Au coeur de l’amas ouvert NGC 2547
- le avril 09, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO
0
Gros plan sur NGC 2547
La caméra grand-champ installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla (Chili) nous révèle la partie centrale de l’amas ouvert NGC 2547. Distant d’environ 1 500 années-lumière en direction de la constellation de la Voile (Vela), cette belle grappe d’étoiles concentre de jeunes individus de seulement 20 à 35 millions d’années. Certes, cela peut paraître beaucoup mais ce n’est rien du tout. A titre de comparaison, notre Soleil âgé de 4,6 milliards d’années, n’est pas encore à la moitié de sa vie. Transposé dans la vie d’un être humain, il n’aurait qu’une quarantaine d’années. Aussi, cette poignée d’étoiles bleues suspendues dans le ciel austral sont-elles des bébés de trois mois à peine …
La grappe de jeunes étoiles NGC 411 photographiée par Hubble
- le janvier 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA
0

NGC 411, l’amas ouvert qui ressemble à s’y méprendre à un amas globulaire.
Contrairement à ce que les apparences suggèrent, NGC 411 photographié ici par le télescope spatial Hubble, n’est pas un amas globulaire. Au nombre de 150 dans la périphérie de notre galaxie, ceux-ci concentrent plusieurs dizaines, voire même pour certains, plusieurs centaines de milliers d’étoiles. La plupart ont le double de l’âge du Soleil soit 10 milliards d’années et ont vu grandir notre Voie Lactée.
Lire la suite»Beauté fulgurante de l’essaim d’étoiles Cygnus OB2
- le novembre 08, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Chandra, NASA, Spitzer
0
Sublime paysage cosmique autour de l’essaim d’étoiles Cygnus OB2, le plus proche des amas ouvert massifs.
Magnifique image composite capturée dans plusieurs longueurs d’onde par les télescopes spatiaux Chandra (rayonnement x), Spitzer (rayonnement infrarouge) et le télescope terrestre Isaac Newton (visible). On peut admirer au milieu des lambeaux de nuages moléculaires, déchirés, creusés et érodés, l’influence de l’amas d’étoiles stellaire Cygnus OB2. Situé à environ 5 000 années-lumière de nous (en direction de la constellation du Cygne), il est peuplé en grande majorité d’étoiles des familles spectrales (type spectral) O et B, massives et très chaudes ! Sur les 1 700 sources détectées dans le rayonnement x par le satellite Chandra, environ 1 500 appartiennent aux étoiles de l’essaim : 60 ont été identifiées pour la catégorie O et 1 000 pour la catégorie B. Les chercheurs souhaitent comprendre la formation et l’évolution de ces attroupements d’étoiles particulièrement massifs. Celui-ci est impressionnant, il équivaut à 30 000 fois la masse du Soleil ! Peuplé d’étoiles très jeunes, âgées de 1 et 7 millions d’années, certaines ont déjà brulées toutes leurs réserves d’hydrogène et explosées en supernova ! Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement et la nébuleuse qui les a vu naitre. Le sondage réalisé dans l’infrarouge avec le télescope Spitzer montre que peu d’étoiles de l’amas sont ceintes de disques de poussières.
Lire la suite»Découverte d’exoplanètes autour de jeunes soleils dans l’amas ouvert de la Ruche
- le septembre 19, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Exoplanetes
0
Découverte des premières exoplanètes gravitant autour de jeunes étoiles comparable au Soleil dans le milieu dense d’un amas ouvert.
Après les multiples découvertes d’exoplanètes de toutes tailles et masses autour d’étoiles similaires au Soleil — et il y en a encore des milliards à trouver ! –, différentes équipes d’astronomes se sont intéressées à des étoiles de nature différentes et particulières et aussi à des milieux à priori incompatibles avec des systèmes planétaires … Plusieurs recherches ont porté leurs fruits et l’un des exemples les plus récents et surprenant est l’existence confirmée de plusieurs planètes autour d’étoiles doubles ou systèmes binaires (lire “Découverte de deux planètes autour d’une étoile double”). Cela paraissait improbable il y a encore quelques années, voire circonscrit aux seuls cinéma et littérature de science-fiction (“Tatooine” dans Star Wars est le cas le plus célèbre).
Lire la suite»Fusion d’amas ouvert au centre de la nébuleuse de la Tarentule
- le août 22, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA
0
Il n’y aurait pas un mais deux amas ouvert au centre de la nébuleuse de la Tarentule.
A l’intérieur de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan, à environ 170 000 années-lumière de notre système solaire, de jeunes et vigoureuses étoiles illuminent la vaste nébuleuse de la Tarentule. Cette dernière, également nommée 30 Doradus, enfante des centaines d’étoiles de masses variables depuis environ 25 millions d’années. Beaucoup d’entre elles sont réunies au coeur de cette immense toile tissée de gaz et de poussières et forment, en apparence, un amas ouvert (beaucoup d’étoiles massives en son sein).
En apparence … car d’après une étude menée par une équipe d’astrophysiciens, R 136 (c’est son nom) se composerait en réalité de deux amas plus modeste en cours de fusion …
Portrait de l’amas ouvert NGC 6604 et de son environnement
- le mai 02, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
0

Draperies de gaz et de poussières autour des jeunes étoiles de l'amas NGC 6604
Exploration du méconnu amas ouvert NGC 6604, baigné de gaz et de poussières.
L’ESO qui, rapelllons-le fête son cinquantième anniversaire cette année, nous ouvre les portes de la région Sh2-54 qui entoure la grappe d’étoiles NGC 6604. Cette dernière concentre une poignée d’étoiles au sein d’un plus grand groupe d’une centaine d’individus, plus dispersé et plus âgé : l’amas ouvert Serpent OB (situé dans la constellation du Serpent et dominé par des étoiles bleues de type O et B).
Lire la suite»Grappe d’étoiles massives enrobée de gaz dans le Grand Nuage de Magellan
- le avril 24, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA, Nébuleuses
0
Portrait de l’amas ouvert NGC 2040 à 170 000 années-lumière de nous dans le Grand Nuage de Magellan.
Pour ses 22 ans, Hubble nous a emmené au coeur de la nébuleuse de la Tarantule, une région très féconde portée par le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC). L’immense nuage moléculaire luit à 170 000 années-lumière de nous de la débauche de lumière émise par quelques-unes de ses progénitures monstrueuses ! Dans cette même région du ciel, toujours dans le giron de la galaxie naine (environ 100 fois plus petite que la Voie Lactée), le célèbre télescope spatial a déterré un “trésor caché” de ses archives, l’amas ouvert NGC 2040. Egalement nommé LH 88, il se compose d’une poignée d’étoiles très massives. Leur espérance de vie n’est que de quelques millions d’années, relativement à leurs masses respectives. C’est court quand on songe aux étoiles de plus petite masse comme le Soleil. Celui-ci devrait briller au total plus de 10 milliards d’années !
Lire la suite»Image sans précédent des entrailles de la nébuleuse de la Carène
- le février 08, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos, VLT
0
L’ESO qui fête son cinquantième anniversaire cette année partage un fabuleux panorama du substrat de la nébuleuse de la Carène capturé avec le VLT. La caméra HAWK-I nous en dévoile les dessous.
Une équipe d’astronomes chassant les étoiles de faible masse, principalement des naines brunes, au sein de la vaste nébuleuse de la Carène, vient de livrer la meilleure image jamais obtenue dans l’infrarouge de cette matrice d’étoiles très fécondes, distante de 7 500 années-lumière.
Lire la suite»Le télescope WISE « déshabille » la Voie Lactée
- le janvier 14, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories JPL, NASA, Nébuleuses, Voie Lactée, WISE
0
Dans les bras nébuleux de la Voie Lactée.
Observant le cosmos exclusivement dans les longueurs d’onde infrarouge, le télescope spatial WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer) livre une gigantesque mosaïque de milliers d’images d’une partie de la Voie Lactée. Long parchemin où l’on peut y déchiffrer les turbulences interstellaires, cendres d’étoiles et multiples concentrations où se nouent le destin de futures étoiles.
Cette image inhabituelle de la Voie Lactée ne couvre que les régions des constellations de Cassiopée et de Céphée (reine et roi de l’Ethiopie dans le récit mythique), situées non loin de l’extrémité boréale du “chemin de lait”. Cet un écheveau de gaz et de poussières à basse température, un vaste réseau de filaments ici mis au jour par les caméras du satellite WISE, sensible aux infrarouges submilimétrique.
Lire la suite»[Image du jour] : Portrait de l’amas ouvert NGC 2100
- le septembre 20, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Image du jour, La Silla, Vidéos
0
Magnifique portrait, haut en couleur, de l’amas ouvert NGC 2100 en marge de la gigantesque nébuleuse de la Tarentule.
Situé à environ 170 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie naine voisine le Grand Nuage de Magellan (LMC), NGC 2100 est un amas ouvert qui borde la majestueuse nébuleuse de la Tarantule. Dans cette région particulièrement riche et active, une autre assemblée d’étoiles très jeunes lui vole régulièrement la vedette : RMC 136. Peuplé de vigoureuses étoiles massives, celui-ci illumine une grande partie de nébuleuse.
Lire la suite»Le télescope VISTA découvre une myriade d’amas ouvert
- le août 08, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, VISTA
0
VISTA est un nouveau télescope de 4,1 m. de diamètre de l’ESO, installé auprès de ses « grands frères » du Very Large Telescope (VLT) au sommet du Mont Paranal (Chili). Construit pour réaliser des sondages du ciel profond dans l’infrarouge, il est le plus grand de sa catégorie. Au cours de la campagne Variables in the Via Lactea (VVV) commencée en 2010, les chercheurs qui ont parcouru les régions les plus sombres de la Voie Lactée, ont révélé l’existence de 96 nouveaux amas ouverts !
Lire la suite»Image du jour : superbulle autour d’un nid d’étoiles
- le juillet 26, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Supernova, Vidéos, VLT
0
Dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC), une voisine de la Voie Lactée, on peut admirer l’amas ouvert NGC 1929 entourré d’une vaste coquille de gaz, teintée de rouge. La structure est une superbulle large de 325 années-lumière qui se nomme LHA 120-N 44 ou, pour faire plus court, N 44.
Ce sont en partie, les étoiles les plus jeunes et les plus massives qui ont créée cette immense envelloppe. Leur rayonnement ultraviolet repousse en quelque sorte le gaz résiduel présent autrefois à l’intérieur du nid stellaire !
A cela s’ajoute, des supernovae qui ont secouées plusieurs fois la grappe d’étoiles … Il n’est pas rare, en effet, que les étoiles les plus massives qui peuplent les amas ouvert, épuisent leurs ressources en hydrogéne plus rapidement que leurs congénéres modestes. Dans ce scénario, les réactions s’enchainent vite jusqu’à l’effondrement de l’étoile sur elle-même et explose violemment. L’empreinte de cette énergie libérée est visible sur les contours de la superbulle : restes ou rémanents des étoiles déchiquetées par l’explosion, matière explusée dans l’environnement interstellaire.
Superbe portrait des Pléiades
- le janvier 04, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Astrophoto, Etoile
0
Le célèbre amas ouvert les Pléiades (Messier 45) photographié par David De Martin. Profusion d’images du cosmos à découvrir sur son site Skyfactory.
Au gré d’une exploration du web en quête de savoureux clichés d’amas ouvert, j’ai découvert et re-découvert les superbes – et proprement sidérantes – photographies réalisées par David De Martin.
Si vous ne les connaissez pas encore, je vous invite à plonger rapidement dans les galeries de son site « Skyfactory ». L’américain est probablement un des astronomes-photographes les plus remarquable de sa génération. Son talent lui vaut, par ailleurs, les honneurs des plus prestigieux télescopes du monde comme le télescope spatial Hubble pour lequel David De Martin co-signe le magnifique catalogue « Cosmics Collisions » qui regroupe des centaines de clichés de galaxies en collisions.
L’image ci-dessus nous emmène littéralement au cœur de l’un des amas ouverts les plus célèbres : les Pléiades. Plusieurs centaines d’étoiles âgées de moins de 100 millions d’années sont visibles encore blotties dans ce qui pourrait être comparé à un berceau … Loin d’être d’innocents et fragiles petits astres de lumières, les fringants « bébés-étoiles » tourmentent leur environnement très riche en poussières en expulsant des vents très violents. La nébuleuse primitive garde de beaux restes et offre un habitat douillet à cette petite famille située à 425 années-lumière de nous.
Dans l’Antiquité, les anciens grecs nommaient cette grappe d’étoiles, « les sept sœurs ou les sept filles du géant Atlas ». Les étoiles les plus brillantes, que l’on peut différencier à l’œil nu, portent les noms des nymphes de la mythologie : Taygete, Celaeno, Maia, Asterope, Electre, Merope et Alcyone sans oublier leur mère, Pleione et leur père, Atlas.
Au cœur de l’hiver, on peut voir l’amas briller dans toute sa splendeur, dés la tombée de la nuit. On perçoit les étoiles agglutinées sur l’épaule du Taureau (Taurus). Les Babyloniens, qui ont imaginé la constellation du Zodiaque, l’amas représentait une mouche.
Crédit photo : Caltech, Palomar Observatory, Digitized Sky Survey.
Voyage dans la région de la nébuleuse de la Tarentule
- le août 17, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Nébuleuses, Vidéos, VISTA
0
Le nouveau télescope VISTA installé au Chili a réalisé une image impressionnante dans le proche infrarouge de la région de la nébuleuse de la Tarentule.
C’est une des régions de formation stellaire les plus riches et les plus actives de notre univers local ! Située dans notre voisinage, à quelques 165 000 années-lumières de nous dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC), la nébuleuse de la Tarentule est un immense nuage composé de gaz et de poussières qui fascine ses observateurs … C’est en son sein, plus précisément dans l’amas ouvert RMC 136 ou R 136, qu’une équipe d’astrophysiciens a récemment décelée l’étoile la plus massive jamais observée ! Pour rappel, cette étoile nommée R136a1 possède, actuellement, 265 fois la masse du Soleil ! Dans le même amas, les chercheurs ont découvert plusieurs cas d’étoiles très massives.
L’image ci-dessus couvre une très grande partie du ciel de l’hémisphère sud. Elle a été obtenue avec le grand télescope Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy (VISTA) de 4,1 mètres de diamètre installé sur le Mont Paranal, à quelques centaines de pas du Very Large Telescope (VLT). La camèra très sensible offre aux astronomes une image extrêmement précise dans le proche infrarouge de cette immense région active. Cette prise de vue composite a été réalisée dans le cadre du programme de grand sondage du Nuage de Magellan ou VISTA Magellanic Cloud (VMC) Survey, fragment très dense du ciel de l’hémisphère sud.
Outre, l’impressionnante exploration des filaments de gaz de la nébuleuse de la Tarentule que permet cette image dans le proche infrarouge, les astronomes découvrent, avec une précision inégalée, les structures invisibles, riches en poussières où se logent plusieurs embryons d’étoiles. Les chercheurs en étudient les interactions avec les mondes chauds et intenses des alentours, leurs comportement et évolution dans ce milieu agité. Les données acquises avec VISTA devrait leur permettre de créer une représentation en trois dimensions de la nébuleuse de la Tarentule aussi appelée 30 Doradus.
Par delà cette nébuleuse, le VISTA Magellanic Cloud Survey montre aussi les restes de la supernova SN 1987 A (évoquée il y a quelques jours avec une nouvelle représentation de ses nuages de gaz éjectés lors de l’explosion de l’étoile, lire l’article « Représentation en 3D de la supernova SN 1987 A »). Plusieurs amas ouverts, peuplés de milliers d’étoiles très jeunes sont également visibles sur ce cliché splendide. Ainsi, peut-on reconnaître à gauche de la Tarentule, l’amas NGC 2100. En dessous, quelques nébuleuses jalonnent cette partie du ciel dont NGC 2080 et l’amas ouvert NGC 2083.
Le sondage et l’étude scrupuleuse du ciel austral se poursuit avec le télescope VISTA au cours de ces prochaines années. A noter que le nouveau télescope de l’European Southern Observatory (ESO) a été exclusivement construit pour des observations en grand champ. En équivalence photographique, il représente un capteur de 67 mégapixels (source : ESO).
En vidéo, plongée au cœur de la nébuleuse de la Tarentule.
Bien entendu, l’image ci-dessus s’apprécie en très très haute-résolution. Vous pouvez la télécharger en 9 246 x 12 360 pixels (131,2 Mb !) ou dans une résolution un peu plus réduite (13,6 Mb).
Vous pouvez également découvrir l’image de la région de la nébuleuse de la tarentule dans une version « zoomable ».
Crédit photo : VISTA/ESO.
Voyage au coeur de la nébuleuse NGC 2467 photographiée par le télescope Hubble
- le juillet 27, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Hubble, NASA, Nébuleuses
0
A travers cette image magnifique, le télescope spatial Hubble nous convie à l’intérieur de la nébuleuse NGC 2467 où se forment des milliers d’étoiles.
La NASA et l’ESA ont publié il y a quelques jours cette image réalisée en 2004 par le télescope spatial Hubble avec la caméra grand champ Advanced Camera for Surveys (ACS). On y découvre les entrailles de la vaste nébuleuse NGC 2467, situés à environ 13 000 années-lumière de nous dans la constellation du Poupe (Puppis). A l’instar d’autres nuages de gaz et de poussières comme la célèbre nébuleuse d’Orion (M 42) ou la nébuleuse de l’Aigle (M 16) – visible tout l’été dans la constellation éponyme -, celle-ci offre aux observateurs de l’hémisphère sud un paysage fantastique où la matière est brassée par la force des rayonnements stellaires. S’ensuivent alors, au fil de plusieurs milliers d’années de splendides essaims d’étoiles, couramment nommés amas ouvert. Les étoiles les plus jeunes « tempêtent » fiévreusement dans leur environnement douillet, soufflent un rayonnement ultraviolet puissant sur les reliefs gazeux qui les ont engendrés … Les vents stellaires sculptent ces immenses nuages moléculaires, creusant d’improbables cavités de part et d’autre. Une vue en 3 dimensions rendrait le spectacle plus beau et impressionnant. L’étoile très brillante qui domine ce « tableau » est l’une des principales responsables de l’érosion qui gagne l’ensemble de la nébuleuse NGC 2467. Les tons rouges qui prédominent le nuage trahissent la présence abondante d’hydrogène, l’élément le plus répandu dans l’Univers.
Pour apprécier toute la beauté de la nébuleuse NGC 2467, je vous invite à agrandir cette image réalisée par le télescope spatial Hubble. Cela nous transporte au coeur d’une riche « matrice » stellaire comme il y en a de nombreuses dans notre galaxie.
Télécharger l’image en très haute-résolution (8,6 Mb).
En vidéo, zoom vers la nébuleuse NGC 2467.
Crédit photo : NASA, ESA et Orsola De Marco (Macquarie University).
[amazon-product align="center" region="fr" tracking_id="lecosm-21"]2020916770[/amazon-product]
WISE cartographie le ciel dans l’infrarouge et découvre de nombreux astéroïdes
- le juillet 24, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Asteroïdes, WISE
0

Nuages de poussières dans les Pléiades, photographiés dans l'infrarouge par le télescope spatial WISE
Fin de la première phase de cartographie du ciel dans l’infrarouge par le télescope spatial WISE. Ce sondage a permis la découverte de plus de 25 000 astéroïdes dont 90 qui se promènent dans les environs de la Terre.
Le télescope spatial Wide-field Infrared Survey Explorer ou WISE vient d’achever sa première manche d’observation du ciel dans l’infrarouge. Sa principale mission est de scannée le ciel tout entier, étape par étape, au fil de l’orbite de notre planète autour du Soleil. En l’espace de 6 mois, le télescope de la NASA a réalisé plus de 1,3 millions d’images. Sa « vision » dans l’infrarouge, le rend sensible à de nombreux objets relativement froids de l’Univers. Ainsi, ses caméras sont-elles capables de déceler des naines brunes lointaines (classe d’étoiles beaucoup plus petites et moins lumineuses que notre Soleil) ou, plus près de nous, d’innombrables astéroïdes. WISE en a déjà observé plus de 100 000, dont la plupart appartiennent à la Ceinture d’Astéroïdes. Le télescope spatial a permis également aux astronomes d’identifier 90 nouveaux astéroïdes errant dans les « parages » de la Terre, désignés comme « neart-Earth object ».
L’image ci-dessus offre un portrait inhabituel du célèbre amas ouvert les Pléiades (Messier 45), connues aussi sous les noms de « Sept sœurs, sept filles d’Atlas » (mythologie grecque), « Subaru » (Japon), « Tianquitzli » (Mexique ancien), etc. Inhabituel car WISE en offre un aperçu dans l’infrarouge. Les draperies de gaz très chaud sont ici gommées laissant, en revanche, apparaître de vastes nuages de poussières (en vert, bleu, cyan et rouge selon les longueurs d’onde) parmi ces étoiles très jeunes. La belle famille stellaire semble d’ailleurs s’agrandir : des étoiles (en bleu) d’ordinaire discrètes sont débusquées par l’acuité des caméras infrarouge.
WISE poursuit sa cartographie infrarouge des grands espaces interplanétaires et intergalactiques jusqu’à l’épuisement de ses liquides de refroidissement.
En vidéo, progression de la cartographie du ciel dans l’infrarouge par le télescope spatial WISE.
Télécharger l’image en haute-résolution (1,6 Mb).
Crédit photo : NASA/JPL-Caltech/UCLA.
[amazon-product align="center" region="fr" tracking_id="lecosm-21"]2020808218[/amazon-product]
Découverte de l’étoile la plus massive jamais observée
- le juillet 22, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Etoile, Nébuleuses, Vidéos, VLT
0

Comparaison de la taille de différentes étoiles dont R136a1, la plus massive jamais découverte (cliquez pour agrandir)
Les astronomes pensaient connaître les étoiles les plus massives et les limites qu’elles ne peuvent pas dépasser or la récente découverte d’une étoile de 320 masses solaires vient remettre en question les modèles précédents.
Une équipe de chercheurs américains vient de rendre publique une découverte sensationnelle : la plus grosse et plus brillante étoile jamais observée ! C’est en étudiant les amas ouverts NGC 3603 et RMC 136a, tous deux très denses avec les caméras haute-résolution du Very Large Telescope (VLT) de l’ESO qu’ils ont mis en évidence d’incroyables monstres stellaires. Le plus important d’entre eux a été trouvé au sein de l’amas RMC 136a, connu aussi sous le nom de R136 (voir l’image de cet amas par le télescope Hubble). Des dizaines de milliers de très jeunes étoiles y sont blotties. Parmi elles, quatre ont la prétention d’avoir une masse supérieure à 150 fois celle de notre étoile, le Soleil ! Ce qui n’a pas manqué de surprendre les astrophysiciens qui, d’ordinaire, fixent une limite « théorique » dans leurs masses à 150 masses solaires. Dans cette grande famille de 100 000 étoiles, R136a1 bat tous les records : à sa naissance, elle avait 320 fois la masse du Soleil, nous disent les scientifiques ! Ajoutons que les quatre « monstres » de plus de 150 masses solaires émettent, à eux seuls, la moitié des vents stellaires de cet amas très peuplé ! R136a1 éjecte dans l’espace autour d’elle, 50 fois plus d’énergie que la totalité des étoiles de l’amas ouvert de la nébuleuse d’Orion !
Paul crowther, auteur de la découverte raconte que : « Contrairement aux humains ces étoilent naissent « grosses » et perdent du poids en vieillissant. Etant âgée d’un peu plus d’un million d’années, l’étoile la plus extrême, R136a1, est déjà à la moitié de sa vie et a déjà subi un intense régime amaigrissant, perdant un cinquième de sa masse initiale pendant cette période, ce qui correspond à plus de cinquante masses solaires. » Actuellement, R136a1 a une masse 265 fois supérieure à celle du Soleil. En dépit d’une baisse sensible, elle demeure considérable.

L'amas ouvert R136 compte 100 000 étoiles très jeunes. Parmi elles, la plus massive jamais observée, R136a1 (cliquez pour agrandir)
L’étoile aurait une température en surface de plus de 40 000° C, soit sept fois plus importante que celle de notre étoile. Quant à sa luminosité, elle est tout aussi impressionnante que sa masse : 10 millions de fois plus brillante que le Soleil ! On ne peut que s’exclamer devant une si grande débauche d’énergie. Les astronomes se sont amusés à calculer ce que représenteraient cette étoile super-massive si elle était dans notre système solaire. Ce serait proprement renversant et notre planète serait, bien entendu, inhabitable. Le monstre stellaire occuperait une grande place et sa masse importante réduirait notre période de révolution, l’année terrestre, à 3 semaines ! Le rayonnement ultraviolet serait, quant à lui, si intense qu’aucune vie serait possible.
L’étoile super (hyper ?) massive devrait achever sa vie dans un million d’années. Sa vie sera, in fine, très courte en comparaison avec notre Soleil dont la durée est estimée à 10 milliards d’années ! Le monstre stellaire deviendra une « supernovæ d’instabilité de paire », une classe de supernova dont l’explosion est extra-ordinaire et ne laisse aucune traces … ! Les astrophysiciens ont calculé qu’elle pourrait déverser dans l’espace 10 fois la masse du Soleil en fer !
R136a1, étoile très rare, appartient à un amas ouvert installé dans l’immense et très active nébuleuse de la Tarentule laquelle se situe à environ 165 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC).
Outre le cas extravaguant et époustouflant de R136a1, deux étoiles de masse équivalente ou légèrement supérieure à 150 fois celle du Soleil ont été repérée dans notre propre galaxie, à 22 000 années-lumière de nous, dans l’amas ouvert NGC 3603.
En vidéo, plongée au cœur de l’amas ouvert R136, peuplé de 100 000 très jeunes étoiles, à l’intérieur de la vaste et très active nébuleuse de la Tarentule.
http://www.dailymotion.com/video/xe45mjTélécharger l’image en très haute-résolution (6,5 Mb).
Crédit photo : ESO/M. Kornmesser/P. Crowther/C.J. Evans.
[amazon-product align="center" region="fr" tracking_id="lecosm-21"]2259201113[/amazon-product]
L’amas ouvert NGC 3603 à nouveau scruté par le télescope Hubble
- le juillet 08, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble, Nébuleuses
0

L'amas ouvert NGC 3603 et les dizaines d'étoiles jeunes qui le compose sculptent la nébuleuse qui l'entoure (cliquez pour agrandir)
Dernière livraison du télescope Hubble, l’amas ouvert NGC 3603 distant de 20 000 années-lumière.
Cette image composite de l’amas ouvert NGC 3603 a été réalisée au cours de août et décembre 2009 avec la caméra WFC3 du télescope spatial Hubble. Capturée à la fois dans la lumière visible et l’infrarouge, on peut y voir une splendide pelote d’étoiles. Agglutinées au creux du nid qu’elles ont soigneusement aménagées en plusieurs milliers d’années, ces « bébés » étoiles témoignent d’une vigueur surprenante … ! Les couvertures de gaz qui les enveloppaient il n’y pas si longtemps ont été escamotées par le souffle puissant des « petits monstres ». Les vents violents des jeunes étoiles massives, accompagné des rayonnements ultraviolet puissants les ont littéralement bousculé, voire chassé. Tout de suite après leur formation, l’érosion a sculpté une cavité impressionnante.
NGC 3603 est un amas ouvert très dense localisé dans la nébuleuse de la Carène, une des plus actives connue dans notre galaxie. Il est situé à 20 000 années-lumière de nous et du télescope spatial qui en avait commis de précédents clichés, tout aussi sensationnel, en 2007 (à voir ici) et en 1999 (et ici) !
Lire aussi : « Première étude détaillée de très jeunes étoiles en mouvement dans l’amas NGC 3603″.
Télécharger l’image de l’amas ouvert NGC 3603 en très haute-résolution (11,1 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, R. O’Connell (University of Virginia), F. Paresce (National Institute for Astrophysics, Bologna, Italy), E. Young (Universities Space Research Association/Ames Research Center), the WFC3 Science Oversight Committee, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).
Galerie « Etoiles et nébuleuses »
[Gallery not found][amazon-product align="center" region="fr" tracking_id="lecosm-21"]2700024966[/amazon-product]
Spectaculaire image de la nébuleuse N 11 réalisée par le télescope Hubble
- le juin 22, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESA, Hubble, NASA, Nébuleuses, Vidéos
0

La nébuleuse N11 (cliquez pour agrandir)
La NASA et l’ESA viennent de publier un image spectaculaire réalisée par le télescope spatial Hubble de la nébuleuse N 11.
Cette image grand-champ obtenue avec le télescope spatial Hubble couvre la région LHA 120-N 11, plus simplement nommée N 11 ou nébuleuse de l’haricot (Bean Nebula). Elle s’étend sur environ 1 000 années-lumière à travers la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan (LMC). L’activité stellaire y est très forte, on y observe de nombreuses formations d’étoiles, de belles grappes et des guirlandes d’étoiles comme, par exemple, l’amas ouvert NGC 1761 richement peuplé d’étoiles jeunes et très chaudes qui déversent dans cet environnement flamboyant, d’intenses rayonnements ultraviolets.
Une rose aussi se dessine dans le coin supérieur gauche de l’image, témoignant d’une récente flambée d’étoiles.
Pour en profiter au maximum et littéralement s’y promener, il est recommandé de télécharger l’image en très haute résolution. Invisible à l’oeil nu, cette formation lointaine devient spectaculaire quand on agrandit l’image et s’y égare, guider par la curiosité.

Vue d'ensemble du Grand Nuage de Magellan et localisation de la nébuleuse N 11 (cliquez pour agrandir)
En vidéo, plongeon dans la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan dans la région de la nébuleuse N 11.
http://www.dailymotion.com/video/xds42dLire aussi : « Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan ».
Télécharger l’image en très haute résolution (25, 8 Mb).
Première étude détaillée de très jeunes étoiles en mouvement dans l’amas NGC 3603
- le juin 17, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble, Vidéos
0
Plusieurs chercheurs allemands se sont penchés sur NGC 3603, l’un des plus denses amas ouvert de la galaxie afin d’en étudier les mouvements au cours du temps.
Une équipe composée d’astrophysiciens de l’Institut Max-Planck et de l’Université de Cologne s’est beaucoup intéressée à l’amas ouvert NGC 3603. Reprenant des observations réalisées en 1997 avec le télescope spatial Hubble, les chercheurs ont voulu, 10 ans plus tard, renouveler la campagne d’observation (avec les mêmes outils et réglages) afin d’en mieux connaître les mouvements des étoiles qui y sont nées et leurs vitesses. Ainsi, près de 800 jeunes étoiles furent étudiées au sein d’un amas qui en compte environ 10 000, réparties sur seulement 3 années-lumière ! NGC 3603 est un jeune amas ouvert situé à 20 000 années-lumière de nous, principalement composé d’étoiles qui se sont formées il y a seulement un million d’année.
Cette étude comparative a bénéficiée d’une précision diabolique ! Boyke Rochau a déclaré que : « les mesures sont de 27 millionième de seconde d’arc par an. Cet angle minuscule correspond à l’épaisseur un cheveu observé à 800 kilomètres de distance ! » Wolfgang Brandner, l’un des responsables de cette recherche, ajoute: ”C’est la première fois que nous sommes capable de mesurer avec précision les mouvements des étoiles dans un amas ouvert si compact.” Il apparaît que ces étoiles de tailles et de masses différentes ont conservées leurs vitesses impulsées à leurs origines, indépendamment de leurs masses respectives ! Les astronomes cherchent à comprendre l’ensemble des mécanismes à l’œuvre au cours de la formation des étoiles. Pouvoir comparer les données d’un amas si jeune et si dense à dix ans d’intervalle est, pour eux, une occasion inestimable d’en apprendre un peu plus.
Sur la vidéo ci-dessous, on peut découvrir l’importance des mouvements de quelques étoiles en l’espace de 10 ans. Un laps de temps très court qui ne représente quasiment rien dans la vie de ces étoiles-nourrisson !
Voir, revoir et télécharger l’image grand champ et haute résolution, réalisée avec l’Advanced Camera for Surveys (ACS) du télescope spatial Hubble de l’amas ouvert NGC 3603 et son environnement (9,2 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, Wolfgang Brandner (MPIA), Boyke Rochau (MPIA) et Andrea Stolte (University of Cologne).
Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan
- le juin 15, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Galaxie, La Silla, nébuleuse planètaire, Nébuleuses, Supernova, Vidéos
0
Image grand champ d’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan où sont visibles de nombreux objets célestes de différentes catégories.
La caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla offre des images grands champs qui sont magnifiques. Au-delà du spectacle certain, ces images permettent aux astrophysiciens une exploration approfondie de/des espace(s) proches et lointains !
Récemment, une équipe d’astronomes s’est intéressée à la galaxie naine proche de nous, le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud). Située à environ 160 000 années-lumière seulement de nous, elle ne représente qu’un dixième de la masse de la Voie Lactée et s’étend sur 14 000 années-lumière. De nombreux indices indiquent que cette petite galaxie a connue des hausses d’activité dans un passé relativement récent (à l’échelle cosmique s’entend !), avec des vagues impotantes de formations stellaires. En témoignent, par exemple, l’existence d’amas globulaires dense et plutôt jeunes comme NGC 1978 dont l’âge est estimé à 3,5 milliards d’années. C’est peu comparativement à ceux que l’on connaît dans la périphérie de la Voie Lactée.
Autre signe évident de flambées d’activités : la présence de nombreux amas ouverts, tous peuplés de très jeunes étoiles. En parcourant attentivement cette image, on peut en relever des dizaines, de belles grappes lumineuses de quelques centaines à quelques milliers d’étoiles.
Les astronomes ont également repérés des étoiles en lambeaux, vestiges de supernovæ. Parmi elles, l’impressionnante N 49 (visible en haut à droite de l’image), vaste de 30 années-lumières, elle cache en son sein un magnetar, noyau résiduel de l’étoile possédant un champ magnétique extrêmement puissant !
L’image, que pouvez télécharger en très haute résolution (voir ci-dessous), couvre une région du ciel de l’hémisphère sud aussi grande que quatre pleine lune, ce qui ne représente qu’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Télécharger l’image avec les annotations en très haute résolution (7,8 Mb).
Télécharger l’image sans annotations en très très haute résolution (243,2 Mb ou 14,3 Mb).
En vidéo, zoom sur la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Crédit photo : ESO.
Berceau d’étoiles très actives dans le Petit Nuage de Magellan
- le février 27, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, La Silla, Nébuleuses
0
Gros plan sur NGC 346, région très dense dans la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan.
Impossible de résister à la beauté de ce qui est à la fois un amas ouvert et une nébuleuse d’émission.
NGC 346 se compose de plusieurs dizaines d’étoiles très jeunes qui sont prises dans un nuage résiduel de plus de 200 années-lumière de large. La plupart d’entre elles sont âgées de seulement quelques millions d’années. Certaines connaissent déjà un déclin qui les mèneront à l’explosion.
Comme on peut le remarquer, ce regroupement d’étoiles baigne dans une éblouissante nébuleuse qui « réfléchit » une partie de l’intense lumière émise par les membres les plus lumineux. Le nuage est sculpté, déformé, pétri par leurs souffles puissants.
Il s’agit de la région la plus dense de la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), relativement proche de nous : environ 210 000 années-lumière.
Cette superbe image a été réalisé avec la caméra grand champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla, au Chili.
Ce bel amas ouvert logé dans les confins du petite galaxie voisine n’est pas sans rappeler celui des Pléiades – beaucoup plus proche de nous – qui, lui aussi, garde auprès de ses jeunes étoiles extrêmement chaudes et brillantes, les vestiges de leur berceau, de leur nébuleuse d’origine.
Inutile de préciser que pour mieux profiter de ce spectacle stellaire extraordinaire, un affichage de l’image en très haute résolution est recommandé (4 000 x 4 000 pixels). Pour la télécharger (13 Mb), suivez ce lien.
Voir aussi l’image de NGC 346 obtenue en 2005 avec le télescope spatial Hubble (4,5 Mb).
En vidéo, zoom vers le Petit Nuage de Magellan et la région de NGC 346.
Crédit photo : ESO.
Portrait d’une des nébuleuses les plus active de notre galaxie
- le février 06, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Nébuleuses, VLT
0
C’est une des régions de formation stellaire les plus intenses de notre galaxie. Et la plus proche connue : environ 22 000 années-lumière de la Terre.
NGC 3603 est à la fois une immense nébuleuse très active où se forment des centaines d’étoiles et un important amas ouvert, logé au centre de la toile tissée de gaz et de poussières. La plupart de ces étoiles présentes dans l’amas sont âgées de moins d’un million d’année. Chacune possède une masse équivalente ou inférieure à celle de notre Soleil. Cependant, quelques rares étoiles très massives ont été décelées par les astronomes. Elles figurent dans un cube de moins d’une année-lumière de côté. Les chercheurs ont remarqués la présence de trois supergéantes bleues de type Wolf-Rayet. Elles éjectent de grandes quantités de gaz autour d’elles. Dans un avenir relativement proche, elles exploseront en supernovæ tandis que leurs congénères éparpillées autour, du même âge mais de masses inférieures, sont à l’aube de leur longue vie !
Parmi ces trois monstres lumineux, les chercheurs connaissent un peu mieux l’une d’entre elles, l’étoile NGC 3603-A1. C’est un système double à éclipse. Deux gigantesques étoiles qui tournent l’un autour de l’autre, dans une valse rapide et spectaculaire qui dure 3,77 jours ! L’une des deux possède 116 fois la masse du Soleil et sa compagne, 89 fois ! Impressionnant, n’est-ce pas ?! Il s’agit de l’étoile la plus massive connue à ce jour dans notre galaxie. Une observation qui a été confirmée avec l’instrument SINFONI placé sur l’un des télescopes du VLT.
Pour apprécier la beauté de ce gigantesque temple abritant des milliers d’étoiles très jeunes, téléchargez l’image en très haute résolution (2 Mb).
Voir aussi l’image de NGC 3603 réalisée en 1999 par le télescope spatial Hubble.
Crédit photo : ESO.
Un amas d’étoiles super massives dans la nébuleuse de la Tarentule photographié par le télescope Hubble. Magnifique !
- le décembre 15, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble, Nébuleuses, Vidéos
1
La dernière « prise » du télescope spatial Hubble est une fois encore stupéfiante par sa beauté et sa précision. C’est une invitation au voyage. Une image dans laquelle on aimerait se plonger, s’immerger … L’écran de l’ordinateur ne suffit pas, un poster géant serait mieux ! Inutile de dire qu’il est recommandé de la télécharger en haute résolution pour en apprécier tous les détails (voir ci-dessous).
Ce que nous voyons est le jeune amas ouvert R136 à l’intérieur de la nébuleuse 30 Doradus. C’est une des régions de formation d’étoiles les plus actives dans notre voisinage. Située quand même à 170 000 années-lumière de nous dans la galaxie du Grand Nuage de Magellan. Les milliers d’étoiles bleues que l’on distingue des volutes de gaz rouges et jaunes sont nées il y a quelques millions d’années. Extrêmement chaudes et brillantes, super massives – certaines ont plus de 100 fois la masse de notre Soleil – leur espérance de vie n’est que de quelques millions d’années (ce qui est peu par rapport aux 10 milliards d’années de vie des étoiles comme le Soleil). En agrandissant l’image, on peut admirer l’action de ces étoiles sur leur environnement. Des tempêtes de vents stellaires qui sculptent d’immenses cavités dans ces falaises brumeuses, gazeuses. On y trouve en abondance de l’hydrogène (en rouge) et aussi de l’oxygène (en vert) créé par les générations précédentes d’étoiles. Des flots de rayonnements ultraviolet (en bleu) déchirent le vaste manteau de la nébuleuse de la Tarentule. Une myriade d’étoiles prise dans sa matrice.
Il est rare d’observer de tels amas constitués d’étoiles super massives dans notre groupe local (qui compte notre galaxie la Voie Lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan, la galaxie d’Andromède, Centaurus A, etc.). Une telle frénésie rappelle aux astronomes l’univers plus jeune où fusions de galaxies et naissances effervescentes d’étoiles étaient fréquentes. La collision du Grand Nuage de Magellan avec le halo de la Voie Lactée, les forces de marées créent de fortes compressions de la matière. Un terrain gigantesque favorable à l’apparition rapide de milliers d’étoiles massives.
Télécharger l’image en très haute résolution (11,1 Mb)
Zoom dans la galaxie du Grand Nuage de Magellan où se situe la grande nébuleuse de la Tarentule et l’amas d’étoiles R136 photographié par le télescope Hubble.
Crédit photo : NASA, ESA, and F. Paresce (INAF-IASF, Bologna, Italy), R. O’Connell (University of Virginia, Charlottesville), and the Wide Field Camera 3 Science Oversight Committee.
Troisième volet de GigaGalaxy Zoom : la nébuleuse de la Lagune
- le septembre 29, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Nébuleuses, Vidéos
0
Pour le troisième et dernier volet du GigaGalaxy Zoom Project (voir les deux articles précédents à ce sujet ici et ici), l’ESO a publiée une vue impressionnante de beauté de la gigantesque nébuleuse de la Lagune.
L’image ci-dessus embrasse un champ aussi vaste que 8 pleines lunes misent côte à côte, soit 1,5° carré. Réalisée avec la caméra Wide Field Imager du télescope de 2,2 m de l’Observatoire de La Silla. La nébuleuse, également désignée comme huitième objet du catalogue de Messier soit M 8, est située à environ 5 000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la constellation du Sagittaire et du centre galactique (la Voie Lactée est beaucoup plus large dans cette partie du ciel). Le nuage moléculaire s’étend sur plus de 100 années-lumière ! En son sein, gaz et poussières s’agglomèrent par endroit, la matière s’effondre sur elle-même, laissant apparaître des bourgeons d’étoiles. Une gigantesque matrice stellaire, apparemment calme. La Voie Lactée en compte des centaines … Par une belle nuit d’été (quand le Sagittaire est au-dessus de l’horizon sud en début de nuit), il est relativement facile de l’observer dans un télescope ou une lunette astronomique. Certes, cela n’aura rien à voir avec l’image ci-dessus mais on peut distinguer la trace sombre, qui lui vaut son nom de Lagune, partager le nuage en deux ainsi que la grappe d’étoiles scintillantes de l’amas ouvert NGC 6530. On peut voir ce dernier dans la moitié gauche de la nébuleuse, sur l’image ci-dessus de l’ESO. Composé de 50 à 100 étoiles, il est placé devant l’arrière-plan nébuleux. Ce sont des étoiles très jeunes encore nimbées de gaz et de poussières issues de la grande lagune, peut-être bien après un épisode mouvementé pour la nébuleuse.
Une image extraordinaire qui donne à voir le spectacle de la formation des étoiles et toute la beauté que l’on peut découvrir dans un fragment de la voûte céleste, quelque part au-dessus de nos têtes. L’image fut prise dans un des lieux les plus reculés au monde où sont réunies les meilleures conditions d’observation, sur Terre, de notre Univers.
Le projet GigaGalaxy Zoom est une initiative en lien avec l’Année Mondiale de l’Astronomie (AMA 2009).
La vidéo ci-dessous montre un « plongeon » dans la Voie Lactée et une approche de la nébuleuse de la Lagune.
Retrouvez les trois grands volets de GigaGalaxy Zoom Project sur le site internet.
Télécharger l’image en très haute-résolution (2,4 Mb).
Crédit photo : ESO.
Galaxies en collision photographiées pour le 19 éme anniversaire du télescope Hubble
- le avril 27, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Galaxie, Hubble
0
Pour le 19 éme anniversaire de son lancement dans l’espace, le télescope spatial Hubble vient de publier cette magnifique image d’un groupe de galaxies en collision, nommée Arp 194. Situées à plus de 600 millions d’années-lumière de notre système solaire, dans la constellation de Céphée, les galaxies sont en pleine interaction, tissant de larges liens entre elles. Dans la partie haute de l’image, on peut en compter deux dont les noyaux se rapprochent et s’attirent. Un pont d’étoiles bleutées est jeté en direction de celle du bas. Il est principalement composé de jeunes étoiles très chaudes au sein de dizaines d’amas ouverts et de plusieurs millions d’étoiles. Sa taille est estimée à 100 000 années-lumière. Les astronomes ont du mal à déterminer si cette coulée d’étoiles bleues est en lien direct avec la galaxie du bas ou si cette dernière n’est pas placée plus en arrière. D’autres galaxies apparaissent plus petites, en arrière-plan dans cette région très active et peuplée.
A ce jour, le télescope spatial Hubble a réalisé plus de 880 000 observations et 570 000 photos pour 29 000 objets différents.
Télécharger l’image en haute résolution (1,9 Mb).
Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).
La nébuleuse planétaire NGC 2818 photographiée par le télescope Hubble
- le janvier 15, 2009
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble, nébuleuse planètaire
0
Le télescope spatial Hubble vient de publier cette image de la nébuleuse planétaire NGC 2818 visible dans la constellation de Pyxis ou Boussole.
NGC 2818, située à environ 10 000 années-lumière de nous, est une des rares nébuleuses planétaires connues dans notre galaxie, présente au sein d’un amas ouvert. En effet, ces derniers sont généralement composés d’étoiles très jeunes, enfants, âgées de quelques centaines de millions d’années si bien que de vieilles étoiles y sont rarement aperçues. Une nébuleuse planétaire, rappelons-le, marque le déclin d’une étoile qui a déjà vécue des milliards d’années. Notre Soleil connaitra ce destin, à la fin de sa vie, dans environ 5 milliards d’années. Il est donc étonnant d’observer la fin d’une étoile à l’intérieur d’une famille si jeune. Cependant, l’amas ouvert NGC 2818 a serait déjà âgé d’un milliard d’année. Autre aspect rarissime.
Les couleurs de ce vaste nuages de gaz qui sont soulignées par les différentes caméras du télescope spatial indiquent la présence d’hydrogène en vert, d’azote en rouge et d’oxygène en bleu.
Télécharger l’image en haute résolution (1,5 Mo).
Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).
L’amas Arbre de Noël et la nébuleuse du Cone photographiés par l’ESO
- le décembre 24, 2008
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astronomie
0
A l’occasion de Noël (entres autres raisons), l’European Southern Observatory (ESO) a publiée cette superbe image de l’objet NGC 2264, réalisée à l’Observatoire de La Silla, dans le désert de l’Atacama au Chili.
Une structure gazeuse vaste de plus de 30 années-lumières qui englobe l’amas ouvert « Christmas Tree » ou « Arbre de Noël », visible en haut de l’image et illuminant une grande partie du nuage avec ses jeunes étoiles rayonnant dans le bleu. Celles-ci creusent et sculptent les épais nuages de gaz, essentiellement composés d’hydrogène. Un espace où la matière se condense en de multiples endroits pour donner naissance, en plusieurs centaines de milliers d’années, à de nouvelles étoiles.
En bas de l’image, on distingue la partie appelée « Cone Nebula » ou « Nébuleuse du Cone », célèbre pour sa forme, mélangée de gaz et de poussières, atomes de carbone, de fer, de magnésium (et tant d’autres …) en errances depuis des millions d’années. Voir aussi l’image en très haute résolution de la « Nébuleuse du Cone » par le télescope spatial Hubble (1 Mo).
L’ensemble NGC 2264 est visible dans un télescope au sein de la constellation de la Licorne (l’hiver est donc propice à son observation). Elle est située à environ 2 600 années-lumière de nous !
Cette vaste maternité d’étoiles, découverte par William Herschel en 1784, a fait suggéré aux astronomes qui l’observent depuis longtemps, le nom d’« Arbre de Noël » pour sa lumineuse évocation.
UN JOYEUX NOËL À TOUS !
Télécharger l’image en très haute résolution (5,2 Mo). Possibilité aussi en très très très haute résolution (81 Mo).
Crédit photo : ESO.
Photo pour la 100 000 éme orbite du télescope Hubble
- le août 12, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble, Nébuleuses
0
Pour sa 100 000 éme orbite autour de la Terre, le télescope spatial Hubble vient de publier une image montrant les entrailles d’une nébuleuse située à environ 170 000 années-lumières de nous, dans la galaxie voisine du Grand Nuage de Magellan, non loin de la Nébuleuse de la Tarantule.
On peut distinguer dans la partie supérieure de l’image, quelques étoiles appartenant à l’amas ouvert NGC 2074.
Les couleurs témoignent de la présence de divers gaz comme le souffre en rouge, l’hydrogène en vert et l’oxygène en bleu.
Trois âges différents dans un amas ouvert
- le juillet 11, 2008
- Rédigé par Xavier
- dans les catégories Amas d'etoiles, Hubble
0
Sur ce tout récent cliché du télescope spatial Hubble, on peut voir un très vieil amas ouvert dont les étoiles présentent trois grandes catégories d’âges différents !
L’âge moyen des étoiles de l’amas NGC 6791 est d’environ 8 milliards d’années, or, parmi elles les astronomes ont distingués une population de naines blanches qui se divise en deux catégories d’âges : 6 milliards d’années (entourrées en rouge) et 4 milliards d’années (entourrées en bleu) !
L’amas ouvert est situé à environ 13 300 années-lumière de notre système solaire.
Un mystère que les astronomes n’imaginaient pas rencontrer.
Télécharger l’image de l’amas ouvert NGC 6791 en très haute résolution (1,4 Mo)




























