Les grands incendies dans l’ouest américain photographiés de l’espace

Feux de forêts dans plusieurs états de l'ouest des Etats-Unis photographiés de l'espace, à bord d'ISS

Feux de forêts dans plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis photographiés de l’espace, à bord d’ISS

Plus de 250 incendies ravagent les forêts de plusieurs états de l’ouest des Etats-Unis, région qui souffrent d’une terrible vague de chaleur depuis plusieurs semaines.

Le violent incendie qui touche le Colorado depuis plusieurs jours et menace à présent Colorado Springs, la deuxième ville de l’état, n’est pas le seul dans cette partie du monde. Les autorités dénombrent 250 feux de forêts (!) répartis dans le « ouest américain », notamment dans les états de l’Utah, Wyoming, Montana, Nouveau-Mexique, Arizona et aussi Alaska. Les fumées sont largement visibles de l’espace (voir photo et vidéo capturées de l’espace, à plus de 350 km d’altitude, à bord de la Station Spatiale Internationale), et montrent l’étendue de la désolation que laissent ces incendies ravageurs.

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Image du jour : glacier arctique en net recul et respiration du Mont Etna

Glacier ERS2 March May

Le glacier Kangerdlugssuaq observé de mars à mai 2011 par ERS-2 (cliquez pour l'image HD)

Après 16 années de bons et loyaux services, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) vient de mettre à la retraite le satellite European Remote Sensing (ERS-2), chargé d’observer les relations entre notre atmosphère, les continents, les régions polaires, etc.

Les dernières images acquises par le satellite européen confirment la tendance au changement climatique. Les données soulignent une accélération de la fonte des glaces accompagné d’un recul très net des glaciers qui, chaque année, bat le record précédent …

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Preuves supplémentaires de l’origine anthropique du changement climatique

Illustration du noyau de fer liquide enrobé du manteau terrestre

Illustration du noyau de fer liquide au centre de la Terre, enrobé du manteau terrestre

Une nouvelle étude corrobore le rôle joué par les activités humaines dans le changement climatique. Les preuves sont apportées cette fois-ci par les recherches sur le noyau et le manteau terrestre qui influent sur la durée de la rotation de la Terre et donc, du jour.

Plusieurs recherches démontrent que la durée du jour peut varier au fil des années en raison, entre autres, des échanges étroits qui peuvent exister entre le globe terrestre et son enveloppe gazeuse, l’atmosphère (différences de pression, etc.). Nous avons coutume de vivre avec des journées comptant exactement 24 heures mais il s’agit, en réalité, d’une moyenne qui évolue constamment. Certes, ces variations sont infimes, de l’ordre d’une miliseconde par an, mais sont nullement insignifiantes pour les scientifiques.
Des études plus récentes, menées par des physiciens du globe de la NASA (Jean Dickey et Steven Marcus) et de l’Université Paris-Diderot (Oliver De Viron), établissent un lien entre le noyau en fusion, son enveloppe externe et les variations de la durée du jour observées sur une échelle de temps plus grande (4 millisecondes en plusieurs décennies …, 65 à 80 ans).
Ainsi, la rotation de notre planète est-elle modifiée au cours des âges par les échanges qui se produisent entre le noyau de métal liquide (fer) et l’épais manteau, là même où naît l’indispensable champ magnétique qui nous entoure.

Courbe des températures de l'atmosphère en noir, évolution de la durée du jour due au moment angulaire du noyau terrestre en bleu

Et le changement climatique dans tout cela ? Pourquoi l’évoquer dans ces questions de la durée de la rotation terrestre ?!
Il apparaît que ces variations de la longueur du jour ont un impact sur les températures moyennes globales (jusqu’à + 0,2° C ). L’évolution des courbes de températures relevées depuis 1880 indiquent qu’il existe une corrélation avec les changements de durée du jour et les variations de la température globale. Cependant, depuis 1930, les températures à la surface du globe commencent à diverger de ce que prévoient les modèles informatiques pour les prochaines décennies. Cette divergence, les scientifiques l’expliquent par l’apport massif de gaz à effet de serre (les plus connus sont le dioxyde de carbone – ou gaz carbonique, CO2 – , le méthane et la vapeur d’eau …) dans l’atmosphère depuis les débuts de l’ère dite industrielle …

Tout indique que le changement climatique observé partout dans le monde a une origine principalement humaine (anthropique), plus exactement, dues aux activités humaines qui utilisent des énergies fossiles particulièrement riches en gaz à effet de serre.

Source : NASA.

Crédit photo : NASA/JPL/Université Paris Diderot et Institut de Physique du Globe de Paris.


2010, année la plus chaude jamais enregistrée

Anomalies des températures en 2010

Anomalies des températures en 2010

Les rapports de la NASA, NOAA et JMA indiquent que 2010 est l’année la plus chaude et aussi la plus pluvieuse depuis les premières mesures météoroliques il y a 131 ans !

Sans être une surprise, nombre de chercheurs et spécialistes (météorologues, climatologues, glaciologues, etc.) s’y attendaient : 2010 (ex-aequo avec 2005) est l’année la plus chaude enregistrée depuis 1880 !

La NASA, la National Climatic Data Center (NCDC) de la NOAA, le Japanese Meteorological Agency (et bientôt le Met Office Hadley Centre) ont publié leurs rapports indépendants pour l’année 2010 écoulée. Les données relevées de par le monde convergent et montrent (voir graphique) qu’effectivement la température moyenne mesurée à la surface du globe au cours de l’année 2010 talonne 2005 (année la plus chaude jamais enregistrée) avec une différence de 0,01 °C.
Depuis 131 ans que des relevés de températures sont réalisés en plusieurs endroits du monde, c’est la décennie 2000-2010 qui est la plus chaude : 9 des 10 années figurent dans le top 10 des années les plus chaudes …
Les données de la NOAA indiquent que 2010 qui vient de s’achever était la 34e année consécutive à montrer une température moyenne supérieure à 13,9 °C (moyenne du XXe siècle). Les deux années ex-aequo les plus chaudes ont une température moyenne de 14,5 °C soit 0,6 °C au-dessus de la moyenne du siècle passé.
2010 a aussi été l’année la plus pluvieuse jamais enregistrée, nonobstant les pluies diluviennes qui ont frappé en ce début 2011, de vastes territoires du Brésil, de l’Australie, de l’Afrique du Sud …
En poursuivant la liste des données remarquables, on notera que les températures estivales dans la région de l’Arctique n’ont jamais été aussi douce (du moins depuis 800 000 ans !), idem pour une partie de l’automne et de l’hiver entamé. Que dire de la banquise et de l’épaisseur des glaces ? C’est la troisième année la plus basse en terme de surface recouverte par la glace (relevé au mois de septembre).

Courbes des progressions des anomalies de températures globales

Courbes des progressions des anomalies de températures globales relevées par plusieurs agences indépendantes

N’en déplaise aux climato-sceptiques les plus farouches (lesquels s’accordent sur la réalité d’un changement climatique mais refusent de le corréler aux émissions d’origine humaine – anthropique – de gaz à effets de serre), la croissance de la température moyenne globale suit la progression du taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Comme le rappelle Sylvestre Huet (lire l’article ici) dans son blog {Sciences2}, la biosphère terrestre n’avait pas « dépassé les 300 ppm depuis au moins 800 000 ans », en atteste les relevés effectués dans les glaces de l’Antarctique. Actuellement nous en sommes à 389 ppm (parties par million). Et ce n’est, hélas, pas prêt de ralentir, et encore moins de s’arrêter, car les émissions de gaz à effet de serre ont augmentées de 41 % entre 1990 et 2008 ! En dépassant les 400 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la température globale pourrait alors s’élever de +3 °C à +6 °C, comme il y a environ 20 millions d’années (Miocène moyen). Prendre ce chemin peut conduire à une sixième extinction de masse (à lire « Une ancienne extinction de masse aurait pour origine un changement climatique’) si nous ne prenons pas de mesures pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre. N’oublions pas que le CO2 peut demeurer 100 ans dans l’atmosphère et aussi que le réchauffement actuel favorise la fonte des pergélisols, libérant de fait d’immenses quantités de méthane (CH4) stockées. Ce dernier est un gaz à effet de serre 23 fois plus redoutable que le gaz carbonique ! Il serait sage d’éviter un « emballement » climatique et donc d’atteindre le « point de non-retour ».

Faits marquants liés au changement climatique

Faits marquants liés au changement climatique

En écho au taux de CO2 dans l’atmosphère, une étude publiée la semaine dernière (13 janvier 2010) par Jeffrey Kiehl (NCAR) et reprise dans Astrobiology Magazine suggère que la « sensibilité » de notre planète au CO2 est sous-estimé. L’impact de celui-ci pourrait être deux fois supérieur à ce que l’on pensait jusqu’à maintenant. Chercheur au National Center for Atmospheric Research (NCAR) Jeffrey Kiehl fait référence aux effets de rétroaction (feedback process) qui pourrait survenir en atteignant les 1 000 ppm, ce vers quoi nous nous dirigeons sans nul doute selon lui. Le climat qui en résulterait serait alors similaire à celui qu’a connue la Terre il y a 35 millions d’années.
«L’espèce humaine et les écosystèmes du monde seront placé dans un état climatique jamais connu dans leur histoire évolutive et à un rythme sans précédent » estime l’auteur de l’article publié dans la revue Science.

Pour plus d’informations, lire « Earth’s sensitivity to CO2 may be twice what climate models show ».

Voir et re-voir : Evolution des températures globales de 1880 à nos jours (Global Temperatures).

A lire également : « 3/4 des glaciers des Alpes pourraient disparaître d’ici 2100″ ; Astrobiology Magazine : « Mass extinctions linked to loss diversity » ; SpaceRef : « Earth’s hot past could be prologue to future climate ».
Sources : Universe Today : « 2010 Tied for Warmest Year on Record say NOAA and NASA » ; Earth Observatory : « Different Records, Same Warming Trend » ; {Sciences 2} : « 2010 année record de chaleur » ; blog Le Monde-Ecologie : « Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, l’anthropocéne ».

Crédit photo : NASA/GISS/NOAA.

2000, 2009 a été la décennie la plus chaude jamais enregistrée

Température globale

Moyenne de la température globale entre 2000 et 2009 (cliquez pour agrandir)

Depuis 1880 et les premiers relevés des températures dans le monde, la décennie 2000-2009 qui s’achève a été la plus chaude jamais enregistrée. Quant à 2009, elle se distingue par sa deuxième position au classement des années les plus chaudes depuis 130 ans, juste derrière 2005 ! Quoiqu’il en soit, peu importe le classement car les années 1998, 2002, 2003, 2006 et 2007 talonnent de prés 2009 ! La tendance est nettement à la hausse depuis une trentaine d’années, n’en déplaise au climato-sceptique qui refusent toujours de voir une évidence (…).

Température moyenne en 2009

Température moyenne en 2009 (cliquez pour agrandir)

Les observations et les mesures ont été menées par le Goddard Institute for Space Studies (GISS) et la NASA. Il faut rappeler qu’il s’agit de moyennes des températures relevées aux quatre coins du globe tout au long des années. Les scientifiques notent que la température globale a augmenté de 0,8 °C depuis la fin du XIX éme siècle. Ils soulignent qu’elles connaissent une forte hausse depuis 30 ans, avec en moyenne 0,2°C par décade. En dépit d’un hiver 2009-2010 assez rigoureux par endroit dans l’hémisphère nord, la température moyenne de notre planète continue d’augmenter. Idem pour le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, gaz à effet de serre vraisemblablement responsable (ou en partie) du changement climatique, avec le méthane et la vapeur d’eau.

Les cartes ci-dessus montrent les anomalies de températures constatées à la surface du globe terrestre par rapport à la moyenne entre 1950 et 1980. Plus le rouge est foncé, plus l’anomalie est forte avec des écarts de 4° à 6°C. Il n’échappera à personne que l’Arctique est la région la plus touchée par la hausse des températures.

A lire aussi : « 2009: Second Warmest Year on Record, End of Warmest Decade » et « NASA Climatologist Gavin Schmidt Discusses the Surface Temperature Record ».

Via Earth Observatory.

Crédit photo : NASA.

Perturbations des écosystèmes et du climat sur notre planète

Carbon Dioxyde in july 2009

Présence de dioxyde de carbone dans la troposphère moyenne en juillet 2009 (cliquez pour agrandir)

Evocation sommaire de quelques points chauds de la planète affectés par le changement climatique en cours. Quand le sommet de Copenhague accouche d’une souris pour la plus grande satisfaction des négateurs, cyniques et autres climato-sceptiques ! Faut-il craindre un abandon des décisions de réduction d’émissions de gaz à effets de serre par les leaders politiques ? Le « court-termisme » l’emportera t’il sur les mesures à prendre pour éviter un réchauffement supérieur à 2° qui serait catastrophique pour la biodiversité ? Où nous conduit la surexploitation des ressources de notre planète ?

L’Amazonie est une immense forêt primaire vieille de plusieurs millions d’années. Surnommée « le poumon de la Terre », elle renferme une impressionnante biodiversité (à ce sujet, après 2009 Année Mondiale de l’Astronomie, 2010 sera l’Année Mondiale de la Biodiversité !) que l’Homme n’a toujours pas fini d’explorer ! Chaque jour, chaque heure la forêt mythique diminue. Des tribus se voient chasser de leur territoire, contraint à vivre dans un monde qu’ils ne connaissent pas du tout. Des milliers d’espèces végétales ou animales sont anéanties au passage des buldozers … A la place, des prairies s’étalent et des champs de monocultures (l’exact contraire de la biodiversité) de céréales. Celles-ci nourriront les animaux des élevages industriels de l’Europe ou des Etats-Unis ou encore seront converties en agro-carburants, une invention absurde au bilan environnemental affreux ! Les arbres qui, autrefois absorbaient une partie du dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, rejetaient de l’oxygène et transpiraient de l’eau sont anéantis ou, plutôt, bruler … Rejetant ainsi le gaz carbonique qu’ils avaient emmagasiner ! Outre cet ajout de gaz à effet de serre, la disparition progressive de la forêt amazonienne entraine une baisse des pluies lesquelles, bien sûr, réduisent le débit du géant Amazone. La culture massive des céréales nécessite un apport régulier d’eau douce. Les cultivateurs auront, pour cela, besoin de pomper dans les nappes phréatiques. Mais que feront-ils quand ces réserves souterraines seront épuisées par manque de pluie ? L’Amazonie est vouée à s’assécher, souffrant d’un important ensoleillement et d’une raréfaction des pluies. L’agriculture intensive épuisera les sols en dépit des tonnes d’engrais chimiques déversées. Leurs traces se retrouvent déjà dans les nappes phréatiques …

A l’ouest de l’ancien « océan vert », se dresse la colossale cordillère des Andes. Victime déjà d’un climat sec, ses montagnes de légende voient s’évanouir leurs derniers glaciers à une vitesse étourdissante. C’est dans cette région, plus précisément au sud du Pérou, qu’a vécue la civilisation Nazca. Nous la connaissons tous pour ses impressionnants témoignages laissés sur le sol aride et rocailleux : des géoglyphes ou dessins gigantesques représentant différentes figures mythologiques que l’on ne peut voir que depuis le ciel. De récentes études archéologiques nous apprennent que c’est à une importante déforestation que l’on doit, en majeur partie, la ruine de ce peuple … Là où des milliers d’arbustes poussaient dans une terre assoiffée, il ne reste plus aujourd’hui que quelques souches carbonisées … L’arbre, pourvoyeur d’eau et d’humidité est éffacé, emportant avec lui tout espoir de culture (en écho, on peut lire ou relire « L’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono et aussi écouter l’émission « CO2, mon Amour » du 19 décembre 2009 avec Phillipe Torreton). L’histoire des Nazca nous renvoient à celle des Mayas ou des habitants de l’Île de Paques. Deux autres peuples connus pour avoir détériorer leur milieu, surexploiter leurs ressources, succomber à leur soif insatiable de richesses.

De l’autre côté du globe, autre grande chaîne de montagnes, l’Himalaya. On l’appelle aussi « le château d’eau d’Asie » ou le « troisième pôle ». Cette région porte bien son nom. Elle alimente en eau tous les grands fleuves de Chine et du sous-continent indien. Des centaines de millions d’hommes et de femmes en dépendent. Seulement, avec la hausse des températures moyennes, les glaciers reculent. La fonte rapide de ces importants volumes de glace aura pour conséquence, d’abord, de gonfler les fleuves. Des inondations sont donc à craindre. Puis quand toute la glace aura disparue, les fleuves légendaires que sont le Gange ou le Mékong s’assécheront, plongeant les populations locales dans des famines épouvantables. Il ne leur restera que l’exil pour espérer survivre. Tout cela pourrait se produire avant 2050 !

La disparition des glaces d’été en Arctique pourraient avoir lieu avant 2030. Si le « réchauffement climatique » se poursuit, le Groenland perdrait définitivement son manteau de glace au cours du prochain siècle ! Et non, ce n’est pas ce qui est arrivé au Moyen-Age comme le prétendent d’habiles détracteurs-négateurs du changement climatique ! De mémoire d’hominidés, cela ne s’est jamais vu !

Il est vrai que les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas directement perceptibles dans notre vie de tous les jours. Beaucoup pensent que quelques degrés de plus ne peuvent qu’agrémenter notre quotidien … Mais ce sont de grossières erreurs. Il faut bien rappeler que le terme réchauffement désigne avant tout une hausse moyenne de la température du globe (en anglais, on dit global warming). Ce phénomène inédit dans l’Histoire humaine entraine des changements dans les climats de la planète, des perturbations qui, à longs termes peuvent être catastrophiques pour les êtres vivants. Certains, comme l’astrophysicien Hubert Reeves n’hésitent pas à parler d’une sixième extinction de masse … C’est le risque majeur si la température du globe continue d’augmenter.

Avec 2° de plus, le climat risque ensuite de s’emballer. La Terre avec 6° de plus perdrait l’ensemble de ses éco-systèmes actuels, la vie serait durablement menacée. Et tout cela, après de longues souffrances à l’horizon de seulement un siècle ou deux. A titre de comparaison, avec 6° de moins qu’aujourd’hui, la Terre était entrée dans une longue ère glaciaire (des glaciers recouvraient un grande partie des continents). Des changements climatiques qui ont bouleversé tous les éco-systèmes, il y en a déjà eu beaucoup sur notre planète. Des causes naturelles comme l’inclinaison de la Terre ou de longs épisodes volcaniques (carbonifère) ont modifié et même redistribuer les espèces vivantes. Celles-ci pouvaient s’adapter, les changements s’opérant progressivement en plusieurs centaines de milliers d’années. La différence avec la perturbation actuelle est que cela évolue très vite ! En l’espace de 150 ans, nous avons libéré d’énormes quantités de gaz carbonique (CO2) qui dormaient depuis des millions d’années sous d’épaisses couches géologiques, dans l’atmosphère. Nous sommes aujourd’hui à 386 particules par million (ppm) de CO2 (c’est plus qu’il y a au moins 650 000 ans !). Il y a encore 150 ans, nous étions à 270 ppm ! N’oublions pas que c’est un gaz à effet de serre (GES) au même titre que la vapeur d’eau ou le redoutable méthane (23 fois les capacité du CO2 !).

On parle beaucoup de l’effet de serre mais beaucoup ignorent que sans ce phénomène, il ne pourrait pas y avoir de vie sur Terre, il ferait trop froid ! Il suffit de regarder Mars, l’absence d’atmosphère et d’effet de serre l’a rendue froide, glaciale et stérile en surface (rayons UV qui atteignent le sol). Mais, a contrario, l’excès d’effet de serre entraine des températures très élevées à l’instar de notre jumelle Vénus où la température est de 480° à sa surface. La Terre bénéficie d’un certain équilibre qu’il ne vaudrait mieux pas ignorer. Nous pillons, exploitons, surchauffons notre planète (la seule que nous ayons) pour quelques satisfactions éphémères et superficielles. Ce n’est pas du catastrophisme que de prévenir des dangers que l’on risque si nous ne faisons rien et attendons que cela passe. C’est exactement cela « le syndrome du Titanic », attendre, ne rien faire, ricaner, agir à court-terme et seulement à court-terme. J’en entends moquer l’écologie en prétextant que c’est une nouvelle mode sur laquelle se greffe des acteurs du capitalisme peu scrupuleux (il y en a qui en profitent, c’est vrai). D’autres prennent une attitude cynique et se fichent éperdument de ce qui peut arriver, du moment que leur capital est à l’abri. Puis il y a ceux qui nient tout en bloc, refusent de s’ouvrir à la science et d’ignorer les rapports du GIEC qui pointent, après de nombreux débats internes, la responsabilité humaine dans l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre. Ils répètent les arguments tronqués ou falsifiés des principaux détracteurs (en France, on a Claude Allègre et Vincent Courtillot. A propos, lire « la muse des climato-sceptiques, un scientifique au service des industries polluantes » dans Marianne). Après tout, il y en a encore qui pensent que fumer est bon pour la santé … !

L’Homme est face à trois problèmes de nature écologique importants : la bio-diversité menacée, les changements climatiques et l’épuisement des ressources naturelles. Si on continue de raisonner à court-terme, nous allons vraiment droit dans le mur ! Nous avons besoin de la grande diversité des êtres vivants. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où la météo se déchaine, essaimant famines, faillites, misère, maladies, réfugiés, etc. sur son passage. De même qu’un monde épuisé, vidé, assoiffé serait invivable. Il y a bien une urgence climatique que beaucoup de pays riches (et/ou en voie de développement) ont lamentablement ignoré au cours du récent sommet de Copenhague (lire « le bilan décevant du sommet de Copenhague » paru dans Le Monde). Sommes-nous stupide ? (voir « The age of Stupid »). Nous avons jusqu’à 2015 nous disent les experts pour réduire significativement nos émissions de gaz à effets de serre et enrayer l’emballement d’un changement climatique avant qu’il ne soit devenu irréversible.

Quelques sites internet :

Crédit photo : JPL/NASA.

Notre monde avec 4°C de plus

A quelques jours de l’important sommet international de Copenhague sur les changements climatiques, le gouvernement britannique, en tête desquels le premier ministre Gordon Brown, le ministre de l’énergie Ed Miliband et son frère David Miliband, chef de la diplomatie, sont à l’origine de la publication de la carte ci-dessus. Elle est l’œuvre du Bureau Météorologique Britannique et veut sensibiliser le grand public aux transformations qui nous attendent si la température globale venait à augmenter de 4°C.  « La raison de la publication de cette carte que beaucoup de gens, non seulement dans notre propre pays mais aussi dans le monde, n’ont pas encore compris que ce défi du changement climatique est réel et se passe maintenant » précise David Miliband, co-initiateur du projet.

De nombreuses questions environnementales se poseront aux milliards d’individus vivants sur notre petite planète dans les décennies à venir si rien n’est fait. Le rendez-vous de Copenhague 2009, du 7 au 18 décembre, est l’occasion pour les différents pays du monde d’engager des mesures de réductions des émissions de gaz à effets de serre, avant qu’il ne soit trop tard, avant que cela ne devienne insupportable … Des mesures nécessaires pour limiter les dérèglements climatiques aux quatre coins de la planète, pour ne pas les amplifier. Des experts prédisent une disparition définitive de la glace d’été en Arctique avant 2030, peut-être même pour dans une dizaine d’années ! La banquise fond plus vite que prévu et cela n’est pas sans conséquence : diminution de l’albédo, la glace réfléchit une partie de la lumière solaire et sa disparition entraine une absorption de cette énergie par les eaux, plus sombres, de l’océan Arctique … On peut craindre alors un emballement : accélération de la fonte des glaces, montée des eaux, fonte du permafrost et libération d’un puissant gaz à effet de serre, le méthane (23 fois le CO2 !), plus grande évaporation de l’eau, etc. et donc, encore un emballement ! Il est préférable de ne pas en arriver là, de se contenter d’une hausse de la température moyenne de seulement de 2°C, telles sont les prévisions actuelles avec les mesures et observations effectuées ces dernières années. Il ne faudrait pas continuer sur ce rythme d’émissions de gaz à effets de serre. Alors que la Terre devrait connaître un léger refroidissement progressif, c’est la situation inverse qui se prépare. Pour retrouver la même concentration de CO2 dans l’atmosphère (386 ppm), il faut aller au moins 650 000 ans en arrière !

Il ne faut pas oublier que le dioxyde de carbone (CO2) n’est pas l’unique gaz à effet de serre et qu’il n’est pas le seul problème environnemental. La biodiversité en péril, la destruction de biotopes uniques, la diminution des ressources en eau potable, la dégradation des terres arables, la raréfaction des énergies fossiles et de plusieurs minerais (…) sont autant de menaces pour l’avenir.

Voir la carte en grand format.

Voir le site du gouvernement britanique : Act On Copenhagen.

Voir le site Climate Change Conference COP15.

Signez l’Ultimatum Climatique, Copenhague 2009. Objectif : 1 million de signatures.

Voyage à travers la cryosphère ou l’évolution des surfaces glacées de la Terre

Evolutions de la cryosphère

Evolutions de la cryosphère

La NASA et le Goddard Space Flight Center ont publiés cette remarquable vidéo de la cryosphère terrestre. La cryosphère est l’ensemble des surfaces du globe recouvertes de glace. Le voyage que nous propose la vidéo nous emméne à travers le monde, dans ses terres froides ou à la limite, du pôle nord au pôle sud en passant par les glaciers « tropicaux » de l’Amérique du Sud. On peut y voir les fluctuations saisonnières de ces immenses surfaces gelées qui, les premières, subissent les modifications du climat. Les différents satellites d’observation américain qui ont permis l’acquisition de ces images et données offrent une vue imprenable sur l’évolution de ces manteaux de glaces et permet une meilleure compréhension et la visualisation de l’impact du changement climatique dans ces zones fragiles. Comme on peut le constater, bien des glaciers sont en recul. Le permafrost ainsi que les glaces estivales se réduisent en peau de chagrin, mollissent et disparaissent. C’est autant d’eau douce qui vont se mélanger aux eaux salées des océans et modifier ainsi leurs comportements. Cela suscite des questions aux scientifiques qui s’efforcent déjà d’éclaircir les mécanismes très complexes en place et d’obtenir des modéles des changements – et des défis – qui attendent l’humanité.

Image de prévisualisation YouTube

Rendez-vous sur le site du Goddard Space Flight Center pour télécharger la vidéo en différents formats et taille.

Crédit vidéo : NASA.

Fonte rapide des glaces de l’Océan Arctique

Fonte rapide des glaces pluri-annuelles dans locéan Arctique

Fonte rapide des glaces pluri-annuelles dans l'océan Arctique

Une importante étude sur l’épaisseur de la banquise arctique menée par la NASA avec le satellite ICESat (Ice, Cloud and land Elevation Satellite) a été récemment publiée dans le Journal of Geophysical Research-Oceans. Il est question d’une forte et rapide diminution de la banquise, été comme hiver.

Le constat est impressionnant : en l’espace de 4 ans (de 2004 à 2008), l’épaisseur de la glace pluri-annuelle (qui résiste à plusieurs étés) est tombée de 62 % à 32 % de la surface totale ! Pour la première fois, elles sont moins importantes que les glaces annuelles qui disparaissent durant l’été. Cela représente 1,54 million de km 2 de glaces, soit 3 fois la superficie de la France, qui auraient fondu en seulement 4 ans ! l’épaisseur a perdue 65 cm soit 18 cm par an !

C’est en été, précisément, que la banquise atteint son minimum, surtout à la fin de celui-ci, au mois de septembre.
Par ailleurs, ces dernières années, de nouvelles routes de navigation se sont ouvertes du fait de l’amoindrissement de la banquise ! Une première également. Certains scientifiques pensent que les glaces d’été pourraient avoir totalement disparues d’ici 2025. Lire également l’article « Fonte historique des glaces au pôle Nord ».

Les causes de cette fonte rapide de la couverture de glace sur l’océan Arctique sont imputables au changement climatique. Dans cette région du monde, tout semble aller plus vite. C’est aussi un avant-poste du réchauffement global. La diminution de la banquise signifie une surface réfléchissante du rayonnement solaire qui se désagrège. C’est aussi une fonte qui peut s’accélérer par l’écoulement de l’eau liquide suceptible de réchauffer et modifier les courants marins, régulateurs importants du climat.

Voir aussi la vidéo montrant l’évolution de l’épaisseur de la glace sur l’océan Arctique entre 2003 et 2008 à partir des données obtenues par le satellite ICESAt.

Crédit graphique : Ron Kwok, NASA/JPL.

Prédiction pour les températures moyennes globales pour la fin du 21éme siècle

Predictions des températures pour la fin du XXI éme siècle

Predictions des températures pour la fin du XXI éme siècle

Les changements climatiques avec hausse des températures moyennes ont déjà affectés plusieurs fois notre planète. C’est en général une conséquence de l’inclinaison changeante de l’axe de rotation terrestre ou encore les effets de l’activité volcanique qui fut, en des temps éloignés, très importante.

Ces derniers millénaires ont vu la Terre entrer dans une période de refroidissement climatique avec, parfois, 4°C en-dessous des moyennes ! Cependant le XXéme siècle qui s’est achevé a connu une hausse spectaculaire des températures qui se poursuit et même s’accélère. Un réchauffement climatique dont tout le monde a entendu parler qui est nettement visible dans les régions polaires où le recul des glaces est une évidence ainsi que pour les glaciers. Ailleurs, cela se traduit par une augmentation des pluies ou, au contraire, des sécheresses plus nombreuses et plus longues.

La carte ci-contre réalisée par Robert A. Rohde de Global Warming Art montre une prédiction de l’augmentation des températures pour les années 2070-2100 sur la surface du globe terrestre. Les régions les plus touchées, avec 7 à 8° au-dessus des moyennes, sont encore et toujours les pôles nord et sud et aussi une part importante de la forêt amazonienne (en espérant qu’une grande partie de cette vaste forêt primaire sera épargnée par la déforestation avide et irraisonnée actuelle pour le profit d’exploitants de soja ou colza, lequel l’un ou l’autre, nourrira les élevages intensifs de poulets, porcs, bœufs, etc. de l’Occident ou les 4X4 rutilants en agro-carburants … !). Par ailleurs, outre ces régions extrêmes, l’ensemble de la planète connaît une hausse sensible des températures, avec au minimum 2° de plus. Cela s’annonce comme le début d’un phénomène global qui modifiera beaucoup de paysages et mettra en péril de nombreuses espèces animales ou végétales qui ne sauront pas s’adapter assez vite, quand leur extinction n’est pas provoquée directement par l’Homme … C’est la première fois dans l’histoire de la planète qu’un dérèglement climatique se déroule si rapidement, avec des conséquences irréversibles.

Moyenne des températures globales annuelles depuis 1880

Il est temps d’agir et vite ! Lire à ce sujet : « C’est maintenant, 3 ans pour sauver le monde » de Jean_Marc Jancovici et Alain Grandjean.

Ecouter l’émission « CO2 mon Amour » sur les questions de l’environnement. Ce samedi 25 avril, émission sur l’impact du réchauffement sur les pôles et aussi sur les vignobles. Lien pour le podcast de l’émission.

Crédit photo : Robert A. Rohde/Global Warming Art.

La banquise en Arctique de plus en plus fine

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De nouvelles données montrent des glaces en Arctique de plus en plus fine au fil des années.

En l’espace de deux ans, les glaces pluriannuelles présentes durant plusieurs saisons, que l’on appelle aussi la banquise pérenne, sont passées de 20 % à 10 % pour cet hiver ! Les scientifiques ont observés que la couverture de glace dans cette région était de 15,2 millions de km2, soit 720 000 km2 de moins que durant la moyenne enregistrée entre 1979 et 2000. Il est à souligner que les six plus petites superficies de la banquise ont été observées ces six dernières années.

Beaucoup de scientiques s’alarment de cette évolution rapide des glaces des régions arctiques et antarctiques. Ces grandes nappes blanches jouent un rôle non négligeable dans la réverbération des rayonnements solaires. Lorsque la glace disparait, les rayons du Soleil sont alors absorbés par les grandes étendues beaucoup plus sombres des océans, ce qui accentue le réchauffement climatique. Certains prédisent une disparition totale de la glace en été pour 2013 et plus probablement avant 2025.

La vidéo ci-dessus montre l’évolution de l’épaisseur de la banquise durant plusieurs automne, de 2003 jusqu’à 2008. Les couleurs indiquent les différentes épaisseurs, le blanc pour le plus épais et le bleu foncé pour le moins épais.

Plus d’informations sur le site américain du Scientific Visualization Studio.

Crédit vidéo : GSFC/NASA.

Augmentation du nombre de jours de fonte des glaces au pôle nord

Fonte des glaces au Groenland

Fonte des glaces au Groenland

La carte du Groenland ci-contre met en évidence les zones les plus touchées par le réchauffement climatique en 2008. Les parties colorées sont celles où le nombre de jours de fonte des glaces a été supérieur à la moyenne observée depuis 1979. En rouge, et cela concerne notamment le nord-ouest de l’île, la période atteint un nombre record de jours de fonte des glaces d’été, jusqu’à 30 jours supplémentaires. Les températures ont été plus élevées de 3°C par rapport à la moyenne entre juin et août 2008. Plusieurs records furent enregistrer dans de nombreuses stations météorologiques de cette partie du monde particulièrement sensible au dérèglement climatique.

Actuellement, le continent Antarctique connaît la même amplitude des fontes des glaces pluri-millénaires, d’autant plus que l’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud, marquant l’apogée du recul du manteau neigeux, à l’instar de l’Arctique qui voit chaque année les glaces d’été diminuer toujours davantage au mois de septembre, ouvrant ainsi de nouvelles routes qui profitent au navire de commerce dans les années à venir.

Crédit photo : Earth Observatory.

Les incendies en Australie vus de l’espace

Incendies en Australie

Incendies en Australie vus de l'espace

Les immenses incendies qui font rage depuis la fin du mois de janvier en Australie ont été photographiés depuis l’espace par le satellite américain Aqua (voir photo).
Des vents violents, la sécheresse, des températures records, 47 °C à Melbourne !, font qualifiés d’« incendies du siècle » ces feux qui ont faits plus de 130 morts dans la région de Victoria.

Incendies en Australie

Incendies en Australie

La carte ci-contre, nous montre le continent australien en proie à des températures anormales : jusqu’à 10°C au-dessus des « normales saisonnières » dans la partie nord et 10°C au-dessous dans le sud où se situent les villes les plus importantes.

Ces feux ravageurs attirent une nouvelle fois l’attention sur les dérèglements climatiques, de plus en plus visibles sur notre planète, et dont ils sont l’une des manifestations les plus spectaculaires.

Crédit photo : ESA Observatory.

L’appel du climatologue en chef de la NASA

Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :

« Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par l’influent climatologue James Hansen au président élu des Etats-Unis et à son épouse. Figure mondiale de la climatologie, directeur du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, l’auteur écrit à « Michelle et Barack » sans s’embarrasser de convenances. Mais, pour être sûr qu’elle soit lue par ses destinataires, il a confié sa missive au physicien John Holdren, le nouveau premier conseiller scientifique de la Maison Blanche.

Certes, s’excuse M. Hansen en préambule, la lettre est un peu longue – quatre pages. Mais « l’attention personnelle que vous aurez pour ses détails pourrait faire toute la différence sur ce qui est sûrement le sujet le plus important de notre temps », poursuit-il. Le climatologue, célèbre pour avoir alerté le premier, en 1988, de la réalité des périls du réchauffement, formule trois requêtes. Trois conditions pour combler la « profonde déconnexion entre les actions envisagées dans les cercles dirigeants et ce qui est exigé par la science pour la préservation de la planète ».

M. Hansen propose d’abord au président élu l’adoption d’un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales électriques à charbon ne capturant pas le dioxyde de carbone (CO2) émis. Puis la mise au rencart progressive de celles en activité. Engagé dans une croisade contre le charbon, M. Hansen avait, voilà quelques mois, formulé la même demande à Angela Merkel et à Gordon Brown.

BANNISSEMENT DU CHARBON

Outre le bannissement du charbon, très émetteur de CO2, M. Hansen propose un mécanisme de taxation du carbone capable, selon lui, de  » décarboner » l’économie » américaine et d’ »aiguillonner l’innovation », tout en aidant  » les plus démunis et le climat ».

L’idée est d’une désarmante simplicité. Au lieu de recourir à la machinerie complexe du marché des émissions, il s’agit d’instaurer une taxe carbone sur tous les produits, proportionnelle à leur contribution au changement climatique. « Pas un centime » de cette taxe n’irait grossir le budget fédéral américain : son produit serait reversé à la population, tous les mois, « sur la base de parts égales, avec une demi-part par enfant et un maximum de deux enfants par foyer », écrit James Hansen.

Au terme de ce mécanisme, « une personne réduisant plus que la moyenne son empreinte carbone gagnerait de l’argent ». Le système aurait d’autres vertus : les produits locaux n’ayant pas nécessité de longs transports seraient moins coûteux. Quant à l’immigration illégale, elle serait découragée, car « tout monde paie la taxe, mais seuls les citoyens légaux en collectent le produit »…

Enfin, estime le climatologue, bien que « l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et un réseau électrique intelligent méritent la priorité », il est « urgent de soutenir fortement la recherche et le développement sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération ». »

Stéphane Foucart

Le réchauffement climatique accroit la fréquence des tempêtes

Un chercheur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de l’agence spatiale américaine, Hartmut Aumann, a étudié cinq ans de données issues d’un instrument infrarouge de mesure des nuages tropicaux, phénomènes de nature à provoquer des précipitations importantes.

« M. Aumann et son équipe ont trouvé un lien très net entre la fréquence de ces nuages et les variations saisonnières de la température de surface moyenne des zones tropicales des océans », selon le JPL, basé à Pasadena, dans la banlieue nord-est de Los Angeles.

« Pour chaque hausse d’un degré de la température de surface moyenne, l’équipe a observé un accroissement de 45% de la fréquence des nuages de haute altitude. Etant donné que le réchauffement climatique est actuellement de 0,13 degré par décennie, l’équipe en a conclu que la fréquence de ces tempêtes devrait augmenter de 6% par décennie », selon la même source.

Source : AFP.

Crédit photo : NASA.

Taux de méthane dans l’atmosphère en forte hausse

Taux de méthane dans latmosphère depuis 4 ans

Taux de méthane dans l'atmosphère depuis 4 ans

On n’en parle jamais assez, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant qui possède vingt fois les capacité du dioxyde de carbone !

Sa présence dans l‘atmosphère terrestre s’est considérablement accrue, conséquence de la fonte progressive des glaces arctiques et du pergélisol en Sibérie. Le méthane y est enfermé en énorme quantité depuis des centaines de milliers d’années. Présent au plus profond des océans (sous forme d’hydrate de méthane) mais aussi en surface où il se dissout après un séjour dans l’atmosphère. Le taux y est anormalement élevé, 200 fois supérieur à la normale ! Au cours des années 90, les mesures n’indiquaient pas un taux si élevé, ce qui suggère que de grands changements sont à l’oeuvre.

« Il y a cinq ans, je n’étais pas certain que le phénomène soit très sérieux, mais à présent je suis sûr que quelque chose de grave est en cours et que nous devrions avertir les gens », déclare Igor Semiletov, chercheur à l’International Arctic Research Center.

Pour l’instant, les scientifiques ignorent dans quelles proportions le méthane va être libéré dans l’atmosphère et ce que cela va produire à court terme. Rappelons quand même que, selon la communauté scientifique, les quantités d’hydrates de méthane présentes au fond des océans sont supérieures à celle des réserves de charbon dans le monde entier et cela équivaudrait à 12 fois la quantité déjà présente dans l’atmosphère. Si tout venait à se libérer, on atteindrait des pics alarmants de risques de déséquilibre climatique et donc, de désorganisation planétaire … ! Nous n’en sommes pas là et espérons que ce ne sera jamais le cas. Aux nations de prévenir les risques.

Cependant, il ne faut pas oublier que la région du cercle polaire arctique est à l’avant-garde du réchauffement climatique et que ses légendaires couvertures de glace s’amenuisent d’année en année pour atteindre ses niveaux les plus bas de mémoire d’hommes ! La grande île du Groenland perd des centaines de milliards de tonnes de glace par an. Autrefois, on comptait entre 10 et 15 jours où les températures s’y élevaient au-dessus de 0°C, à présent il y en a plus de 35 par an ! Quant au glaces d’été, chaque année un nouveau record de minimum est battu, tant et si bien (…) qu’il se pourrait qu’il n’y en ait plus du tout d’ici  l’été 2025 ! Dans cette région du monde, en perdant de la surface de glace, donc de la surface réfléchissante, la lumière solaire peut pénétrer plus profondément dans les abysses, créant ainsi des bouleversements très importants, des réactions en chaîne, dont le changement climatique en est une manifestation !

Source : FuturaSciences/NOAA.

Crédit image : NOAA.

Augmentation de l’acidité des océans

Dioxyde de Carbone

Dioxyde de Carbone

Lu sur le site bulletins-électroniques.com :

Selon une étude menée par l’université de Chicago, l’acidification de l’océan serait bien plus rapide que ne le prédisent les modélisations informatiques. Ces résultats sont importants étant donné le rôle majeur de l’océan dans le cycle du carbone. Actuellement, l’océan absorbe chaque année un tiers du dioxyde de carbone atmosphérique d’origine anthropique. Or, cet équilibre pourrait être perturbé suite à un changement trop radical du pH de la couche superficielle de l’océan.

Au niveau de l’interface air-océan, le dioxyde de carbone est dissous dans l’eau de mer pour former de l’acide carbonique. L’acidification de la couche superficielle de l’océan dépend de la quantité d’acide carbonique, soit de la quantité de dioxyde de carbone atmosphérique dissoute dans l’océan. Plus la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique est élevée, plus la quantité diluée dans l’océan est importante et plus l’acidification de l’océan sera prononcée.

Le professeur Timothy Wootton, biologiste à l’université de Chicago a étudié l’acidité, la température et la salinité de l’océan Pacifique ces 8 dernières années. 24 519 mesures de pH ont été réalisées autour de l’île Tatoosh, située dans l’océan Pacifique, non loin du littoral de l’état de Washington. Les résultats de cette étude détaillée, première en son genre, ont été communiqués lundi 24 Novembre 2008. L’intégralité de l’étude intitulée « Dynamic Patterns and Ecological Impacts of Declining Ocean pH in a High-Resolution Multi-Year Dataset, » sera publiée prochainement par la National Academy of Sciences. Actuellement, les résultats diffusés mettent en évidence une baisse du pH de 0.36 (et donc une acidification de l’océan), soit 10 fois plus que les valeurs calculées par les modélisations.

En effet, ces résultats expérimentaux ont été comparés à ceux de modélisations parus en 2005 dans un article de Nature. Cet article compare 13 modèles informatiques (développés dans les différents instituts européens et du Commonwealth) ayant pour but de retranscrire l’équilibre chimique de la couche superficielle de l’océan dans le cas d’un scenario « business as usual ». Globalement, ces modèles mettent en évidence une variation de pH significative d’ici 2050, soit sur une échelle de temps bien plus grande que celle mise en évidence par les travaux de Wootton.

L’acidification de l’océan peut avoir d’importantes répercussions sur l’équilibre écologique de la couche superficielle de l’océan. Par exemple, plusieurs organismes marins, formés de carbonates de calcium (plancton, coraux, mollusques…) pourraient voir leurs squelettes se dissoudre. Cette étude a ainsi mis en évidence un déclin du nombre de moules et de bernacles dans les zones océanographiques où le pH avait diminué rapidement. Une acidification croissante de l’océan pourrait alors empêcher certaines espèces d’exister favorisant ainsi la prolifération d’autres organismes (algues, méduses…). Le phytoplancton, à la base de la chaîne alimentaire marine, serait le premier touché par un changement du pH. Ces espèces sont de plus responsables du piégeage d’importantes quantités de carbone. En effet, une fois mort, les squelettes en carbonates de calcium de ces organismes se déposent sur le plancher océanique pour former des roches sédimentaires.

Si ces résultats ne concernent que les milieux côtiers de l’océan Pacifique et nécessitent des études complémentaires sur l’ensemble du globe, ceux-ci mettent néanmoins en évidence une vitesse d’acidification de l’océan élevée et laisse présager des impacts importants sur l’équilibre écologique océanique. Par ailleurs, étant donné l’augmentation continue des gaz à effet de serre, ces résultats préliminaires soulignent l’importance d’approfondir les recherches menées dans ce domaine afin de comprendre avec précisions les réactions impliquées dans l’acidification de l’océan.

Crédit photo : NASA.

Taux de gaz à effet de serre au plus haut en 2007

Taux de CO2 dans latmosphère

Taux de CO2 dans l'atmosphère

D’après l’Organisation Météorologique Mondiale ou OMM, les concentrations de gaz à effets de serre dans l’atmosphère sont en augmentation pour 2007 de 1,06 %. Depuis 1990, le taux s’est accru de 24,2 %, ce qui est énorme !

Comme le graphique ci-contre le montre, il n’y a jamais eu autant de gaz à effets de serre dans l’atmosphère. Ces chiffres alarmants sont vraisemblablement dû à l’activité industrielle qui débuta dans les années 1850 et l’emploi massif d’énergie fossile comme le pétrole, le charbon ou le gaz naturel qui contiennent beaucoup de dioxyde de carbone. La déforestation vient jouer aussi un rôle de plus en plus important par sa libération de carbone et le manque d’absorption. Et également, l’agriculture intensive qui augmente le taux de méthane, autre gaz à effet de serre d’une redoutable efficacité.

Lire l’article de l’OMM.

Voir le site de la NASA Global Climate Change.

Crédit photo : NASA.

Fonte historique des glaces au Pôle Nord

Record de fontes des glaces au Pôle Nord

Record de fontes des glaces au Pôle Nord

C’est à nouveau un record, comme l’an passé la calotte glaciaire du pôle nord est à son minimum en ce début de mois de septembre. C’est en effet à cette période, quand l’été se termine, que l’on observe la plus petite surface de glace dans cette région du monde.

La comparaison des observations et des mesures depuis 1979 jusqu’à cette année 2008 est éloquente, saisissante. L’image ci-contre montre le retrait de la couverture de glace entre ces deux époques (la ligne orange délimitant la banquise en 1979). Les scientifiques sont nombreux à prédire une disparition totale des glaces sur la mer en été au Pôle Nord avant 2025 !

Une nouvelle fois, une fonte des glaces historique ouvrant deux voies navigables autour pendant quelques jours, avant que l’hiver n’étende à nouveau la glace.

Crédit photo : National Snow and Ice Data Center.

Mer de glaces en Arctique de 2005 à 2006

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2007, une année très chaude

2007 earth surface température2007, l’une des années les plus chaudes dans la décennie 1998-2007 la plus chaude connue !

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Crédit image et vidéo : GISS.

La décénnie la plus chaude

La décennie 1998-2007 a été la plus chaude depuis que
les températures sont enregistrées sur la planète, a annoncé jeudi à
Bali l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La seule année 2007 a donné une température moyenne supérieure de 0,41
degré Celsius à la moyenne des années 1961-1990, calculée à 14°C.

L’année 2007 a également enregistré un record négatif de superficie de la
banquise dans l’Arctique avec seulement 4,28 millions de kilomètres
carrés de l’océan arctique, soit 39% de moins que la surface moyenne
habituelle à cette période de l’année, a indiqué dans un rapport l’OMM,
une agence des Nations unies.

Depuis le début du XXe siècle, la température moyenne a augmenté de 0,74°C, mais cette hausse n’a pas été
régulière : sur les cinquante dernières années, la hausse atteint
presque le double que sur les cent dernières années.

L’année 2007, dont il ne reste que 18 jours à courir, est bien partie pour être
la 7ème année la plus chaude jamais enregistrée, a indiqué l’OMM,
précisant que cette année aura également été caractérisée par des
évènements climatiques exceptionnels.

« Ce que nous voyons est une confirmation de la tendance au réchauffement décelée par les rapports
du Giec » a commenté Michel Jarraud, le secrétaire général de l’OMM, une
des deux organisations parentes du Groupe intergouvernemental sur
l’évolution du climat.

Depuis le début du 20è siècle, la température moyenne sur terre a augmenté de 0,74 degrés celsius mais
cette progression s’est accélérée : « la tendance linéaire au
réchauffement au cours des 5O dernières années a été de 0,13 degré
celsisus par décade, soit près de deux fois plus qu’au cours des 100
dernières années », a souligné M. Jarraud.

L’OMM souligne également que les 11 années les plus chaudes jamais enregistrées
figurent parmi les 13 dernières années, janvier 2007 ayant été le mois
de janvier le plus chaud.

Plusieurs régions de l’Europe ont connu leur printemps le plus chaud, des vagues de chaleur extrême ont touché le sud-est de l’Europe en juin et juillet et de fortes sécheresses ont
sévi dans l’ouest des Etats-Unis et en Australie, note le rapport.

La Grande-Bretagne a de son côté battu des records de pluviosité datant de 1766 en mai et juin.

2007 aura également été marquée par de nombreux cyclones, Sidr en novembre
au Bangladesh, Gonu en juin en Oman, rappelle le document.

Enfin la fonte de la glace d’été au Nord du Canada a permis la navigation autour du globe par le passage du Nord-Ouest, traditionnellement bloqué par la banquise.

AFP

Passage ouvert entre le Canada et le Groenland

Fonte des glaces au pôle nord

 

 

 

Les effets du changement climatique sont beaucoup plus sensibles au pôle nord en témoigne les fontes des glaces rapides et le retrait des plus grands glaciers. Pour la première fois depuis des millénaires le « passage du nord-ouest » s’est ouvert. Belle aubaine pour les transporteurs qui pourront emprunter une nouvelle route reliant les deux grands océans sans passer par le détroit de Panama. Il y a bien longtemps que l’homme voulait prendre un tel passage, plus rapide et moins long mais la glace restait une barrière infranchissable.
Les fontes des glaces atteignent leur apogée au cours du mois de septembre de chaque année et pour la première fois, la glace s’est retirée de cette région du nord-ouest du Groëland, le long des côtes canadiennes. Evidemment, tout cela n’empêchera pas le transport d’hydrocarbures, en partie responsable du réchauffement climatique.

 

Evolution de la fonte des glaces

Passage du nord-ouest, fonte des glaces au pôle nord

Crédit photo : ESA.

Les différents gaz à effet de serre


Ouragan Gordon et HeleneLe Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ou GIEC qui s’est réuni à Paris entre le 29 janvier et le 2 février 2007 a remis son rapport il y a maintenant plus de 10 jours en tirant la sonnette d’alarme. Le réchauffement climatique en question observé depuis de nombreuses années et avéré désormais partout sur la planète aurait donc une origine anthropique. 90 % des experts et spécialistes conviés pour la circonstance, s’accordent à penser que les activités humaines sont responsables de ces changements ! Il y avait un doute, un doute parfois entretenu avec verve et ferveur, mais aussi cynisme et ignorance, un doute désormais chassé et récusé (même si certaines compagnies pétrolières américaines sont prêtes à récompenser les efforts des scientifiques qui démontreraient le contraire … !). Les activités industrielles qui ont débutées il y a plus de 150 ans et qui se sont développées considérablement à travers le monde grâce aux énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole émettent – nous le savons tous maintenant – du dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre, que l’on retrouve pendant plusieurs années dans notre atmosphère. On parle beaucoup de ce gaz là, c’est le plus présent, mais il faut aussi s’inquiéter des autres comme le méthane ou, plus méconnu le HFC134a appelé aussi tetrafluoroethane. Ce dernier, on le retrouve dans les climatiseurs de nos voitures et de nos maisons … c’est un fait, tout le monde s’offre la « clim » pour sa voiture et aussi son domicile, le bureau, etc. Ces appareils sont très appréciés lors des étés très chaud, toujours plus chaud … ! Mais seulement voilà , sa présence dans l’atmosphère a doublé en l’espace de 5 ans et il a une action à effet de serre 1 000 fois supérieure à celle du dioxyde de carbone ! Un problème qui est, malheureusement, appelé à s’ajouter à ceux que l’on connaît déjà , d’autant que les ventes de climatisation ne sont pas prêtes de baisser !

Quant au méthane, tout porte à croire que sa présence va augmenter dans les années à venir avec le réchauffement des océans et aussi des terres gelées situées dans les régions polaires. De grandes réserves de méthane sont en effet prisonnières au fond des océans arctiques et antarctiques, mais la hausse des températures de l’eau laisse imaginer que ce gaz sera libéré. Les conséquences ? Un taux de gaz à effets de serre multiplié et probablement des dérèglements climatiques encore plus rapides et critiques que prévu. Et pourtant, les estimations pour les temps à venir ne sont pas du tout rassurantes même si on arrivera toujours à s’adapter.

D’ici 2100, la température moyenne à la surface du globe devrait augmenter de 1 à 4 °C, selon l’intensité des changements. Quand on sait que le demi-degré gagné lors de la deuxième moitié du siècle passé a déjà beaucoup modifié la géographie, notamment les contours de glace du Groënland ou du continent Antarctique, les grands glaciers dans les Alpes, les Andes, l’Hymalya ou encore le Kilimanjaro devenu comme un symbole de ces changements majeurs, donc un tout petit demi-degré bouleverse et transforme nos habitudes climatiques, que va t’il adevenir quand les températures augmenteront partout de plusieurs degrés.
Les scientifiques, les climatologues tentent déjà de le prévoir avec plus ou moins de certitude, on sait que les océans sous les effets de la chaleur se dilateront d’où une montée des eaux comprises entre 18 et 59 cm, une fréquence de phénomènes extrêmes comme les tempêtes, les cyclones tropicaux de plus en plus violents, les canicules, les sécheresses, les pluies diluviennes, des épisodes climatiques catastrophiques et désastreux de plus en plus nombreux ! Tout cela nous attend et il est temps pour tous, d’agir.
Plus de 10 jours après ces déclarations d’experts sur le climat, n’oublions pas ce qui a été dit et l’urgence d’agir. C’est tout l’écosystème qui est en danger, évitons que notre planète ressemble à notre voisine l’ardente Vénus, elle qui d’ailleurs brille en ce moment au coucher du Soleil.

Lire l’article « Montée en puissance de l’effet de serre », information via TechnoScience.net.

Lire « les principales conclusions du GIEC » sur le site Les Changements Climatiques en Question.
Lire aussi « Le GIEC rend son rapport et prévoit 1 000 ans de problèmes climatiques » sur le site du Nouvel Observateur.

Crédit photo : NASA.

Changement climatique, éteindre la lumière 5 minutes


Eteignons nos lumières 5 minutesTandis que le GIEC se réunit toute la semaine à Paris, journée d’action ou plutôt quelques minutes d’action pour réduire les émissions de gaz à effets de serre.
Plus d’informations sur le site Réseau Action Climat France.

Anomalies des températures en décembre 2006 de par le monde


Anomalies des températures en décembre 2006 dans le monde entierTandis que ce mois de janvier s’entame dans une douceur que tout le monde n’a pu s’empêcher de remarquer avec des valeurs supérieures à plus de 4 °C par rapport aux normales saisonnières. Des régions entières encore très peu touchées par les gelées. Tandis, donc, que janvier – et cet hiver – ressemble au printemps, le mois de décembre 2006 n’est pas en reste avec des anomalies dans les températures enregistrées aux quatre coins du globe. La France est relativement moins frappée par ces différences que l’Europe de l’est, la Scandinavie ou la partie nord-est du continent nord américain.
Crédit photo : EarthObservatory.

L’année la plus chaude

Carte des anomalies de température à travers le mondeD’après les études du Goddard Institute of Space Studies, l’année 2005 fut la plus chaude jamais enregistrée depuis plus de 100 ans ! Voilà qui fait froid dans le dos …

Les mesures ont montré une hausse de 0,8°C en l’espace d’un siècle. Le XXème siècle déjà  sinistre pour ses guerres et ses volontés d’exterminations est aussi celui qui a vu grandir plusieurs générations d’usines et de machines outils – et utiles – qui raffolent des énergies fossiles, inscrivant ainsi (à la suie de ses grandes usines) comme étant le plus polluant …!

Depuis que l’Homme a fait ses premiers pas sur la Lune, on dit qu’une conscience écologique est née qui n’a cessé, depuis, de se développer. Aujourd’hui, le réchauffement climatique de la Terre est constaté par la grande majorité des scientifiques, inquiétant de fait, les gouvernements et leurs populations. Cette même étude annonce aussi que les températures ont monté en moyenne sur le globe terrestre de 0,2 °C par décennie depuis 1975, montrant que le processus s’accélère et que les années les plus chaudes furent donc 2005, tout de suite suivies par les trois précédentes années !

La carte ci-dessus montre les plus grandes anomalies dans les températures observées pour l’année 2005. Les couleurs témoignent des différentes variations anormales constatées.

Téléchargé le document pdf publié sur le site EarthObservatory.

Crédit photo : EarthObservatory.

Les points les plus chauds sur Terre

Carte des températures dans le mondeLa carte ci-contre indique dans les tons clairs les zones les plus chaudes et dans les tons foncés et bleus, les zones les plus froides.

Le point le plus chaud relevé en 2003 se situait dans le Queensland en Australie avec une température qui atteignait 69,3°C et en 2005, c’est en Iran, plus précisément au coeur du désert de Lut où, cette fois le thermomètre indiquait 70,7°C ! Outre ce portrait très contrasté des températures réparties sur notre planète, la carte permet aussi de suivre les évolutions et en conséquence, les méfaits de la déforestation. Avec la détérioration de la couverture végétale en Amazonie, par exemple, on peut indiscutablement observer une hausse des températures au sol. De pareilles évolutions se retrouvent en de nombreux endroits sur le globe.

Une intégration de la carte est possible avec l’excellent Google Earth.

Carte comparative des changements climatiques

carte comparative

Atlas des changements climatiques

Un site internet très intéressant qui propose une carte du monde façon Google avec des comparaisons topographiques pour chaque lieu, soulignant l’impact des changements climatiques en l’espace de quelques années.

Via le blog Aeiou.

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