois supérieure à celle du Soleil. En dépit d’une baisse sensible, elle demeure considérable.

L'amas ouvert R136 compte 100 000 étoiles très jeunes. Parmi elles, la plus massive jamais observée, R136a1 (cliquez pour agrandir)
L’étoile aurait une température en surface de plus de 40 000° C, soit sept fois plus importante que celle de notre étoile. Quant à sa luminosité, elle est tout aussi impressionnante que sa masse : 10 millions de fois plus brillante que le Soleil ! On ne peut que s’exclamer devant une si grande débauche d’énergie. Les astronomes se sont amusés à calculer ce que représenteraient cette étoile super-massive si elle était dans notre système solaire. Ce serait proprement renversant et notre planète serait, bien entendu, inhabitable. Le monstre stellaire occuperait une grande place et sa masse importante réduirait notre période de révolution, l’année terrestre, à 3 semaines ! Le rayonnement ultraviolet serait, quant à lui, si intense qu’aucune vie serait possible.
L’étoile super (hyper ?) massive devrait achever sa vie dans un million d’années. Sa vie sera, in fine, très courte en comparaison avec notre Soleil dont la durée est estimée à 10 milliards d’années ! Le monstre stellaire deviendra une « supernovæ d’instabilité de paire », une classe de supernova dont l’explosion est extra-ordinaire et ne laisse aucune traces … ! Les astrophysiciens ont calculé qu’elle pourrait déverser dans l’espace 10 fois la masse du Soleil en fer !
R136a1, étoile très rare, appartient à un amas ouvert installé dans l’immense et très active nébuleuse de la Tarentule laquelle se situe à environ 165 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC).
Outre le cas extravaguant et époustouflant de R136a1, deux étoiles de masse équivalente ou légèrement supérieure à 150 fois celle du Soleil ont été repérée dans notre propre galaxie, à 22 000 années-lumière de nous, dans l’amas ouvert NGC 3603.
En vidéo, plongée au cœur de l’amas ouvert R136, peuplé de 100 000 très jeunes étoiles, à l’intérieur de la vaste et très active nébuleuse de la Tarentule.
http://www.dailymotion.com/video/xe45mjTélécharger l’image en très haute-résolution (6,5 Mb).
Crédit photo : ESO/M. Kornmesser/P. Crowther/C.J. Evans.
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Les jeunes étoiles massives sont aussi entourées d’un disque de poussière
- le juillet 17, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, La Silla, Spitzer, Vidéos, VLT
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Grâce à la lumière combinée de plusieurs télescopes de l’ESO, des chercheurs ont pu étudier avec beaucoup de précision une étoile massive sur le point de naître et le disque de matière qui l’entoure. Leurs recherches montrent que ces étoiles se forment de la même façon que leurs homologues de plus faible masse.
A plus de 10 000 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure, une étoile massive va bientôt naître. Encore enrobé de la matière « maternelle », enveloppé dans son cocon, l’objet IRAS 13481-6124 a atteint sa taille définitive, 20 fois supérieure à celle de notre étoile ! Une « pré-étoile » massive d’une luminosité 30 000 fois plus importante que celle du Soleil ! Progressivement, les vents puissants émis par l’étoile toute jeune chassent le vaste disque de gaz qui l’entoure.
En procédant par interférométrie, les astronomes ont observé avec une précision inégalée, voire « diabolique », le nuage qui enveloppe la jeune étoile. Le responsable de ces recherches, Stefan Kraus relève que : « c’est la première fois que nous pouvons prendre une image de la région interne d’un disque autour d’une étoile massive. » Ajoutant : « Nos observations montrent que la formation se passe de la même manière pour toutes les étoiles, quelle que soit leur masse. » Les astronomes ont observé que le disque de matière s’étend sur plus de 130 Unités Astronomique (1 UA = 149 millions de km), soit 130 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Il apparait que l’éclosion de cette étoile massive se déroule de la même façon que des étoiles moins importantes, de type solaire par exemple. Sa formation aurait commencé il y a environ 60 000 ans.
La technique de l’interférométrie employée par les astronomes associe la lumière captée par plusieurs télescopes de l’ESO, de sorte à créer un télescope virtuel de 85 mètres de diamètre ! La résolution atteinte est de 2,4 millisecondes d’arc, 10 fois supérieure à celle des derniers télescopes spatiaux dans le visible. Aussi, cette performance permettrait-elle de distinguer la tête d’une vis fixée sur la Station Spatiale Internationale (ISS) ! Ce programme appellé VLTI a sollicité 3 télescopes de 1,80 mètres de diamètre et l’instrument AMBER. Les données obtenues ont été recoupées avec celles du télescope NTT de l’observatoire de La Silla. Les observations faites dans l’infrarouge dans le passé avec le télescope spatial SPITZER (voir l’image réalisée par Spitzer) ont également été mise à contribution, ce qui offre aux astronomes une perspective complémentaire sur l’évolution de l’étoile massive.
Les astronomes prévoient de réaliser de nouvelles observations avec le futur radiotélescope Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) pour mieux appréhender la structure interne du nuage et comprendre la formation de ces étoiles.
En vidéo, zoom vers l’étoile massive IRAS 13481-6124.
Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).
Source : ESO.
Crédit photo : ESO/L. Calçada/M. Kornmesser.
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Embryon d’une étoile massive observé par le télescope spatial Herschel
- le mai 08, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Herschel, Nébuleuses
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Fascinantes images réalisées par le grand télescope spatial Herschel d’une étoile massive en gestation et de plusieurs régions d’embryons stellaires.
A l’occasion d’un symposium scientifique, l’agence spatiale européenne (ESA) a présentée les observations récentes – et pour le moins fascinantes – réalisées dans l’infrarouge lointain par le télescope spatial Herschel. L’une des études porte sur l’embryon d’une étoile massive, espionné au centre d’un important nuage de gaz et de poussières dans une région nommée RCW 120. Cette étoile en gestation, dont la masse dépasse huit à dix fois celle de notre Soleil, défie les théories des astrophysiciens quant à son développement. L’objet en question est, en effet, enveloppé de très grandes quantités de matières, estimée à 2 000 fois la masse de notre étoile ! L’étoile s’annonce comme l’une des plus massives et brillantes de notre galaxie ! Aussi, la théorie prévoit-elle qu’au delà de huit masses solaires, le rayonnement intense de ce type d’étoile massive pulvérise leur cocon, empêchant ainsi de poursuivre leur développement. Comment expliquer alors les nombreux cas connus à travers notre galaxie et ailleurs ? Certaines atteignant même 150 masses solaires !
Autre sujet d’enquête, et tout aussi fascinant, les « débuts du commencement » de la naissance des étoiles … !
« Avant Herschel, nous ne savions pas très bien comment la matière présente dans la Voie lactée parvenait à atteindre des densités suffisamment élevées et des températures suffisamment basses pour donner naissance à des étoiles » s’interroge l’astrophysicien Sergio Molinari. L’étude montre (voir image ci-dessus) que les embryons d’étoiles se forment le long de filaments de poussières et de « gaz incandescents », c’est un véritable et impressionnant réseau de cocons d’étoiles qui s’étend à travers toute la galaxie.
Intéressés par toutes les étapes de la gestation, les chercheurs s’interrogent, explorant attentivement les régions de formations stellaires de la Voie Lactée. Ils ont à leur disposition le plus grand télescope spatial jamais construit : Herschel, lancé il y a un an, le 14 mai 2009. Son miroir mesure 3,5 mètre diamètre. Herschel observe dans l’infrarouge lointain, scrutant les régions au faible rayonnement, aux températures élevées de quelques dizaines de degrés Kelvin. Outre l’étude des régions de gestation stellaires de notre galaxie, le télescope de l’ESA s’intéresse également à celles présentes dans d’autres galaxies lointaines.
Pour en savoir plus, Herschel révèle la face cachée de la naissance des étoiles.
Suivez les investigations du télescope spatial @ESAHerschel sur Twitter.
Crédit photo : ESA/PACS/SPIRE/HOBYS Consortia et Hi-GAL Consortium.
La nébuleuse d’Orion photographiée dans l’infrarouge par le télescope Spitzer
- le avril 12, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, NASA, Nébuleuses, Spitzer
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Des astronomes se sont intéressés de prés aux nombreuses étoiles variables que comptent la grande nébuleuse d’Orion, la plus proche et aussi la plus célèbre de toutes.
Situé à environ 1 500 années-lumière de nous dans la célèbre constellation du chasseur Orion, nul n’ignore cet immense nuage moléculaire large de 40 années-lumière. C’est un véritable berceau ou encore une pépinière d’étoiles : des milliers de globes gazeux et brillants font leur apparition tandis que d’autres lambeaux de gaz et de poussières s’effondrent sur eux-même et préparent la naissance d’autres individus stellaires. La partie la plus lumineuse de cette région féconde abrite quelques étoiles très massives formant l’ensemble nommé le « Trapèze« .
Au moyen du télescope spatial infrarouge Spitzer et dans le cadre du programme Young Stellar Object Variability, des astronomes ont passé au peigne fin une région de la nébuleuse pour observer plusieurs cas d’étoiles très jeunes et variables. Une première phase de 80 cas a ainsi été réalisée sur un groupe de 1 500 étoiles (la suite est prévue pour l’automne prochain). La plupart ont à peine un million d’année et montrent d’importantes variabilités dans leur luminosité. Instabilités toute naturelle qui s’estompe au fur et à mesure qu’elles vieillissent, à l’instar de notre Soleil qui est aujourd’hui – et heureusement – beaucoup plus paisible que dans sa prime jeunesse.
Les étoiles juvéniles sont sujettes à plusieurs perturbations : leurs rotations sont plus rapides et elles sont fréquemment maculées de grands « points froids » à leurs surfaces. La présence de disques de poussières irréguliers, grumeleux d’où surgissent quelques corps plus denses et préfigurant un système planétaire, explique également leurs grandes variabilités. Le télescope infrarouge Spitzer est tout à fait approprié pour étudier les régions plus froides entourant ces très jeunes étoiles. Il permet une exploration des mécanismes qui sont à l’œuvre dans la formation de planètes.
La nébuleuse voisine d’Orion est un terrain magnifique pour la recherche sur la genèse d’étoiles et de mondes gazeux et rocheux. Sa conquête visuelle et, bien sûr, scientifique ne fait que commencer.
A noter que le télescope spatial Spitzer connait une panne d’hélium liquide pour refroidir ses instruments depuis mai 2009. L’image ci-dessus a été réalisé dans l’infrarouge dans des longueurs d’onde plus courtes (3,6 microns en bleu et 4,5 microns en orange) nécessitant moins de refroidissement.
Télécharger l’image de la nébuleuse d’Orion réalisée par le télescope spatial Spitzer en haute-résolution (1,4 Mb).
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/J. Stauffer (SSC/Caltech).
Un anneau de poussières éclipse l’étoile Epsilon Aurigae
- le avril 09, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Vidéos
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Grâce au pouvoir de résolution du Michigan Infra-Red Combiner (MIRC) qui utilise la technique de l’interférométrie pour combiner la lumière collectée par plusieurs télescopes, des chercheurs américains ont réussi à lever le voile sur le mystère entourant l’étoile Epsilon Aurigae.
Située dans la constellation du Cocher, Epsilon Aurigae est une étoile double qui intrigue les astronomes depuis longtemps pour ses variations de luminosité. L’interférométrie leur a récemment offert des détails montrant l’existence d’un vaste nuage de poussières, probablement autour de l’étoile compagne, qui se glisse peu à peu devant. La taille de l’anneau de poussière serait d’environ 1,7 milliard de km. L’éclipse se déroulerait durant 2 ans et ce, tous les 175 ans !
La vidéo ci-dessous reprend les images des observations récentes et montre l’avancée progressive de ce nuage de poussières. Pour l’instant, les astronomes n’en savent pas beaucoup plus sur la nature de cet objet. Les données acquises prochainement permettront d’affiner leur compréhension et d’y voir plus clair.
Les observations réalisées avec MIRC complètent celles, récentes, du télescope spatial infrarouge Spitzer.
Crédit photo : MIRC.
Que peut-on voir en ce moment ?
- le mars 02, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Constellations, Ephémérides, Observation
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Mars 2010 : que peut-on voir en ce moment ?
Peu à peu, les constellations dominant les nuits d’hiver glissent vers l’horizon ouest et tirent leur révérence de plus en plus tôt. Ainsi, le grand chasseur Orion penche t’il au-dessus de l’ouest, comme si il allait trébucher vers l’abîme. On raconte qu’aveugler par Oenopion, le géant se hâte de rejoindre le Soleil couchant dans l’espoir d’y trouver une guérison. Le tableau de Nicolas Poussin, « Orion aveugle cherchant le Soleil » illustre magnifiquement cette scène. On le voit avec le jeune Cédalion sur ses épaules qui le guide dans la forêt (lire « Paysage avec Diane et Orion« ).
Le Grand Chien le suit. Dés le début de la nuit, vous ne pouvez pas manquer la très brillante Sirius, en direction du sud.
D’autres points lumineux attirent aussi le regard. Un peu plus haut dans la voûte céleste, d’une teinte orangée, rouge, on peut aisément remarquer la planète Mars. C’est une voisine : à peu près 100 millions de km nous en sépare en ce moment. C’est si peu comparé aux centaines d’étoiles qui sont visibles. N’oublions pas qu’elles sont plusieurs dizaines de milliards et toutes à des distances variables : 4 ou 5 années-lumières pour les plus proches, des milliers d’années-lumières pour d’autres. Mars séjourne dans la constellation du Cancer depuis quelques semaines, entre les constellations du Taureau vers l’ouest et des Gémeaux, du côté est. En dessous, Orion brandit sa massue. Son épaule gauche, la supergéante rouge Bételgeuse, rivalise d’éclat avec la planète située plus haut.
Vers 22 h, la très brillante Arcturus de la constellation du Bouvier se hisse au-dessus de l’horizon est. Son éclat intense attire beaucoup l’attention. Sa venue annonce bien évidemment le printemps. Dans le sud, en Provence, elle est chaque année accompagnée par le chant des grenouilles qui viennent de se réveiller. Son nom signifie la « gardienne des ours (arctos) ». Gardienne de la Grande et la Petite Ourse, bien sûr !
Petit à petit, la Grande Ourse s’approche du zénith. Elle pèsera alors de tout son poids sur la voûte céleste.
Les sept étoiles les plus brillantes de la Grande Ourse forment ce qu’on appelle aussi la « Grande Casserole« , un astérisme très célèbre. En admettant qu’il y a donc cet ustensile de cuisine suspendu dans le ciel, si on prolonge l’arc de cercle formé par son manche vers l’horizon, on rencontre Arcturus puis Spica. Cette dernière est l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge. La Vierge qui est associée à Perséphone (Proserpine pour les Romains), fille de Déméter (Cérès pour les Romains). Son arrivée au printemps n’est pas anodine. La légende veut que la jeune déesse rejoint sa mère dans l’Olympe pour plusieurs mois après avoir passé l’automne et l’hiver dans les Enfers, au côté d’Hadès !
La planète géante Saturne se lève quasiment à l’est. Visible dans la constellation de la Vierge, elle attire l’œil par son éclat doré. Une lunette astronomique ou un télescope sont néanmoins nécessaires pour espérer observer ses anneaux.
Bientôt, le 20 mars, le Soleil se lèvera pile à l’est et se couchera pila à l’ouest. La nuit et le jour auront une durée égale de 12 heures. C’est l’équinoxe du printemps. Peu à peu, le jour grandit et la nuit se retire.
Reportez-vous à l’éphéméride de mars 2010 pour connaître plus en détails les événements et les phénomènes astronomiques à observer.
Carte du Ciel gratuite de SkyMaps.
Crédit photo :
A la recherche des étoiles les plus anciennes dans les galaxies naines voisines
- le février 22, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Galaxie, VLT
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Une équipe internationale d’astronomes a enquêtée sur des étoiles très rares dites « très pauvres en matériaux lourds » car issues des premières générations apparues relativement peu de temps après le Big Bang, il y a 13,7 milliards d’années.
En postulant que les galaxies telles que la notre, la Voie Lactée se soient formées au cours du temps par fusion et collision de galaxies naines, les astronomes ont concentré leurs recherches sur quatre d’entre elles, présentes dans le voisinage galactique : les galaxies de la Carène, du Fourneau (voir l’image ci-dessus), du Sculpteur (voir l’image ci-dessous) et du Sextant. Toutes sont situées à moins de 300 000 années-lumière de nous.
Grâce à la très grande sensibilité des spectrographes du Very Large Telescope (VLT), les astronomes ont pu observer quelques étoiles « pauvres en matériaux lourds ». Issues des temps immémoriaux de l’Univers, les étoiles primitives sont exclusivement constituées des seuls éléments forgés peu après le Big Bang : l’hydrogène et l’hélium. Les atomes plus lourds tels que le carbone, l’oxygéne, le fer, etc. n’existent alors pas encore. Ils apparaitront lors des explosions cataclysmiques de ces premières générations d’étoiles. Essaimés dans le jeune Univers, ces matériaux lourds fertiliseront, en quelque sorte, les jeunes galaxies encore de petites tailles. De fil en aiguille, celles-ci n’auront de cesse de s’enrichir en éléments toujours plus diversifiés. Au sein de notre étoile, âgée de 5 milliards d’années, plusieurs de ces éléments se mêlent à l’hydrogène et l’hélium qui la compose. Leur quantité est certes infime proportionnellement à la masse du Soleil mais suffisante pour être détectable et identifiée. Ainsi en est-il pour la majorité des étoiles de notre galaxie et de ses consœurs plus ou moins proche.
Observer une étoile « extrêmement pauvre en éléments lourds » est donc une formidable opportunité pour en apprendre davantage sur la jeunesse de l’Univers. Notre galaxie formée de galaxies naines a pu en contenir plusieurs. Aussi, l’équipe de chercheurs s’est-elle intéressée à plus de 2 000 étoiles géantes présentes au sein de galaxies naines voisines … Ne parvenant pas à les démasquer, les astronomes se sont aperçus après comparaison avec les modèles informatiques, qu’il existe très peu de différence dans la « signature chimique » entre celles pourvues de « peu d’éléments lourds » de celles qui le sont « extrêmement peu » ! Le spectrographe UVES leur a permis toutefois de mettre la main sur des étoiles très anciennes, composées de 1/3 000 à 1/10 000 de matériaux lourds en comparaison avec le Soleil. Les astronomes ont développés une nouvelle méthode qui leur fait dire que désormais, pour ces étoiles, il n’existe plus d’endroit où se cacher !
Télécharger la galaxie du Fourneau en très haute résolution (11,7 Mb).
Télécharger la galaxie du Sculpteur en très haute résolution (12,3 Mb).
Crédit photo : ESO/Digitized Sky Survey 2.
Première vue détaillée de la supergéante rouge Betelgeuse
- le janvier 14, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile
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L’observatoire de Paris publie une image d’une résolution sans précédent de la supergéante rouge Bételgeuse. Deux immenses tâches brillantes sont visibles à sa surface.
Hormis le Soleil, les astronomes ne possèdent que très peu d’images détaillées d’autres étoiles. Leurs distances de plusieurs dizaines à plusieurs centaines ou milliers de milliards de km (4, 10, 100, 1 000 années-lumière … !) de la Terre rend leur résolution extrêmement difficile. La supergéante rouge Bételgeuse compte parmi les premières à être dans le collimateur des télescopes les plus puissants du monde, notamment le télescope spatial Hubble qui offrit la première image direct d’une étoile en 1996.
A présent, des chercheurs de l’Observatoire de Paris ont rendu publique une image extraordinaire de cette étoile éloignée de 425 (640 selon d’autres estimations) années-lumière de la Terre. L’image obtenue grâce à l’interféromètre IOTA offre des détails sans précédents : deux énormes tâches brillantes apparaissent à sa surface. La taille de la plus grande des deux est estimée à 150 millions de km, ce qui équivaut à la distance entre la Terre et le Soleil ! Impressionnant ! Les astronomes pensent qu’il s’agit de manifestations de courants de convections, phénomène que l’on observe tous quand on fait chauffer de l’eau dans une casserole par exemple !
Bételgeuse est une étoile sans commune mesure avec la notre. Observée depuis la Terre, on ne s’en rend pas bien compte mais sa taille est gigantesque : 600 fois celle du Soleil, environ 11,2 Unités Astronomiques ! Si on la mettait à la place de celui-ci dans notre système solaire, elle s’étendrait bien au-delà de Mars, jusqu’à la Ceinture d’astéroïdes ! L’énergie qu’elle libère est 100 000 fois supérieure à celle de notre Soleil !
On peut l’observer facilement à l’œil nu par une belle nuit d’hiver (voir carte du ciel SkyMaps). Elle désigne l’épaule gauche du grand chasseur Orion. Particulièrement brillante, sa couleur rouge-orangée très caractéristique l’a rend impossible à manquer dans le firmament. La constellation d’Orion apparaît en ce moment (hiver) dés la tombée de la nuit en direction de l’est, sud-est et domine le ciel toute la nuit.
A lire aussi : « De très grandes éruptions de gaz observées à la surface de Betelgeuse ».
Crédit photo : Observatoire de Paris.
Etranges variations de luminosité chez certaines étoiles de type solaire
- le décembre 14, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile
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Depuis les années 1930, les astronomes ne trouvent pas d’explications aux variations « double » de luminosité de plus d’un tiers des étoiles de type solaire qui sont au stade de géantes rouges, qu’elles soient dans notre galaxie ou dans d’autres. Tel le Grand Nuage de Magellan, récemment scruté par le Very Large Telescope (VLT) et le spectrographe FLAMES/GIRAFFE. Les spectres de 58 étoiles analogues au Soleil ont rejoint l’immense base de données collectées depuis des années.
Les étoiles de type solaire sont plusieurs milliards dans la Voie Lactée. A leur « fin de carrière », quand elles atteignent l’âge vénérable de plus ou moins dix milliards d’années, elles connaissent un déclin qui se traduit par une importante expansion. Elles grossissent et deviennent des géantes rouges. On observe alors des pulsations ou variations de leur luminosité pouvant durer deux années. Étrangement, un tiers d’entre elles montrent une variation de luminosité supplémentaire pouvant s’étaler sur cinq ans ! Un fait encore inexpliqué par les astronomes en dépit de leurs multiples tentatives. Toutes les observations les démentent. Un mystère auquel les astronomes souhaiteraient trouver une réponse.
Crédit photo : ESO/S. Steinhöfel.
La nébuleuse Trifide photographiée par l’ESO
- le août 26, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses
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La nébuleuse trifide, également appelée nébuleuse du Trèfle et désignée comme étant le n°20 du catalogue Messier (M20), est l’un des objets les plus observés au cours des nuits d’été par les astronomes amateurs. Situé à plus de 2 000 années-lumière, dans la constellation du Sagittaire, il s’agit d’une triple nébuleuse relativement facile à trouver dans l’encombrement stellaire de cette région du ciel. C’est dans cette direction que la Voie Lactée est la plus large et aussi la plus dense en population d’étoiles. Outre la nébuleuse M20, beaucoup d’autres sont à découvrir tel M8 ou nébuleuse de la Lagune, M17 ou nébuleuse Oméga, etc.
L’ESO au moyen du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla offre une nouvelle image de cette immense nébuleuse étendue sur plusieurs milliers d’années-lumière. Il apparaît que c’est une ensemble composé de 3 nébuleuses de nature différente.
La partie de couleur rose est une nébuleuse à émission. Le rayonnement violent en ultraviolet des jeunes étoiles ionise l’hydrogène présent dans ce nuage.
Le nuage de couleur bleu est une nébuleuse d’un autre type : nébuleuse à réflexion. Les particules de poussières et les différentes molécules présentes réfléchissent davantage dans le bleu que le rouge, la lumière des jeunes étoiles placées derrière.
Reste la troisième nébuleuse qui n’est autre que les chenaux sombres qui dessinent la forme florale. Nébuleuse obscure ou articulation de parties obscures et froides, qui sont les restes d’anciennes étoiles. Matière abondante qui pourrait, sous l’effet de la gravitation, donner naissance à de nouvelles étoiles dans plusieurs dizaines de milliers d’années.
En bas à gauche de la partie rose, on peut observer une « turgescence » pareil à un doigt qui semble désigner une étoile très lumineuse au cœur de la nébuleuse. C’est un globule de gaz ou « EGG », déformé par le rayonnement de l’étoile massive. Le télescope spatial Hubble a réalisé un superbe cliché de cette partie de la nébuleuse Trifide il y a quelques années (voir l’image). Semblables à des antennes d’escargot, on peut contempler avec une finesse rare l’intérieur de ce vaste nuage de gaz.
La nébuleuse Trifide ou NGC 6514 fut découverte par Charles Messier en 1764. Elle devint M20. Prés de soixante années plus tard, l’astronome anglais William Herschel qui l’observa, lui choisit le nom de trifide en raison des trois lobes de gaz qui se dessinaient dans son champ visuel.
Télécharger l‘image en haute résolution (1 Mo).
Crédit photo : ESO.
Superbe photo de la très jeune étoile T Tauri
- le août 04, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Nébuleuses
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Magnifique vue de l’étoile T Tauri dans la constellation du Taureau. Le télescope WYN de 3,5 m de diamètre à Kitt Peak nous la montre dans son chaudron de gaz et de poussières, la nébuleuse NGC 1555 appelée aussi nébuleuse de Hind (du nom de son découvreur John Russell Hind, en 1852). Distante de 400 années-lumière de notre système solaire, c’est une très jeune étoile. Semblable au Soleil dans sa prime jeunesse, elle est âgée de quelques millions d’années. En d’autres termes, nous sommes peu de temps après sa formation et ce n’est pas encore une étoile dans le sens classique. T Tauri est devenue depuis sa découverte, le nom d’une catégorie regroupant des étoiles variables dont la luminosité change du fait de la perte de matières aux pôles. Ces étoiles n’ont pas encore de fusion thermonucléaire en leur centre et brillent par l’action des forces gravitationnelles.
Les observations en infrarouge ont révélées que T Tauri appartient à un groupe de plusieurs étoiles liées gravitationellement dont il est peut-être éjecté. L’image couvre un espace d’environ 4 années-lumière de long quelque part sur les bords d’une grande nébuleuse.
Télécharger l’image de T Tauri et de la nébuleuse NGC 1555 et 1554 en très haute résolution (22,1 Mo).
Crédit photo : T. A. Rector/University of Alaska Anchorage, H. Schweiker/WIYN and NOAO/AURA/NSF (for details see Conditions of Use).
De très grandes éruptions de gaz observées à la surface de Betelgeuse
- le juillet 29, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, Supernova
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L’étoile Betelgeuse est un géant que nombre d’astronomes (amateurs ou pas) ou simples observateurs du ciel connaissent bien ! Visible au sein de la constellation d’Orion tout au long de l’hiver, on peut dores et déjà l’observer aux alentours de 5 h du matin, avant les premières lueurs de l’aube. Connue pour être une étoile très brillante (elle est 100 000 fois plus brillante que le Soleil) teintée d’un rouge-oranger, on sait depuis 1964 qu’il s’agit d’une supergéante rouge agée de seulement quelques millions d’années et qui est déjà sur le déclin. Elle pourrait, en effet, exploser tôt ou tard : aujourd’hui, dans un mois ou encore, dans plusieurs milliers d’années, ce qui n’est rien à l’échelle astronomique (!). Elle sera devenue alors une supernova, un astre si lumineux qu’il sera visible en plein jour pendant plusieurs semaines, en dépit de sa distance laquelle fut revue récemment et estimée à 640 années-lumière !
Une équipe d’astrophysiciens de l’Observatoire de Paris-Meudon a entrepris récemment, d’observer la grande Bételgeuse avec le Very Large Telescope (VLT) au Chili. Une des questions qui les taraude est la compréhension des grandes pertes de masses de ces étoiles en un temps très court, en l’occurrence l’équivalent de la masse du Soleil en quelques 10 000 ans.
Les images obtenues grâce aux techniques de l’optique adaptative (cela permet de compenser les turbulences atmosphériques qui peuvent déformer les images), montrent une étoile très perturbée : de grandes éruptions de gaz jaillissent de sa surface (voir photo ci-dessus) de manière non-uniforme et l’étoile elle-même ne présente pas la forme d’une sphère. Les astronomes, pour l’instant, avancent deux explications aux éruptions: soit elles ont lieu dans les régions polaires soit – et c’est la proposition qui convainc le plus – elles proviennent d’importants mouvements de convection à l’intérieur de l’étoile.
Les éruptions en question sont gigantesques, leur taille pouvant la distance équivalent à celle de Neptune du Soleil soit plus de 4, 5 milliards de km ! L’illustration qui suit montre combien cette étoile est grande : 11,2 Unité Astronomique (UA) de diamètre soit environ 1,6 millards de km. Si Betelgeuse prenait la place du Soleil dans notre système solaire, elle s’étendrait jusqu’à Jupiter !

Les éruptions de Betelgeuse s'étendent sur plus de 4,5 milliards de Km soit la distance Soleil-Neptune (cliquez pour agrandir)
Excepté le Soleil, Betelgeuse fut la première étoile dont le diamètre fut mesuré, c’était en 1921. Pendant de longues années sa taille fut estimée à 7,2 UA (soit environ 1 milliard de km) pour une distance de 430 années-lumière. En 2008, de nouvelles mesures de la distance ont conduits à réviser sa distance et donc, par conséquent, son diamètre. A présent, la supergéante rouge est distante de 640 années-lumière et sa taille atteint 11,2 UA ! Des observations menées depuis le milieu des années 1990 indiquent que Betelgeuse aurait perdue 15 % de sa masse, son diamètre actuel étant de 9,6 UA. Est-ce un phénomène passager, cyclique ou cela va t’il encore continuer ? Est-ce que cela anticipe le stade de la supernova ? Autant de questions et bien d’autres se bousculent et les astronomes sont bien loin de tout connaître de ces étoiles gigantesques aux comportements très variables.
En 1996, le télescope spatial Hubble était le premier à nous montrer la surface de l’étoile Betelgeuse. Voir la première image directe d’une étoile.
Crédit photo : VLT/ESO.
L’objet sursaut gamma le plus lointain jamais observé
- le avril 29, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, Trou noir
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Le sursaut gamma GRB 090423
Le télescope spatial Swift a surpris le sursaut gamma (gamma-ray burst) le plus lointain et le plus ancien jamais observé ! GRB 090423 est une explosion extraordinaire survenue seulement 630 millions d’années après le big bang. Autrement dit, elle est située à 13,1 milliards d’années-lumière de nous et la voyons donc avec ce même nombre d’années de retard ! Cet intense rayonnement n’aurait duré que 10 secondes et pourrait être l’explosion d’une étoile de la toute première génération qui aurait vécue à peine 1 million d’année avant de devenir l’un des premiers trous noirs.

GRB 090423 photographié en infrarouge par le télescope Gemini
GRB 090423 fut également observé par des télescopes terrestres comme Gemini à Hawaï (voir photo) queqlues minutes après son signalement pas le télescope Swift. On peut voir une lueur saisie dans l’infrarouge. C’est désormais l’objet le plus lointain découvert et qui se rapproche le plus de la naissance de l’univers.
Crédit photo : ESO et Gemini Observatory/NSF/AURA, D. Fox and A. Cucchiara (Penn State Univ.) and E. Berger (Harvard Univ.).
Nouveaux détails très brillants dans la galaxie du Sculteur
- le janvier 22, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Trou noir
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C’est une des galaxies spirales les plus lumineuses et aussi l’une des plus riches en « poussières » qui soit, dans le voisinage de la Terre. Située dans la constellation du Sculteur, à plus de 11 millions d’années-lumière, NGC 253 ou galaxie du Sculteur a révélé des détails trois fois supérieurs à ce qui avait été réalisé auparavant sur sa structure interne et ses multiples points éblouissants, aux yeux des télescopes géants du VLT et des plus grands radiotélescopes.
Ainsi furent détaillées 37 régions très brillantes à l’intérieur de la galaxie correspondant à seulement 1% de sa superficie. Il apparaît une forte activité en chacune d’elle, une « flambée » d’étoiles, aussi nommée « starburst ». Ce sont des centaines de milliers d’étoiles qui sortent de leurs cocons et illuminent ainsi notre voisine. Toutes ces observations permises par les instruments perfectionnés WFI et NACO ont amenés les astronomes à penser qu’un énorme trou noir, comparable à Sagittarius A* dans la Voie Lactée, occupe le centre de la galaxie.
Un spectacle prodigieux et flamboyant qui nous fait connaître davantage cette galaxie relativement proche de nous.
Voir la vidéo d’un zoom vers la galaxie NGC 253.
Télécharger l’image en très haute résolution (9 Mo).
Crédit photo : ESO.
La supernova Cassiopeia A en 3D
- le janvier 09, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Supernova, Vidéos
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Jeunes étoiles « interlopes » en mouvement photographiées par le télescope Hubble
- le janvier 09, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Hubble
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Tel des navires vus du ciel se frayant un chemin dans l’océan, voici quatre étoiles qui, dans leur mouvement, déforment les mers de gaz qui les entourrent.Il s’agit d’étoiles très jeunes, montrant une très grande vitalité ainsi qu’une grande et surprenante vélocité. Les nuages de gaz qu’elles étirent peuvent s’étendre sur plusieurs dizaines d’années-lumière, entre 17 et 170 fois la taille de notre système solaire. Ce sont des étoiles « fugueuses » dont la vitesse de déplacement a été mesurée à environ 180 000 km/h !
Ces images font parties d’une série de quatorze étoiles observées avec le télescope spatial Hubble entre 2005 et 2006. Elles viennent d’être récemment publiées à l’occasion du colloque de la American Astronomy Society (AAS) à Long Beach.
Crédit photo : NASA, ESA, and R. Sahai (NASA‘s Jet Propulsion Laboratory).
La Lune en conjonction avec Jupiter et Vénus
- le décembre 01, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Jupiter, Lune, Observation, Vénus
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Conjonction de la Lune avec Jupiter et Vénus
A ne pas manquer, ce soir, un magnifique rapprochement apparent, ou conjonction, de la Lune avec Jupiter et Saturne.
Cela n’a sans doute pas échappeé aux observateurs du ciel, cette étincelante présence au crépuscule, et depuis plusieurs jours, de deux points très lumineux. Le premier à apparaître en ce moment est la planète Vénus. Quelques minutes plus tard, la planète Jupiter devient à son tour visible. Telles sont les « étoiles du Berger » du moment. Appelés étoiles à tort car il s’agit de planètes, la première est la plus proche de nous et la deuxième, la plus grosse du système solaire. On les voit en ce moment au crépuscule mais comme la Terre tourne autour du Soleil et ces deux planètes aussi, nous ne pouvons donc pas toujours les voir, tous les soirs de l’année. La première qui brille le soir, ne sera pas toujours la même. Ce ne peut pas être Vénus chaque soir !
Cependant, ces temps-ci, Jupiter et Vénus nous paraîtront à nous, terriens, côte à côte. En ce premier décembre une lune en fin croissant se joindra à la scène pour le plus grand plaisir de nos yeux, occultant même Vénus pendant plusieurs minutes ! Outre le fin croissant, il est possible de distinguer le reste de la Lune plongé dans une pénombre, comme une lumière obscure appelée lumière cendrée. Il s’agit en réalité de la lumière du Soleil reflétée par la Terre sur la surface de notre satellite naturel. Ainsi, ce petit croissant est directement éclairé par le Soleil et le reste de la Lune, plutôt que d’être totalement plongé dans l’obscurité, est teinté d’une lumière blafarde. A l’image d’une pleine Lune qui illumine la nuit mais cette fois, dans le sens inverse.
Un spectacle à voir au crépuscule et seulement à ce moment, d’une grande beauté sur un fond de lumière déclinante, déployant des feux or et sang jusqu’au bleu profond de la nuit qui s’avance. Et déjà demain, la Lune ne sera plus entre les deux planètes et le spectacle, un souvenir.
L’air de rien, pendant ce temps, le Soleil si lumineux, est entouré des planètes Mercure et Mars. Mais cela ne se voit que dans le champ visuel du satellite SOHO. Bien sûr, l’une et l’autre sont à des distances très différentes et se situent, en ce moment, de l’autre côté de notre étoile, bien loin de nous.
Crédit photo : Bum-Suk Yeom et SOHO/NASA.
Deux des étoiles les plus massives observées par le télescope Hubble dans la Nébuleuse de la Carène
- le novembre 26, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Hubble, Nébuleuses
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Deux des étoiles les plus massives de notre galaxie.
Deux des étoiles les plus massives connues dans notre galaxie ont fait l’objet d’une récente observation avec le télescope spatial Hubble. Elles se situent à l’intérieur de l’immense nébuleuse de la Carène, à environ 7 500 années-lumière de nous. Non loin d’elles brillent la championne toutes catégories des étoiles les plus massives, Eta Carina.
Longtemps restées mystérieuses, WR 25 (la plus brillante en bas de l’image ci-contre) et Tr16-244 (à gauche de WR 25, à 11 h et aussi sur la deuxième image ci-dessous) se sont davantage révélées à l’objectif des caméras du télescope spatial ! C’est WR 25 qui est la deuxième étoile la plus massive connue, avec environ 50 fois la masse de notre Soleil. Elle possède un compagnon, nettement plus modeste, environ deux fois moins massive, qui lui tourne autour en 208 jours.
Quant à Tr 16-244, elle est triple. Ses deux compagnons sont si proche l’un de l’autre qu’ils est difficile de les séparer avec le télescope, d’autant que leur luminosité est très grande et gène l’observation. Elles auraient des périodes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’années dans leur révolution autour de la principale.
Il est probable que ces gigantesques étoiles et leur extraordinaire vent solaire soient à l’origine des « globules » de gaz présents autour, éléments et étapes primordiales dans la formation d’étoiles, que l’ont peut observer et découvrir dans cette magnifique nébuleuse, merveilleuse, qu’il faut découvrir et parcourir en images par ici.
Télécharger l’image en très haute résolution (10,6 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, and J. Maíz Apellániz (Instituto de Astrofísica de Andalucía, Spain).
L’impressionnante galaxie NGC 1569
- le novembre 21, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Hubble
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La galaxie NGC 1569, découverte par William Herschel, connait une production d’étoiles effrénée, 100 fois supérieure à la notre ! Les astronomes se sont interrogés longtemps sur le mystère de cette incroyable fertilité dans une galaxie si isolée et petite, appartenant cependant au groupe local. Son observation récente réalisées avec le télescope spatial Hubble révélent que la galaxie se situe 1,5 fois plus loin qu’on ne le pensait, à environ 11 millions d’années-lumière de nous,au sein d’un groupe d’une dizaine de galaxies, parmi lesquelles, au centre, la spirale IC 342. L’incroyable profusion de jeunes étoiles trouverait son origine dans l’interaction de ces galaxies. L’influence gravitationelle des unes avec les autres.
Sa partie centrale est large d’environ 5 000 années-lumière et contient trois immenses amas d’étoiles, parmi les plus gros connus dans notre univers proche, composés de plus d’1 million d’étoiles chacun. Certaines de leurs étoiles ont explosé en supernovæ, laissant apparaître plusieurs structures gazeuses en filaments qui s’étendent sur plus 3 700 années-lumière ! Voilà qui ne cesse d’étonner les astronomes qui ont fait ces extravagantes et impressionantes découvertes de façon innatendue.
Télécharger l’image en très haute résolution (8,2 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, the Hubble Heritage Team (STScI/AURA), and A. Aloisi (STScI/ESA).
Deux ceintures d’astéroïdes dans le système extrasolaire Epsilon Eridani
- le octobre 27, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exoplanetes
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Le système extrasolaire Epsilon Eridani
L’étoile Epsilon appartenant à la constellation de l’Eridan est, pour l’heure, le système extrasolaire le plus proche du notre, distant d’environ 10 années-lumière. Les astronomes y ont découverts avec le télescope spatial Spitzer, l’existence de deux ceintures d’astéroïdes en plus de l’anneau de comètes, semblable à la Ceinture de Kuiper. Deux exoplanètes ont été découvertes autour de la jeune étoile Epsilon âgée de 800 millions d’années, un peu moins lumineuse que le Soleil. Cette découverte suggèrent aux astronomes l’existence d’autres planètes dans ce système planétaire très proche du nôtre.
Télécharger l’image en haute résolution.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech.
La deuxième étoile la plus brillante de la galaxie
- le juillet 20, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Cosmologie, Galaxie, Télescope
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Grâce au télescope spatial infrarouge Spitzer, les astronomes ont découvert la deuxième étoile la plus brillante de notre galaxie : l’étoile de la nébuleuse de la Pivoine.
Elle serait environ 3,2 millions de fois plus lumineuse que le Soleil ! Extraordinaire
Rappelons que la palme est toujours détenue par l’étoile Eta Carinae, laquelle aurait une luminosité 4,7 millions de fois supérieure à celle de notre étoile !
Impossible pour nous d’observer cette étoile malgré sa luminosité démesurée car elle se cache derrière les rideaux denses de poussières, au centre de la Voie Lactée. Seules les caméras infrarouge qui équipent le télescope Spitzer ont permis de la déceler, au sein de la lointaine nébuleuse de la Pivoine.
Il s’agit vraisemblablement d’une étoile très jeune, d’un diamètre de 100 fois celui du Soleil et environ 150 à 200 fois sa masse, étoile imposante qui au moment de son explosion qui pourrait survenir dans quelques petits millions d’années, bouleversera l’environnement des nombreuses étoiles alentour !
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/Potsdam Univ.
































