En vidéo, voyage virtuel autour de l’astéroïde Vesta
- le 15 mai 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Dawn, Exploration spatiale, Vesta, Vidéos
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Paysages contrastés pour le deuxième plus gros astéroïdes du système solaire. Visite virtuel à partir des données collectées par la sonde spatiale DAWN.
Intriguée par les astéroïdes “parqués” en grand nombre entre les orbites de Mars et de Jupiter, et surtout, curieuse de comprendre la genèse de notre planète, l’espèce humaine a choisie de lancer en 2007 la mission DAWN. En visite autour de Vesta depuis la mi-juillet 2011, la sonde spatiale se dirigera ensuite vers la planète naine Cérès.
Après plusieurs mois de collectes de données (cartographies, altimétrie, images infrarouges), les chercheurs viennent de faire un premier point sur ce petit monde, vestige de notre jeune et turbulent système solaire. Vesta montre un visage nouveau, insoupçonné auparavant, fait de contrastes saisissant. Il y a d’abord cette double ride parallèle qui suit presque l’équateur. Nommée Divalia Fossa, les deux tranchées semblent souder les deux coques d’une noix (vu de l’espace, Vesta ressemble à une noix). Autre relief remarquable : Aricia Tholus. Une immense montagne de l’hémisphère sud, culminant à 5 000 mètres. Dans cette même région, les scientifiques ont découvert Rheasilvia, le plus grand bassin d’impact et aussi l’un des plus jeunes (1 milliard d’années) de l’astéroïde.
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Découverte d’un astéroïde qui frôlera la Terre en 2013
- le 19 mars 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Observation, Vidéos
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L’astéroïde 2012 DA14 découvert en février 2012 lors de son passage au plus prés de la Terre devrait frôler notre planète le 15 février 2013.
Quand les astronomes de l’Observatoire de La Sagra (Espagne) l’ont découvert le 22 février dernier, l’astéroïde 2012 DA14 était déjà 4,3 millions de km de la Terre alors que 6 jours auparavant, il était au plus près de la Terre, à 2,6 millions de km (6 fois la distance Terre-Lune). Son orbite elliptique est inclinée par rapport à celle de la Terre. Le petit astéroïde dont la taille est estimée entre 40 et 45 mètres de diamètre peut croiser la trajectoire de notre planète deux fois dans l’année !
Lire la suite»L’astéroïde Lutetia, vestige du système solaire jeune
- le 19 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Ceinture d'astéroïdes, ESO, Système Solaire, Vidéos
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Une récente étude de Lutetia révèle que l’astéroïde long de 100 km a été créé dans le système solaire interne en même temps que les autres planètes telluriques.
Intriguant les astronomes depuis longtemps par sa composition physique rare et sa densité élevée, (21) Lutetia fait figure de cas très particulier dans la ceinture d’astéroïdes.
En combinant les données amassées par la sonde spatiale Rosetta qui a visité (21) Lutetia au cours du mois de juillet 2010 avec celles recueillies par plusieurs observatoires terrestres et spatiaux (Spitzer, NTT, …), une équipe de chercheurs a obtenu le plus large et complet spectre jamais réalisé d’un astéroïde.
Lire la suite»En vidéo, le passage de l’astéroïde 2005 YU55
- le 9 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Astrophoto, Observation, Vidéos
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Moissons de photos et de vidéos de l’astéroïde 2005 YU55 qui a beaucoup fait parlé de lui ces derniers jours.
Le désormais célèbre astéroïde 2005 YU55 qui a frôlé la Terre au cours de la nuit du 8 au 9 novembre, à une distance inférieure à 320 000 km (85 % la distance Terre-Lune) a été photographié et filmé des centaines fois dans le monde. Amateurs et professionnels ont tourné leurs télescopes et cameras vers les constellations que traversait ce gros rocher de 400 mètres de long afin d’en recueillir un maximum de données.
Lire la suite»Image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55
- le 8 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, JPL, NASA, Vidéos
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C’est l’image la plus récente de l’astéroïde 2005 YU55. Elle a été capturée par le radiotélescope de Goldstone, il y a seulement quelques heures. Le corps rocheux de type carboné de 400 mètres de long était alors à 1,38 millions de km de la Terre, soit 3,6 fois la distance qui nous sépare de la Lune.
Rappelons que cette nuit (8 novembre) vers 23h30, l’astéroïde ne passera qu’à 324 000 km de nous. C’est moins que la distance Terre-Lune ! Plus exactement 85 %. Mais pas de panique, les risques sont très faible que ce petit astéroïde échoue sur la surface terrestre. Géo-croiseur, il revient cependant régulièrement nous rendre visite, à l’instar des 8 000 autres objets connus du même acabit … (voir Near Earth Object Program).
Lire la suite»L’astéroïde 2005 YU55 « frôlera » la Terre le 8 novembre
- le 3 novembre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Terre
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Le 8 novembre, l’astéroïde géo-croiseur nommé 2005 YU55 passera très près de la Terre sans nous tomber dessus !
Il frôlera la Terre à une distance de 324 000 km, selon les estimations des spécialistes. C’est 0,85 fois la distance moyenne qui nous sépare de la Lune. C’est relativement proche et cela n’était pas arrivé depuis 1976. Il faudra d’ailleurs attendre 2028 pour le prochain passage d’un astéroïde – connu – de taille équivalente (environ 400 m.) dans la banlieue terrestre !
Le 8 novembre vers 23h30, 2005 YU55 devrait atteindre sa plus petite distance avec la Terre. Pour l’occasion, la NASA programme plusieurs observations avec des radiotélescopes (notamment Arecibo) et des télescopes optiques (Goldstone), espérant obtenir des images avec une résolution de 2 mètres par pixel ! Les données recueillies à l’observatoire d’Arecibo en 2010, suggèrent un corps sphérique de 400 mètres de diamètre, tournant sur lui-même en 18 heures. Sa surface serait aussi sombre que le charbon ! Profitant de ce passage à proximité (ne présentant pas de dangers pour la Terre), les chercheurs espèrent récolter plus d’informations sur sa densité, sa composition chimique, ses dimensions, afin, bien sûr, de mieux définir la menace potentielle qu’il représente dans le futur, proche ou lointain.
Lire la suite»[Image du jour] : Une montagne trois fois plus haute que l’Everest sur Vesta
- le 13 octobre 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Dawn, JPL, NASA, Vesta
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Le deuxième plus gros astéroïde connu du système solaire, Vesta possède une montagne immense qui est trois fois plus élevée que le Mont Everest.
Culminant à 22 km au-dessus du niveau moyen du sol environnant, la montagne règne sur le pôle sud de ce gros bloc de roche de 530 km. L’image a été capturée par la sonde spatiale Dawn, actuellement en orbite autour de l’astéroïde.
Afficher et/ou télécharger l’image en haute résolution.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI.
La sonde spatiale Dawn livre ses premières images de l’astéroïde Vesta
- le 19 juillet 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Ceinture d'astéroïdes, Dawn, JPL, NASA, Système Solaire, Vesta
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Pour la première fois depuis sa découverte en 1807, les astronomes peuvent mettre un visage sur l’astéroïde (4) Vesta. La sonde spatiale Dawn vient d’envoyer ses premières images depuis sa mise en orbite réussie, ce 17 juillet.
Le moment est historique car jamais machine (de fabrication) humaine n’avait visité le sanctuaire de la ceinture d’astéroïdes qui entoure le Soleil. Dans notre imaginaire, cette région du système solaire est dépeinte comme une frontière périlleuse, semée d’embuches car surpeuplée de rochers que tout engin spatial qui s’y aventure doit soigneusement éviter (…), une frontière qui sépare les petites planètes telluriques (comme la Terre) des planètes géantes et gazeuses, comme l’énorme Jupiter … Cette idée apparait exagérée car la densité d’astéroïdes est en-deça et que Vesta (530 km de diamètre) à lui seul, représente 10 % de la masse totale des éléments de la ceinture d’astéroïde !
Lire la suite»Vidéos de l’astéroïde 2011 MD
- le 28 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Vidéos
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Florilège de vidéos de l’astéroïde 2011 MD qui a frôlé la Terre hier (lundi 27 juin 2011) à environ 12 000 km de distance.
Chaque film suit le petit caillou (entre 5 et 20 mètres) progressant inexorablement à travers le système solaire, en particulier aux abords de notre planète ces derniers jours. Comme l’a souligné la NASA, il n’y avait aucune collision à craindre.
Via Spaceweather.com.
L’astéroïde 2011 MD au plus près de la Terre
- le 27 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides
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L’astéroïde fraichement découvert 2011 MD passe dans la banlieue terrestre, en ce moment même !
De taille relativement modeste, estimée entre 5 et 20 mètres, les spécialistes ont prévu que sa plus grande proximité avec notre planète bleue serait à 17 h TU (19 h, heure française), plus ou moins une heure. Cependant, de nouveaux calculs et observations évoquent un retard d’environ 3 h 30. Aussi, il n’est pas impossible pour les heureux propriétaires d’un télescope de tenter une observation directe.
2011 MD passera à seulement 12 300 km de nous (la distance équivaut au diamètre de la Terre), survolant en particulier l’océan atlantique sud, non loin de l’Antarctique.
Rien à craindre de cet astéroïde qui a été dévié de sa trajectoire par la gravité terrestre. Tout au plus, risque t’il d’entrer en collision avec des débris spatiaux, sans que cela ai de conséquences pour les habitants de la Terre. En outre, s’il devait frôler notre planète de plus près, les scientifiques pensent, de par sa petite taille, qu’ils se désintégreraient dans l’atmosphère.
Voir ici une animation de l’astéroïde 2011 MD, réalisée par Ernesto Guido, Nick Howes et Giovanni Sostero.
Crédit photo : Libor Vyskocil.
L’astéroïde Vesta en vidéo
- le 14 juin 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Dawn, Exploration spatiale, NASA, Vidéos
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La sonde spatiale Dawn photographie Vesta au fil de son approche de l’astéroïde.
En attendant la mise en orbite de Dawn (aube) autour de l’astéroïde Vesta, la NASA publie images et vidéos réalisées par la sonde spatiale.
Le vaisseau Dawn dont la mission inédite est l’exploration de la ceinture d’astéroïde, devrait atteindre Vesta le 16 juillet.
En pleine phase de décélération, les caméras ont capturées plusieurs images pendant une trentaine de minutes. Mises bout à bout, on obtient une vidéo montrant le deuxième plus gros astéroïde en rotation de 30°.
La résolution est équivalente à la meilleure image jamais obtenue par le télescope spatial Hubble.
La capsule Hayabusa a bien rapporté des grains de l’astéroïde Itokawa
- le 17 novembre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, JAXA
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La capsule Hayabusa, de retour sur Terre après un long voyage, a bel et bien réussi sa mission et rapporté des échantillons de prélevés à la surface de l’astéroïde Itokawa.
Le doute a longtemps plané sur les échantillons rapportés depuis l’astéroïde Itokawa par la sonde spatiale japonaise Haybusa concernant leurs origines. En effet, les chercheurs se sont interrogés sur la proportion de particules récoltées à être d’origine terrestre ou non ? Les scientifiques de l’agence spatiale japonaise JAXA à être mobilisés, se sont penchés dessus depuis le retour à bord d’une capsule, le 10 juin 2010. Les conclusions rendues publique montrent qu’elles proviennent en grande partie de l’astéroïde visité en 2005.
Les grains dont les tailles sont inférieures à 10 microns, sont soit composés de pyroxène ou d’olivine, minéraux qui confirment aux astronomes leur origine extra-terrestre.
Outre les roches lunaires rapportées sur Terre par les missions américaines Apollo, la sonde spatiale Hayabusa est la première à réussir l’exploit de ramener d’infimes particules d’un corps rocheux errant dans l’espace depuis plusieurs milliards d’années. L’objectif est, bien entendu, d’éclaircir les mystères qui entourent la formation de notre étoile, de ses planètes et aussi de l’apparition de la vie. La réussite de la mission enthousiasme les astronomes et les encourage à mettre au point une nouvelle génération qui irait explorer des astéroïdes primitifs, plus riches en matière organique.
Crédit photo : JAXA.
Collision de deux astéroïdes photographiée par le télescope Hubble
- le 18 octobre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, ESA, Hubble, NASA, Vidéos
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Le télescope spatial Hubble photographie l’évolution de la collision de deux astéroïdes récemment découverts.
Dans notre système solaire, observer la collision de deux astéroïdes est très difficile. Ceux-ci sont beaucoup moins nombreux qu’il y a 4,5 milliards d’années et se blottissent dans la grande « ceinture d’astéroïde » qui marque la séparation entre les planètes telluriques et les gazeuses. Les chances que deux astéroïdes se rencontrent sont beaucoup plus rares qu’il y a plusieurs milliards d’années.
En parcourant le ciel, les membres de Lincoln Near-Earth Research (LINEAR) Program Sky Survey ont repéré une trainée de poussières en janvier 2010 qui, après étude, fut formée par la collision entre deux astéroïdes. En employant la grande acuité visuelle du télescope spatial Hubble, les astronomes ont obtenu des clichés en très haute résolution de cette rencontre improbable à 165 millions de kilomètres de la Terre. Les images ci-dessus montrent l’évolution et la dispersion de la matière au fil des mois.
Après recherches, il apparaît que la collision ne se serait pas produite quelques jours avant la première détection de l’objet mais plusieurs mois auparavant, voire plus d’un an avant ! L’astéroïde visible actuellement, nommé P/2010 A2, possède une queue de poussières (débris de la collision) à l’instar des comètes. Les petits grains mesurent entre un millimètre et deux ou trois centimètres. Ce sont les restes du petit astéroïde et d’une partie du plus gros, éparpillés et dispersés par le vent solaire à travers le système solaire. Les calculs suggèrent que le plus gros des deux blocs de roches mesurait 120 mètres de diamètre. Le plus petit devait avoir une taille comprise entre 3 et 5 mètres. Si toute la poussière pouvait être réunie en un seul morceau, il aurait un diamètre d’environ 20 mètres !
Les scientifiques n’ont pas encore trouvé d’explications à la forme croisée, en X des nuées de poussières dispersées après la collision.
En vidéo, évolution de la queue de poussières de l’astéroïde P/2010 A2.
Lire aussi : « La collision de deux astéroïdes en flagrant délit photographiée par le télescope Hubble ».
La rotation de l’astéroïde Vesta en vidéo
- le 14 octobre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Dawn, Hubble, Système Solaire, Vidéos
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Rotation de l’astéroïde Vesta en vidéo, d’après les images obtenues avec le télescope spatial Hubble.
Réalisée à partir de 146 clichés obtenu au cours du mois de février 2010 avec la Wide Field Camera 3 (WFC3) installée sur le télescope spatial Hubble, la vidéo montre la rotation du deuxième plus gros astéroïde connu, Vesta. D’un diamètre estimé à 530 kilomètres, il appartient à la célèbre « ceinture d’astéroïdes », située entre la petite planète tellurique Mars et la géante Jupiter.
Ces nouvelles images permettent d’affiner les connaissances sur ce gros astéroïde. Scientifiques et ingénieurs de la mission spatiale Dawn, actuellement en route vers cette région du système solaire pour explorer les deux plus gros astéroïdes, en apprécient la résolution pour préparer l’arrivée et la mise en orbite prévue dans quelques mois, en juillet 2011.
Les tâches les plus sombres visibles à la surface de Vesta sont d’anciens épanchements de lave. Les régions orangées correspondent à des cratères d’impact.
La sonde spatiale Dawn a pour mission l’approfondissement des connaissances sur ces objets rocheux très anciens datant de la formation du système solaire.
En vidéo, rotation de l’astéroïde Vesta.
Collision de planètes autour d’étoiles doubles
- le 4 septembre 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Etoile, Exoplanetes, Spitzer, Vidéos
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Observation de nuages chauds de poussières, probablement les débris de planètes qui sont percutées, autour d’étoiles doubles.
En étudiant plusieurs ensemble d’étoiles doubles dont les membres stellaires sont plutôt proches l’une de l’autre, une équipe de chercheurs a remarqué la présence de nuages de poussières aux températures élevées, plus de 1 000° C , dans leurs girons … ! Ces étoiles sont âgées de plus d’un milliard d’années aussi, les astronomes pensent-ils que l’essentiel de la matière primitive, héritées de la nébuleuse où elles sont nées, s’est-elle dispersée et/ou agglomérée en planètes, planétoïdes et astéroïdes … Les nuages chauds observés dans l’infrarouge avec le télescope spatial Spitzer sont probablement les débris de planètes entrées violemment en collision.
Les deux étoiles étudiées ne sont séparées que de 3 millions de kilomètres. Elles possédent toutes les deux des champs magnétiques très forts qui créent régulièrement des vents puissants qui ralentissent leurs rotations. Progressivement, les deux étoiles se sont rapprochées et entrainent avec elles leurs population de planètes … Dans ce bal perturbé gravitationnellement, les collisions de planètes et astéroïdes ne sont pas rares, celles-ci sont projetées les unes sur les autres !
En vidéo, collision de deux planètes perturbées gravitationnellement par la danse de leurs étoiles-mères, couple d’étoiles doubles.
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech.
Survol de Lutetia par la sonde spatiale Rosetta réussi
- le 11 juillet 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, ESA, Exploration spatiale, Rosetta, Système Solaire
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Grand succès pour l’ESA et la sonde spatiale Rosetta dans l’approche de l’astéroïde Lutetia.
L’Agence Spatiale Européenne (ESA) se félicite de l’approche réussie de l’astéroïde Lutetia par la sonde spatiale Rosetta. Une rencontre qui s’est déroulée sans encombres, le 10 juillet 2010, à une distance de 3 162 kilomètres. La moisson de données s’annonce fructueuse. Les premières images viennent d’être publiées et offrent des détails inégalés sur cet objet de la ceinture d’astéroïdes. Les scientifiques n’ont pu s’empêcher de remarquer l’abondance de cratères criblant sa surface. Selon eux, il s’agit probablement d’un objet datant du système solaire primitif, âgé d’environ 4,5 milliards d’années ! Il a été établi aussi que le côté le plus long de l’astéroïde mesure 130 kilomètres. Les divers instruments de mesures tel le spectromètre OSIRIS (Optical Spectroscopic and Infrared Remote Imaging System) ont collectés un important volume de données durant le survol qui a duré quelques heures. Il faudra aux ingénieurs et chercheurs de longs mois pour démêler, étudier, comprendre, interpréter tout cela. Les astéroïdes du type de Lutetia apparaissant, comme une pierre angulaire dans ce qui n’est autre qu’une « quête des origines ».
Le nom de Rosetta vient de la pierre de Rosette, celle-là même qui, autrefois, à aider l’archéologue français Champollion à décoder nombre de hiéroglyphes qu’il tenait entre les mains.
A présent, la sonde spatiale se dirige vers la comète Churyumov-Gerasimenko. Elle l’atteindra en 2014 pour y déposer une petite sonde nommée « Philae » à sa surface. Elle accompagnera la comète dans sa fougueuse course autour du Soleil pendant plusieurs mois, quelque part entre la ceinture d’astéroïdes et l’orbite de Jupiter.
Voir aussi le blog de Rosetta. Vous pouvez aussi revoir la soirée de présentation de l’ESA.
Crédit photo : ESA 2010 MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/RSSD/INTA/UPM/DASP/IDA.
Ne manquez pas le survol de l’astéroïde Lutetia par la sonde spatiale Rosetta
- le 10 juillet 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Evenements, Rosetta, Sur internet, Système Solaire, Vidéos
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La sonde spatiale européenne Rosetta, qui a quittée la Terre en 2004, survolera aujourd’hui 10 juillet, à partir de 17 h 45, le petit astéroïde 21 Lutetia.
Encore mal connu des astronomes, ce rendez-vous avec un petit corps rocheux errant dans le système solaire depuis plusieurs milliards d’années, apportera de savoureux détails sur ses véritables dimensions et sa composition. Le vaisseau Rosetta survolera Lutetia a une distance de 3 000 kilomètres, en fin d’après-midi, à partir de 18 h 30 (CEST) soit 17 h 45 en France. L’événement sera retransmis sur le site internet officiel de Rosetta et sur Livestream.
Universcience propose également la diffusion des images en quasi-direct de cet objet qui appartient à la ceinture d’astéroïdes.
Pour compléter la couverture médiatique, des chercheurs proposent une rencontre à l’auditorium de la cité des Sciences de Paris, ce soir, à 20 h 30. Avis aux parisiennes et parisiens curieux de l’événement. Seront commentées en continu et en live, les données envoyées par le vaisseau spatial.
En 2008, Rosetta avait tentée l’expérience lors de l’exploration de l’astéroïde 2867 Stein. Le survolant à 800 kilomètres de distance.
Prochain objectif de la mission : approche et atterrissage sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en 2014. Un voyage qui lui aura fait parcourir au total, 7 milliards de kilomètres !
Les données collectées répondront, en partie, aux questions sur la genèse de notre étoile et de ses planètes.
En vidéo, survol de l’astéroïde Stein par Rosetta.
Suivez l’Agence Spatiale Européenne @ESA sur Twitter.
Crédit photo : ESA/C. Carreau.
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Pas de traces de débris après l’impact sur Jupiter
- le 18 juin 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Hubble, Jupiter
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Les chercheurs n’ont trouvé aucune trace dans l’atmosphère de Jupiter de l’astéroïde qui a explosé le 3 juin dernier.
Quelques jours après l’explosion d’un corps rocheux dans la haute atmosphère de Jupiter (lire l’article : « Nouvel impact repéré à la surface de Jupiter »), gros flash lumineux repéré à 770 millions de kilomètres de là par l’astronome amateur australien Anthony Wesley, des chercheurs ont menés l’enquête pour en retrouver de quelconques traces … Employant la très grande acuité en ultraviolet de la caméra Wide Field Camera 3 (WFC3) du télescope spatial Hubble, une équipe d’astronomes a littéralement passé au peigne fin la zone où le mystérieux objet a pu plongé. En vain, point de tâches signalant une chute profonde dans l’atmosphère de la planète géante comme ce fut précédemment le cas il y a un an, le 19 juillet 2009 (« Impact d’une comète ou d’un astéroïde sur Jupiter ») et en 1994. Les scientifiques demeurent bredouilles. Ils expliquent cette absence par l’explosion d’un objet de petite taille, probablement un astéroïde pulvérisé en surface et dont les débris n’étaient pas suffisamment importants pour s’abîmer en profondeur et faire remonter à la surface d’autres compositions chimiques.
Les astronomes ont profité de cette occasion d’observer Jupiter pour étudier de plus près la bande équatoriale manquante. En effet, depuis plusieurs mois la bande ou ceinture équatoriale sud s’était estompée comme cela s’était déjà produit dans le passé. Selon les scientifiques, il s’agirait de nuages de cristaux d’ammoniac venus s’interposaient. La réapparition de tâches sombres en lisère de cette région préfigure, selon les chercheurs, la dissipation de ces grandes formations nuageuses.
Télécharger l’image en haute-résolution de Jupiter (0,4 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, M.H. Wong (University of Califoria, Berkeley), H.B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), A.A. Simon-Miller (Goddard Space Flight Center), and the Jupiter Impact Science Team.
Retour sur Terre réussi de la sonde spatiale Hayabusa
- le 14 juin 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Exploration spatiale, JAXA, Système Solaire, Vidéos
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Après un périple de 7 ans dans l’espace, qui l’a conduit de la Terre jusqu’à l’astéroïde Itokawa, aller et retour, la sonde spatiale japonaise Hayabusa (ce qui se traduit par « faucon pèlerin ») a réussie, le 13 juin 2010, son retour sur notre planète, plus précisément en Australie dans le désert de Woomera.
La mission d’Hayabusa, rappelons-le, était de prélever des échantillons de roches à la surface d’un astéroïde géocroiseur, plus ou moins menaçant, nommé Itokawa (1998 SF36). Découvert en 1998, il porte le nom d’Hideo Itokawa, grande figure de l’aérospatiale japonaise. Sa taille est estimée à 500 mètres de long. La sonde spatiale de l’agence spatiale JAXA a réalisée de nombreux et fantastiques clichés de sa surface (voir ci-dessous) lors de son approche au mois de novembre 2005.
En raison de plusieurs dysfonctionnement, le petit vaisseau explorateur a du modifier sa mission et retarder son retour sur Terre, initialement programmé pour 2007. Au cours de sa nouvelle configuration, Hayabusa s’est posé sur le sol de l’astéroïde pendant 30 minutes. Scientifiques et ingénieurs espèrent que ce court séjour a permis une récolte suffisante de poussières et de micro-poussières … En ouvrant la capsule, revenue ce 13 juin 2010 après un voyage de 4,5 milliards de kilomètres, ils auront la satisfaction (ou pas) de trouver plusieurs échantillons de cet objet qui erre dans notre banlieue terrestre depuis des milliards d’années. Les astronomes s’y intéressent beaucoup car ces rochers très anciens sont en quelque sorte la mémoire du système solaire. Certains étant même constitués de poussières capturées lors de la formation de notre étoile ! Sous leur aspect anodin, ils renferment la longue histoire de notre système solaire et peut-être bien aussi, celle de la vie. Beaucoup sont riches en matières organiques, lesquelles ont pu servir de « ferments » lors des grands bombardements météoritiques survenus dans les temps antédiluviens, il y a 3,8 milliards d’années ! Itokawa est plutôt un astéroïde banal, formé d’agrégats de poussières, une catégorie aussi affublée du surnom « tas de gravats ». Quasiment aucun cratère n’a été observé à sa surface.
Dés à présent, plusieurs équipes de scientifiques japonais, américains et australiens vont ouvrir cette capsule et s’évertuer à recueillir des poussières, aussi infimes soient-elles ! C’est la deuxième fois dans notre Histoire spatiale qu’il est offert à l’humanité d’étudier des roches venues d’un autre monde (la première fois était des roches de la Lune), extérieur à notre planète et, qui plus est, très ancien.
En vidéo, désintégration de la sonde spatiale Hayabusa lors de son entrée dans l’atmosphère terrestre. On peut voir la capsule, contenant les échantillons de poussières, continuer son chemin, protégée par un bouclier thermique. Fusant à plus de 40 000 km/h, elle est ralentie par un parachute jusqu’à son arrivée au sol. Ces images ont été filmées depuis un hélicoptère de la NASA, présent sur les lieux. Somptueux feux d’artifice illuminant le ciel de l’Australie.
Autres photos et vidéos du retour de la sonde Hayabusa.
A écouter : le podcast de Ciel & Espace sur la mission Hayabusa « Hayabusa pour une poignée de poussières ».
Crédit photo : Ozaki Takashi, ISAS, JAXA et NASA.
Nouvel impact repéré à la surface de Jupiter
- le 8 juin 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Astrophoto, Comete, Hubble, Jupiter, Système Solaire
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Découverte d’un nouvel impact dans l’atmosphère de Jupiter par l’astronome amateur Anthony Wesley, le même jour que la publication des recherches sur le précédent survenu au mois de juillet 2009.
Tandis qu’une équipe de scientifiques publiaient le 3 juin 2010 les résultats de leur recherches sur l’impact d’un corps rocheux à la surface de Jupiter survenu le 19 juillet 2009 (lire aussi l’article : « Impact d’une comète ou d’un astéroïde sur Jupiter« ), l’astronome amateur australien Anthony Wesley qui en avait fait la découverte, a signalé l’observation d’un nouveau phénomène du même type … ! Cela s’est produit au cours de la nuit du 3 au 4 juin. Sur la vidéo ci-dessous, réalisées par l’astronome amateur, on peut voir nettement un flash lumineux prés de la bande équatoriale sud de la planète géante.
L’étude de l’impact de juillet 2009 révèle que l’objet responsable de cette vaste tâche sombre était probablement un astéroïde, plutôt qu’une comète, mesurant environ 500 mètres de large. La collision des débris dans la haute atmosphère de Jupiter avait alors libéré une énergie équivalente à plusieurs milliers de bombes nucléaires ! Tout cela s’étant dérouler sous les yeux ébahis des astronomes, 15 ans exactement (jour pour jour !) après une autre collision majeure qui avait fait beaucoup de « bruit » : les fragments de la comète P/Shoemaker-Lévy bombardant la planète gazeuse le 9 en juillet 1994.
Après avoir lancé une alerte à ses camarades et aux professionnels, nombreux ont été les télescopes a visé Jupiter, à la recherche des stigmates de cette nouvelle collision.
En vidéo : au cours de la nuit du 3 au 4 juin, un corps rocheux à plonger dans l’atmosphère de Jupiter provoquant une explosion repérée ici sur les acquisitions de Anthony Wesley.
Télécharger l’image de Jupiter par le télescope spatial Hubble en haute résolution.
Crédit photo : NASA, ESA, M. H. Wong (University of California, Berkeley), H. B. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), I. de Pater (University of California, Berkeley), and the Jupiter Impact Team.
Découverte de glace d’eau à la surface d’un astéroïde
- le 1 mai 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides
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Des astronomes américains ont eu la surprise de détecter de la glace d’eau et des molécules organiques à la surface de l’astéroïde 24 Themis.
Grande surprise pour l’équipe des jeunes chercheurs de l’Université Centrale de Floride quand ils découvrirent la signature chimique de l’eau et aussi de molécules organiques CH à la surface de l’astéroïde 24 Themis ! Situé à 476 millions de kilomètres du Soleil, au sein de la Ceinture d’Astéroïdes, cet énorme rocher de près de 200 kilomètres de longueur interroge les astronomes …
Les récentes observations dans l’infrarouge réalisées avec le télescope Infrared Telescope Facility (ITF) basé à Hawaï ont révélées une couche superficielle composée de glace d’eau. La distance au Soleil des astéroïdes se promenant dans cette région a toujours suggéré aux astronomes que la glace d’eau en surface ne résiste pas longtemps car très vite sublimée, à l’image des comètes et de leurs panaches de poussières et de glace … Il est donc étonnant d’en surprendre affleurant la surface de ce corps rocheux. Peut-être a t’il été récemment victime d’une collision laquelle, en l’égratignant, nous en montre les entrailles jusqu’alors insoupçonnées ? Qu’en est-il alors des autres astéroïdes ?
Quoi qu’il en soit, cette découverte attire l’attention des scientifiques sur l’origine de l’eau sur Terre et aussi sur l’apparition de la vie. Il y a plus de 4 milliards d’années, le chaos régnait dans le système solaire et les planètes étaient fréquemment bombardées par des astéroïdes et des comètes. Cela pourrait être à l’origine de l’eau sur notre planète. Planétologues, géologues, astronomes continuent leur enquête, à la recherche d’indices qui pourrait confirmer cette présomption. Plusieurs scénarios sont possibles.
Pour en savoir plus, lire l’article publié dans la revue scientifique Nature (en anglais).
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech.
L’astéroïde Vesta visible à l’oeil nu
- le 17 février 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides, Ephémérides, Observation
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Vesta est le deuxième objet le plus massif de la Ceinture d’Astéroïdes et il devrait être quasiment visible à l’œil nu lors de son opposition le 18 février.
L’astéroïde Vesta est en opposition le 18 février. Cela signifie (et cela vaut pour tous les corps en mouvement dans le système solaire) qu’il est face au Soleil tandis que la Terre est entre les deux ! En d’autres termes, il se lève quand le Soleil se couche et passe au méridien à minuit (en temps universel). Il y a deux semaines à peine, Mars était en opposition (lire l’article : « Mars en opposition le 29 janvier » ).
Distant ces jours-ci d’environ 212 millions de km, le gros astéroïde aux formes patatoïde devrait être visible à l’oeil nu. Sa magnitude atteint les 6,1 ! Ce ne sera pas très lumineux mais quand même, il est rare de pouvoir l’observer dans ces conditions. Bien entendu, un ciel transparent avec un minimum de pollution lumineuse est indispensable. Et avec une paire de jumelles, l’observation est encore plus facile.
Vesta se promène ces temps-ci dans la constellation du Lion et brille prés de l’étoile double Algieba qui se trouve dans le cou de l’animal ! Celle-ci scintille, au contraire de l’astéroïde qui est plus proche de nous et aussi plus petit. En cette période de l’année, la constellation du Lion se lève juste au-dessus de l’horizon est à la tombée de la nuit.
A noter que la sonde spatiale Dawn, actuellement en voyage vers la ceinture d’astéroïdes, survolera Vesta en 2011. Vesta est le deuxième plus gros astéroïde connu. Sa taille est estimée à 560 km dans sa plus grande longueur et 460 km pour la plus petite ! Sa surface réfléchit bien la lumière du Soleil au contraire de la plupart de ses congénères.
Télécharger l’image de Vesta réalisée par le télescope spatial Hubble en haute résolution.
Crédit photo : NASA, ESA, and L. McFadden (University of Maryland).
Des astéroïdes qui font parler d’eux
- le 27 janvier 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides
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Des chercheurs américains et français se sont penchés sur l’énigme des surfaces apparemment « rajeunies » des petits objets rocheux sans atmosphère dans le système solaire.
Nombre des astéroïdes géocroiseurs – qui s’aventurent dans les parages de la Terre, Vénus ou Mars – présentent, en effet, un relief différents de celui de leurs cousins prisonniers de la Ceinture d’Astéroïdes (entre Mars et Jupiter). Leurs parcours dans l’espace les soumettent à différentes agressions comme les pluies de météorites, les rayonnements cosmiques qui les « vieillissent » naturellement, assombrissent en moins d’un million d’année. Or les spectres d’une centaine de ces corps géocroiseurs suggèrent aux astronomes qu’ils ont subis un « re-surfaçage » relativement récent. Le phénomène serait lié à leurs passages à proximité de la Terre, à moins de 16 rayons terrestres. Les ondes sismiques émises à leur surface seraient responsables de leurs modifications.
Les scientifiques attendent la prochaine visite du grand astéroïde de 270 mètres : 99942 Apophis, prévue en 2029, pour confirmer leur hypothèse.
Puisqu’on parle d’astéroïdes, des astronomes du Nordic Optical Telescope (situé aux Canaries) ont probablement observé la collision entre deux d’entre eux. C’est en pointant leur télescope sur l’objet P/2010 A2 distant de 2,25 Unités Astronomiques (1 UA = distance Terre-Soleil) que les chercheurs ont surpris la présence d’un second à proximité, sur une même trajectoire. L’image ci-dessus montre vraisemblablement la trainée de poussière laissée par cette collision inédite. Un spectacle rarement observé dans les annales de l’astronomie.
Crédit photo : Spacewatch/University of Arizona.
Trois projets de missions spatiales sélectionnées par la NASA
- le 3 janvier 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exploration spatiale, NASA
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Lequel des trois projets d’exploration spatiale de la NASA sera choisi en 2011 pour un départ avant 2018 ?
La grande agence spatiale américaine a, en effet, sélectionnée trois projets de missions d’explorations spatiales pour trois destinations différentes. Un budget de 3,3 millions de dollars a été attribué à chacune d’entre elle pour leur développement sur un an en attendant la décision finale qui n’en choisira qu’une seule au milieu de l’année 2011.
Les trois projets concernent la Lune, notre voisine Vénus et un astéroïde.
Pour la première, la mission se nomme MoonRise.
L’idée est d’envoyer un robot dans le bassin d’Aitken, près du pôle sud de la Lune. Un grand bassin d’impact suspecté de receler de roches anciennes excavées, arrachées au manteau lunaire … Des échantillons rocheux seraient retournés vers la Terre par un robot. L’intérêt est une meilleure compréhension des origines de notre satellite naturel.

La sonde spatiale MoonRise aurait pour mission de prélever des roches lunaires et de les ramener sur Terre
Le second projet concerne une planète voisine et de la même taille que la notre : Vénus. Son nom est Surface and Atmosphere Geochemical Explorer (SAGE). Il s’agit d’une sonde capable de traverser et étudier l’atmosphère extrêmement dense de Vénus, dans un premier temps puis qui, une fois posée sur son sol brulant effectuera, au moyen d’instruments abrasifs, une « mise à nu » de la roche qui affleure en surface. Les chercheurs attendent beaucoup de ces mesures atmosphériques qui les renseigneront sur la météorologie de cette planète infernale (pression atmosphérique énorme, effet de serre extrême, températures en surface de 480°, etc.). Les études minéralogiques du sol, quant à elles, pourraient éclaircir davantage le récit des origines d’une planète qui ne semble pas vraiment très différente de la notre.
La troisième mission se nomme Origins Spectral Interpretation Resource Identification Security Regolith Explorer (OSIRIS-REx). Elle a pour ambition de ramener sur Terre des échantillons de roches prélevés sur un astéroïde primitif, vieux d’environ 4,66 milliards d’années ou plus. Délicate mission qui s’intéresse de très près à la formation du système solaire et aux origines de la vie. OSIRIS-REx est aussi à la recherche de traces de molécules complexe prisonnières de ces agrégats de matière primitives.
Plus d’informations sur le site de NewFrontiers de la NASA.
Trois missions qui promettent d’être passionnantes. Laquelle choisiriez-vous ?
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Crédit photo : NASA.
Impact d’une comète ou un astéroïde sur Jupiter
- le 25 juillet 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, Hubble, Jupiter, Système Solaire
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L’astronome amateur australien Anthony Wesley a fait une formidable découverte le 19 juillet alors qu’il observait Jupiter : l’apparition d’une tâche sombre probablement due à la chute d’un corps extérieur dans son atmosphère. Aussitôt, il fit circuler la nouvelle et des télescopes du monde entier ne tardèrent pas à être pointer sur la planète. Un phénomène inattendu qui survient 15 ans jour pour jour après l’impact de plusieurs fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter.
L’image ci-dessus a été obtenue avec la toute nouvelle Wide Field Camera 3 du télescope spatial Hubble. La tâche sombre fait deux fois la taille des Etats-Unis. Les astronomes pensent à l’impact d’une comète ou d’un astéroïde dans la haute atmosphère de la planète géante. L’énergie dégagée fut des milliers de fois supérieure à celle de l’explosion de la comète – ou astéroïde – au-dessus de Tunguska en Sibérie en 1908.
Des observations avec l’IRTF à 1,65 micron de longueur d’onde font état de la présence d’une tâche avec remontée de particules brillantes. Il semble aussi qu’il y est eu émission dans l’infrarouge moyen de molécules d’ammoniac et échauffement dans la troposphère. La tâche sombre en question est située prés du pôle sud de la planète.
L’image qui suit est l’œuvre de l’astronome amateur Joel Warren. On peut voir dans la partie supérieure (ce qui correspond au pôle sud, l’image est inversée) la tâche qui a suivie l’impact et, non loin de l’équateur de Jupiter, l’ombre projetée de l’un des quatre satellites galiléens, Callisto.
Crédit photo : NASA, ESA, and H. Hammel (Space Science Institute, Boulder, Colo.), and the Jupiter Impact Team et Joel Warren.
Galaxies en collision Arp 261 photographiées par le VLT
- le 21 mars 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie
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La communauté des observatoires européens basé dans l’hémisphère sud ou ESO a publié récemment ce cliché de deux galaxies en collision réalisé par le Very Large Télescope (VLT). Nommées Arp 261, elles se situent à environ 70 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation de la Balance.
Outre la beauté du mélange lumineux des deux galaxies irrégulières – où leur interaction laisse voir les étoiles les plus jeunes et bleues, issues de la rencontre de vaste nuages moléculaires -, les astronomes se sont beaucoup intéressés à la supernova SN 1995N, très intriguante et peu banale. Celle-ci, malgré un affaiblissement consécutifs à son explosion il y a plus de 7 ans, continue de briller avec une rare insolence et d’émettre dans le rayonnement x. Les chercheurs pensent que le phénomène est lié à la proximité de la grande densité de matières située au coeur de la galaxie.
Indépendamment de cette lointaine et massive collision de galaxies, on peut observer sur la même image, le passage de deux astéroïdes (ce sont les deux trainées de couleur rouge, vert et bleu). A gauche, il y a l’astéroïde 14 670 et en haut, l’astéroïde 9 735. Ces derniers sont, bien entendu, beaucoup plus proches de nous et appartiennent à notre système solaire.
Voir aussi la vidéo du zoom vers les deux galaxies en collision Arp 261.
L’image de Arp 261 en haute résolution.
Crédit photo : ESO.
Approche de Phobos par la sonde Mars Express
- le 18 octobre 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Exploration spatiale, Mars
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L’un des deux satellites naturels de Mars, Phobos fut survolé et approché plusieurs fois cet été par la sonde spatiale Mars Express, apportant ainsi plus de détails sur sa composition.
Phobos intrigue depuis plusieurs années car sa densité est faible et son origine restait mal expliquée. La proximité de la Ceinture d’Astéroïdes suggérait que le satellite long de 27 km et large de 19 km fut capturé par la planète Mars. Or, les observations récentes de la sonde européene laissent penser qu’il s’agit d’un agrégat de matières, plutôt poreux. Peut-être s’agit-il de roches échappées de l’attraction de Mars suite à des collisions d’astéroïdes avec celle-ci.
Pour en savoir davantage, il faudra prélever des échantillions du sol du petit satellite, ce que prévoit la mission russe Phobos Grunt en 2012.
Rappelons que le satellite Phobos pourrait s’écraser sur le sol de Mars d’ici 50 millions d’années, selon des calculs de son orbite.
Télécharger l’image en haute résolution (1,4 Mo).
Crédit photo : ESA/ DLR/ FU Berlin (G. Neukum).
L’astéroïde Steins survolé par la sonde Rosetta
- le 6 septembre 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories asteroides, Exploration spatiale, Système Solaire, Vidéos
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Photos de l’astéroïde 2007 TU24
- le 30 janvier 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories asteroides
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L’astéroïde 2007 TU24 qui passa à seulement 500 000 km de la Terre hier, ici photographié par Patrick Wiggins.
Ci-dessous, le même astéroïde cette fois saisi par les radars du grand radiotelescope d’Arecibo.
Crédit photo : Patrick Wiggins et Arecibo Observatory.
Un astéroïde frolera la Terre le 29 janvier
- le 24 janvier 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories asteroides
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L’astéroïde 2007 TU24 découvert récemment, le 11 octobre 2007, passera au plus prés de la Terre, le 29 janvier, à seulement 530 000 km !
Cet astéroïde géo-croiseur (near-earth object) mesure entre 150 et 600 m de longueur et pourra être observé entre les 28 et 30 janvier avec de simples télescopes, lunettes ou jumelles dans les constellations des Poissons, puis Persée, puis la Grande Ourse (voir carte ci-contre).
Les astronomes estiment que ce type d’astéroïdes peut tomber sur notre planète environ tous les 40 000 ans.
Plus d’informations sur le site internet Near-Earth Object Program de la NASA.
Crédit photo : NASA.










































