Regards croisés sur la nébuleuse Tête de Cheval
- le avril 21, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Herschel, Hubble, NASA, Nébuleuses
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Toute la beauté de la nébuleuse Tête de Cheval ― et de son environnement ― révélée avec des détails époustouflants par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel
Invisible à l’oeil nu et étendu au sein de la constellation d’Orion, un gigantesque complexe de gaz et de poussières désigné par les astronomes comme Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC) figure parmi les objets les plus observé et étudié du ciel boréal. Très photogéniques, les régions ou détails les plus lumineux comptent parmi les plus populaires auprès des astronomes amateurs du monde entier.
Une galaxie très prolifique observée aux confins de l’Univers surprend les astronomes
- le avril 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Galaxie, Herschel
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Impressionnante et inattendue galaxie hyper-active, à croissance rapide débusquée dans la jeunesse de l’Univers.
La découverte, grâce au télescope spatial Herschel, d’une galaxie massive très prolifique aux confins de l’Univers, quelques 880 millions d’années après le Big Bang, surprend beaucoup les astrophysiciens. Les données recueillies dans le rayonnement infrarouge révèlent, en effet, un cas spectaculaire dont la seule existence remet en cause les modèles informatiques “cuisinés” ces dernières années. Un nouveau défi pour les cosmologistes.
Lire la suite»La supernova la plus lointaine jamais observée
- le avril 12, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Hubble, NASA, Supernova
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Tapis de galaxies au milieu duquel est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d’années – Toile cosmique en trois dimensions
Nouveau record de distance d’une supernova découverte avec le télescope spatial Hubble
Dans le cadre du programme CANDELS+CLASH entamé il y a 3 ans, une équipe d’astrophysiciens vient de débusquer la supernova la plus lointaine jamais observée, battant le précédent record de plus de 350 millions d’années-lumière. Répondant au doux nom de SN UDS10Wil, le phénomène s’est produit à 10 milliards d’années-lumière de distance, quand notre Univers n’était âgé que de 3,8 milliards d’années ! Identifiée comme une supernova de type Ia, elle appartient à une “espèce” très appréciée des cosmologistes pour leur intensité lumineuse égale. Elles figurent, en effet, de remarquables jalons pour la mesure de l’expansion de l’Univers laquelle est provoquée par une énigmatique énergie noire (estimée représenter 68,3 % de la masse-énergie de l’Univers … !), ce qui leur vaut par ailleurs le surnom de bougies (candels en anglais). La formation de ce type de supernova est encore méconnu et sujet à controverse. Les uns défendent l’hypothèse d’une naine blanche “détricotant” son étoile-compagnon jusqu’à ce que la première, plus petite mais plus dense atteigne une masse critique qui l’a conduit à son effondrement puis l’explosion ou, seconde explication, la violente explosion est créée par une collision/fusion de deux naines blanches.
Le cas étudié de SN UDS10Wil dans son contexte fait pencher les chercheurs pour la deuxième hypothèse. Le nombre de supernova de type Ia apparait en baisse au-delà de 7,5 milliards d’années-lumière. Cela peut s’expliquer par le fait que peu d’étoiles dans l’Univers encore jeune ont atteint le stade de naine blanche (le Soleil deviendra une naine blanche après 9 à 10 milliards d’années d’existence). Si elles explosaient après avoir vampiriser leur compagne, les explosions serraient alors plus nombreuses, selon les chercheurs.
Un hameçon piqué d’étoiles
- le avril 10, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble
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Portrait d’une « galaxie éclatante d’étoiles »
Toute écumeuse d’étoiles, étalée et se terminant par une courbe telle le dard d’un scorpion, J082354.96 280621,6 ― son petit nom est J082354.96 ― est une galaxie extrêmement active comme seule le télescope spatial Hubble sait nous les révéler. Le bleu dominant trahit la surpopulation d’étoiles très jeunes et chaudes. La galaxie connait en effet un “boom” dans la création stellaire. Un taux très élevé de formation qui est incomparable avec une galaxie comme la notre, la Voie Lactée. Les astronomes la considère comme “galaxie éclatante d’étoile” (starburst galaxy). Son émission Lyman-Alpha permet une étude en filigrane relativement détaillée de sa composition en poussières et en gaz dans le cadre du programme LARS (Lyman Alpha Reference Sample).
Lire la suite»Détection d’un excès d’antimatière qui pourrait trahir la nature de l’insaisissable matière noire
- le avril 03, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESA, Matière Noire
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Installation de l’expérience Alpha Magnetic Spectrometric (AMS) sur la Station Spatiale Internationale
Les premiers résultats de l’expérience AMS-02 pourraient lever un coin du voile sur la nature de l’énigmatique matière noire. Nouvelle avancée.
Traquée par les astrophysiciens depuis de nombreuses années, sa composition énigmatique lui vaut de passer à travers les mailles du filets des détecteurs, d’échapper à toute observation hormis celles, indirectes, d’une présence devinée par les interactions gravitationnelles des amas de galaxies. Une matière si “exotique » que certains chercheurs ont parfois mis en doute son existence (mais ils sont assez rares). Nommée matière noire ou matière sombre (en anglais dark matter) car invisible et insaisissable, elle compte ― selon les récentes estimations de la mission Planck ― pour environ 26,8 % de la masse-énergie de notre Univers. C’est cinq fois plus que la matière dite ordinaire (matière baryonique) que nous observons et habille (des milliards de milliards d’étoiles, de planètes, poussières, gaz, des milliards de trous noirs, etc.) le cosmos dans toute son immensité !
Lire la suite»« Généalogie de la matière » au sein de la vaste nébuleuse W3
- le mars 29, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Herschel, Nébuleuses
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Ebauches d’étoiles dans la tourmente d’ainées plus massives au sein de l’un des nuages moléculaires les plus actifs de la galaxie.
Paysage cosmique tourmenté. Voici le nuage moléculaire W3, l’une des régions de formation stellaire les plus actives de la galaxie. Distante d’environ 6 200 années-lumière, elle s’étale sur plus de 200 années-lumière dans le bras spiral dit de Persée (le système solaire est proche du bras d’Orion).
Lire la suite»La galaxie Messier 77 photographiée avec splendeur par Hubble
- le mars 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Hubble livre un superbe portrait de Messier 77, galaxie très lumineuse dite de « Seyfert » la plus proche de nous.
A l’échelle de l’Univers, la galaxie Messier 77 (M 77) aussi désignée NGC 1068 n’est pas très éloignée de notre petit système solaire gouverné par le Soleil (étoile banale parmi plus de 100 milliards d’autres dans la Voie Lactée). Quelques 45 millions d’années-lumière nous sépare de cette galaxie visible en direction de la constellation de la Baleine (Cetus).
Lire la suite»Intrusion de « Space Invaders » autour d’un lointain amas de galaxies
- le mars 25, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Petit échantillon d’Univers dévoilé par le télescope spatial Hubble. Certains effets de lentille gravitationnelle imitent remarquablement les figures de Space Invaders !
Image très impressionnante capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Hubble d’un grand troupeau de galaxies, l’amas Abell 68. Distant d’environ 2,1 milliards d’années-lumière au sein de la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), ce “village » réunit plusieurs centaines de galaxies, de masses et tailles variables. La plus lumineuse de toutes est la plus entourée. Elle régne démesurément sur une communauté en mouvement. Une galaxie elliptique dont la masse dépasse plusieurs dizaines de fois celle de la Voie Lactée (laquelle a une masse estimée à 100 milliards de soleils !). Plus bas à droite sur la même image, on découvre une autre grappe galactique, plus resserrée.
Lire la suite»Planck publie la carte la plus détaillée de l’Univers, 380 000 ans après le ‘big bang’
- le mars 22, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESA, Planck
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Le satellite Planck dévoile “la plus vieille lumière de l’Univers” avec des détails inégalés.
Créée à partir des données collectées durant les 15 premiers mois d’exploitation du satellite Planck, voici la carte la plus précise jamais réalisée de notre Univers balbutiant, âgé de seulement 380 000 ans … C’est presque l’aube des temps ; nous découvrons la matière qui s’éveille … Cela se lit dans cette trame grésillante et frémissante, en apparence chaotique, remplissant la totalité de l’espace (en l’occurrence, la voûte céleste que Planck a patiemment scanné avec ses instruments sensibles au rayonnement hyperfréquence).
Lire la suite»Vénus photographiée depuis la banlieue de Saturne
- le mars 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne, Vénus
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La sonde spatiale Cassini photographie Vénus à plusieurs centaines de millions de km de distance.
En orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde spatiale Cassini a profité d’un passage derrière la planète géante, du côté obscur à une distance de 802 000 km, pour photographier les multiples anneaux et aussi, à travers eux, la sublime Vénus. Voir aussi ce portrait de Saturne en contre-jour publié en décembre 2012.
Lire la suite»La région d’Amenthes Planum photographiée par Mars Express
- le février 20, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Mars, Mars Express
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Paysage martien prés de l’embouchure de Tinto Vallis.
Impressionnant cliché capturé en très haute résolution par les caméras de Mars Express, satellite de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) en orbite autour de Mars. Le paysage est certes désertique et comme figé depuis des milliards d’années mais il nous émerveille aussi de par ses ressemblances et ses résonances avec des régions terrestres.
Nous découvrons sur ces images vues du ciel et mise en perspective (3 D), la région de Amenthes Planum, bordée, à gauche, par le cratère Palos. A droite, on distingue une partie de l’embouchure de la Tinto Vallis (nom de la rivière andalouse, le Rio Tinto). Longue de 190 km, cette vallée s’est probablement formée il y a environ 3,7 milliards d’années. La multitude de petits affluents aux pentes raides qui la rejoignent ont vraisemblablement été creusé par des épanchements d’eau souterraine initié par l’activité volcanique qui fit fondre les glaces emprisonnées dans le sous-sol.
Lire la suite»Deux galaxies qui s’embrassent
- le février 18, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Un grand “V” cosmique dessiné par deux galaxies en collision.
Loin de nous, dans les profondeurs inter-galactiques, deux galaxies se dévoilent de profil à la caméra WFC2 (Wide Field Camera 2) de Hubble (dans le visible et l’infrarouge). Leurs ébats dessine un délicat “V” cosmique, exclusivement perceptible dans un grand télescope, au sein de la constellation de la Girafe (Camelopardalis). L’objet est nommé IC 2184.
Lire la suite»Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106
- le février 05, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Vidéos
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Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article
Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.
Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.
Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.
Lire la suite»Une galaxie qui s’éteint photographiée par Hubble
- le février 01, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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La collision et fusion de 2MASX J09442693+0429569 avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d’étoiles qui l’a vidée de ses réserves de gaz
Une galaxie en voie d’extinction.
Le télescope spatial Hubble livre un portrait d’une galaxie délestée de toutes ses ressources en gaz, matière nécessaire au renouvellement de sa population stellaire. Après sa rencontre et fusion avec une autre galaxie, celle que l’on découvre en image et qui répond au doux nom de 2MASX J09442693+0429569 a produit une flamboyante génération d’étoiles qui l’a littéralement vidée de sa “substantifique moelle” ! C’est un tournant dans l’histoire de cette galaxie qui s’est déroulé il y a moins d’un milliard d’années. On distingue une queue arrondie au-dessus de la masse lumineuse qui témoigne de sa “récente” activité.
Lire la suite»La galaxie d’Andromède se dévoile dans l’infrarouge lointain
- le janvier 29, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Herschel
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Réseau de la matière froide (gaz et poussières) dans la galaxie M31 révélée avec un niveau élevé de détails par le télescope spatial Herschel
La grande galaxie d’Andromède dépeinte dans l’infrarouge lointain par le télescope spatial Herschel.
Quand nos yeux observent notre grande voisine la galaxie d’Andromède à travers une lunette ou un télescope, c’est d’abord un halo lumineux que l’on découvre, une brume compact flottant dans la constellation d’Andromède à plus de 2,5 millions d’années-lumière de nous. Par une belle nuit noire d’automne-hiver épargnée par les sortilèges de la pollution lumineuse, la galaxie également connue sous le nom Messier 31 (M31), se distingue aisément à l’oeil nu. C’est d’ailleurs l’objet céleste le plus lointain que nous soyons capable de voir …
Lire la suite»La grappe de jeunes étoiles NGC 411 photographiée par Hubble
- le janvier 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA
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NGC 411, l’amas ouvert qui ressemble à s’y méprendre à un amas globulaire.
Contrairement à ce que les apparences suggèrent, NGC 411 photographié ici par le télescope spatial Hubble, n’est pas un amas globulaire. Au nombre de 150 dans la périphérie de notre galaxie, ceux-ci concentrent plusieurs dizaines, voire même pour certains, plusieurs centaines de milliers d’étoiles. La plupart ont le double de l’âge du Soleil soit 10 milliards d’années et ont vu grandir notre Voie Lactée.
Lire la suite»Bételgeuse et son environnement interstellaire révélé par le télescope Herchel
- le janvier 23, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Herschel
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La supergéante rouge difforme Bételgeuse photographiée dans l’infrarouge lointain par Herschel – Les expulsions de matière forment des séries de coquilles que l’étoile variable devrait heurter dans 5 000 ans
L’étoile rouge-orangée Bételgeuse, l’une des plus brillantes de la constellation d’Orion que l’on peut voir en ce moment (hiver), devrait entrer en collision avec un arc de poussières dans environ 5 000 ans.
Par une belle soirée d’hiver, il est impossible de manquer la constellation du Chasseur Orion qui, en compagnie de ses Chiens et face au Taureau céleste, règne sur l’horizon sud. Facile à reconnaître par son célèbre baudrier — ou ceinture — formé de trois étoiles alignées et quasi-équidistantes, le Chasseur se distingue également par deux étoiles très brillantes : l’une, Rigel, représente son pied (ou genou) droit et l’autre, Bételgeuse, marque son épaule gauche (voir figure ci-dessous).
Désignée aussi sur les cartes célestes Alpha Orionis, elle est en réalité la deuxième étoile la plus brillante de la constellation (contrairement à ce que la mention alpha faisait croire). Née il y a seulement quelques millions d’années, probablement au sein de la grande nébuleuse d’Orion (nous n’en distinguons que les parcelles les plus lumineuses dans nos instruments), Bételgeuse est aujourd’hui une supergéante rouge, un monstre ou ogre stellaire dispendieux et à bout de souffle qui a éclusée très vite toutes ses réserves d’hydrogène. D’ici quelques milliers ou dizaines de milliers d’années, cette étoile asymétrique de couleur rouge-orangée devrait exploser.
Lire la suite»En vidéo, descente de la sonde Huygens à travers l’atmosphère de Titan
- le janvier 22, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Titan, Vidéos
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Revivez la descente de Huygens dans les brumes de Titan.
A l’occasion du huitième anniversaire de l’arrivée de la capsule Huygens à la surface de Titan (plus grande lune de Saturne), l’Agence Spatial Européenne (ESA) qui l’a conçue, a publiée une vidéo faisant revivre en accéléré les deux heures trente de sa descente. Chargé d’étudier l’atmosphère de ce satellite naturel souvent qualifié — et surnommé — de “Terre au congélateur” pour son évocation d’une Terre primitive dont l’évolution est ralentie par une température moyenne de – 180° C, le module a achevé son périple en rebondissant et glissant sur le sol d’hydrocarbures (éthane, méthane).
Lire la suite»Ancien lit de rivière martienne photographié par Mars Express
- le janvier 22, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Mars, Mars Express
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Long fleuve asséché traversant Reul Vallis dans l’hémisphère sud de Mars.
Mars fut humide dans un passé lointain, c’est indiscutable. Sondes spatiales et robots en apportent régulièrement les preuves au fil de leurs explorations. En partie évanouies, échappées dans l’espace, de grandes quantités d’eau demeurent cependant encore enfouies dans le sol de la planète rouge. D’ailleurs, quand l’été vient dans l’hémisphère nord (ou sud), la glace se sublime et les sommets des grands volcans perdent leurs coiffe de glace.
Lire la suite»Le « Grand Attracteur » photographié en partie par Hubble
- le janvier 19, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Une partie de l’amas de la Règle connu aussi sous le nom de “Grand Attracteur” photographié dans le visible par Hubble.
Capturée dans le visible par le télescope spatial Hubble, cette image couvre un large champ en direction des constellations de la Règle (Norma) et du Triangle austral (Triangulum Australe), ouvre une fenêtre à travers la dense forêt d’étoiles de la Voie Lactée où apparait dans le paysage lointain une partie de l’amas de galaxies Abell 3627. Distant d’environ 220 millions d’années-lumière, il est le grand groupe de galaxies massives le plus proche de nous et de notre petit amas local qui compte une trentaine de galaxies dominées notamment par Andromède (galaxie d’) alias M31 et notre Voie Lactée.
Lire la suite»Portrait de N 11, nid d’étoiles dans la galaxie naine du grand Nuage de Magellan
- le janvier 17, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Nébuleuses, Vidéos
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Gros plan sur une partie de la nébuleuse N 11 située en bordure de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Publiée dans le cadre du programme “Les Trésors Cachés de Hubble”, cette image capturée par le célèbre télescope spatial fut extraite des archives puis retravaillée par le professeur d’astronomie Josh Lake lequel a remporté le premier prix du concours. Elle nous emmène hors de la Voie Lactée, au bord de la galaxie naine — et voisine — du Grand Nuage de Magellan (LMC) distante de plus 180 000 années-lumière, pour découvrir l’une de ses nébuleuses procréatrices d’étoiles. Son nom exact est LHA 120-N 11 (ou N 11 pour faire court). Le nuage moléculaire vêtu de rose, accueille dans son âtre, deux grappes de flamboyantes étoiles bleues qu’il est difficile d’ignorer. Ce sont les amas ouverts NGC 1769 et NGC 1763, peuplé d’étoiles nées, il y a plusieurs millions d’années, de l’effondrement de poches de gaz denses et fécondes.
Lire la suite»Observation météorologique d’une étoile de type naine brune
- le janvier 14, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Etoile, Hubble, JPL, NASA, Spitzer
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Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.
Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.
Lire la suite»Une double ceinture d’astéroïdes découverte autour de l’étoile Véga
- le janvier 10, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, ESA, Etoile, Herschel, NASA, Spitzer
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Familière des observateurs du ciel d’été, l’étincelante Véga posséderait deux ceintures d’astéroïdes à l’instar de Fomalhaut ou du Soleil.
Par une belle nuit d’été, nul doute que vous l’ayez déjà remarqué. Son éclat bleu-blanc transperce l’atmosphère. Etincelante et haute dans le firmament, Véga (Alpha Lyrae) domine sans vergogne en compagnie d’Altaïr et Deneb (elles forment toutes les trois le célèbre “Triangle de l’Eté” ou “Trois Belles de l’Eté”). Dans le ciel boréal, seule Sirius — visible durant les soirées d’hiver — lui “fait de l’ombre ».
De récentes observations menées avec les télescopes spatiaux Herschel et Spitzer, sensibles au rayonnement infrarouge, suggèrent fortement que l’étoile âgée d’environ 600 millions d’années (elle est encore jeune en comparaison avec le Soleil) possède une double ceinture d’astéroïdes. Suspectée depuis quelques années, les données font apparaitre deux vastes couronnes ou bandes constituées de poussières et d’astéroïdes et séparées par un grand espace vide. Bien entendu, celle qui est la plus proche du foyer stellaire, la ceinture intérieure, est la plus chaude tandis que la seconde, extérieure, est la plus froide. Cette configuration n’est pas sans rappeler le cas Fomalhaut, une autre jeune étoile (âgée d’env. 400 millions d’années) de 2 masses solaires, également distante de 25 années-lumière de la Terre. D’ailleurs, Véga, Fomalhaut et aussi Castor (constellation des Gémeaux) ont la même dynamique. Des indices qui suggèrent une même origine au sein d’un amas ouvert, aujourd’hui éparpillé.
Lire la suite»Nouvelles données sur l’astéroïde Apophis
- le janvier 09, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, ESA, Herschel, NASA
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Les données collectées par le télescope spatial Herschel sur l’astéroïde Apophis qui nous rend visite ce 9 janvier montrent qu’il est plus grand que prévu et moins réfléchissant.
Il y a environ un mois, le 12-13 décembre 2012, l’astéroïde portant le nom du dieu celte, Toutatis, s’invitait — comme il en a pris l’habitude tous les 4 ans environ — dans le voisinage de notre planète sans pour autant, et fort heureusement, nous menacer directement … Long de plus de 4,4 km, (4179) Toutatis est passé ce jour-là non pas à un cheveu de la Terre mais à 6,9 millions de km de distance (18 fois la distance Terre-Lune).
Classé parmi les “objets potentiellement dangereux” (PHO pour Potentially Hazardous Objects), Toutatis est l’un des plus gros connus des astronomes. Bien entendu, il n’est pas le seul dans cette catégorie et plusieurs observatoires dans le monde s’emploient à recenser ces petits corps relativement sombres qui croisent notre orbite. Ils sont paradoxalement petits mais tout de même suffisamment gros (celui-ci équivaut à une montagne) pour causer des dégâts, au mieux à l’échelle régionale, au pire à l’échelle globale.
Grâce aux données collectées à chacune de ses visites, les chercheurs affinent les calculs de sa trajectoire. Tout indique qu’il ne représente pas une menace avant plusieurs siècles.
Hubble : portrait de la région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097
- le janvier 02, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA
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Région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097 – Anneau lumineux autour du noyau où se cache un trou noir supermassif de 100 millions de masses solaires
Couronne d’étoiles autour du noyau lumineux de la galaxie spirale barrée NGC 1097.
Située à environ 45 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation australe du Fourneau (Fornax), NGC 1097 (la situer avec WikiSky) est une galaxie spirale barrée qui se distingue de la plupart de ses homologues par un noyau beaucoup plus lumineux que les vastes régions qui l’entoure. Celles-ci paraissent plus pales et diaphane, échancrées par de sombres sillons de poussières interstellaires. NGC 1097 se classe parmi les galaxies dite de Seyfert, caractérisées par ce contraste important. Un trou noir supermassif de plus de 100 millions de masses solaires gouverne le centre de la galaxie. Même s’il est imperceptible, son environnement brille considérablement par l’échauffement de la matière qu’il attire vers lui. Les tons jaunes qui baignent la place centrale trahissent la présence massive d’étoiles relativement âgées.
Lire la suite»Saturne en contre-jour
- le décembre 29, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, JPL, NASA, Saturne
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La sonde spatiale Cassini livre un magnifique portrait de Saturne côté nuit.
C’est probablement l’une des plus belles photos de l’année 2012. Saturne photographiée à contre-jour et en fausse couleur (visible et infrarouge) par la sonde spatiale Cassini.
En orbite depuis 2004 autour de la belle planète géante, le vaisseau et ses caméras ont profité d’un éloignement de plus de 800 000 km pour capturer une mosaïque de 60 clichés de sa partie nocturne sous un angle de 19° d’inclinaison par rapport au plan des anneaux. Anneaux superbes et multiples qui, par réflexion, éclairent (en vert) la nuit de Saturne. Nuit qui les tranche d’une ombre nette et épaisse.
Lire la suite»Hubble : fulgurant portrait d’une nébuleuse planétaire
- le décembre 19, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Hubble, NASA, nébuleuse planètaire
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A l’approche de Noël, l’équipe de “Heritage” du télescope spatial Hubble publie le portrait de NGC 5189, une nébuleuse planétaire singulièrement enguirlandée de gaz.
Quand une étoile de la même famille spectrale que le Soleil a “brulée”, après plusieurs milliards d’années, toutes ses réserves d’hydrogène, le noyau principalement composé d’hélium se contracte progressivement. L’étoile se refroidit en surface tandis que son coeur se réchauffe. Son existence routinière mue en une “fin de vie” tumultueuse. L’étoile âgée devient, dans un premier temps, une géante rouge qui gonfle et se dégonfle. Relativement lentement (plusieurs millions d’années) mais surement, le coeur brulant repousse les couches externes et entreprend de défaire l’étoile toute entière. Une nouvelle phase nommée nébuleuse planétaire. Souvent très belles à regarder, elles sont nombreuses au sein des galaxies. Elles arborent des formes très variées et étonnantes qui évoquent souvent à l’esprit humain des objets ou créatures terrestre : qui une “chouette”, qui “un trognon de pomme” (connu aussi comme les “altères”) ou encore un “oeil de chat”. En réalité, il n’y en a pas deux pareilles !
Lire la suite»Une galaxie avec « anneau de collision » photographiée par Hubble
- le décembre 11, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Hubble, NASA, Vidéos
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Portrait de la galaxie NGC 922 déformée par le plongeon en son centre d’une galaxie plus petite.
Distante d’environ 150 millions d’années-lumière, la galaxie NGC 922 doit sa forme étrange et presque annulaire sur les bords, à sa rencontre, il y a 330 millions d’années, avec une galaxie plus modeste. Celle-ci, identifiée comme 2MASXI J0224301-244443, l’a littéralement traversée par le centre et brisée l’harmonie de sa structure en spirale.
L’onde propagée a bousculée la matière interstellaire, laquelle comprimée, a formée des graines de densité puis accouchée de centaines de milliers d’étoiles. Les vastes et filandreuses nébuleuses en sont les théâtres animés, éclairés par leurs progénitures. Leurs tons roses caractéristiques reflètent l’abondance de l’hydrogène.
Capturée dans les rayonnements visible et proche-infrarouge par l’illustre télescope spatial Hubble, cette image nous dévoile la galaxie NGC 922 dans toute sa splendeur. Drapée de nuées d’étoiles bleues (étoiles très jeunes et très chaudes), les nébuleuses fleurissent de part en part et enguirlandent son noyau jaunissant (peuplé d’étoiles plus âgées).
Lire la suite»Le pôle nord hexagonal de Saturne photographié en couleur
- le novembre 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, Saturne
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Le pôle nord de Saturne photographié en couleur cette fois, ce 28 novembre par la sonde spatiale Cassini à une distance de 610 373 km. Cette aire délimitée par un curieux hexagone large d’environ 25 000 km est constellé de taches blanches dans un “océan” de gaz bleu turquin. On dirait presque une peinture aquarelle après la pluie … Au centre de cette immense structure qui pourrait aisément acceuillir 4 planètes Terre, on retrouve l’ouragan de 2 000 à 3 000 km de diamètre, imagé la veille par Cassini.
Lire la suite»Deux amas de galaxies reliés par un pont de gaz chaud
- le novembre 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Galaxie, Planck
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Image composite des deux amas de galaxies Abell 399 et Abell 401 (dans le visible, image DSS) et du pont de gaz qui les relie découvert par Planck
Le satellite Planck dont la principale mission est de capter le fond diffus cosmologique (Cosmic Microwave Background, CMB), une lumière “fantôme” des premiers temps de l’univers, a aussi révéler l’existence d’un pont de gaz chaud tissé entre deux amas de galaxies.
Exclusivement sensible aux micro-ondes, le satellite de l’ESA a pu détecter ce long filament de 10 millions d’années-lumière grâce à l’interaction de la lumière affaiblie par un long voyage depuis les confins de l’univers avec ces gigantesques structures réunissant des centaines de galaxies, les amas Abell 399 et Abell 401, distants d’environ un milliard d’années-lumière de nous. Un effet qui modifie l’énergie des photons et porte le nom de ses découvreurs Sunyaev-Zel’dovich (SZ). Cette méthode permet aux astrophysiciens de découvrir différents amas galactiques qui jalonnent l’univers et d’éventuels liens tissés entre eux qui échappent la plupart du temps aux observations dans d’autres longueurs d’ondes.
























