Preuves supplémentaires de l’origine anthropique du changement climatique
- le mars 13, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA, Terre
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Une nouvelle étude corrobore le rôle joué par les activités humaines dans le changement climatique. Les preuves sont apportées cette fois-ci par les recherches sur le noyau et le manteau terrestre qui influent sur la durée de la rotation de la Terre et donc, du jour.
Plusieurs recherches démontrent que la durée du jour peut varier au fil des années en raison, entre autres, des échanges étroits qui peuvent exister entre le globe terrestre et son enveloppe gazeuse, l’atmosphère (différences de pression, etc.). Nous avons coutume de vivre avec des journées comptant exactement 24 heures mais il s’agit, en réalité, d’une moyenne qui évolue constamment. Certes, ces variations sont infimes, de l’ordre d’une miliseconde par an, mais sont nullement insignifiantes pour les scientifiques.
Des études plus récentes, menées par des physiciens du globe de la NASA (Jean Dickey et Steven Marcus) et de l’Université Paris-Diderot (Oliver De Viron), établissent un lien entre le noyau en fusion, son enveloppe externe et les variations de la durée du jour observées sur une échelle de temps plus grande (4 millisecondes en plusieurs décennies …, 65 à 80 ans).
Ainsi, la rotation de notre planète est-elle modifiée au cours des âges par les échanges qui se produisent entre le noyau de métal liquide (fer) et l’épais manteau, là même où naît l’indispensable champ magnétique qui nous entoure.

Courbe des températures de l'atmosphère en noir, évolution de la durée du jour due au moment angulaire du noyau terrestre en bleu
Et le changement climatique dans tout cela ? Pourquoi l’évoquer dans ces questions de la durée de la rotation terrestre ?!
Il apparaît que ces variations de la longueur du jour ont un impact sur les températures moyennes globales (jusqu’à + 0,2° C ). L’évolution des courbes de températures relevées depuis 1880 indiquent qu’il existe une corrélation avec les changements de durée du jour et les variations de la température globale. Cependant, depuis 1930, les températures à la surface du globe commencent à diverger de ce que prévoient les modèles informatiques pour les prochaines décennies. Cette divergence, les scientifiques l’expliquent par l’apport massif de gaz à effet de serre (les plus connus sont le dioxyde de carbone – ou gaz carbonique, CO2 – , le méthane et la vapeur d’eau …) dans l’atmosphère depuis les débuts de l’ère dite industrielle …
Tout indique que le changement climatique observé partout dans le monde a une origine principalement humaine (anthropique), plus exactement, dues aux activités humaines qui utilisent des énergies fossiles particulièrement riches en gaz à effet de serre.
Source : NASA.
Crédit photo : NASA/JPL/Université Paris Diderot et Institut de Physique du Globe de Paris.
2010, année la plus chaude jamais enregistrée
- le janvier 17, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Les rapports de la NASA, NOAA et JMA indiquent que 2010 est l’année la plus chaude et aussi la plus pluvieuse depuis les premières mesures météoroliques il y a 131 ans !
Sans être une surprise, nombre de chercheurs et spécialistes (météorologues, climatologues, glaciologues, etc.) s’y attendaient : 2010 (ex-aequo avec 2005) est l’année la plus chaude enregistrée depuis 1880 !
La NASA, la National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA, le Japanese Meteorological Agency (et bientôt le Met Office Hadley Centre) ont publié leurs rapports indépendants pour l’année 2010 écoulée. Les données relevées de par le monde convergent et montrent (voir graphique) qu’effectivement la température moyenne mesurée à la surface du globe au cours de l’année 2010 talonne 2005 (année la plus chaude jamais enregistrée) avec une différence de 0,01 °C.
Depuis 131 ans que des relevés de températures sont réalisés en plusieurs endroits du monde, c’est la décennie 2000-2010 qui est la plus chaude : 9 des 10 années figurent dans le top 10 des années les plus chaudes …
Les données de la NOAA indiquent que 2010 qui vient de s’achever était la 34e année consécutive à montrer une température moyenne supérieure à 13,9 °C (moyenne du XXe siècle). Les deux années ex-aequo les plus chaudes ont une température moyenne de 14,5 °C soit 0,6 °C au-dessus de la moyenne du siècle passé.
2010 a aussi été l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée, nonobstant les pluies diluviennes qui ont frappé en ce début 2011, de vastes territoires du Brésil, de l’Australie, de l’Afrique du Sud …
En poursuivant la liste des données remarquables, on notera que les températures estivales dans la région de l’Arctique n’ont jamais été aussi douce (du moins depuis 800 000 ans !), idem pour une partie de l’automne et de l’hiver entamé. Que dire de la banquise et de l’épaisseur des glaces ? C’est la troisième année la plus basse en terme de surface recouverte par la glace (relevé au mois de septembre).

Courbes des progressions des anomalies de températures globales relevées par plusieurs agences indépendantes
N’en déplaise aux climato-sceptiques les plus farouches (lesquels s’accordent sur la réalité d’un changement climatique mais refusent de le corréler aux émissions d’origine humaine – anthropique – de gaz à effets de serre), la croissance de la température moyenne globale suit la progression du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Comme le rappelle Sylvestre Huet (lire l’article ici) dans son blog {Sciences2}, la biosphère terrestre n’avait pas « dépassé les 300 ppm depuis au moins 800 000 ans », en atteste les relevés effectués dans les glaces de l’Antarctique. Actuellement nous en sommes à 389 ppm (parties par million). Et ce n’est, hélas, pas prêt de ralentir, et encore moins de s’arrêter, car les émissions de gaz à effet de serre ont augmentées de 41 % entre 1990 et 2008 ! En dépassant les 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la température globale pourrait alors s’élever de +3 °C à +6 °C, comme il y a environ 20 millions d’années (Miocène moyen). Prendre ce chemin peut conduire à une sixième extinction de masse (à lire « Une ancienne extinction de masse aurait pour origine un changement climatique’) si nous ne prenons pas de mesures pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre. N’oublions pas que le CO2 peut demeurer 100 ans dans l’atmosphère et aussi que le réchauffement actuel favorise la fonte des pergélisols, libérant de fait d’immenses quantités de méthane (CH4) stockées. Ce dernier est un gaz à effet de serre 23 fois plus redoutable que le gaz carbonique ! Il serait sage d’éviter un « emballement » climatique et donc d’atteindre le « point de non-retour ».
En écho au taux de CO2 dans l’atmosphère, une étude publiée la semaine dernière (13 janvier 2010) par Jeffrey Kiehl (NCAR) et reprise dans Astrobiology Magazine suggère que la « sensibilité » de notre planète au CO2 est sous-estimé. L’impact de celui-ci pourrait être deux fois supérieur à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. Chercheur au National Center for Atmospheric Research (NCAR) Jeffrey Kiehl fait référence aux effets de rétroaction (feedback process) qui pourrait survenir en atteignant les 1 000 ppm, ce vers quoi nous nous dirigeons sans nul doute selon lui. Le climat qui en résulterait serait alors similaire à celui qu’a connue la Terre il y a 35 millions d’années.
«L’espèce humaine et les écosystèmes du monde seront placé dans un état climatique jamais connu dans leur histoire évolutive et à un rythme sans précédent » estime l’auteur de l’article publié dans la revue Science.
Pour plus d’informations, lire « Earth’s sensitivity to CO2 may be twice what climate models show ».
Voir et re-voir : Evolution des températures globales de 1880 à nos jours (Global Temperatures).
A lire également : « 3/4 des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici 2100″ ; Astrobiology Magazine : « Mass extinctions linked to loss diversity » ; SpaceRef : « Earth’s hot past could be prologue to future climate ».
Sources : Universe Today : « 2010 Tied for Warmest Year on Record say NOAA and NASA » ; Earth Observatory : « Different Records, Same Warming Trend » ; {Sciences 2} : « 2010 année record de chaleur » ; blog Le Monde-Ecologie : « Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocéne ».
Crédit photo : NASA/GISS/NOAA.
Evolution des masses de glace au Groenland entre 2003 et 2008
- le mars 09, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Lancé en 2002, le satellite américain Gravity Recovery and Climate Experiment (GRACE) s’emploie à observer la répartition des masses à la surface de notre planète et étudie également l’évolution des couches de glace dans les régions polaires.
L’animation ci-dessous témoigne des changements importants dans la couverture de glace de la grande île du Groenland entre 2003 et 2008. Composée d’images acquises au mois de septembre de chaque année – il s’agit de la période où les glaces d’été sont à leur minimum -, les couleurs marquent les différentes épaisseurs constatées. Exprimées en centimètres (voir l’échelle), les zones en vert sont celles qui sont les plus stables tandis qu’en bleu et en violet, on observe les pertes les plus fortes. En même temps que les fontes sont spectaculaires et croissantes dans les régions du littoral sud, d’abondantes précipitations ont augmenté la masse de glace au nord, ici en rouge et blanc. Les proportions ne sont pas les mêmes. Les scientifiques ont calculé que le Groenland a perdu 1 500 gigatonnes de glace entre 2000 et 2008. Une fonte progressive qui représente une élévation des mers et des océans de 0,46 millimètres par an !
Le Groenland concentre à lui seul, 8 % de l’eau douce de notre planète. Si toute cette glace venait à fondre, le niveau des océans s’élèverait de 7 mètres ! De l’avis de nombreux experts, ces grandes quantités d’eau douce déversées dans les eaux salées des océans arctiques et atlantiques perturberaient le fameux « Gulf Stream ». Mais ce n’est pas tout, les changements de masses sur la croûte terrestre induisent des modifications de répartition des masses et, donc, de la tectonique des plaques (voir « rebond postglaciaire »). Sans oublier, le méthane accumulé au fond des océans (ainsi que dans le permafrost sibérien, entre autres) qui se voit libéré par la fonte de ses cages de glace.
Humeur
Des phénomènes aux conséquences planétaires que beaucoup persistent à ignorer. Je fais allusion bien sûr aux climato-sceptiques qui se sont unis dans la bataille. Depuis le semi-échec de la conférence de Copenhague en décembre 2009, les attaques contre le GIEC n’ont de cesse et se succèdent. Le but de la manœuvre est bien évidemment de discréditer le long travail scientifique des experts nommés par l’ONU. Les détracteurs ont le vent en poupe et la presse s’en fait les échos ces dernières semaines, parfois sans approfondir (certains intervieweurs veulent faire du sensationnel et leurs questions ressemblent trop à des affirmations).
Parce que trois erreurs ou coquilles ont été relevées dans un rapport de plus de 600 pages, beaucoup se permettent de critiquer rageusement le groupe d’experts, de ridiculiser le travail de 25 années, les recherches menées aux quatre coins du globe par des milliers de scientifiques. Ce n’est pas très sérieux, d’autant que ces sceptiques emploient des méthodes d’espionnage douteuses, financées par les grands lobbys pétroliers et des arguments faibles et infondés.
On retrouve le même zèle que naguère, lors des campagnes anti-tabac. Les fabricants de cigarettes n’hésitaient pas à engager des scientifiques pour vanter le bienfait de leurs produits, histoire de faire oublier les ravages du tabac. Il était question de moquer les thèses de sa nocivité …
Si on prête l’oreille à leurs propos et idées : il est évident que nous ne rejetons pas massivement du dioxyde de carbone (CO2) depuis plus 150 ans et que, d’ailleurs, ce n’est pas un gaz à effet de serre. Aussi, le nombre de particules par million (ppm) de CO2 n’a pas augmenté depuis Adam et Eve (il faut savoir qu’il n’est pas question pour les créationnistes de parler de changement climatique à l’école …), son absorption par les forêts et les océans n’a pas varié. Si il y a un changement climatique, c’est naturel, cela a toujours existé … On ne sait pas à quoi cela est dû mais c’est normal et on n’a rien à craindre. Cette augmentation d’énergie dans l’atmosphère n’a aucune conséquence sur notre mode de vie. Et, surtout, on peut continuer d’exploiter le pétrole, les forêts, le gaz, les métaux précieux, indéfiniment et même de plus en plus. Vive la croissance perpétuelle, n’est-ce pas ! Nous n’avons qu’une planète mais elle est inépuisable !
Voilà la pensée sous-jacente diffusée par la plupart de nos climato-sceptiques et qui pénètre dans l’opinion. L’idée que le rapport du GIEC est truffé d’erreurs fait son chemin et cela est, malheureusement, dit et répété à travers des titres en raccourcis (et aussi des articles courts) dans plusieurs journaux ou sur l’antenne des radios. Le doute est semé pour la plus grande satisfaction de leurs principaux détracteurs tels Claude Allégre et autres Vincent Courtillot (climato-sceptique made in France). Malheureusement, leurs arguments ne tiennent pas debout (lire par exemple : « Le cent fautes de Claude Allègre« ) et cela ne se dit pas assez !
Voir et écouter (podcasts) Sir Nicholas Stern, conférences au Collège de France de février 2010 : « Les deux grands défis du XXIéme siècle, vaincre la pauvreté et gérer le changement climatique » et aussi, « Gérer les changements climatiques », « L’éthique du changement climatique ».
Voir « L’action de l’Homme sur le climat » par Hervé Le Treut, Université de Tous Les Savoirs et plein d’autres encore au rayon développement durable et environnement.
Vous pouvez aussi réécouter l’émission La Tête au Carré du 2 mars 2010, « les controverses du climat » avec Jean Jouzel et Martine Tabeaud.
Crédit photo : NASA/JPL.
2000, 2009 a été la décennie la plus chaude jamais enregistrée
- le janvier 23, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, NASA
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Depuis 1880 et les premiers relevés des températures dans le monde, la décennie 2000-2009 qui s’achève a été la plus chaude jamais enregistrée. Quant à 2009, elle se distingue par sa deuxième position au classement des années les plus chaudes depuis 130 ans, juste derrière 2005 ! Quoiqu’il en soit, peu importe le classement car les années 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007 talonnent de prés 2009 ! La tendance est nettement à la hausse depuis une trentaine d’années, n’en déplaise au climato-sceptique qui refusent toujours de voir une évidence (…).
Les observations et les mesures ont été menées par le Goddard Institute for Space Studies (GISS) et la NASA. Il faut rappeler qu’il s’agit de moyennes des températures relevées aux quatre coins du globe tout au long des années. Les scientifiques notent que la température globale a augmenté de 0,8 °C depuis la fin du XIX éme siècle. Ils soulignent qu’elles connaissent une forte hausse depuis 30 ans, avec en moyenne 0,2°C par décade. En dépit d’un hiver 2009-2010 assez rigoureux par endroit dans l’hémisphère nord, la température moyenne de notre planète continue d’augmenter. Idem pour le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, gaz à effet de serre vraisemblablement responsable (ou en partie) du changement climatique, avec le méthane et la vapeur d’eau.
Les cartes ci-dessus montrent les anomalies de températures constatées à la surface du globe terrestre par rapport à la moyenne entre 1950 et 1980. Plus le rouge est foncé, plus l’anomalie est forte avec des écarts de 4° à 6°C. Il n’échappera à personne que l’Arctique est la région la plus touchée par la hausse des températures.
A lire aussi : « 2009: Second Warmest Year on Record, End of Warmest Decade » et « NASA Climatologist Gavin Schmidt Discusses the Surface Temperature Record ».
Via Earth Observatory.
Crédit photo : NASA.
Fonte des glaces d’été rapide en Antarctique
- le janvier 18, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
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Le satellite américain AQUA a observé depuis l’espace avec l’instrument MODIS une vaste étendue de glace (prés de 100 km de longueur) se détacher et se briser en plusieurs morceaux en l’espace de seulement 24 h ! C’était entre le 12 et le 13 janvier 2010 et cela témoigne de la rapidité de la fonte des glaces d’été.
Voir la série d’images de la banquise qui se détache sur le site internet Earth Observatory.
Autre image récente réalisée avec l’instrument MODIS du satellite AQUA : l’ombre de la Lune projetée sur une partie de l’Inde lors de l’éclipse annulaire du Soleil du 15 janvier 2010.
Crédit photo : NASA.
Notre monde avec 4°C de plus
- le octobre 23, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
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A quelques jours de l’important sommet international de Copenhague sur les changements climatiques, le gouvernement britannique, en tête desquels le premier ministre Gordon Brown, le ministre de l’énergie Ed Miliband et son frère David Miliband, chef de la diplomatie, sont à l’origine de la publication de la carte ci-dessus. Elle est l’œuvre du Bureau Météorologique Britannique et veut sensibiliser le grand public aux transformations qui nous attendent si la température globale venait à augmenter de 4°C. « La raison de la publication de cette carte que beaucoup de gens, non seulement dans notre propre pays mais aussi dans le monde, n’ont pas encore compris que ce défi du changement climatique est réel et se passe maintenant » précise David Miliband, co-initiateur du projet.
De nombreuses questions environnementales se poseront aux milliards d’individus vivants sur notre petite planète dans les décennies à venir si rien n’est fait. Le rendez-vous de Copenhague 2009, du 7 au 18 décembre, est l’occasion pour les différents pays du monde d’engager des mesures de réductions des émissions de gaz à effets de serre, avant qu’il ne soit trop tard, avant que cela ne devienne insupportable … Des mesures nécessaires pour limiter les dérèglements climatiques aux quatre coins de la planète, pour ne pas les amplifier. Des experts prédisent une disparition définitive de la glace d’été en Arctique avant 2030, peut-être même pour dans une dizaine d’années ! La banquise fond plus vite que prévu et cela n’est pas sans conséquence : diminution de l’albédo, la glace réfléchit une partie de la lumière solaire et sa disparition entraine une absorption de cette énergie par les eaux, plus sombres, de l’océan Arctique … On peut craindre alors un emballement : accélération de la fonte des glaces, montée des eaux, fonte du permafrost et libération d’un puissant gaz à effet de serre, le méthane (23 fois le CO2 !), plus grande évaporation de l’eau, etc. et donc, encore un emballement ! Il est préférable de ne pas en arriver là, de se contenter d’une hausse de la température moyenne de seulement de 2°C, telles sont les prévisions actuelles avec les mesures et observations effectuées ces dernières années. Il ne faudrait pas continuer sur ce rythme d’émissions de gaz à effets de serre. Alors que la Terre devrait connaître un léger refroidissement progressif, c’est la situation inverse qui se prépare. Pour retrouver la même concentration de CO2 dans l’atmosphère (386 ppm), il faut aller au moins 650 000 ans en arrière !
Il ne faut pas oublier que le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas l’unique gaz à effet de serre et qu’il n’est pas le seul problème environnemental. La biodiversité en péril, la destruction de biotopes uniques, la diminution des ressources en eau potable, la dégradation des terres arables, la raréfaction des énergies fossiles et de plusieurs minerais (…) sont autant de menaces pour l’avenir.
Voir la carte en grand format.
Voir le site du gouvernement britanique : Act On Copenhagen.
Voir le site Climate Change Conference COP15.
Signez l’Ultimatum Climatique, Copenhague 2009. Objectif : 1 million de signatures.
Quand la côte est de l’Australie ressemble à Mars
- le septembre 24, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Le 23 septembre, une grande partie de la côte est de l’Australie – la plus peuplée – fut en proie à une extraordinaire tempête de sable ! La pire que ce pays est connue depuis 70 ans. Depuis l’espace, le satellite américain d’observation terrestre Terra a photographié cette partie du monde. L’immense vague de sable s’étale sur plus de 600 km. Elle est si dense et opaque qu’il est impossible de voir le sol à travers ! Habituellement, on mesure entre 10 et 20 microgrammes de particules par m3 dans l’air de Sydney. Mardi dernier, il fut mesuré plus 15 000 particules par m3 pendant cette incroyable tempête !
Les images parlent d’elles-même (voir ci-dessus et la galerie sur Flickr « Red Dust »). la ville est plongée dans un épais brouillard de couleur rouge ocre. Vision étrange, on pourrait se croire dans une ville bâtie sur Mars, fascinante et aussi dangereuse.
Des vents violents ont charriés, soulevés et projetés sables et poussières depuis des régions agricoles souffrant de longues sécheresses pluri-annuelles !
Galerie photos sur ABC News de la tempête de sable.
En savoir plus, sur ABC NEws lire l’article « Dust settles as storm rolls north ».
Galerie Flickr de photos sur ce sujet « Red Dust ».
Télécharger l‘image de la tempête de sable au-dessus de l’Australie vue de l’espace en haute-résolution (6 Mb).
Crédit photo : image Flickr : Highranger, image NASA : Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team, Goddard Space Flight Center.
Voyage à travers la cryosphère ou l’évolution des surfaces glacées de la Terre
- le septembre 02, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre, Vidéos
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La NASA et le Goddard Space Flight Center ont publiés cette remarquable vidéo de la cryosphère terrestre. La cryosphère est l’ensemble des surfaces du globe recouvertes de glace. Le voyage que nous propose la vidéo nous emméne à travers le monde, dans ses terres froides ou à la limite, du pôle nord au pôle sud en passant par les glaciers « tropicaux » de l’Amérique du Sud. On peut y voir les fluctuations saisonnières de ces immenses surfaces gelées qui, les premières, subissent les modifications du climat. Les différents satellites d’observation américain qui ont permis l’acquisition de ces images et données offrent une vue imprenable sur l’évolution de ces manteaux de glaces et permet une meilleure compréhension et la visualisation de l’impact du changement climatique dans ces zones fragiles. Comme on peut le constater, bien des glaciers sont en recul. Le permafrost ainsi que les glaces estivales se réduisent en peau de chagrin, mollissent et disparaissent. C’est autant d’eau douce qui vont se mélanger aux eaux salées des océans et modifier ainsi leurs comportements. Cela suscite des questions aux scientifiques qui s’efforcent déjà d’éclaircir les mécanismes très complexes en place et d’obtenir des modéles des changements – et des défis – qui attendent l’humanité.
Rendez-vous sur le site du Goddard Space Flight Center pour télécharger la vidéo en différents formats et taille.
Crédit vidéo : NASA.
Fonte rapide des glaces de l’Océan Arctique
- le juillet 09, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Une importante étude sur l’épaisseur de la banquise arctique menée par la NASA avec le satellite ICESat (Ice, Cloud and land Elevation Satellite) a été récemment publiée dans le Journal of Geophysical Research-Oceans. Il est question d’une forte et rapide diminution de la banquise, été comme hiver.
Le constat est impressionnant : en l’espace de 4 ans (de 2004 à 2008), l’épaisseur de la glace pluri-annuelle (qui résiste à plusieurs étés) est tombée de 62 % à 32 % de la surface totale ! Pour la première fois, elles sont moins importantes que les glaces annuelles qui disparaissent durant l’été. Cela représente 1,54 million de km 2 de glaces, soit 3 fois la superficie de la France, qui auraient fondu en seulement 4 ans ! l’épaisseur a perdue 65 cm soit 18 cm par an !
C’est en été, précisément, que la banquise atteint son minimum, surtout à la fin de celui-ci, au mois de septembre.
Par ailleurs, ces dernières années, de nouvelles routes de navigation se sont ouvertes du fait de l’amoindrissement de la banquise ! Une première également. Certains scientifiques pensent que les glaces d’été pourraient avoir totalement disparues d’ici 2025. Lire également l’article « Fonte historique des glaces au pôle Nord ».
Les causes de cette fonte rapide de la couverture de glace sur l’océan Arctique sont imputables au changement climatique. Dans cette région du monde, tout semble aller plus vite. C’est aussi un avant-poste du réchauffement global. La diminution de la banquise signifie une surface réfléchissante du rayonnement solaire qui se désagrège. C’est aussi une fonte qui peut s’accélérer par l’écoulement de l’eau liquide suceptible de réchauffer et modifier les courants marins, régulateurs importants du climat.
Voir aussi la vidéo montrant l’évolution de l’épaisseur de la glace sur l’océan Arctique entre 2003 et 2008 à partir des données obtenues par le satellite ICESAt.
Crédit graphique : Ron Kwok, NASA/JPL.
L’appel du climatologue en chef de la NASA
- le janvier 05, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astronomie
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Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :
« Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par l’influent climatologue James Hansen au président élu des Etats-Unis et à son épouse. Figure mondiale de la climatologie, directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, l’auteur écrit à « Michelle et Barack » sans s’embarrasser de convenances. Mais, pour être sûr qu’elle soit lue par ses destinataires, il a confié sa missive au physicien John Holdren, le nouveau premier conseiller scientifique de la Maison Blanche.
Certes, s’excuse M. Hansen en préambule, la lettre est un peu longue – quatre pages. Mais « l’attention personnelle que vous aurez pour ses détails pourrait faire toute la différence sur ce qui est sûrement le sujet le plus important de notre temps », poursuit-il. Le climatologue, célèbre pour avoir alerté le premier, en 1988, de la réalité des périls du réchauffement, formule trois requêtes. Trois conditions pour combler la « profonde déconnexion entre les actions envisagées dans les cercles dirigeants et ce qui est exigé par la science pour la préservation de la planète ».
M. Hansen propose d’abord au président élu l’adoption d’un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales électriques à charbon ne capturant pas le dioxyde de carbone (CO2) émis. Puis la mise au rencart progressive de celles en activité. Engagé dans une croisade contre le charbon, M. Hansen avait, voilà quelques mois, formulé la même demande à Angela Merkel et à Gordon Brown.
BANNISSEMENT DU CHARBON
Outre le bannissement du charbon, très émetteur de CO2, M. Hansen propose un mécanisme de taxation du carbone capable, selon lui, de » décarboner » l’économie » américaine et d’ »aiguillonner l’innovation », tout en aidant » les plus démunis et le climat ».
L’idée est d’une désarmante simplicité. Au lieu de recourir à la machinerie complexe du marché des émissions, il s’agit d’instaurer une taxe carbone sur tous les produits, proportionnelle à leur contribution au changement climatique. « Pas un centime » de cette taxe n’irait grossir le budget fédéral américain : son produit serait reversé à la population, tous les mois, « sur la base de parts égales, avec une demi-part par enfant et un maximum de deux enfants par foyer », écrit James Hansen.
Au terme de ce mécanisme, « une personne réduisant plus que la moyenne son empreinte carbone gagnerait de l’argent ». Le système aurait d’autres vertus : les produits locaux n’ayant pas nécessité de longs transports seraient moins coûteux. Quant à l’immigration illégale, elle serait découragée, car « tout monde paie la taxe, mais seuls les citoyens légaux en collectent le produit »…
Enfin, estime le climatologue, bien que « l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et un réseau électrique intelligent méritent la priorité », il est « urgent de soutenir fortement la recherche et le développement sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération ». »
Stéphane Foucart
Carte du monde de la couverture naturelle
- le décembre 27, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Carte du monde
L’ESA vient de publier la carte du monde la plus précise jamais réalisée. Il a fallu dix-neuf mois au satellite ENVISAT et l’instrument MERIS pour réaliser cette mappemonde des couvertures naturelles. Vingt-deux catégories ont été répertoriées telles que les forêts, les déserts ou encore les surfaces recouvertes de glaces … La résolution est de 300 m/pixel.
Télécharger l’image en très haute résolution (5 Mo).
Crédit photo : ESA.
Taux de méthane dans l’atmosphère en forte hausse
- le décembre 18, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
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On n’en parle jamais assez, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant qui possède vingt fois les capacité du dioxyde de carbone !
Sa présence dans l‘atmosphère terrestre s’est considérablement accrue, conséquence de la fonte progressive des glaces arctiques et du pergélisol en Sibérie. Le méthane y est enfermé en énorme quantité depuis des centaines de milliers d’années. Présent au plus profond des océans (sous forme d’hydrate de méthane) mais aussi en surface où il se dissout après un séjour dans l’atmosphère. Le taux y est anormalement élevé, 200 fois supérieur à la normale ! Au cours des années 90, les mesures n’indiquaient pas un taux si élevé, ce qui suggère que de grands changements sont à l’oeuvre.
« Il y a cinq ans, je n’étais pas certain que le phénomène soit très sérieux, mais à présent je suis sûr que quelque chose de grave est en cours et que nous devrions avertir les gens », déclare Igor Semiletov, chercheur à l’International Arctic Research Center.
Pour l’instant, les scientifiques ignorent dans quelles proportions le méthane va être libéré dans l’atmosphère et ce que cela va produire à court terme. Rappelons quand même que, selon la communauté scientifique, les quantités d’hydrates de méthane présentes au fond des océans sont supérieures à celle des réserves de charbon dans le monde entier et cela équivaudrait à 12 fois la quantité déjà présente dans l’atmosphère. Si tout venait à se libérer, on atteindrait des pics alarmants de risques de déséquilibre climatique et donc, de désorganisation planétaire … ! Nous n’en sommes pas là et espérons que ce ne sera jamais le cas. Aux nations de prévenir les risques.
Cependant, il ne faut pas oublier que la région du cercle polaire arctique est à l’avant-garde du réchauffement climatique et que ses légendaires couvertures de glace s’amenuisent d’année en année pour atteindre ses niveaux les plus bas de mémoire d’hommes ! La grande île du Groenland perd des centaines de milliards de tonnes de glace par an. Autrefois, on comptait entre 10 et 15 jours où les températures s’y élevaient au-dessus de 0°C, à présent il y en a plus de 35 par an ! Quant au glaces d’été, chaque année un nouveau record de minimum est battu, tant et si bien (…) qu’il se pourrait qu’il n’y en ait plus du tout d’ici l’été 2025 ! Dans cette région du monde, en perdant de la surface de glace, donc de la surface réfléchissante, la lumière solaire peut pénétrer plus profondément dans les abysses, créant ainsi des bouleversements très importants, des réactions en chaîne, dont le changement climatique en est une manifestation !
Source : FuturaSciences/NOAA.
Crédit image : NOAA.
Augmentation de l’acidité des océans
- le décembre 08, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Terre
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Dioxyde de Carbone
Lu sur le site bulletins-électroniques.com :
Selon une étude menée par l’université de Chicago, l’acidification de l’océan serait bien plus rapide que ne le prédisent les modélisations informatiques. Ces résultats sont importants étant donné le rôle majeur de l’océan dans le cycle du carbone. Actuellement, l’océan absorbe chaque année un tiers du dioxyde de carbone atmosphérique d’origine anthropique. Or, cet équilibre pourrait être perturbé suite à un changement trop radical du pH de la couche superficielle de l’océan.
Au niveau de l’interface air-océan, le dioxyde de carbone est dissous dans l’eau de mer pour former de l’acide carbonique. L’acidification de la couche superficielle de l’océan dépend de la quantité d’acide carbonique, soit de la quantité de dioxyde de carbone atmosphérique dissoute dans l’océan. Plus la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique est élevée, plus la quantité diluée dans l’océan est importante et plus l’acidification de l’océan sera prononcée.
Le professeur Timothy Wootton, biologiste à l’université de Chicago a étudié l’acidité, la température et la salinité de l’océan Pacifique ces 8 dernières années. 24 519 mesures de pH ont été réalisées autour de l’île Tatoosh, située dans l’océan Pacifique, non loin du littoral de l’état de Washington. Les résultats de cette étude détaillée, première en son genre, ont été communiqués lundi 24 Novembre 2008. L’intégralité de l’étude intitulée « Dynamic Patterns and Ecological Impacts of Declining Ocean pH in a High-Resolution Multi-Year Dataset, » sera publiée prochainement par la National Academy of Sciences. Actuellement, les résultats diffusés mettent en évidence une baisse du pH de 0.36 (et donc une acidification de l’océan), soit 10 fois plus que les valeurs calculées par les modélisations.
En effet, ces résultats expérimentaux ont été comparés à ceux de modélisations parus en 2005 dans un article de Nature. Cet article compare 13 modèles informatiques (développés dans les différents instituts européens et du Commonwealth) ayant pour but de retranscrire l’équilibre chimique de la couche superficielle de l’océan dans le cas d’un scenario « business as usual ». Globalement, ces modèles mettent en évidence une variation de pH significative d’ici 2050, soit sur une échelle de temps bien plus grande que celle mise en évidence par les travaux de Wootton.
L’acidification de l’océan peut avoir d’importantes répercussions sur l’équilibre écologique de la couche superficielle de l’océan. Par exemple, plusieurs organismes marins, formés de carbonates de calcium (plancton, coraux, mollusques…) pourraient voir leurs squelettes se dissoudre. Cette étude a ainsi mis en évidence un déclin du nombre de moules et de bernacles dans les zones océanographiques où le pH avait diminué rapidement. Une acidification croissante de l’océan pourrait alors empêcher certaines espèces d’exister favorisant ainsi la prolifération d’autres organismes (algues, méduses…). Le phytoplancton, à la base de la chaîne alimentaire marine, serait le premier touché par un changement du pH. Ces espèces sont de plus responsables du piégeage d’importantes quantités de carbone. En effet, une fois mort, les squelettes en carbonates de calcium de ces organismes se déposent sur le plancher océanique pour former des roches sédimentaires.
Si ces résultats ne concernent que les milieux côtiers de l’océan Pacifique et nécessitent des études complémentaires sur l’ensemble du globe, ceux-ci mettent néanmoins en évidence une vitesse d’acidification de l’océan élevée et laisse présager des impacts importants sur l’équilibre écologique océanique. Par ailleurs, étant donné l’augmentation continue des gaz à effet de serre, ces résultats préliminaires soulignent l’importance d’approfondir les recherches menées dans ce domaine afin de comprendre avec précisions les réactions impliquées dans l’acidification de l’océan.
Crédit photo : NASA.
Taux de gaz à effet de serre au plus haut en 2007
- le novembre 28, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement
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D’après l’Organisation Météorologique Mondiale ou OMM, les concentrations de gaz à effets de serre dans l’atmosphère sont en augmentation pour 2007 de 1,06 %. Depuis 1990, le taux s’est accru de 24,2 %, ce qui est énorme !
Comme le graphique ci-contre le montre, il n’y a jamais eu autant de gaz à effets de serre dans l’atmosphère. Ces chiffres alarmants sont vraisemblablement dû à l’activité industrielle qui débuta dans les années 1850 et l’emploi massif d’énergie fossile comme le pétrole, le charbon ou le gaz naturel qui contiennent beaucoup de dioxyde de carbone. La déforestation vient jouer aussi un rôle de plus en plus important par sa libération de carbone et le manque d’absorption. Et également, l’agriculture intensive qui augmente le taux de méthane, autre gaz à effet de serre d’une redoutable efficacité.
Lire l’article de l’OMM.
Voir le site de la NASA Global Climate Change.
Crédit photo : NASA.
Anomalies des températures de la surface des océans
- le novembre 09, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Environnement, Vidéos
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Le dioxyde de carbone dans l’atmosphère en 2008
- le octobre 15, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Terre
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Sur la carte ci-contre, on peut observer la propagation du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère terrestre. Les régions où le rouge domine affichent une grande concentration de CO2, plus de 386 ppm (parties par million) et se situent notamment aux latitudes moyennes des deux hémisphères, mais c’est dans l’hémisphère nord que la concentration reste la plus élevée. Rappelons qu’avant l’ère industrielle, la concentration du dioxyde de carbone était en moyenne de 280 ppm et que celui-ci est un gaz à effet de serre, un parmi d’autres qui est responsable du réchauffement climatique à l’œuvre depuis plusieurs décennies.
Les principales causes de l’augmentation de la concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère sont l’industrie et la combustion de matières fossiles, les feux de forêts, l’automobile et des tas d’autres acteurs naturels.
Crédit photo : NASA/JPL.
Le trou de la couche d’ozone plus grand qu’en 2007
- le octobre 08, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Terre
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D’après les observations du statellite Envisat de l’ESA, le trou dans la couche d’ozone est plus large que pour l’année 2007. Sa taille actuelle est de 27 millions de km2 soit plus grand que le continent Antarctique ! Cependant, le record de taille reste pour l’année 2006 avec plus de 29 millions de km2 soit la surface de toute l‘Amérique du Nord !
En dépit des interdictions des CFC responsables de l’altération de notre couche d’ozone, celle-ci continue de connaître des variations dans la taille des trous aux pôles, en raison, peut-être, du long séjour de ces particules dans l’atmosphère et des changements de température de celle-ci.
Il faut rappeler que l’ozone présent dans les couches de la stratosphère nous est indispensable et nous protège des rayons Ultra Violet du Soleil.
Crédit photo : KNMI/ESA.
Fonte historique des glaces au Pôle Nord
- le septembre 12, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Terre
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C’est à nouveau un record, comme l’an passé la calotte glaciaire du pôle nord est à son minimum en ce début de mois de septembre. C’est en effet à cette période, quand l’été se termine, que l’on observe la plus petite surface de glace dans cette région du monde.
La comparaison des observations et des mesures depuis 1979 jusqu’à cette année 2008 est éloquente, saisissante. L’image ci-contre montre le retrait de la couverture de glace entre ces deux époques (la ligne orange délimitant la banquise en 1979). Les scientifiques sont nombreux à prédire une disparition totale des glaces sur la mer en été au Pôle Nord avant 2025 !
Une nouvelle fois, une fonte des glaces historique ouvrant deux voies navigables autour pendant quelques jours, avant que l’hiver n’étende à nouveau la glace.
Crédit photo : National Snow and Ice Data Center.
Mer de glaces en Arctique de 2005 à 2006
- le février 07, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Vidéos
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Hubert Reeves explique le réchauffement climatique
- le janvier 29, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Vidéos
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La décénnie la plus chaude
- le décembre 14, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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La décennie 1998-2007 a été la plus chaude depuis que
les températures sont enregistrées sur la planète, a annoncé jeudi à
Bali l’Organisation météorologique mondiale (OMM).La seule année 2007 a donné une température moyenne supérieure de 0,41
degré Celsius à la moyenne des années 1961-1990, calculée à 14°C.L’année 2007 a également enregistré un record négatif de superficie de la
banquise dans l’Arctique avec seulement 4,28 millions de kilomètres
carrés de l’océan arctique, soit 39% de moins que la surface moyenne
habituelle à cette période de l’année, a indiqué dans un rapport l’OMM,
une agence des Nations unies.Depuis le début du XXe siècle, la température moyenne a augmenté de 0,74°C, mais cette hausse n’a pas été
régulière : sur les cinquante dernières années, la hausse atteint
presque le double que sur les cent dernières années.L’année 2007, dont il ne reste que 18 jours à courir, est bien partie pour être
la 7ème année la plus chaude jamais enregistrée, a indiqué l’OMM,
précisant que cette année aura également été caractérisée par des
évènements climatiques exceptionnels.« Ce que nous voyons est une confirmation de la tendance au réchauffement décelée par les rapports
du Giec » a commenté Michel Jarraud, le secrétaire général de l’OMM, une
des deux organisations parentes du Groupe intergouvernemental sur
l’évolution du climat.Depuis le début du 20è siècle, la température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degrés celsius mais
cette progression s’est accélérée : « la tendance linéaire au
réchauffement au cours des 5O dernières années a été de 0,13 degré
celsisus par décade, soit près de deux fois plus qu’au cours des 100
dernières années », a souligné M. Jarraud.L’OMM souligne également que les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées
figurent parmi les 13 dernières années, janvier 2007 ayant été le mois
de janvier le plus chaud.Plusieurs régions de l’Europe ont connu leur printemps le plus chaud, des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l’Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont
sévi dans l’ouest des Etats-Unis et en Australie, note le rapport.La Grande-Bretagne a de son côté battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin.
2007 aura également été marquée par de nombreux cyclones, Sidr en novembre
au Bangladesh, Gonu en juin en Oman, rappelle le document.Enfin la fonte de la glace d’été au Nord du Canada a permis la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.
AFP
Passage ouvert entre le Canada et le Groenland
- le septembre 16, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Les effets du changement climatique sont beaucoup plus sensibles au pôle nord en témoigne les fontes des glaces rapides et le retrait des plus grands glaciers. Pour la première fois depuis des millénaires le « passage du nord-ouest » s’est ouvert. Belle aubaine pour les transporteurs qui pourront emprunter une nouvelle route reliant les deux grands océans sans passer par le détroit de Panama. Il y a bien longtemps que l’homme voulait prendre un tel passage, plus rapide et moins long mais la glace restait une barrière infranchissable.
Les fontes des glaces atteignent leur apogée au cours du mois de septembre de chaque année et pour la première fois, la glace s’est retirée de cette région du nord-ouest du Groëland, le long des côtes canadiennes. Evidemment, tout cela n’empêchera pas le transport d’hydrocarbures, en partie responsable du réchauffement climatique.
Crédit photo : ESA.
Intervention d’Hubert Reeves au sénat
- le juin 14, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Nouvelles îles découvertes avec la fonte des glaces au Groenland
- le juin 04, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Les images ci-dessus montrent une région du Groenland, autrefois ensevelie sous la neige et la glace, aujourd’hui fondue. Ce qu’il y a 20 ans encore était considéré comme des sommets montagneux saillants dans un grand désert blanc est, en réalité, une série d’îles aux formes de griffes vues du ciel ! La glace a reculée de 10 km en l’espace de seulement 5 ans ! D’autres découvertes et nouveaux paysages nous attendent, Ã n’en pas douter ! Va falloir refaire les cartes de cette région extrêmement sensible aux changements climatiques à l’oeuvre à grande échelle !
Voir une résolution de 28,5 m sur cette région avec Google Earth.
Crédit photo : EarthObservatory.
Fonte de glacier entre le Groenland et le Canada
- le avril 28, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Fonte d’un glacier dans le détroit de Nares entre le 20 janvier et le 24 mars 2007.
Crédit photo : Leif Toudal Pedersen, Technical University of Denmark.
Les différents gaz à effet de serre
- le février 11, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ou GIEC qui s’est réuni à Paris entre le 29 janvier et le 2 février 2007 a remis son rapport il y a maintenant plus de 10 jours en tirant la sonnette d’alarme. Le réchauffement climatique en question observé depuis de nombreuses années et avéré désormais partout sur la planète aurait donc une origine anthropique. 90 % des experts et spécialistes conviés pour la circonstance, s’accordent à penser que les activités humaines sont responsables de ces changements ! Il y avait un doute, un doute parfois entretenu avec verve et ferveur, mais aussi cynisme et ignorance, un doute désormais chassé et récusé (même si certaines compagnies pétrolières américaines sont prêtes à récompenser les efforts des scientifiques qui démontreraient le contraire … !). Les activités industrielles qui ont débutées il y a plus de 150 ans et qui se sont développées considérablement à travers le monde grâce aux énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole émettent – nous le savons tous maintenant – du dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, que l’on retrouve pendant plusieurs années dans notre atmosphère. On parle beaucoup de ce gaz là, c’est le plus présent, mais il faut aussi s’inquiéter des autres comme le méthane ou, plus méconnu le HFC134a appelé aussi tetrafluoroethane. Ce dernier, on le retrouve dans les climatiseurs de nos voitures et de nos maisons … c’est un fait, tout le monde s’offre la « clim » pour sa voiture et aussi son domicile, le bureau, etc. Ces appareils sont très appréciés lors des étés très chaud, toujours plus chaud … ! Mais seulement voilà , sa présence dans l’atmosphère a doublé en l’espace de 5 ans et il a une action à effet de serre 1 000 fois supérieure à celle du dioxyde de carbone ! Un problème qui est, malheureusement, appelé à s’ajouter à ceux que l’on connaît déjà , d’autant que les ventes de climatisation ne sont pas prêtes de baisser !
Quant au méthane, tout porte à croire que sa présence va augmenter dans les années à venir avec le réchauffement des océans et aussi des terres gelées situées dans les régions polaires. De grandes réserves de méthane sont en effet prisonnières au fond des océans arctiques et antarctiques, mais la hausse des températures de l’eau laisse imaginer que ce gaz sera libéré. Les conséquences ? Un taux de gaz à effets de serre multiplié et probablement des dérèglements climatiques encore plus rapides et critiques que prévu. Et pourtant, les estimations pour les temps à venir ne sont pas du tout rassurantes même si on arrivera toujours à s’adapter.
D’ici 2100, la température moyenne à la surface du globe devrait augmenter de 1 à 4 °C, selon l’intensité des changements. Quand on sait que le demi-degré gagné lors de la deuxième moitié du siècle passé a déjà beaucoup modifié la géographie, notamment les contours de glace du Groënland ou du continent Antarctique, les grands glaciers dans les Alpes, les Andes, l’Hymalya ou encore le Kilimanjaro devenu comme un symbole de ces changements majeurs, donc un tout petit demi-degré bouleverse et transforme nos habitudes climatiques, que va t’il adevenir quand les températures augmenteront partout de plusieurs degrés.
Les scientifiques, les climatologues tentent déjà de le prévoir avec plus ou moins de certitude, on sait que les océans sous les effets de la chaleur se dilateront d’où une montée des eaux comprises entre 18 et 59 cm, une fréquence de phénomènes extrêmes comme les tempêtes, les cyclones tropicaux de plus en plus violents, les canicules, les sécheresses, les pluies diluviennes, des épisodes climatiques catastrophiques et désastreux de plus en plus nombreux ! Tout cela nous attend et il est temps pour tous, d’agir.
Plus de 10 jours après ces déclarations d’experts sur le climat, n’oublions pas ce qui a été dit et l’urgence d’agir. C’est tout l’écosystème qui est en danger, évitons que notre planète ressemble à notre voisine l’ardente Vénus, elle qui d’ailleurs brille en ce moment au coucher du Soleil.
Lire l’article « Montée en puissance de l’effet de serre », information via TechnoScience.net.
Lire « les principales conclusions du GIEC » sur le site Les Changements Climatiques en Question.
Lire aussi « Le GIEC rend son rapport et prévoit 1 000 ans de problèmes climatiques » sur le site du Nouvel Observateur.
Crédit photo : NASA.
Anomalies des températures en décembre 2006 de par le monde
- le janvier 11, 2007
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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Tandis que ce mois de janvier s’entame dans une douceur que tout le monde n’a pu s’empêcher de remarquer avec des valeurs supérieures à plus de 4 °C par rapport aux normales saisonnières. Des régions entières encore très peu touchées par les gelées. Tandis, donc, que janvier – et cet hiver – ressemble au printemps, le mois de décembre 2006 n’est pas en reste avec des anomalies dans les températures enregistrées aux quatre coins du globe. La France est relativement moins frappée par ces différences que l’Europe de l’est, la Scandinavie ou la partie nord-est du continent nord américain.
Crédit photo : EarthObservatory.
Disparition prévue des glaces d’été du pôle Nord
- le décembre 16, 2006
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Vidéos
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Selon une étude réalisée par les chercheurs américains et canadiens du Centre National pour la Recherche Atmosphérique (NCAR) publiée le 12 décembre et rapportée par Le Monde, la banquise du pôle Nord pourrait avoir complètement fondu pour la période de l’été d’ici à 2040 ! Plutôt inquiétant, d’autant que ce phénomène en cours aura de graves conséquences sur le milieu écologique ainsi que dans les domaines économiques. Nous pourrions voir disparaître l’ours blanc et aussi le fameux Gulf Stream. Comme nous le rappelle encore Al Gore dans son film « An Inconvenient Truth » le déversement d’eau douce dans l’océan Atlantique Nord ralentira ou annulera ce mécanisme de tapis roulant qui, semble t’il, intervient largement dans nos climats. Tout cela pourrait arriver beaucoup plus vite que prévu !
Extrait de l’article publié dans Le Monde du 12 décembre :
« Nous avons déjà été témoins de disparition importante de glace dans l’Arctique mais nos travaux suggèrent que la fonte qui se produira dans les prochaines décennies sera plus catastrophique que ce que nous avons connu jusqu’à présent », a indiqué Marika Holland, une scientifique du NCAR. D’ici vingt ans, la quantité de glace présente au mois de septembre au pôle Nord pourrait commencer à diminuer quatre fois plus vite que ce qui a pu être constaté jusqu’ici.
Selon une modélisation réalisée par ordinateurs, la glace de septembre se réduit pour passer d’environ 6 millions de kilomètres carrés à 2 millions de kilomètres carrés sur une période de dix ans. En 2040, la quasi-totalité de la région arctique sera libre de glace en septembre ; seule une partie de la banquise se maintiendra le long des côtes septentrionales du Groenland et du Canada.
Cette fonte brutale de la glace devrait avoir un impact profond sur le réchauffement global de la planète et pourrait modifier l’écosystème mondial, ont mis en garde les scientifiques. Les animaux vont devoir s’adapter : l’ours polaire, par exemple, a besoin d’une banquise pour survivre et chasser ses proies. »
La fonte estivale des glaces arctiques
LEMONDE.FR | 12.12.06
L’année la plus chaude
- le novembre 27, 2006
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement
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D’après les études du Goddard Institute of Space Studies, l’année 2005 fut la plus chaude jamais enregistrée depuis plus de 100 ans ! Voilà qui fait froid dans le dos …
Les mesures ont montré une hausse de 0,8°C en l’espace d’un siècle. Le XXème siècle déjà sinistre pour ses guerres et ses volontés d’exterminations est aussi celui qui a vu grandir plusieurs générations d’usines et de machines outils – et utiles – qui raffolent des énergies fossiles, inscrivant ainsi (à la suie de ses grandes usines) comme étant le plus polluant …!
Depuis que l’Homme a fait ses premiers pas sur la Lune, on dit qu’une conscience écologique est née qui n’a cessé, depuis, de se développer. Aujourd’hui, le réchauffement climatique de la Terre est constaté par la grande majorité des scientifiques, inquiétant de fait, les gouvernements et leurs populations. Cette même étude annonce aussi que les températures ont monté en moyenne sur le globe terrestre de 0,2 °C par décennie depuis 1975, montrant que le processus s’accélère et que les années les plus chaudes furent donc 2005, tout de suite suivies par les trois précédentes années !
La carte ci-dessus montre les plus grandes anomalies dans les températures observées pour l’année 2005. Les couleurs témoignent des différentes variations anormales constatées.
Téléchargé le document pdf publié sur le site EarthObservatory.
Crédit photo : EarthObservatory.
Les points les plus chauds sur Terre
- le novembre 25, 2006
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Environnement, Terre
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La carte ci-contre indique dans les tons clairs les zones les plus chaudes et dans les tons foncés et bleus, les zones les plus froides.
Le point le plus chaud relevé en 2003 se situait dans le Queensland en Australie avec une température qui atteignait 69,3°C et en 2005, c’est en Iran, plus précisément au coeur du désert de Lut où, cette fois le thermomètre indiquait 70,7°C ! Outre ce portrait très contrasté des températures réparties sur notre planète, la carte permet aussi de suivre les évolutions et en conséquence, les méfaits de la déforestation. Avec la détérioration de la couverture végétale en Amazonie, par exemple, on peut indiscutablement observer une hausse des températures au sol. De pareilles évolutions se retrouvent en de nombreux endroits sur le globe.
Une intégration de la carte est possible avec l’excellent Google Earth.























