Les grands incendies dans l’ouest américain photographiés de l’espace

Feux de forêts dans plusieurs états de l'ouest des Etats-Unis photographiés de l'espace, à bord d'ISS

Feux de forêts dans plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis photographiés de l’espace, à bord d’ISS

Plus de 250 incendies ravagent les forêts de plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis, région qui souffrent d’une terrible vague de chaleur depuis plusieurs semaines.

Le violent incendie qui touche le Colorado depuis plusieurs jours et menace à présent Colorado Springs, la deuxième ville de l’état, n’est pas le seul dans cette partie du monde. Les autorités dénombrent 250 feux de forêts (!) répartis dans le « ouest américain », notamment dans les états de l’Utah, Wyoming, Montana, Nouveau-Mexique, Arizona et aussi Alaska. Les fumées sont largement visibles de l’espace (voir photo et vidéo capturées de l’espace, à plus de 350 km d’altitude, à bord de la Station Spatiale Internationale), et montrent l’étendue de la désolation que laissent ces incendies ravageurs.

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Les effets du changement climatique prévus par James Hansen en 1981 sont en train de se produire

Une des premières images de Larsen B capturée par Envisat en 2002

Une des premières images de Larsen B capturée par Envisat en 2002

Les observations d’Envisat montrent la désintégration rapide de grands glaciers en Antarctique. Une étude publiée en 1981 par James Hansen annonçait les effets du changement climatique comme ils sont en train de se produire aujourd’hui à travers le monde. Retrouvez son intervention au TED.

Les observations menées depuis 10 ans par le satellite Envisat (Agence Spatiale Européenne, ESA) montrent une accélération de la fonte des glaces dans les régions polaires provoquée par le changement climatique ou réchauffement global (global warming). L’un des exemples les plus impressionnants est le glacier Larsen B (voir images ci-dessus et ci-dessous). En 1995, il s’étendait sur 11 512 km². Sept ans plus tard (février 2002), le satellite Envisat qui effectuait ses premières orbites relevait une surface réduite de presque la moitié, vaste de 6 664 km2. Quelques jours plus tard, en mars 2002, l’immense plateforme se désintégrait et ne mesurait plus que 3 463 km². Quelques 10 ans plus tard, les observations montrent un glacier Larsen B qui ne s’étend plus que sur 1 670 km² ! Larsen A a totalement disparu en 1995 et Larsen C, longtemps stable, souffre désormais d’amincissements importants sur des périodes qui se prolongent au-delà de l’été.

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[Image du jour] : Le satellite NPP livre sa première image de la Terre

Useastcoast viirs

Première image du satellite NPP qui étudie les changements de la surface terrestre

Première photo réalisé par le satellite NPP.

Lancé il y a presque un mois (28 octobre 2011), le satellite américain NPP ou NPOESS Preparatory Project (National Polar-orbiting Operational Environmental Satellite System Preparatory Project) vient de livrer sa première image. Elle couvre la partie est de l’Amérique du Nord.

NPP photo eastern north america

La caméra VIIRS (252 kg) à bord de NPP photographie la moitié est de l'Amérique du Nord

Survolant notre planète à 824 km d’altitude, le nouveau satellite doit encore effectuer quelques réglages et ajustements de sa massive caméra VIIRS (Visible Infrared Imager Radiometer Suite) avant de commencer sa grande campagne d’observation terrestre.

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Lancement réussi du satellite NPP (étude du changement climatique)

Lancement réussi ce matin (9h48 TU) du satellite américain NPP (National Polar-orbiting Operational Environmental Satellite System Preparatory Project).

Image de prévisualisation YouTube

Chargé d’étudier les changements climatiques à l’échelle de la planète, le satellite est une initiative de la NASA (agence spatiale américaine) et du NOAA (National Oceanic and Atmospheric administration). Pionier dans son domaine, il embarque une batterie de 5 instruments pour effectuer des mesures de la masse nuageuse, de la végétation, de la progression et regression des glaces et aussi pour suivre l’évolution des températures de surface des océans et de l’atmosphère.

Source : NASA/NOAA.

La terrible sècheresse qui sévit dans l’Afrique de l’est observée par les satellites

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Cartographie des régions les plus sèches (en rouge et orange) en 2011

Les satellites américains Aqua, NOAA18 et l’européen SMOS montrent sur les cartes présentées ci-dessus et ci-dessous, l’évolution de la végétation et de l’humidité des sols sur la partie est du continent africain. On peut y voir la sécheresse s’installer durablement dans la région de la corne de l’Afrique et du Sud Soudan, un phénomène dramatique qui ne s’était pas vu depuis au moins 60 ans et qui affame prés de 12 millions de personnes ! L’ONU, très inquiet de la situation, a lancé un appel à l’aide à la communauté internationale qui tarde à agir. En outre, l’instabilité politique qui règne notamment en Somalie menace la sécurité de l’aide humanitaire et donc l’acheminement des vivres. Les régions les plus touchées sont le sud de l’Ethiopie, Djibouti, le Sud Soudan, le nord du Kenya et la Somalie. Les maigres récoltes résultent de l’absence prolongée et anormale de pluie dans une région pourtant proche de l’équateur.
Selon les météorologues, le phénomène est imputable à la séquence La Nina qui s’est développée dans l’Océan Pacifique en 2010.

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Image du jour : glacier arctique en net recul et respiration du Mont Etna

Glacier ERS2 March May

Le glacier Kangerdlugssuaq observé de mars à mai 2011 par ERS-2 (cliquez pour l'image HD)

Après 16 années de bons et loyaux services, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) vient de mettre à la retraite le satellite European Remote Sensing (ERS-2), chargé d’observer les relations entre notre atmosphère, les continents, les régions polaires, etc.

Les dernières images acquises par le satellite européen confirment la tendance au changement climatique. Les données soulignent une accélération de la fonte des glaces accompagné d’un recul très net des glaciers qui, chaque année, bat le record précédent …

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Image du jour : nuages noctulescents au-dessus de la campagne anglaise

Nuages noctulescent

Rares nuages noctulescent au-dessus de la campagne anglaise (cliquez pour agrandir)

Des astronomes amateurs britanniques ont surpris et photographiés de rares nuages noctulescent flottant au-dessus de la verte campagne anglaise.

Visibles généralement au crépuscule en été, ces nuages filandreux peuplent de plus en plus le ciel, ces dernières années, comme l’observent astronomes et météorologues. Un phénomène qui se situe dans la mésosphère, au-delà des nuages les plus courants et que les scientifiques n’expliquent pas encore. Des études montrent que la vapeur d’eau engendrée par les fusées contribueraient à leurs développements. Le changement climatique pourrait ne pas y être étranger. La présence des nuages noctulescent trahirait le refroidissement de plus en plus important des hautes couches atmosphériques car les gaz à effets de serre piègent une grande partie du rayonnement solaire, prés de la surface du sol. Des recherches plus approfondies permettront de dire si il y a un lien ou non, entre ces nuages de glace de très haute altitude de plus en plus nombreux et le changement climatique qui s’opère sur notre planète.

D’autres photos sont à découvrir sur le blog de l’auteur Stu Atkinson et aussi celui de Will Gater.

Via Universe Today.

Crédit photo : Stu Atkinson.

2010, année la plus chaude jamais enregistrée

Anomalies des températures en 2010

Anomalies des températures en 2010

Les rapports de la NASA, NOAA et JMA indiquent que 2010 est l’année la plus chaude et aussi la plus pluvieuse depuis les premières mesures météoroliques il y a 131 ans !

Sans être une surprise, nombre de chercheurs et spécialistes (météorologues, climatologues, glaciologues, etc.) s’y attendaient : 2010 (ex-aequo avec 2005) est l’année la plus chaude enregistrée depuis 1880 !

La NASA, la National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA, le Japanese Meteorological Agency (et bientôt le Met Office Hadley Centre) ont publié leurs rapports indépendants pour l’année 2010 écoulée. Les données relevées de par le monde convergent et montrent (voir graphique) qu’effectivement la température moyenne mesurée à la surface du globe au cours de l’année 2010 talonne 2005 (année la plus chaude jamais enregistrée) avec une différence de 0,01 °C.
Depuis 131 ans que des relevés de températures sont réalisés en plusieurs endroits du monde, c’est la décennie 2000-2010 qui est la plus chaude : 9 des 10 années figurent dans le top 10 des années les plus chaudes …
Les données de la NOAA indiquent que 2010 qui vient de s’achever était la 34e année consécutive à montrer une température moyenne supérieure à 13,9 °C (moyenne du XXe siècle). Les deux années ex-aequo les plus chaudes ont une température moyenne de 14,5 °C soit 0,6 °C au-dessus de la moyenne du siècle passé.
2010 a aussi été l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée, nonobstant les pluies diluviennes qui ont frappé en ce début 2011, de vastes territoires du Brésil, de l’Australie, de l’Afrique du Sud …
En poursuivant la liste des données remarquables, on notera que les températures estivales dans la région de l’Arctique n’ont jamais été aussi douce (du moins depuis 800 000 ans !), idem pour une partie de l’automne et de l’hiver entamé. Que dire de la banquise et de l’épaisseur des glaces ? C’est la troisième année la plus basse en terme de surface recouverte par la glace (relevé au mois de septembre).

Courbes des progressions des anomalies de températures globales

Courbes des progressions des anomalies de températures globales relevées par plusieurs agences indépendantes

N’en déplaise aux climato-sceptiques les plus farouches (lesquels s’accordent sur la réalité d’un changement climatique mais refusent de le corréler aux émissions d’origine humaine – anthropique – de gaz à effets de serre), la croissance de la température moyenne globale suit la progression du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Comme le rappelle Sylvestre Huet (lire l’article ici) dans son blog {Sciences2}, la biosphère terrestre n’avait pas « dépassé les 300 ppm depuis au moins 800 000 ans », en atteste les relevés effectués dans les glaces de l’Antarctique. Actuellement nous en sommes à 389 ppm (parties par million). Et ce n’est, hélas, pas prêt de ralentir, et encore moins de s’arrêter, car les émissions de gaz à effet de serre ont augmentées de 41 % entre 1990 et 2008 ! En dépassant les 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la température globale pourrait alors s’élever de +3 °C à +6 °C, comme il y a environ 20 millions d’années (Miocène moyen). Prendre ce chemin peut conduire à une sixième extinction de masse (à lire « Une ancienne extinction de masse aurait pour origine un changement climatique’) si nous ne prenons pas de mesures pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre. N’oublions pas que le CO2 peut demeurer 100 ans dans l’atmosphère et aussi que le réchauffement actuel favorise la fonte des pergélisols, libérant de fait d’immenses quantités de méthane (CH4) stockées. Ce dernier est un gaz à effet de serre 23 fois plus redoutable que le gaz carbonique ! Il serait sage d’éviter un « emballement » climatique et donc d’atteindre le « point de non-retour ».

Faits marquants liés au changement climatique

Faits marquants liés au changement climatique

En écho au taux de CO2 dans l’atmosphère, une étude publiée la semaine dernière (13 janvier 2010) par Jeffrey Kiehl (NCAR) et reprise dans Astrobiology Magazine suggère que la « sensibilité » de notre planète au CO2 est sous-estimé. L’impact de celui-ci pourrait être deux fois supérieur à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. Chercheur au National Center for Atmospheric Research (NCAR) Jeffrey Kiehl fait référence aux effets de rétroaction (feedback process) qui pourrait survenir en atteignant les 1 000 ppm, ce vers quoi nous nous dirigeons sans nul doute selon lui. Le climat qui en résulterait serait alors similaire à celui qu’a connue la Terre il y a 35 millions d’années.
«L’espèce humaine et les écosystèmes du monde seront placé dans un état climatique jamais connu dans leur histoire évolutive et à un rythme sans précédent » estime l’auteur de l’article publié dans la revue Science.

Pour plus d’informations, lire « Earth’s sensitivity to CO2 may be twice what climate models show ».

Voir et re-voir : Evolution des températures globales de 1880 à nos jours (Global Temperatures).

A lire également : « 3/4 des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici 2100″ ; Astrobiology Magazine : « Mass extinctions linked to loss diversity » ; SpaceRef : « Earth’s hot past could be prologue to future climate ».
Sources : Universe Today : « 2010 Tied for Warmest Year on Record say NOAA and NASA » ; Earth Observatory : « Different Records, Same Warming Trend » ; {Sciences 2} : « 2010 année record de chaleur » ; blog Le Monde-Ecologie : « Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocéne ».

Crédit photo : NASA/GISS/NOAA.

Multiplication des « régions marines mortes » depuis 50 ans

régions marine mortes

Carte des "régions marine mortes" (cliquez pour agrandir)

Les « régions marines mortes » se sont multipliées au cours de ces cinquante dernières années. Des baisses du taux d’oxygène dans l’eau de certaines régions océaniques y met en péril la faune sous-marine. A l’origine de ce phénomènes, les taux élevé d’engrais qui favorisent la surpopulation d’algues planctoniques dans certaines régions.

Dans un article publié dans la revue Science, repris par le site internet Earth Observatory de la NASA, les scientifiques dressent un inventaire global des « régions marines mortes » ou « dead zones » en anglais qui amputent nos océans d’une biodiversité aquatique. Les cartes qui ont été créées à partir d’observation depuis l’espace font état d’une très forte augmentation de ces zones dites « mortes » en une cinquantaine d’années !

Ces « régions marines mortes » sont appelées ainsi car l’oxygène dissous dans les eaux vient à y manquer, condamnant ainsi la faune et la flore sous-marine qui y réside. L’usage intensif des engrais chimiques est le premier responsable incriminé. Celui-ci favorise le développement, ou plutôt, la prolifération de la matière organique à la surface de l’eau … Un problème dont on a tous entendu parler en France avec le danger que peuvent représenter les algues vertes quand elles se décomposent (…). Les fleuves et les rivières drainent les molécules chimiques dispersées en excès dans la nature puis les déversent dans leurs estuaires et le long des rivages océaniques. Ces fameuses algues vertes et autres phytoplanctons prolifèrent dans ces régions côtières. Quand elles meurent, elles tombent alors au fond des océans et les bactéries s’en emparent. Celles-ci consomment de l’oxygène pour les décomposer. Evidemment, plus il y a de la matière, plus elles absorberont d’oxygène. La surpopulation de ces algues planctoniques peut donc avoir des conséquences dramatiques sur cette faune sous-marine.

Sur la carte ci-dessus réalisée par R. Diaz et R. Rosenberg, on peut voir en bleu foncé les régions où les concentrations de matières organiques sont les plus fortes. Les écosystèmes y sont fragilisés voire menacés. Les zones marquées de cercles rouge indiquent les principales « dead zones » dont la taille est connue (la taille des cercles est relative à leur étendue). En revanche, les points noirs sont des « dead zones » de taille non connue.

Pour connaitre ces régions menacées, les scientifiques ont observé la surface des océans avec le satellite Aqua, traquant les nuances de bleus. Les plus foncés trahissent une plus grande densité de la matière organique. Les teintes beiges et brun sur les continents montrent la densité de population. On remarquera que la plupart des « régions marines mortes » apparaissent et grandissent le long des côtes, à proximité des zones urbaines les plus peuplées de la planète et aussi, à l’embouchure de grands fleuves américains, asiatiques et européens.

Télécharger la carte en haute-résolution (856 Kb).

Source : Earth Observatory.

Crédit photo : NASA.

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Perturbations des écosystèmes et du climat sur notre planète

Carbon Dioxyde in july 2009

Présence de dioxyde de carbone dans la troposphère moyenne en juillet 2009 (cliquez pour agrandir)

Evocation sommaire de quelques points chauds de la planète affectés par le changement climatique en cours. Quand le sommet de Copenhague accouche d’une souris pour la plus grande satisfaction des négateurs, cyniques et autres climato-sceptiques ! Faut-il craindre un abandon des décisions de réduction d’émissions de gaz à effets de serre par les leaders politiques ? Le « court-termisme » l’emportera t’il sur les mesures à prendre pour éviter un réchauffement supérieur à 2° qui serait catastrophique pour la biodiversité ? Où nous conduit la surexploitation des ressources de notre planète ?

L’Amazonie est une immense forêt primaire vieille de plusieurs millions d’années. Surnommée « le poumon de la Terre », elle renferme une impressionnante biodiversité (à ce sujet, après 2009 Année Mondiale de l’Astronomie, 2010 sera l’Année Mondiale de la Biodiversité !) que l’Homme n’a toujours pas fini d’explorer ! Chaque jour, chaque heure la forêt mythique diminue. Des tribus se voient chasser de leur territoire, contraint à vivre dans un monde qu’ils ne connaissent pas du tout. Des milliers d’espèces végétales ou animales sont anéanties au passage des buldozers … A la place, des prairies s’étalent et des champs de monocultures (l’exact contraire de la biodiversité) de céréales. Celles-ci nourriront les animaux des élevages industriels de l’Europe ou des Etats-Unis ou encore seront converties en agro-carburants, une invention absurde au bilan environnemental affreux ! Les arbres qui, autrefois absorbaient une partie du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, rejetaient de l’oxygène et transpiraient de l’eau sont anéantis ou, plutôt, bruler … Rejetant ainsi le gaz carbonique qu’ils avaient emmagasiner ! Outre cet ajout de gaz à effet de serre, la disparition progressive de la forêt amazonienne entraine une baisse des pluies lesquelles, bien sûr, réduisent le débit du géant Amazone. La culture massive des céréales nécessite un apport régulier d’eau douce. Les cultivateurs auront, pour cela, besoin de pomper dans les nappes phréatiques. Mais que feront-ils quand ces réserves souterraines seront épuisées par manque de pluie ? L’Amazonie est vouée à s’assécher, souffrant d’un important ensoleillement et d’une raréfaction des pluies. L’agriculture intensive épuisera les sols en dépit des tonnes d’engrais chimiques déversées. Leurs traces se retrouvent déjà dans les nappes phréatiques …

A l’ouest de l’ancien « océan vert », se dresse la colossale cordillère des Andes. Victime déjà d’un climat sec, ses montagnes de légende voient s’évanouir leurs derniers glaciers à une vitesse étourdissante. C’est dans cette région, plus précisément au sud du Pérou, qu’a vécue la civilisation Nazca. Nous la connaissons tous pour ses impressionnants témoignages laissés sur le sol aride et rocailleux : des géoglyphes ou dessins gigantesques représentant différentes figures mythologiques que l’on ne peut voir que depuis le ciel. De récentes études archéologiques nous apprennent que c’est à une importante déforestation que l’on doit, en majeur partie, la ruine de ce peuple … Là où des milliers d’arbustes poussaient dans une terre assoiffée, il ne reste plus aujourd’hui que quelques souches carbonisées … L’arbre, pourvoyeur d’eau et d’humidité est éffacé, emportant avec lui tout espoir de culture (en écho, on peut lire ou relire « L’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono et aussi écouter l’émission « CO2, mon Amour » du 19 décembre 2009 avec Phillipe Torreton). L’histoire des Nazca nous renvoient à celle des Mayas ou des habitants de l’Île de Paques. Deux autres peuples connus pour avoir détériorer leur milieu, surexploiter leurs ressources, succomber à leur soif insatiable de richesses.

De l’autre côté du globe, autre grande chaîne de montagnes, l’Himalaya. On l’appelle aussi « le château d’eau d’Asie » ou le « troisième pôle ». Cette région porte bien son nom. Elle alimente en eau tous les grands fleuves de Chine et du sous-continent indien. Des centaines de millions d’hommes et de femmes en dépendent. Seulement, avec la hausse des températures moyennes, les glaciers reculent. La fonte rapide de ces importants volumes de glace aura pour conséquence, d’abord, de gonfler les fleuves. Des inondations sont donc à craindre. Puis quand toute la glace aura disparue, les fleuves légendaires que sont le Gange ou le Mékong s’assécheront, plongeant les populations locales dans des famines épouvantables. Il ne leur restera que l’exil pour espérer survivre. Tout cela pourrait se produire avant 2050 !

La disparition des glaces d’été en Arctique pourraient avoir lieu avant 2030. Si le « réchauffement climatique » se poursuit, le Groenland perdrait définitivement son manteau de glace au cours du prochain siècle ! Et non, ce n’est pas ce qui est arrivé au Moyen-Age comme le prétendent d’habiles détracteurs-négateurs du changement climatique ! De mémoire d’hominidés, cela ne s’est jamais vu !

Il est vrai que les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas directement perceptibles dans notre vie de tous les jours. Beaucoup pensent que quelques degrés de plus ne peuvent qu’agrémenter notre quotidien … Mais ce sont de grossières erreurs. Il faut bien rappeler que le terme réchauffement désigne avant tout une hausse moyenne de la température du globe (en anglais, on dit global warming). Ce phénomène inédit dans l’Histoire humaine entraine des changements dans les climats de la planète, des perturbations qui, à longs termes peuvent être catastrophiques pour les êtres vivants. Certains, comme l’astrophysicien Hubert Reeves n’hésitent pas à parler d’une sixième extinction de masse … C’est le risque majeur si la température du globe continue d’augmenter.

Avec 2° de plus, le climat risque ensuite de s’emballer. La Terre avec 6° de plus perdrait l’ensemble de ses éco-systèmes actuels, la vie serait durablement menacée. Et tout cela, après de longues souffrances à l’horizon de seulement un siècle ou deux. A titre de comparaison, avec 6° de moins qu’aujourd’hui, la Terre était entrée dans une longue ère glaciaire (des glaciers recouvraient un grande partie des continents). Des changements climatiques qui ont bouleversé tous les éco-systèmes, il y en a déjà eu beaucoup sur notre planète. Des causes naturelles comme l’inclinaison de la Terre ou de longs épisodes volcaniques (carbonifère) ont modifié et même redistribuer les espèces vivantes. Celles-ci pouvaient s’adapter, les changements s’opérant progressivement en plusieurs centaines de milliers d’années. La différence avec la perturbation actuelle est que cela évolue très vite ! En l’espace de 150 ans, nous avons libéré d’énormes quantités de gaz carbonique (CO2) qui dormaient depuis des millions d’années sous d’épaisses couches géologiques, dans l’atmosphère. Nous sommes aujourd’hui à 386 particules par million (ppm) de CO2 (c’est plus qu’il y a au moins 650 000 ans !). Il y a encore 150 ans, nous étions à 270 ppm ! N’oublions pas que c’est un gaz à effet de serre (GES) au même titre que la vapeur d’eau ou le redoutable méthane (23 fois les capacité du CO2 !).

On parle beaucoup de l’effet de serre mais beaucoup ignorent que sans ce phénomène, il ne pourrait pas y avoir de vie sur Terre, il ferait trop froid ! Il suffit de regarder Mars, l’absence d’atmosphère et d’effet de serre l’a rendue froide, glaciale et stérile en surface (rayons UV qui atteignent le sol). Mais, a contrario, l’excès d’effet de serre entraine des températures très élevées à l’instar de notre jumelle Vénus où la température est de 480° à sa surface. La Terre bénéficie d’un certain équilibre qu’il ne vaudrait mieux pas ignorer. Nous pillons, exploitons, surchauffons notre planète (la seule que nous ayons) pour quelques satisfactions éphémères et superficielles. Ce n’est pas du catastrophisme que de prévenir des dangers que l’on risque si nous ne faisons rien et attendons que cela passe. C’est exactement cela « le syndrome du Titanic », attendre, ne rien faire, ricaner, agir à court-terme et seulement à court-terme. J’en entends moquer l’écologie en prétextant que c’est une nouvelle mode sur laquelle se greffe des acteurs du capitalisme peu scrupuleux (il y en a qui en profitent, c’est vrai). D’autres prennent une attitude cynique et se fichent éperdument de ce qui peut arriver, du moment que leur capital est à l’abri. Puis il y a ceux qui nient tout en bloc, refusent de s’ouvrir à la science et d’ignorer les rapports du GIEC qui pointent, après de nombreux débats internes, la responsabilité humaine dans l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre. Ils répètent les arguments tronqués ou falsifiés des principaux détracteurs (en France, on a Claude Allègre et Vincent Courtillot. A propos, lire « la muse des climato-sceptiques, un scientifique au service des industries polluantes » dans Marianne). Après tout, il y en a encore qui pensent que fumer est bon pour la santé … !

L’Homme est face à trois problèmes de nature écologique importants : la bio-diversité menacée, les changements climatiques et l’épuisement des ressources naturelles. Si on continue de raisonner à court-terme, nous allons vraiment droit dans le mur ! Nous avons besoin de la grande diversité des êtres vivants. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où la météo se déchaine, essaimant famines, faillites, misère, maladies, réfugiés, etc. sur son passage. De même qu’un monde épuisé, vidé, assoiffé serait invivable. Il y a bien une urgence climatique que beaucoup de pays riches (et/ou en voie de développement) ont lamentablement ignoré au cours du récent sommet de Copenhague (lire « le bilan décevant du sommet de Copenhague » paru dans Le Monde). Sommes-nous stupide ? (voir « The age of Stupid »). Nous avons jusqu’à 2015 nous disent les experts pour réduire significativement nos émissions de gaz à effets de serre et enrayer l’emballement d’un changement climatique avant qu’il ne soit devenu irréversible.

Quelques sites internet :

Crédit photo : JPL/NASA.

Notre monde avec 4°C de plus

A quelques jours de l’important sommet international de Copenhague sur les changements climatiques, le gouvernement britannique, en tête desquels le premier ministre Gordon Brown, le ministre de l’énergie Ed Miliband et son frère David Miliband, chef de la diplomatie, sont à l’origine de la publication de la carte ci-dessus. Elle est l’œuvre du Bureau Météorologique Britannique et veut sensibiliser le grand public aux transformations qui nous attendent si la température globale venait à augmenter de 4°C.  « La raison de la publication de cette carte que beaucoup de gens, non seulement dans notre propre pays mais aussi dans le monde, n’ont pas encore compris que ce défi du changement climatique est réel et se passe maintenant » précise David Miliband, co-initiateur du projet.

De nombreuses questions environnementales se poseront aux milliards d’individus vivants sur notre petite planète dans les décennies à venir si rien n’est fait. Le rendez-vous de Copenhague 2009, du 7 au 18 décembre, est l’occasion pour les différents pays du monde d’engager des mesures de réductions des émissions de gaz à effets de serre, avant qu’il ne soit trop tard, avant que cela ne devienne insupportable … Des mesures nécessaires pour limiter les dérèglements climatiques aux quatre coins de la planète, pour ne pas les amplifier. Des experts prédisent une disparition définitive de la glace d’été en Arctique avant 2030, peut-être même pour dans une dizaine d’années ! La banquise fond plus vite que prévu et cela n’est pas sans conséquence : diminution de l’albédo, la glace réfléchit une partie de la lumière solaire et sa disparition entraine une absorption de cette énergie par les eaux, plus sombres, de l’océan Arctique … On peut craindre alors un emballement : accélération de la fonte des glaces, montée des eaux, fonte du permafrost et libération d’un puissant gaz à effet de serre, le méthane (23 fois le CO2 !), plus grande évaporation de l’eau, etc. et donc, encore un emballement ! Il est préférable de ne pas en arriver là, de se contenter d’une hausse de la température moyenne de seulement de 2°C, telles sont les prévisions actuelles avec les mesures et observations effectuées ces dernières années. Il ne faudrait pas continuer sur ce rythme d’émissions de gaz à effets de serre. Alors que la Terre devrait connaître un léger refroidissement progressif, c’est la situation inverse qui se prépare. Pour retrouver la même concentration de CO2 dans l’atmosphère (386 ppm), il faut aller au moins 650 000 ans en arrière !

Il ne faut pas oublier que le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas l’unique gaz à effet de serre et qu’il n’est pas le seul problème environnemental. La biodiversité en péril, la destruction de biotopes uniques, la diminution des ressources en eau potable, la dégradation des terres arables, la raréfaction des énergies fossiles et de plusieurs minerais (…) sont autant de menaces pour l’avenir.

Voir la carte en grand format.

Voir le site du gouvernement britanique : Act On Copenhagen.

Voir le site Climate Change Conference COP15.

Signez l’Ultimatum Climatique, Copenhague 2009. Objectif : 1 million de signatures.

Quand la côte est de l’Australie ressemble à Mars

Sidney

Sydney, le 23 septembre, sous la tempête de sable

Le 23 septembre, une grande partie de la côte est de l’Australie – la plus peuplée – fut en proie à une extraordinaire tempête de sable ! La pire que ce pays est connue depuis 70 ans. Depuis l’espace, le satellite américain d’observation terrestre Terra a photographié cette partie du monde. L’immense vague de sable s’étale sur plus de 600 km. Elle est si dense et opaque qu’il est impossible de voir le sol à travers ! Habituellement, on mesure entre 10 et 20 microgrammes de particules par m3 dans l’air de Sydney. Mardi dernier, il fut mesuré plus 15 000 particules par m3 pendant cette incroyable tempête !

Les images parlent d’elles-même (voir ci-dessus et la galerie sur Flickr « Red Dust »). la ville est plongée dans un épais brouillard de couleur rouge ocre. Vision étrange, on pourrait se croire dans une ville bâtie sur Mars, fascinante et aussi dangereuse.

Immense tempête de sable le long de côte est de l'Australie

Immense tempête de sable le long de la côte est de l'Australie

Des vents violents ont charriés, soulevés et projetés sables et poussières depuis des régions agricoles souffrant de longues sécheresses pluri-annuelles !

Galerie photos sur ABC News de la tempête de sable.
En savoir plus, sur ABC NEws lire l’article « Dust settles as storm rolls north ».

Galerie Flickr de photos sur ce sujet « Red Dust ».

Télécharger l‘image de la tempête de sable au-dessus de l’Australie vue de l’espace en haute-résolution (6 Mb).

Crédit photo : image Flickr : Highranger, image NASA : Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team, Goddard Space Flight Center.

Tara Oceans, expédition de 3 ans pour étudier le plancton des océans

3 ans d'exploration des océans

3 ans d'exploration des océans

Tara Oceans vient de quitter le port de Lorient pour une expédition scientifique de 3 ans sur les océans de la planète. Son but : étudier les « prairies de plancton » présentes sur les deux tiers de la surface terrestre. Important puit de carbone encore mal connu que les scientifiques, à bord de la goélette, vont étudier à travers plusieurs mers et océans. L’impact du changement climatique sur cet immense « réacteur » du climat doit être observé, de même qu’il est indispensable d’évaluer la diversité du vivant présent en surface. L’expédition tentera d’apporter quelques éléments de réponses – par ses observations – aux problèmes que pose le réchauffement climatique.

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En savoir plus sur le site de l’expédition Tara Oceans.
Vous pouvez lire également l’article « Tara : en route pour 3 ans d’expédition » sur le site Actu-Environnement.

Ecouter ou ré-écouter l’émission CO2 mon Amour sur France Inter. Interview en fin d’émission de Eric Karsenti, directeur scientifique de l’expédition. Egalement au programme de cette excellente émission sur l’environnement : Hubert Reeves qui parraine cette nouvelle saison. L’astrophysicien connu de tous, parle de l’humanité et d’écologie. Vidéo-reportage avec Hubert Reeves dans sa maison de Malicorne sur Dailymotion.

Crédit photo : Tara Oceans.

Voyage à travers la cryosphère ou l’évolution des surfaces glacées de la Terre

Evolutions de la cryosphère

Evolutions de la cryosphère

La NASA et le Goddard Space Flight Center ont publiés cette remarquable vidéo de la cryosphère terrestre. La cryosphère est l’ensemble des surfaces du globe recouvertes de glace. Le voyage que nous propose la vidéo nous emméne à travers le monde, dans ses terres froides ou à la limite, du pôle nord au pôle sud en passant par les glaciers « tropicaux » de l’Amérique du Sud. On peut y voir les fluctuations saisonnières de ces immenses surfaces gelées qui, les premières, subissent les modifications du climat. Les différents satellites d’observation américain qui ont permis l’acquisition de ces images et données offrent une vue imprenable sur l’évolution de ces manteaux de glaces et permet une meilleure compréhension et la visualisation de l’impact du changement climatique dans ces zones fragiles. Comme on peut le constater, bien des glaciers sont en recul. Le permafrost ainsi que les glaces estivales se réduisent en peau de chagrin, mollissent et disparaissent. C’est autant d’eau douce qui vont se mélanger aux eaux salées des océans et modifier ainsi leurs comportements. Cela suscite des questions aux scientifiques qui s’efforcent déjà d’éclaircir les mécanismes très complexes en place et d’obtenir des modéles des changements – et des défis – qui attendent l’humanité.

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Rendez-vous sur le site du Goddard Space Flight Center pour télécharger la vidéo en différents formats et taille.

Crédit vidéo : NASA.

Extrait du film « Bella Gaia », la Terre vue de l’espace

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Extrait du film « Bella Gaia » qui dure 45 minutes dont la sortie dans certaines salles de cinéma aux Etats-Unis est prévue prochainement. Il s’agit d’un montage rassemblant des centaines d’images et de données collectées par de nombreux satellites artificiels. Un point de vue sur notre planète qui montre à la fois toute sa beauté et toute sa fragilité. On peut y voir l’évolution des glaces aux pôles, les changements de températures des océans au fil des saisons et des années, la circulation du dioxyde de carbone ou du souffre d’origine anthropique dans notre atmosphère, le traffic aérien à travers le monde et aussi le champ magnétique terrestre, le dévellopement des aurores polaires, etc.

Une sorte de condensé des données scientifiques relative à la Terre vues depuis l’espace. Kenji Williams composa la musique de ce film créé en collaboration avec le SCISS Uniview et la NASA. Celle-ci mis à disposition les données nécessaire. Un autre regard sur la planète laquelle, plus que jamais, demande toute notre attention et notre action pour la préserver – le plus possible – des bouleversements climatiques et des menaces sur la bio-diversité. Une terre, un îlot dans l’espace, un vaisseau spatial dans le système solaire, aux ressources qui ne sont pas inépuisables et dont les êtres vivants sont menacés par un déséquilibre important.

Via UniverseToday.

Crédit vidéo : Kenji Williams, SCISS Uniview et NASA.

Fonte rapide des glaces de l’Océan Arctique

Fonte rapide des glaces pluri-annuelles dans locéan Arctique

Fonte rapide des glaces pluri-annuelles dans l'océan Arctique

Une importante étude sur l’épaisseur de la banquise arctique menée par la NASA avec le satellite ICESat (Ice, Cloud and land Elevation Satellite) a été récemment publiée dans le Journal of Geophysical Research-Oceans. Il est question d’une forte et rapide diminution de la banquise, été comme hiver.

Le constat est impressionnant : en l’espace de 4 ans (de 2004 à 2008), l’épaisseur de la glace pluri-annuelle (qui résiste à plusieurs étés) est tombée de 62 % à 32 % de la surface totale ! Pour la première fois, elles sont moins importantes que les glaces annuelles qui disparaissent durant l’été. Cela représente 1,54 million de km 2 de glaces, soit 3 fois la superficie de la France, qui auraient fondu en seulement 4 ans ! l’épaisseur a perdue 65 cm soit 18 cm par an !

C’est en été, précisément, que la banquise atteint son minimum, surtout à la fin de celui-ci, au mois de septembre.
Par ailleurs, ces dernières années, de nouvelles routes de navigation se sont ouvertes du fait de l’amoindrissement de la banquise ! Une première également. Certains scientifiques pensent que les glaces d’été pourraient avoir totalement disparues d’ici 2025. Lire également l’article « Fonte historique des glaces au pôle Nord ».

Les causes de cette fonte rapide de la couverture de glace sur l’océan Arctique sont imputables au changement climatique. Dans cette région du monde, tout semble aller plus vite. C’est aussi un avant-poste du réchauffement global. La diminution de la banquise signifie une surface réfléchissante du rayonnement solaire qui se désagrège. C’est aussi une fonte qui peut s’accélérer par l’écoulement de l’eau liquide suceptible de réchauffer et modifier les courants marins, régulateurs importants du climat.

Voir aussi la vidéo montrant l’évolution de l’épaisseur de la glace sur l’océan Arctique entre 2003 et 2008 à partir des données obtenues par le satellite ICESAt.

Crédit graphique : Ron Kwok, NASA/JPL.

Prédiction pour les températures moyennes globales pour la fin du 21éme siècle

Predictions des températures pour la fin du XXI éme siècle

Predictions des températures pour la fin du XXI éme siècle

Les changements climatiques avec hausse des températures moyennes ont déjà affectés plusieurs fois notre planète. C’est en général une conséquence de l’inclinaison changeante de l’axe de rotation terrestre ou encore les effets de l’activité volcanique qui fut, en des temps éloignés, très importante.

Ces derniers millénaires ont vu la Terre entrer dans une période de refroidissement climatique avec, parfois, 4°C en-dessous des moyennes ! Cependant le XXéme siècle qui s’est achevé a connu une hausse spectaculaire des températures qui se poursuit et même s’accélère. Un réchauffement climatique dont tout le monde a entendu parler qui est nettement visible dans les régions polaires où le recul des glaces est une évidence ainsi que pour les glaciers. Ailleurs, cela se traduit par une augmentation des pluies ou, au contraire, des sécheresses plus nombreuses et plus longues.

La carte ci-contre réalisée par Robert A. Rohde de Global Warming Art montre une prédiction de l’augmentation des températures pour les années 2070-2100 sur la surface du globe terrestre. Les régions les plus touchées, avec 7 à 8° au-dessus des moyennes, sont encore et toujours les pôles nord et sud et aussi une part importante de la forêt amazonienne (en espérant qu’une grande partie de cette vaste forêt primaire sera épargnée par la déforestation avide et irraisonnée actuelle pour le profit d’exploitants de soja ou colza, lequel l’un ou l’autre, nourrira les élevages intensifs de poulets, porcs, bœufs, etc. de l’Occident ou les 4X4 rutilants en agro-carburants … !). Par ailleurs, outre ces régions extrêmes, l’ensemble de la planète connaît une hausse sensible des températures, avec au minimum 2° de plus. Cela s’annonce comme le début d’un phénomène global qui modifiera beaucoup de paysages et mettra en péril de nombreuses espèces animales ou végétales qui ne sauront pas s’adapter assez vite, quand leur extinction n’est pas provoquée directement par l’Homme … C’est la première fois dans l’histoire de la planète qu’un dérèglement climatique se déroule si rapidement, avec des conséquences irréversibles.

Moyenne des températures globales annuelles depuis 1880

Il est temps d’agir et vite ! Lire à ce sujet : « C’est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » de Jean_Marc Jancovici et Alain Grandjean.

Ecouter l’émission « CO2 mon Amour » sur les questions de l’environnement. Ce samedi 25 avril, émission sur l’impact du réchauffement sur les pôles et aussi sur les vignobles. Lien pour le podcast de l’émission.

Crédit photo : Robert A. Rohde/Global Warming Art.

Augmentation du nombre de jours de fonte des glaces au pôle nord

Fonte des glaces au Groenland

Fonte des glaces au Groenland

La carte du Groenland ci-contre met en évidence les zones les plus touchées par le réchauffement climatique en 2008. Les parties colorées sont celles où le nombre de jours de fonte des glaces a été supérieur à la moyenne observée depuis 1979. En rouge, et cela concerne notamment le nord-ouest de l’île, la période atteint un nombre record de jours de fonte des glaces d’été, jusqu’à 30 jours supplémentaires. Les températures ont été plus élevées de 3°C par rapport à la moyenne entre juin et août 2008. Plusieurs records furent enregistrer dans de nombreuses stations météorologiques de cette partie du monde particulièrement sensible au dérèglement climatique.

Actuellement, le continent Antarctique connaît la même amplitude des fontes des glaces pluri-millénaires, d’autant plus que l’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud, marquant l’apogée du recul du manteau neigeux, à l’instar de l’Arctique qui voit chaque année les glaces d’été diminuer toujours davantage au mois de septembre, ouvrant ainsi de nouvelles routes qui profitent au navire de commerce dans les années à venir.

Crédit photo : Earth Observatory.

Les incendies en Australie vus de l’espace

Incendies en Australie

Incendies en Australie vus de l'espace

Les immenses incendies qui font rage depuis la fin du mois de janvier en Australie ont été photographiés depuis l’espace par le satellite américain Aqua (voir photo).
Des vents violents, la sécheresse, des températures records, 47 °C à Melbourne !, font qualifiés d’« incendies du siècle » ces feux qui ont faits plus de 130 morts dans la région de Victoria.

Incendies en Australie

Incendies en Australie

La carte ci-contre, nous montre le continent australien en proie à des températures anormales : jusqu’à 10°C au-dessus des « normales saisonnières » dans la partie nord et 10°C au-dessous dans le sud où se situent les villes les plus importantes.

Ces feux ravageurs attirent une nouvelle fois l’attention sur les dérèglements climatiques, de plus en plus visibles sur notre planète, et dont ils sont l’une des manifestations les plus spectaculaires.

Crédit photo : ESA Observatory.

Moyenne des températures sur toute l’année 2008

Carte des anomalies des températures en 2008

Carte des anomalies des températures en 2008

Sur la carte ci-contre, on peut découvrir les régions touchées par des anomalies dans les températures, par rapport aux moyennes observées dans le monde depuis 1880. En rouge, c’est un écart supérieur allant jusqu’à + 3,5°C. On peut remarquer que l’Europe, la Russie, l’Arctique et une portion de l’Antarctique affichent des anomalies importantes. Les zones en bleu sont celles qui se situent en-dessous des normales annuelles, jusqu’à – 3,5°C pour le bleu foncé. Les zones blanches présentent, quant à elles, la plus grande normalité.

L’année 2008 fut, dans l’ensemble, un petit peu moins chaude que 2007 mais fait partie néanmoins des dix années les plus chaudes mesurées depuis le 19 ème siècle. Il faut ajouter à cela que les dix années les plus chaudes en question sont dans les douze dernières années, de 1997 à 2008. 2008 serait située entre la septième et dixième place dans ce palmarès des années les plus chaudes.

Crédit photo : NASA/Earth Observatory.

L’appel du climatologue en chef de la NASA

Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :

« Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par l’influent climatologue James Hansen au président élu des Etats-Unis et à son épouse. Figure mondiale de la climatologie, directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, l’auteur écrit à « Michelle et Barack » sans s’embarrasser de convenances. Mais, pour être sûr qu’elle soit lue par ses destinataires, il a confié sa missive au physicien John Holdren, le nouveau premier conseiller scientifique de la Maison Blanche.

Certes, s’excuse M. Hansen en préambule, la lettre est un peu longue – quatre pages. Mais « l’attention personnelle que vous aurez pour ses détails pourrait faire toute la différence sur ce qui est sûrement le sujet le plus important de notre temps », poursuit-il. Le climatologue, célèbre pour avoir alerté le premier, en 1988, de la réalité des périls du réchauffement, formule trois requêtes. Trois conditions pour combler la « profonde déconnexion entre les actions envisagées dans les cercles dirigeants et ce qui est exigé par la science pour la préservation de la planète ».

M. Hansen propose d’abord au président élu l’adoption d’un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales électriques à charbon ne capturant pas le dioxyde de carbone (CO2) émis. Puis la mise au rencart progressive de celles en activité. Engagé dans une croisade contre le charbon, M. Hansen avait, voilà quelques mois, formulé la même demande à Angela Merkel et à Gordon Brown.

BANNISSEMENT DU CHARBON

Outre le bannissement du charbon, très émetteur de CO2, M. Hansen propose un mécanisme de taxation du carbone capable, selon lui, de  » décarboner » l’économie » américaine et d’ »aiguillonner l’innovation », tout en aidant  » les plus démunis et le climat ».

L’idée est d’une désarmante simplicité. Au lieu de recourir à la machinerie complexe du marché des émissions, il s’agit d’instaurer une taxe carbone sur tous les produits, proportionnelle à leur contribution au changement climatique. « Pas un centime » de cette taxe n’irait grossir le budget fédéral américain : son produit serait reversé à la population, tous les mois, « sur la base de parts égales, avec une demi-part par enfant et un maximum de deux enfants par foyer », écrit James Hansen.

Au terme de ce mécanisme, « une personne réduisant plus que la moyenne son empreinte carbone gagnerait de l’argent ». Le système aurait d’autres vertus : les produits locaux n’ayant pas nécessité de longs transports seraient moins coûteux. Quant à l’immigration illégale, elle serait découragée, car « tout monde paie la taxe, mais seuls les citoyens légaux en collectent le produit »…

Enfin, estime le climatologue, bien que « l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et un réseau électrique intelligent méritent la priorité », il est « urgent de soutenir fortement la recherche et le développement sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération ». »

Stéphane Foucart

Carte du monde de la couverture naturelle

Carte du monde

Carte du monde

L’ESA vient de publier la carte du monde la plus précise jamais réalisée. Il a fallu dix-neuf mois au satellite ENVISAT et l’instrument MERIS pour réaliser cette mappemonde des couvertures naturelles. Vingt-deux catégories ont été répertoriées telles que les forêts, les déserts ou encore les surfaces recouvertes de glaces … La résolution est de 300 m/pixel.

Légende de la carte du monde

Légende de la carte du monde

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Crédit photo : ESA.

Augmentation de l’acidité des océans

Dioxyde de Carbone

Dioxyde de Carbone

Lu sur le site bulletins-électroniques.com :

Selon une étude menée par l’université de Chicago, l’acidification de l’océan serait bien plus rapide que ne le prédisent les modélisations informatiques. Ces résultats sont importants étant donné le rôle majeur de l’océan dans le cycle du carbone. Actuellement, l’océan absorbe chaque année un tiers du dioxyde de carbone atmosphérique d’origine anthropique. Or, cet équilibre pourrait être perturbé suite à un changement trop radical du pH de la couche superficielle de l’océan.

Au niveau de l’interface air-océan, le dioxyde de carbone est dissous dans l’eau de mer pour former de l’acide carbonique. L’acidification de la couche superficielle de l’océan dépend de la quantité d’acide carbonique, soit de la quantité de dioxyde de carbone atmosphérique dissoute dans l’océan. Plus la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique est élevée, plus la quantité diluée dans l’océan est importante et plus l’acidification de l’océan sera prononcée.

Le professeur Timothy Wootton, biologiste à l’université de Chicago a étudié l’acidité, la température et la salinité de l’océan Pacifique ces 8 dernières années. 24 519 mesures de pH ont été réalisées autour de l’île Tatoosh, située dans l’océan Pacifique, non loin du littoral de l’état de Washington. Les résultats de cette étude détaillée, première en son genre, ont été communiqués lundi 24 Novembre 2008. L’intégralité de l’étude intitulée « Dynamic Patterns and Ecological Impacts of Declining Ocean pH in a High-Resolution Multi-Year Dataset, » sera publiée prochainement par la National Academy of Sciences. Actuellement, les résultats diffusés mettent en évidence une baisse du pH de 0.36 (et donc une acidification de l’océan), soit 10 fois plus que les valeurs calculées par les modélisations.

En effet, ces résultats expérimentaux ont été comparés à ceux de modélisations parus en 2005 dans un article de Nature. Cet article compare 13 modèles informatiques (développés dans les différents instituts européens et du Commonwealth) ayant pour but de retranscrire l’équilibre chimique de la couche superficielle de l’océan dans le cas d’un scenario « business as usual ». Globalement, ces modèles mettent en évidence une variation de pH significative d’ici 2050, soit sur une échelle de temps bien plus grande que celle mise en évidence par les travaux de Wootton.

L’acidification de l’océan peut avoir d’importantes répercussions sur l’équilibre écologique de la couche superficielle de l’océan. Par exemple, plusieurs organismes marins, formés de carbonates de calcium (plancton, coraux, mollusques…) pourraient voir leurs squelettes se dissoudre. Cette étude a ainsi mis en évidence un déclin du nombre de moules et de bernacles dans les zones océanographiques où le pH avait diminué rapidement. Une acidification croissante de l’océan pourrait alors empêcher certaines espèces d’exister favorisant ainsi la prolifération d’autres organismes (algues, méduses…). Le phytoplancton, à la base de la chaîne alimentaire marine, serait le premier touché par un changement du pH. Ces espèces sont de plus responsables du piégeage d’importantes quantités de carbone. En effet, une fois mort, les squelettes en carbonates de calcium de ces organismes se déposent sur le plancher océanique pour former des roches sédimentaires.

Si ces résultats ne concernent que les milieux côtiers de l’océan Pacifique et nécessitent des études complémentaires sur l’ensemble du globe, ceux-ci mettent néanmoins en évidence une vitesse d’acidification de l’océan élevée et laisse présager des impacts importants sur l’équilibre écologique océanique. Par ailleurs, étant donné l’augmentation continue des gaz à effet de serre, ces résultats préliminaires soulignent l’importance d’approfondir les recherches menées dans ce domaine afin de comprendre avec précisions les réactions impliquées dans l’acidification de l’océan.

Crédit photo : NASA.

Anomalies des températures de la surface des océans

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Le trou de la couche d’ozone plus grand qu’en 2007

Le trou dans la couche dozone plus large que lannée 2007

Le trou dans la couche d'ozone plus large que l'année 2007

D’après les observations du statellite Envisat de l’ESA, le trou dans la couche d’ozone est plus large que pour l’année 2007. Sa taille actuelle est de 27 millions de km2 soit plus grand que le continent Antarctique ! Cependant, le record de taille reste pour l’année 2006 avec plus de 29 millions de km2 soit la surface de toute l‘Amérique du Nord !

En dépit des interdictions des CFC responsables de l’altération de notre couche d’ozone, celle-ci continue de connaître des variations dans la taille des trous aux pôles, en raison, peut-être, du long séjour de ces particules dans l’atmosphère et des changements de température de celle-ci.

Il faut rappeler que l’ozone présent dans les couches de la stratosphère nous est indispensable et nous protège des rayons Ultra Violet du Soleil.

Crédit photo : KNMI/ESA.

Fonte historique des glaces au Pôle Nord

Record de fontes des glaces au Pôle Nord

Record de fontes des glaces au Pôle Nord

C’est à nouveau un record, comme l’an passé la calotte glaciaire du pôle nord est à son minimum en ce début de mois de septembre. C’est en effet à cette période, quand l’été se termine, que l’on observe la plus petite surface de glace dans cette région du monde.

La comparaison des observations et des mesures depuis 1979 jusqu’à cette année 2008 est éloquente, saisissante. L’image ci-contre montre le retrait de la couverture de glace entre ces deux époques (la ligne orange délimitant la banquise en 1979). Les scientifiques sont nombreux à prédire une disparition totale des glaces sur la mer en été au Pôle Nord avant 2025 !

Une nouvelle fois, une fonte des glaces historique ouvrant deux voies navigables autour pendant quelques jours, avant que l’hiver n’étende à nouveau la glace.

Crédit photo : National Snow and Ice Data Center.

Série d’ouragans au-dessus de l’Atlantique

Grande série d’ouragans au-dessus de l’Océan Atlantique en direction du Golfe du Méxique.

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Crédit photo : NASA/Earth Observatory.

Carte de la pollution des océans

Carte de la pollution des océans Carte de l’impact des activités humaines sur les océans.

Les zones les plus polluées apparaissent en rouge et il s’agit principalement de la Mer du Nord, les Petites Antilles, le littoral du Japon et de la Chine ainsi que la Thailande. Les régions qui souffrent le moins des activités intensives sont évidemment les abords de l’Arctique et de l’Antarctique soit seulement 4% de la surface des océans.

Etude publiée dans la revue Science par l’équipe de Benjamin Halpren du National Center for Ecological Analysis and Synthesis.

Crédit photo :B. S. Halpern.

2007, une année très chaude

2007 earth surface température2007, l’une des années les plus chaudes dans la décennie 1998-2007 la plus chaude connue !

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Crédit image et vidéo : GISS.

La décénnie la plus chaude

La décennie 1998-2007 a été la plus chaude depuis que
les températures sont enregistrées sur la planète, a annoncé jeudi à
Bali l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La seule année 2007 a donné une température moyenne supérieure de 0,41
degré Celsius à la moyenne des années 1961-1990, calculée à 14°C.

L’année 2007 a également enregistré un record négatif de superficie de la
banquise dans l’Arctique avec seulement 4,28 millions de kilomètres
carrés de l’océan arctique, soit 39% de moins que la surface moyenne
habituelle à cette période de l’année, a indiqué dans un rapport l’OMM,
une agence des Nations unies.

Depuis le début du XXe siècle, la température moyenne a augmenté de 0,74°C, mais cette hausse n’a pas été
régulière : sur les cinquante dernières années, la hausse atteint
presque le double que sur les cent dernières années.

L’année 2007, dont il ne reste que 18 jours à courir, est bien partie pour être
la 7ème année la plus chaude jamais enregistrée, a indiqué l’OMM,
précisant que cette année aura également été caractérisée par des
évènements climatiques exceptionnels.

« Ce que nous voyons est une confirmation de la tendance au réchauffement décelée par les rapports
du Giec » a commenté Michel Jarraud, le secrétaire général de l’OMM, une
des deux organisations parentes du Groupe intergouvernemental sur
l’évolution du climat.

Depuis le début du 20è siècle, la température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degrés celsius mais
cette progression s’est accélérée : « la tendance linéaire au
réchauffement au cours des 5O dernières années a été de 0,13 degré
celsisus par décade, soit près de deux fois plus qu’au cours des 100
dernières années », a souligné M. Jarraud.

L’OMM souligne également que les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées
figurent parmi les 13 dernières années, janvier 2007 ayant été le mois
de janvier le plus chaud.

Plusieurs régions de l’Europe ont connu leur printemps le plus chaud, des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l’Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont
sévi dans l’ouest des Etats-Unis et en Australie, note le rapport.

La Grande-Bretagne a de son côté battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin.

2007 aura également été marquée par de nombreux cyclones, Sidr en novembre
au Bangladesh, Gonu en juin en Oman, rappelle le document.

Enfin la fonte de la glace d’été au Nord du Canada a permis la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.

AFP

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