Extinction des dinosaures : une comète plutôt qu’un astéroïde ?

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Le taux d’iridium dans les couches sédimentaires remontant à 65 millions d’années suggère à une équipe de chercheurs que l’impact d’une comète et non d’un astéroïde de 10 km a été à l’origine de la dernière extinction de masse.

Lors de la quarante-quatrième conférence des sciences lunaires et planétaires (Lunar and Planetary Science Conference, LPSC) qui s’est déroulée du 18 au 22 mars 2013 à The Woodlands au Texas, des scientifiques ont avancé que l’impacteur qui a causé la disparition de l’immense majorité des dinosaures il y a 65 millions d’années ne serait pas un astéroïde mais plutôt une comète.

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Vesta et la Lune, victimes en même temps d’un bombardement de météorïdes

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Vesta et la Lune auraient été bombardé par une même salve de météoroïdes il y a plus de 4 milliards d’années.

Une étude publiée le numéro de mars 2013 de la revue Nature Geoscience suggère un lien inattendu entre notre satellite naturel, la Lune et Vesta, le deuxième plus gros corps rocheux de la ceinture d’astéroïdes. L’analyse des échantillons lunaires rapportés par les astronautes des missions Apollo (environ 448 kg) et celle de météorites échouées sur Terre appartenant à des familles relativement communes, les “howardites” et les “eucrites” (environ 1,3 t.) ― par ailleurs considérés par les planétologues comme des fragments de Vesta ― révèlent des impacts violents par une même population de projectiles se déplaçant à très grande vitesse au cours d’une même période. C’était il y a plus de 4 milliards d’années et la Lune en porte toujours les cicatrices : vastes bassins sombres et cratères immenses que nous avons toujours plaisir à observer dans nos instruments. Appelé “cataclysme lunaire”, cet épisode douloureux ne semble pas avoir affecté uniquement notre satellite naturel. A plus de 300 millions de km de chez nous, Vesta n’a, apparemment, pas été épargné. Tous deux “[…] semblent partager le même historique du bombardement massif” commente Yvonne Pendleton qui dirige le NASA Lunar Science Institute (NLSI) à l’origine de ces recherches.

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Premières images de l’astéroïde 2013 ET

Portrait de l'astéroïde 2013 ET qui s'est hasardé à 1,1 millions de km de la Terre le 10 mars 2013

Portrait de l’astéroïde 2013 ET qui s’est hasardé à 1,1 millions de km de la Terre le 10 mars 2013

Deux astéroïdes récemment découverts qui se sont aventurés dans notre voisinage.

On a beaucoup parlé de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre à une distance record (27 700 km !) le 15 février dernier sans pour autant nous menacer directement. Toutefois, le matin même le hasard a voulu qu’un corps plus petit (environ 17 m.) explose dans le ciel de Russie, non loin de la ville de Chelyabinsk. Depuis quelques décennies, les scientifiques prennent très au sérieux ces innombrables gros cailloux cosmiques, visiteurs inopportuns qui croisent l’orbite terrestre. Leurs tailles modestes et leurs compositions rendent assez difficiles leurs recensements pourtant nécessaires pour anticiper un quelconque danger (à une échelle régionale ou planétaire …).

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Vidéo et images radar de l’astéroïde 2012 DA14

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Images radar de l’astéroïde 2012 DA14 qui a frôlé la Terre le 15 février 2013 compilées en vidéo.

Des chercheurs de la NASA qui ont suivi le passage de l’astéroïde 2012 DA14 à proximité de la Terre (à 28 000 km) le 15 février dernier viennent de publier un montage vidéo des images radar capturées avec la grande antenne de Goldstone (Californie). Elles ont été réalisées après que l’astéroïde ait dépassé notre planète sans danger, durant 8 heures, entre le 15 et le 16 février, à une distance comprise entre 120 000 km et 314 000 km. Même si les images apparaissent imprécises (résolution de 4 m. par pixel), les données recueillies permettent aux astronomes de mieux définir sa forme, sa taille, ses nombreuses irrégularités et aspérités, d’évaluer sa période de rotation avac davantage de précision, de même que son orbite. Ces observations suggèrent que ce gros “caillou” mesure quelques 40 m. dans sa plus grande longueur.
De nouvelles observations radar ont été programmées les 18, 19 et 20 février.

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Passage de l’astéroïde 2012 DA14 en photos et vidéos

Passage de l'astéroïde devant la nébuleuse de la Carène photographié en Australie par Aaron Kingery

Passage de l’astéroïde devant la nébuleuse de la Carène photographié en Australie par Aaron Kingery

Quelques images et vidéos du passage furtif de l’astéroïde 2012 DA14 à 28 000 km de la surface de la Terre.

L’astéroïde 2012 DA14 d’une taille estimée entre 45 et 50 mètres pour une masse de 130 000 tonnes a frôlé la Terre sans danger le 15 février 2013 à 20h29 TU. Passant à seulement 28 000 km de la surface (plus particulièrement l’Indonésie, au plus près), soit 13 fois moins que la distance qui nous sépare de la Lune, il a défrayé la chronique pour cette approche record. Tout du moins depuis que nous commençons sérieusement à fouiller les cieux et l’espace alentour à la recherche de ces corps rocheux “potentiellement dangereux”. 

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Météorite ? Astéroïde ? Que s’est-il passé dans le ciel de Russie ?

Les chercheurs en savent un peu plus sur le petit astéroïde qui a explosé dans le ciel de Russie.

Aucune corrélation entre le “météoroïde » qui explosa dans le ciel de Russie et le survol à une distance record de l’astéroïde 2012 DA14 (40 m. de long).

Le météorite ou plutôt le petit astéroïde qui est entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la région de l’Oural, en Russie, le 15 février 2013 à 9 h 20, heure locale (il était 4 h 20 du matin en France métropolitaine) était l’événement météorique le plus puissant enregistré depuis celui de 1908 lequel coucha les arbres sur des dizaines de kilomètres dans la région de Tunguska !

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Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14

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Précisions sur l’astéroïde 2012 DA14 qui frôlera la Terre dans la soirée du 15 février 2013. Comment l’observer ?

Il est rare qu’un astéroïde de type géocrosieur passe aussi prés de la surface de la Terre et cela, sans danger aucun !

2012 DA14 (découvert en février 2012) fait beaucoup parler de lui ces derniers jours. D’une taille estimée à 45 mètres (dans sa plus grande longueur), il s’approchera de la surface de notre planète bleue à environ 27 700 km (13 fois plus prés que la Lune). C’est en deçà de la flottille de satellites de communications et de météo qui sont en orbite géostationnaire à quelques 35 800 km d’altitude. Les autres satellites tels les télescopes spatiaux ou la Station Spatiale Internationale (ISS) qui nous survolent à plus de 400 km d’altitude n’ont absolument rien à craindre. Fort heureusement, cet astéroïde de dimension relativement modeste dont la masse est évaluée à 130 000 tonnes n’est pas sur une trajectoire de collision. Il ne représente donc pas une menace pour l’ensemble de la vie sur Terre !

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Animation créée à partir de 3 images de l’astéroïde 2012 DA14 capturées à l’observatoire Faulkes Telescope South en Australie le 14 février 2013. La distance de l’astéroïde était alors de 748 000 km.

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Un astéroïde frôlera la Terre le 15 février à une distance record

Illustration de l'astéroïde 2012 DA14 lors de son passage au plus près de la Terre, vendredi 15 février 2013

Illustration de l’astéroïde 2012 DA14 lors de son passage au plus près de la Terre, vendredi 15 février 2013

L’astéroïde géocroiseur 2012 DA14 frôlera notre planète à moins de 28 000 km.

Le 15 février prochain, un astéroïde va frôler notre planète à environ 27 700 km de la surface ! Une altitude inférieure à celle des satellites géostationnaires (orbite à 36 000 km). “Depuis les sondages réguliers du ciel commencés au début des années 1990, nous n’avons jamais vu un objet aussi gros passé aussi prés de la Terre” déclarait Don Yeomans du programme de la NASA Near Earth Object (NEO), . “Il s’agit d’une approche record” !

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L’astéroïde Toutatis photographié par la sonde spatiale Chang’e 2

Toutatis

Toutatis frôlé par la sonde spatiale chinoise Chang’e 2 à environ 3,2 km

Rares images de l’astéroïde Toutatis qui nous a frôlé le 12 et 13 décembre 2012, capturées par la sonde spatiale chinoise Chang’e 2.

La mission lunaire Chang’e 2 de l’agence spatiale chinoise profita du passage de l’astéroïde Toutatis à un peu moins de 7 millions de kilomètres de la Terre, le 13 décembre dernier, pour l’approcher et produire des images inédites de sa morphologie encore mal connue. Long d’environ 4 kilomètres, Toutatis est un géocroiseur “potentiellement dangereux” qui ne devrait pas entrer en collision avec notre planète à court et moyen terme.

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Astéroïde Apophis : pas de collision à craindre en 2036

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Potentiellement dangereux, l’astéroïde Apophis ne représente plus une menace pour son passage de 2036, selon de récents calculs de son orbite.

A l’occasion du passage à environ 14,4 millions de km de la Terre, le 9 janvier 2013, de l’astéroïde Apophis, plusieurs chercheurs ont pointé leurs  radiotélescopes et radars sur cette cible mouvante encore mal caractérisée. Découvert en 2004, cet astéroïde reçut très vite (en partie à cause des médias) une mauvaise réputation. Les calculs initiaux évaluaient en effet à 2,7 % les risques d’une collision avec notre planète le vendredi 13 avril 2029. Il n’en faillait pas plus pour y voir un astéroïde-tueur capable de nous anéantir. Outre le 21 décembre 2012, la prochaine date de la “fin du monde” était déjà connue ! Puis, après correction, ce serait plutôt le 13 avril (aussi !) 2036, avec toutefois des risques d’impact beaucoup plus faibles. Finalement, les dernières estimations — plus solides encore que les précédentes, appuyées par les observations affinées de ces derniers jours — excluent une collision avec la Terre à ces dates-là. En 2036, les risques ne sont plus que d’un sur un million ! Ouf !

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Nouvelles données sur l’astéroïde Apophis

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Apophis photographié le 6-7 janvier 2013 par le télescope spatial Herschel

Les données collectées par le télescope spatial Herschel sur l’astéroïde Apophis qui nous rend visite ce 9 janvier montrent qu’il est plus grand que prévu et moins réfléchissant.

Il y a environ un mois, le 12-13 décembre 2012, l’astéroïde portant le nom du dieu celte, Toutatis, s’invitait — comme il en a pris l’habitude tous les 4 ans environ — dans le voisinage de notre planète sans pour autant, et fort heureusement, nous menacer directement … Long de plus de 4,4 km, (4179) Toutatis est passé ce jour-là non pas à un cheveu de la Terre mais à 6,9 millions de km de distance (18 fois la distance Terre-Lune).

Classé parmi les “objets potentiellement dangereux” (PHO pour Potentially Hazardous Objects), Toutatis est l’un des plus gros connus des astronomes. Bien entendu, il n’est pas le seul dans cette catégorie et plusieurs observatoires dans le monde s’emploient à recenser ces petits corps relativement sombres qui croisent notre orbite. Ils sont paradoxalement petits mais tout de même suffisamment gros (celui-ci équivaut à une montagne) pour causer des dégâts, au mieux à l’échelle régionale, au pire à l’échelle globale.
Grâce aux données collectées à chacune de ses visites, les chercheurs affinent les calculs de sa trajectoire. Tout indique qu’il ne représente pas une menace avant plusieurs siècles.

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L’astéroïde Toutatis en vidéo

Toutatis

Toutatis le 11 décembre, image radar de l’Observatoire de Goldstone

Profitant du passage à 6,9 millions de km de la Terre de l’astéroïde Toutatis, des astronomes esquissent son portrait à partir des images radar obtenues à l’observatoire de Goldstone. Long de plus de 4 km, Toutatis est l’un des plus gros astéroïdes potentiellement dangereux à s’approcher de notre planète régulièrement. Selon les calculs, il n’y aurait aucun impact à craindre avant plusieurs centaines d’années.

La vidéo ci-dessous a été réalisée à partir de 64 images capturées les 12 et 13 décembre 2012 alors qu’il était au plus prés de nous.

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Deux astéroïdes frôlent la Terre sans nous menacer

Toutatis images radar

Toutatis capturé par les radars de Goldstone

Par Toutatis !, le ciel va t’il nous tomber sur la tête ? La fin du monde tant annoncée ne devrait pas être pour le 21 décembre 2012 ni pour le 12/12/12, jour du passage du gros astéroïde potentiellement dangereux au plus près de la Terre.

C’est l’un des plus gros astéroïdes potentiellement dangereux à croiser régulièrement l’orbite de la Terre. Long d’environ 4,46 km et large de 2,4 km, (4179) Toutatis a probablement vu naître et grandir les planètes du système solaire avant de se retrouver captif de l’orbite terrestre. Repassant en moyenne tous les 4 ans dans les parages, les astronomes sont ravis de pouvoir l’étudier : cerner sa silhouette patatoïde, définir sa rotation, reconstituer son parcours depuis plusieurs milliards d’années et aussi, de déchiffrer les secrets des origines qu’il renferme …

D’après de récents calculs de sa trajectoire, Toutatis ne représente pas une menace pour la vie sur Terre, du moins pas avant plusieurs siècles.
Ce mercredi 12 décembre, l’astéroïde nous manquera (et tant mieux !) de quelques 6,9 millions de kilomètres, soit 18 fois la distance Terre-Lune. On est loin d’être frôlé et cela rien à voir avec celui, vraisemblablement deux fois plus gros, qui a percuté la surface de notre planète il y a 65 millions d’années et a presque totalement anéanti les dinosaures !

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Les encas d’astéroïdes du trou noir central observés avec le satellite NuSTAR

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Grâce aux données collectées avec le nouveau satellite NuSTAR, les astronomes en savent un peu sur les en-cas et les éruptions de haute énergie de Sagittarrius A*, le trou noir supermassif tapi au centre de la Voie Lactée.

Lancé en juin 2012, le satellite NuSTAR (Nuclear Spectroscopic Telescope ARray) sensible aux rayonnements x de haute-énergie est à ce jour, l’instrument le mieux qualifié pour étudier avec le plus de précisions possible le trou noir supermassif tapi au centre de notre galaxie. Situé à environ 26 000 années-lumière du système solaire dans la région la plus dense de la Voie Lactée, Sagittarius A* – ou Sgr A* — (présent dans la constellation du Sagittaire) est un poids lourd estimé à 4 millions de masses solaires ! On pourrait facilement imaginé que l’objet, en proie à un appétit d’ogre, n’a de cesse de dévorer et d’engouffrer les corps célestes qui s’aventurent trop de lui or les données recueillies ces dernières années témoignent d’une diète qui ne ressemble pas à celle d’un monstre de cette espèce. Il n’y aurait, en effet, point d’étoiles au menu ni même de planètes mais seulement des miettes, à savoir une pléthore d’astéroïdes (de tailles équivalentes à celui qui a frappé la Terre il y a 65 millions d’années ou plus modestes). Bref des en-cas jetés en pâture avec parcimonie ! C’est maigre pour un trou noir de cette importance en comparaison avec la plupart de ses congénères épiés au sein d’autres galaxies.
Les petits sursauts de haute-énergie observés ces derniers mois ont vraisemblablement été provoqués par quelques-uns de ces astéroïdes (ils seraient des milliards à attendre leur tour dans la banlieue de l’astre obscur …). Brisés, leurs débris emportés ont été chauffés à plus de 100 millions de degrés Celsius !

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Portrait de l’astéroïde géocroiseur 2007 PA8

2007 PA8

Images capturées avec l’antenne de 70 m. de Goldstone en Californie

Premier portrait de l’astéroïde 2007 PA8 qui passait à moins de 10 millions de km de la Terre à la fin du mois d’octobre 2012.

Dans notre système solaire, la plupart des astéroïdes sont sagement “parqués” entre les orbites de Mars et Jupiter, à plus de 350 millions de km de la Terre. On trouve beaucoup aussi de ces témoins de la formation des planètes, au-delà de l’orbite de Pluton, dans la Ceinture dite de Kuiper et le vaste Nuage de Oort. Plusieurs dizaines de milliers, autant dire une minorité, se sont égarés entre les orbites des planètes, se heurtant parfois à l’une d’entre elles (il n’est pas rare qu’ils échouent dans le Soleil). Les géocroiseurs sont ceux qui se hasardent à croiser l’orbite de la Terre. Selon leurs tailles, ils sont évidemment craints par notre espèce qui les recherche activement depuis quelques années. En effet, au-delà d’une largeur de 140 mètres, l’impact peut être violent et occasionner des dégâts très importants à l’échelle régionale. Ces événements sont heureusement devenus rares (les choses étaient différentes il y a plusieurs milliards d’années) mais le risque existe toujours. Nos connaissances actuelles et plusieurs télescopes spatiaux et terrestres peuvent nous aider à anticiper et éviter de pareilles catastrophes.

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Observation d’un nouvel impact à la surface de Jupiter

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Impact d’un astéroïde dans l’atmosphère épaisse de Jupiter observé et enregistré par deux astronomes amateurs.

Le 10 septembre 2012, Dan Petersen qui avait braqué son télescope sur Jupiter, devint le témoin privilégié d’un nouvel impact dans l’atmosphère de la planète géante. En effet, à 11h35 TU précisément, l’astronome amateur observa un soudain flash lumineux durant une à deux secondes. L’impact probablement causé par un astéroïde ou une comète s’est produit à proximité du limbe est de Jupiter, juste en-dessous de la ceinture équatoriale nord. Au même moment, Georges Hall qui ne l’observait pas directement mais produisait des images au foyer de son télescope, a pu enregistrer le flash de la collision (vidéo ci-dessous). La nouvelle, colportée immédiatement après son observation par Dan Petersen, fit rapidement le tour des forums spécialisés sur internet, invitant chacun à guetter l’apparition, au cours des prochaines heures, d’un éventuel nuage sombre dans la zone touchée. C’est ce qui s’était produit, souvenez-vous, en 1994 après la chute (en plusieurs morceaux) de la comète Shoemaker-Levy 9. Cette fois-ci, plus de 48 heures après les faits et 2 à 3 rotations de la planète plus tard, nul nuage de débris n’est encore apparu. L’auteur de ce cataclysme était vraisemblablement un corps d’une relative petite taille (moins de 10 mètres ?). Un météore, en somme, “digéré” par la planète géante.

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Le télescope WISE traque les astéroïdes potentiellement dangereux

Cartographie partielle des astéroïdes géo-croiseurs et potentiellement dangereux

Cartographie partielle des astéroïdes géo-croiseurs et potentiellement dangereux

Plusieurs milliers d’astéroïdes potentiellement dangereux gravitent autour de la Terre, à moins de 8 millions de km.

Tout le monde a déjà entendu parler des dinosaures, qui régnaient sur Terre il y a environ 65 millions d’années, anéantis vraisemblablement par l’impact d’une comète ou d’un astéroïde. Bien plus tôt dans l’histoire du système solaire, les astéroïdes, planétésimaux et débris de planètes s’abattaient par millions sur la Terre, Mars, Jupiter, … Un bombardement intensif dont témoigne, 4 milliards d’années plus tard, la surface lunaire par ses cicatrices. Plus rares aujourd’hui, les plus gros d’entre eux, toujours en circulation, représentent de sérieuses menaces pour la biosphère terrestre. Plus petits qu’une planète, ils n’ont aucune difficulté pour se cacher dans l’immense et sombre maquis interplanétaire, échappant de fait, à notre vigilance. Pour les débusquer, les scientifiques-chasseurs d’astéroïdes, scannent les cieux dans l’infrarouge. Seule possibilité de mettre en évidence ces petits corps rocheux – de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de kilomètres de long – faiblement rayonnant dans un milieu froid et sombre.

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En vidéo, voyage virtuel autour de l’astéroïde Vesta

Paysages contrastés pour le deuxième plus gros astéroïdes du système solaire. Visite virtuel à partir des données collectées par la sonde spatiale DAWN.

Intriguée par les astéroïdes “parqués” en grand nombre entre les orbites de Mars et de Jupiter, et surtout, curieuse de comprendre la genèse de notre planète, l’espèce humaine a choisie de lancer en 2007 la mission DAWN. En visite autour de Vesta depuis la mi-juillet 2011, la sonde spatiale se dirigera ensuite vers la planète naine Cérès.

Après plusieurs mois de collectes de données (cartographies, altimétrie, images infrarouges), les chercheurs viennent de faire un premier point sur ce petit monde, vestige de notre jeune et turbulent système solaire. Vesta montre un visage nouveau, insoupçonné auparavant, fait de contrastes saisissant. Il y a d’abord cette double ride parallèle qui suit presque l’équateur. Nommée Divalia Fossa, les deux tranchées semblent souder les deux coques d’une noix (vu de l’espace, Vesta ressemble à une noix). Autre relief remarquable : Aricia Tholus. Une immense montagne de l’hémisphère sud, culminant à 5 000 mètres. Dans cette même région, les scientifiques ont découvert Rheasilvia, le plus grand bassin d’impact et aussi l’un des plus jeunes (1 milliard d’années) de l’astéroïde.

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Découverte d’un astéroïde qui frôlera la Terre en 2013

L'astéroïde 2012 DA 14 photographié par ses découvreurs à l'observatoire de La Sagra, en Espagne

L’astéroïde 2012 DA 14 photographié par ses découvreurs à l’observatoire de La Sagra, en Espagne

L’astéroïde 2012 DA14 découvert en février 2012 lors de son passage au plus prés de la Terre devrait frôler à nouveau notre planète le 15 février 2013 à une distance record !

Quand les astronomes de l’Observatoire de La Sagra (Espagne) l’ont découvert le 22 février dernier, l’astéroïde 2012 DA14 était déjà 4,3 millions de km de la Terre alors que 6 jours auparavant, il était au plus près de la Terre, à 2,6 millions de km (6 fois la distance Terre-Lune). Son orbite elliptique est inclinée par rapport à celle de la Terre. Le petit astéroïde dont la taille est estimée entre 40 et 45 mètres de diamètre peut croiser la trajectoire de notre planète deux fois dans l’année !

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Prévision de la trajectoire de l’astéroïde 2012 DA 14, le 15 février 2013

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L’astéroïde Lutetia, vestige du système solaire jeune

Lutetia frolant une jeune planète du systéme solaire

Lutetia frôlant une jeune planète du système solaire, il y a plus de 4 milliards d'années

Une récente étude de Lutetia révèle que l’astéroïde long de 100 km a été créé dans le système solaire interne en même temps que les autres planètes telluriques.

Intriguant les astronomes depuis longtemps par sa composition physique rare et sa densité élevée, (21) Lutetia fait figure de cas très particulier dans la ceinture d’astéroïdes.

En combinant les données amassées par la sonde spatiale Rosetta qui a visité (21) Lutetia au cours du mois de juillet 2010 avec celles recueillies par plusieurs observatoires terrestres et spatiaux (Spitzer, NTT, …), une équipe de chercheurs a obtenu le plus large et complet spectre jamais réalisé d’un astéroïde.

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En vidéo, le passage de l’astéroïde 2005 YU55

2005YU55

Moissons de photos et de vidéos de l’astéroïde 2005 YU55 qui a beaucoup fait parlé de lui ces derniers jours.

Le désormais célèbre astéroïde 2005 YU55 qui a frôlé la Terre au cours de la nuit du 8 au 9 novembre, à une distance inférieure à 320 000 km (85 % la distance Terre-Lune) a été photographié et filmé des centaines fois dans le monde. Amateurs et professionnels ont tourné leurs télescopes et cameras vers les constellations que traversait ce gros rocher de 400 mètres de long afin d’en recueillir un maximum de données.

2005 YU55 capturé par le radiotélescope de Goldstone

2005 YU55 capturé par le radiotélescope de Goldstone

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Image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55

L'astéroïde 2005 YU55

L'astéroïde 2005 YU55 photographié le 7 novembre

C’est l’image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55. Elle a été capturée par le radiotélescope de Goldstone, il y a seulement quelques heures. Le corps rocheux de type carboné de 400 mètres de long était alors à 1,38 millions de km de la Terre, soit 3,6 fois la distance qui nous sépare de la Lune.

Rappelons que cette nuit (8 novembre) vers 23h30, l’astéroïde ne passera qu’à 324 000 km de nous. C’est moins que la distance Terre-Lune ! Plus exactement 85 %. Mais pas de panique, les risques sont très faible que ce petit astéroïde échoue sur la surface terrestre. Géo-croiseur, il revient cependant régulièrement nous rendre visite, à l’instar des 8 000 autres objets connus du même acabit … (voir Near Earth Object Program).

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L’astéroïde 2005 YU55 « frôlera » la Terre le 8 novembre

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Image radar de l'astéroide 2005 YU55 prise en 2010 à l'observatoire d'Arecibo

Le 8 novembre, l’astéroïde géo-croiseur nommé 2005 YU55 passera très près de la Terre sans nous tomber dessus !

Il frôlera la Terre à une distance de 324 000 km, selon les estimations des spécialistes. C’est 0,85 fois la distance moyenne qui nous sépare de la Lune. C’est relativement proche et cela n’était pas arrivé depuis 1976. Il faudra d’ailleurs attendre 2028 pour le prochain passage d’un astéroïde – connu – de taille équivalente (environ 400 m.) dans la banlieue terrestre !

Le 8 novembre vers 23h30, 2005 YU55 devrait atteindre sa plus petite distance avec la Terre. Pour l’occasion, la NASA programme plusieurs observations avec des radiotélescopes (notamment Arecibo) et des télescopes optiques (Goldstone), espérant obtenir des images avec une résolution de 2 mètres par pixel ! Les données recueillies à l’observatoire d’Arecibo en 2010, suggèrent un corps sphérique de 400 mètres de diamètre, tournant sur lui-même en 18 heures. Sa surface serait aussi sombre que le charbon ! Profitant de ce passage à proximité (ne présentant pas de dangers pour la Terre), les chercheurs espèrent récolter plus d’informations sur sa densité, sa composition chimique, ses dimensions, afin, bien sûr, de mieux définir la menace potentielle qu’il représente dans le futur, proche ou lointain.

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[Image du jour] : Une montagne trois fois plus haute que l’Everest sur Vesta

Montagne culminant à 22 km sur Vesta

Montagne culminant à 22 km sur Vesta

Le deuxième plus gros astéroïde connu du système solaire, Vesta possède une montagne immense qui est trois fois plus élevée que le Mont Everest.

Culminant à 22 km au-dessus du niveau moyen du sol environnant, la montagne règne sur le pôle sud de ce gros bloc de roche de 530 km. L’image a été capturée par la sonde spatiale Dawn, actuellement en orbite autour de l’astéroïde.

Afficher et/ou télécharger l’image en haute résolution.

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI.

La sonde spatiale Dawn livre ses premières images de l’astéroïde Vesta

Vesta à 15 000 km

Première photo de Vesta prise par Dawn en orbite (cliquez pour l'image HD)

Insertion en orbite réussie pour la sonde spatiale Dawn et premières images détaillées de l’histoire, de Vesta, le deuxième plus gros astéroïde du système solaire.

Pour la première fois depuis sa découverte en 1807, les astronomes peuvent mettre un visage sur l’astéroïde (4) Vesta. La sonde spatiale Dawn vient d’envoyer ses premières images depuis sa mise en orbite réussie, ce 17 juillet.

Le moment est historique car jamais machine (de fabrication) humaine n’avait visité le sanctuaire de la ceinture d’astéroïdes qui entoure le Soleil. Dans notre imaginaire, cette région du système solaire est dépeinte comme une frontière périlleuse, semée d’embuches car surpeuplée de rochers que tout engin spatial qui s’y aventure doit soigneusement éviter (…), une frontière qui sépare les petites planètes telluriques (comme la Terre) des planètes géantes et gazeuses, comme l’énorme Jupiter … Cette idée apparait exagérée car la densité d’astéroïdes est en-deça et que Vesta (530 km de diamètre) à lui seul, représente 10 % de la masse totale des éléments de la ceinture d’astéroïde !

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Vidéos de l’astéroïde 2011 MD

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Florilège de vidéos de l’astéroïde 2011 MD qui a frôlé la Terre hier (lundi 27 juin 2011) à environ 12 000 km de distance.

Chaque film suit le petit caillou (entre 5 et 20 mètres) progressant inexorablement à travers le système solaire, en particulier aux abords de notre planète  ces derniers jours. Comme l’a souligné la NASA, il n’y avait aucune collision à craindre.

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Via Spaceweather.com.

L’astéroïde 2011 MD au plus près de la Terre

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L'astéroïde 2011 MD photographié par Libor Vyskocil à l'Observatoire Upice

L’astéroïde fraichement découvert 2011 MD passe dans la banlieue terrestre, en ce moment même !

De taille relativement modeste, estimée entre 5 et 20 mètres, les spécialistes ont prévu que sa plus grande proximité avec notre planète bleue serait à 17 h TU (19 h, heure française), plus ou moins une heure. Cependant, de nouveaux calculs et observations évoquent un retard d’environ 3 h 30. Aussi, il n’est pas impossible pour les heureux propriétaires d’un télescope de tenter une observation directe.
2011 MD passera à seulement 12 300 km de nous (la distance équivaut au diamètre de la Terre), survolant en particulier l’océan atlantique sud, non loin de l’Antarctique.

asteroid 2011 MD map

Trajectoire de l'astéroïde 2011 MD

Rien à craindre de cet astéroïde qui a été dévié de sa trajectoire par la gravité terrestre. Tout au plus, risque t’il d’entrer en collision avec des débris spatiaux, sans que cela ai de conséquences pour les habitants de la Terre. En outre, s’il devait frôler notre planète de plus près, les scientifiques pensent, de par sa petite taille, qu’ils se désintégreraient dans l’atmosphère.

Voir ici une animation de l’astéroïde 2011 MD, réalisée par Ernesto Guido, Nick Howes et Giovanni Sostero.

Crédit photo : Libor Vyskocil.

L’astéroïde Vesta en vidéo

Vesta photographiée par Dawn

L'astéroïde Vesta photographiée par la sonde spatiale Dawn

La sonde spatiale Dawn photographie Vesta au fil de son approche de l’astéroïde.

En attendant la mise en orbite de Dawn (aube) autour de l’astéroïde Vesta, la NASA publie images et vidéos réalisées par la sonde spatiale.

Le vaisseau Dawn dont la mission inédite est l’exploration de la ceinture d’astéroïde, devrait atteindre Vesta le 16 juillet.
En pleine phase de décélération, les caméras ont capturées plusieurs images pendant une trentaine de minutes. Mises bout à bout, on obtient une vidéo montrant le deuxième plus gros astéroïde en rotation de 30°.
La résolution est équivalente à la meilleure image jamais obtenue par le télescope spatial Hubble.

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La capsule Hayabusa a bien rapporté des grains de l’astéroïde Itokawa

Echantillons de l'astéroïde Itokawa

Echantillons de l'astéroïde Itokawa

La capsule Hayabusa, de retour sur Terre après un long voyage, a bel et bien réussi sa mission et rapporté des échantillons de prélevés à la surface de l’astéroïde Itokawa.

Le doute a longtemps plané sur les échantillons rapportés depuis l’astéroïde Itokawa par la sonde spatiale japonaise Haybusa concernant leurs origines. En effet, les chercheurs se sont interrogés sur la proportion de particules récoltées à être d’origine terrestre ou non ? Les scientifiques de l’agence spatiale japonaise JAXA à être mobilisés, se sont penchés dessus depuis le retour à bord d’une capsule, le 10 juin 2010. Les conclusions rendues publique montrent qu’elles proviennent en grande partie de l’astéroïde visité en 2005.

Les grains dont les tailles sont inférieures à 10 microns, sont soit composés de pyroxène ou d’olivine, minéraux qui confirment aux astronomes leur origine extra-terrestre.

Outre les roches lunaires rapportées sur Terre par les missions américaines Apollo, la sonde spatiale Hayabusa est la première à réussir l’exploit de ramener d’infimes particules d’un corps rocheux errant dans l’espace depuis plusieurs milliards d’années. L’objectif est, bien entendu, d’éclaircir les mystères qui entourent la formation de notre étoile, de ses planètes et aussi de l’apparition de la vie. La réussite de la mission enthousiasme les astronomes et les encourage à mettre au point une nouvelle génération qui irait explorer des astéroïdes primitifs, plus riches en matière organique.

Crédit photo : JAXA.

Collision de deux astéroïdes photographiée par le télescope Hubble

Collision d'astéroïdes

Collision d'astéroïdes

Le télescope spatial Hubble photographie l’évolution de la collision de deux astéroïdes récemment découverts.

Dans notre système solaire, observer la collision de deux astéroïdes est très difficile. Ceux-ci sont beaucoup moins nombreux qu’il y a 4,5 milliards d’années et se blottissent dans la grande « ceinture d’astéroïde » qui marque la séparation entre les planètes telluriques et les gazeuses. Les chances que deux astéroïdes se rencontrent sont beaucoup plus rares qu’il y a plusieurs milliards d’années.

En parcourant le ciel, les membres de Lincoln Near-Earth Research (LINEAR) Program Sky Survey ont repéré une trainée de poussières en janvier 2010 qui, après étude, fut formée par la collision entre deux astéroïdes. En employant la grande acuité visuelle du télescope spatial Hubble, les astronomes ont obtenu des clichés en très haute résolution de cette rencontre improbable à 165 millions de kilomètres de la Terre. Les images ci-dessus montrent l’évolution et la dispersion de la matière au fil des mois.

Après recherches, il apparaît que la collision ne se serait pas produite quelques jours avant la première détection de l’objet mais plusieurs mois auparavant, voire plus d’un an avant ! L’astéroïde visible actuellement, nommé P/2010 A2, possède une queue de poussières (débris de la collision) à l’instar des comètes. Les petits grains mesurent entre un millimètre et deux ou trois centimètres. Ce sont les restes du petit astéroïde et d’une partie du plus gros, éparpillés et dispersés par le vent solaire à travers le système solaire. Les calculs suggèrent que le plus gros des deux blocs de roches mesurait 120 mètres de diamètre. Le plus petit devait avoir une taille comprise entre 3 et 5 mètres. Si toute la poussière pouvait être réunie en un seul morceau, il aurait un diamètre d’environ 20 mètres !

Les scientifiques n’ont pas encore trouvé d’explications à la forme croisée, en X des nuées de poussières dispersées après la collision.

En vidéo, évolution de la queue de poussières de l’astéroïde P/2010 A2.

Image de prévisualisation YouTube

Lire aussi : « La collision de deux astéroïdes en flagrant délit photographiée par le télescope Hubble ».

Crédit photo : NASA, ESA et D. Jewitt (UCLA).

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