L’amas globulaire 47 Tucanae photographié par VISTA

The globular star cluster 47 Tucanae

47 Tucanae capturé dans l’infrarouge par VISTA

L’un des plus gros amas globulaire de la galaxie photographié dans l’infrarouge — et dans toute sa splendeur — par le télescope VISTA.

Conçu pour réaliser de grands — et profonds — sondages du ciel austral, VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) installé au sommet du Mont Paranal (Chili) aux côtés des cyclopes du VLT (Very Large Telescope, miroir de 8,2 m. de diamètre chacun), livre un superbe portrait de l’un des plus gros amas globulaires de la galaxie : 47 Tucanae (également désigné NGC 104).

L’image parle d’elle-même : des centaines de milliers d’étoiles aux teintes variées concentrées dans un volume restreint de 120 années-lumière de diamètre. Les couleurs sont relatives à l’âge des étoiles. En rouges-orangées, on reconnait les géantes rouges, étoiles épuisées qui, après 10 à 12 milliards d’années d’existence n’ont plus d’hydrogène à fusionner. Au coeur de l’essaim, les astrophysiciens ont identifiés plusieurs cas inattendus : quelques puissantes sources de rayonnement x, des étoiles variables, des “trainardes bleues” (bleues et donc chaudes car “regonflées” par la probable “vampirisation” d’un compagnon) et aussi 23 pulsars miliseconde (rotation très rapide) …  

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Etoiles bleues inattendues au centre de l’amas globulaire NGC 6362

An unexpected population of young-looking stars

Portrait de la partie centrale de l’amas globulaire NGC 6362 où de nombreuses étoiles bleues ont été débusquées. 

Distant d’environ 25 000 années-lumière, NGC 6362 est l’un des 150 amas globulaires connu qui gravite autour de notre galaxie. Visible dans la constellation australe de l’Autel (Ara) il concentre, à l’instar de ses congénères, plusieurs dizaines de milliers d’étoiles dans un volume relativement restreint. La lumière jaune, orangée et rouge trahit leur grand âge. La plupart sont deux fois plus âgées que notre Soleil, soit 10 milliards d’années (ou plus) et ont, pour ainsi dire, vu grandir l’Univers …

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L’amas globulaire M69 photographié par Hubble

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Eblouissante gerbe d’étoiles Messier 69

Portrait du petit amas globulaire Messier 69.

Voici Messier 69 (M69), l’un des 150 amas globulaires qui gravite autour de la Voie Lactée. Observable dans la constellation du Sagittaire à une distance de 29 700 années-lumière de nos instruments, il n’est séparé que d’environ 6 200 années-lumière du centre galactique. Cette image capturée par le télescope spatiale Hubble nous fait découvrir son intimité : des dizaines de milliers d’étoiles liées ensemble gravitationnellement qui se partagent une scène étroite de quelques années-lumières. Même si les teintes bleu, blanc et argent dominent, il y a ça et là quelques cas aux couleurs de braise. Ou de rubis, tant l’impression est forte d’admirer un dense et richissime coffret à bijoux … Un tas de diamants ! C’est, en réalité, une chambre forte que vient de nous ouvrir le célèbre télescope spatial ! Découvert à la fin du XVIII éme siècle par l’astronome français Charles Messier, ce petit amas globulaire se distingue “légèrement” de la plupart de ses semblables par une “métallicité” plus importante. En effet, ses étoiles présentent un taux d’éléments plus “lourds” que l’hydrogène et l’hélium relativement plus élevé, trahissant une genèse dans un “terreau” enrichi par plusieurs générations d’étoiles.

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Double portrait de l’amas globulaire Messier 4

M4 ESO

L’amas globulaire Messier photographié par le télescope de 2,2 m. de l’ESO et une étoile différente parmi les milliers d’autres pas son taux anormalement élevé en lithium

Double portrait de Messier 4, l’un des amas globulaire les plus proches de nous.

Messier 4 (M4) dont on peut admirer les portraits par le télescope de 2,2 m. de l’Observatoire de La Silla (ESO) ci-dessus et par le télescope spatial Hubble ci-dessous, est une impressionnante concentration d’étoiles qui appartient à la catégorie des amas globulaire. Comme ses semblables (ils sont plus de 150 à graviter autour de la Voie Lactée), M4 est peuplé de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles très âgées. Certaines auraient atteint l’âge vénérable de 13 milliards d’années ! Dans cette foule de joyaux lumineux, les astronomes en ont remarqué une qui présente un taux de lithium plus élevé que ses consoeurs. Créé par les étoiles au cours de leur existence, l’élément est déversé dans le cosmos après leurs mort. Sa présence au sein d’une étoile formée, comme toutes ses voisines, à une époque où il était peu abondant dans l’univers, intrigue les astrophysiciens.

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Portraits des amas globulaires M68 et M107 par Hubble

A Ten Billion Year Stellar Dance

La belle « fourmilière d’étoiles » de l’amas globulaire Messier 68

Hubble livre deux portraits en haute résolution des amas globulaires Messier 68 et 107.

Notre galaxie nommée la Voie Lactée, peuplée de milliards d’étoiles, de gaz, de poussières et même d’une matière indicible qualifiée de matière noire ou sombre (“dark matter”), est entourée de plusieurs dizaines d’amas globulaires. A ce jour, les astronomes en connaissent environ 150. Tous renferment des dizaines voire des centaines de milliers d’étoiles dans des volumes relativement petits. Ces belles et importantes concentrations d’étoiles se promènent sur le pourtour de notre galaxie, dans sa proche banlieue.

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L’amas globulaire Messier 10 photographié par Hubble

Globular Cluster M10

Au centre de l’amas globulaire Messier 10

L’image du télescope spatial Hubble nous invite au centre de l’amas globulaire Messier 10 peuplé de centaines de milliers d’étoiles.

Lorsqu’en 1764, il observa pour la première fois cet amas globulaire, Charles Messier qui tamisait le ciel avec sa lunette à la recherche de comètes, ne vit qu’une “nébuleuse sans étoiles”. Une curiosité, la dixième, qu’il ajouta au célèbre catalogue qui porte son nom. Pourvu de l’un des télescopes les plus puissants de son temps, Sir William Herschel fut le premier à distinguer la multitude d’étoiles qui peuple cet amas.

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Portrait de l’amas globulaire M55 par le télescope VISTA

m55 par vista

Messier 55 photographié dans l'infrarouge par le télescope VISTA

Le télescope VISTA livre un portrait de l’amas globulaire Messier 55, l’un des plus proche de nous.

Installé au sommet du Mont Paranal (2 700 mètres d’altitude), à quelques pas de l’immense complexe du VLT (Very Large Telescope), VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) est un géant de 4,1 mètres qui sonde l’univers dans le rayonnement visible et infrarouge.

Sa dernière “pépite” publiée par l’ESO (European Southern Observatory) est l’amas globulaire Messier 55. Comme en témoigne l’image ci-dessus, d’innombrables étoiles se serrent dans un espace confiné, d’environ 100 années-lumière de diamètre. Une petite communauté en forme de pelotes qui rassemble pas moins de 100 000 étoiles. Comme tous les amas globulaires, M55 est peuplé d’étoiles âgées en moyenne de 10 milliards d’années. L’Univers était encore jeune à leur naissance et pauvre en élément plus lourds que l’hydrogéne et l’hélium. L’étude de leurs spectres révèlent en effet de faibles quantités d’oxygène, d’azote, de carbone, etc. Ce qui n’est pas le cas des générations suivantes, comme celle à laquelle appartient notre Soleil. On doit notre existence et celle des planètes, à l’abondance de ces éléments dans la nébuleuse primitive solaire.

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Coeur brillant de l’amas globulaire M70 photographié par Hubble

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L'amas globulaire M70 photographié en haute-résolution par Hubble

Comme environ un cinquième de ses congénères, l’amas globulaire M70 montre un “effondrement de son noyau” caractérisé par une forte concentration d’étoiles massives en son centre.

Distant de 30 000 années-lumière, l’amas globulaire Messier 70 (M70) gravite autour de notre galaxie, au-dessus du bulbe centrale, en direction de la constellation du Sagittaire. Cette belle pelote photographiée ici (photo ci-dessus) par le célèbre télescope spatial Hubble, lie ensemble gravitationnellement plusieurs dizaines de milliers d’étoiles. Un essaim stellaire très dense d’environ 68 années-lumière de diamètre. Au fil du temps – et c’est très long, les amas globulaires sont connus pour héberger de vieilles étoiles, âgées de plus ou moins 9 à 10 milliards d’années – les individus stellaires les plus “légers” ont tendance à allonger leurs orbites et à migrer vers les bords de l’essaim. Quant aux étoiles les plus massives qui sont aussi les plus brillantes, les astronomes relèvent qu’elles se dirigent progressivement vers la partie centrale. Le centre de gravité d’origine est ainsi abandonné. Une situation observée au sien d’un amas globulaire sur cinq dans la population totale estimée à 150 en circulation autour de la Voie Lactée.

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Nuée d’étoiles dans M9 photographiée par Hubble

Messier 9 mis à nu par Hubble

Messier 9 mis à nu par Hubble

La grande concentration d’étoiles de l’amas globulaire M9 résolue par la caméra d’Hubble.

Messier 9 (M9) est l’un des nombreux amas globulaires présent dans les régions transfrontalières de notre galaxie, sur les flancs de la Voie Lactée. Longtemps apparu comme une tache laiteuse, difficile à résoudre depuis le sol terrestre, M9 s’est largement confié à l’oeil de la caméra ACS (Advanced Camera for Surveys) du télescope spatial Hubble.

L’astronome français Charles Messier fut vraisemblablement le premier à l’observer en 1764. Il voyait un nuage aux contours indéfinissable, une “nebula” qu’il compila avec de nombreux autres corps célestes nébuleux et non-définis dans le célèbre catalogue qui porte son nom. Presque 250 ans plus tard, Hubble en révèle l’intimité avec une acuité inégalée.

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[Image du jour] : L’amas globulaire NGC 6752 photographié par Hubble

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NGC 6752 photographié par le télescope spatial Hubble

Le télescope spatial Hubble signe un portrait de l’amas globulaire NGC 6752.

La majorité des étoiles qui peuplent l’amas globulaire NGC 6752 ont environ 10 milliards d’années, soit le double de l’âge de notre Soleil et du système solaire ! Vénérables étoiles qui vivent ensemble depuis l’aube de notre galaxie, dans sa périphérie, à environ 13 000 années-lumière de nous (dans la constellation du Paon).

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[Image du jour] : L’amas globulaire NGC 1846 photographié par Hubble

L'amas globulaire NGC 1846

L'amas globulaire NGC 1846

Capturée par le télescope spatial Hubble en 2006, cette image nous emmène aux abords de l’amas globulaire NGC 1846 dont l’une des particularités est la présence possible d’une nébuleuse planètaire.

Distant d’environ 160 000 années-lumière de nous, l’amas globulaire gravite non pas autour de notre galaxie mais autour de notre petite voisine (galaxie naine), le Grand Nuage de Magellan ! Comme tous ses semblables, NGC 1846 se compose de centaines de milliers d’étoiles âgées de plusieurs milliards d’années ! Certaines étoiles sont aussi vieilles - voire plus - que la Voie Lactée ! Une myriade de ces vénérables étoiles se distinguent par leurs couleurs rougeâtre, couleur crépusculaire. Mais la majorité apparaissent blanches ou bleues et ne manifestent pas encore de signes de fatigue ! C’est pourquoi, la présence du halo verdâtre (en bas de l’image) au bord de l’amas, n’est pas sans intriguer les astronomes. La présence d’une nébuleuse planétaire au sein de ces amas apparaît, en effet, comme une anomalie. Hormis le cas de M15, le bel amas globulaire dans la constellation de Pégase, les chercheurs n’en connaissent pas d’autres où brillent faiblement un semblable reste d’étoiles !

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Découverte de nouveaux amas globulaires cachés dans la Voie Lactée

Comparaison dans le rayonnement visible et infrarouge de la même région de la Voie Lactée

Comparaison dans le rayonnement visible et infrarouge de la même région de la Voie Lactée

Dans un océan stellaire gigantesque, obscurci par la poussière, au centre de la Voie Lactée, un sondage dans le rayonnement infrarouge mené avec le puissant télescope VISTA de l’ESO a révélé l’existante de deux nouveaux amas globulaires et d’un amas ouvert.

Comme le montre très bien la photo ci-dessus, dans le visible on ne compterait que quelques centaines d’étoiles dans cette région centrale de notre galaxie. La vision infrarouge montre qu’elles sont des dizaines de milliers et que des agglomérations d’étoiles sont présentes. Jusqu’à présent les astronomes du monde entier n’avaient identifié que 158 amas globulaire autour et dans la Voie Lactée. Le sondage VVV (VISTA Variables in the Via Lactea) vient d’en révéler deux nouveaux. Lointains et surtout enfouis, masqués par des monceaux de poussières trainant dans toute l’épaisseur de notre galaxie (qui n’est autre que la somptueuse Voie Lactée qui traverse le ciel). Nommés VVV CL001 et VVV CL002, ils sont probablement emplis de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles âgées de 8 à 12 milliards d’années, à l’instar des célèbres M13 ou Omega Centauri. Il est encore difficile pour les chercheurs de receuillir de plus amples informations sur ces amas cachés. Idem pour l’amas ouvert VVV CL003 lequel, au contraire des deux précédents, regroupe quelques centaines d’étoiles jeunes, formées il y a quelques millions d’années.

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[Image du jour] : L’amas globulaire NGC 7006 photographié par Hubble

NGC 7006

Le méconnu amas globulaire NGC 7006 distant de 135 000 années-lumière

Portrait du méconnu NGC 7006, amas globulaire situé à plus de 135 000 années-lumière de nous.

Caché dans la petite constellation du Dauphin (visible en ce moment), NGC 7006 est un amas globulaire méconnu. Très éloigné de nous, plus de 135 000 années-lumière (M13 est beaucoup plus proche, à 25 000 années-lumière), l’objet céleste rassemble plusieurs dizaines de milliers d’étoiles âgées de 10 et 12 milliards d’années. Les astronomes le situe dans le halo de notre galaxie, où évolue des étoiles égarées – ou éjectées -, d’autres amas homologues et aussi la mystérieuse matière noire.

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[Image du jour] L’amas globulaire NGC 6401 photographié par Hubble

Enigmatic Cluster Targeted by Hubble

La résolution d'Hubble permet de distinguer de nombreuses étoiles individuelles au sein de l'amas globulaire NGC 6401

Portrait de l’amas globulaire NGC 6401 par le téléscope spatial Hubble.

Réalisé avec la caméra ACS (Advanced Camera for Surveys) installée sur le télescope spatial Hubble, voici un nouveau portrait de l’un des 160 amas globulaire qui entoure notre galaxie, NGC 6401.

Découvert en 1784 par le célèbre astronome et musicien britannique William Herschel, l’amas très dense, peuplé de plusieurs dizaines de milliers d’étoiles très âgées (10 à 14 milliards d’années !), est observable avec un instrument dans la constellation d’Ophiuchus. Distant de 35 000 années-lumière, seuls les puissants télescopes comme Hubble sont capables de résoudre les étoiles individuellement. Dans un instrument plus modeste (voir ici une capture créée avec un télescope de 20″), l’amas globulaire NGC 6401 apparait comme nombre de ses semblables, pareil à une tache floue où l’on devine une très grande concentration d’étoiles.

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[Image du jour] La comète Garrad photographiée aux côtés de l’amas globulaire M15

Comète Garrad et M15

La comète Garrad et M15 photographiés par G. Ruppel (cliquez pour agrandir)

Fragment de paysage céleste dans la constellation de Pégase. A quelques encablures de l’amas globulaire M15, l’astro-photographe Gregg Ruppel a saisi l’échappée de la comète Garradd, en passe de devenir visible à l’oeil nu au début de l’année 2012.

Découverte il y a deux ans (août 2009) par l’astronome australien G. J. Garradd, la comète C/2009 P1 se promène actuellement à travers la constellation du cheval ailé, Pégase à une distance d’environ 234 millions de km de la Terre (13 minutes-lumière !). Les spécialistes estiment que sa luminosité va augmenter au cours des prochains mois pour probablement devenir visible à l’oeil nu lors de sa périhélie (plus courte distance avec le Soleil), vers la fin janvier ou début février 2012.

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L’amas globulaire d’Hercule, merveille du ciel d’été

L'amas globulaire M13

La région centrale de M13 photographiée par Hubble

Les belles nuit claires de l’été recelent d’innombrables merveilles, très souvent invisibles à l’oeil nu. L’« amas globulaire d’Hercule » est une des rares exceptions. Sa magnitude de 5,8 permet, en effet, de le distinguer tel une tache blanche légère dans le ciel obscur. La présence de la Lune ou de pollution lumineuse contrarie aussitôt son observation sans instrument. C’est évidemment dans une lunette astronomique ou un télescope que l’on profitera pleinement du spectacle, l’objet céleste qui évoque jusque là un flocon se révèle être une formidable région densément peuplée d’étoiles.

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Image du jour : l’étonnant amas globulaire Djorgovski 1

L'amas globulaire Djorgovski 1

L'amas globulaire Djorgovski 1 photographié par Hubble

Découvert il y a seulement 24 ans, Djorgovski 1 est un des rares amas globulaires connu à briller aussi peu. L’âge de cet amas dense qui concentre des dizaines de milliers d’étoiles, est très avancé, autour de 10 milliards d’années. Il est probable que certaines de ses étoiles ont assisté à la formation de notre galaxie, en même qu’elles naissaient !

Autre particularité de l’amas globulaire révélée par son observation au fil des années : la plupart des étoiles sont pauvres en élément lourds, affichant une composition essentiellement riche en hydrogène et d’hélium, les éléments les plus légers de l’Univers et primordiaux. C’est plutôt surprenant quand on sait qu’une étoile transforme la matière tout au long de son existence.
Pour le moment, les chercheurs n’ont pas encore trouvé d’explications à ce comportement inhabituel.

L’amas Djorgovski 1 est situé à 40 000 années-lumière de nous, au sein du renflement central de notre galaxie, la Voie Lactée. D’une exceptionnelle faible luminosité, il est passé inaperçu de longues années dans les télescopes terrestres.

L’image ci-dessus a été réalisée avec le télescope spatial Hubble et la caméra grand champ (Wide Field Camera, WFC) de la Advanced Camera for Surveys (ACS).

Télécharger l’image en haute résolution (4,8 Mb).

Crédit photo : ESA/NASA/Hubble.

L’amas globulaire Terzan 5 photographié par le télescope Hubble

Terzan 5

L'amas globulaire Terzan 5 en partie peuplé d'étoiles issues d'une antique galaxie naine (cliquez pour agrandir)

Hubble photographie l’un des amas globulaire les plus dense, Terzan 5.

Les amas globulaires sont de véritables ruches où évoluent des centaines de milliers d’étoiles dans un espace restreint … ! Très fortes densité de population stellaire qui encourage les liaisons gravitationnelles entre plusieurs étoiles, parfois jusqu’à leurs collisions ou cannibalisation !
L’amas Terzan 5 (lire à ce propos : « On a retrouvé un bloc primordial de la Voie Lactée, l’amas Terzan 5″), situé à environ 18 000 années-lumière de nous, possède la région centrale la plus dense connue des astronomes. Les collisions y sont probablement fréquentes.
Cas particulier, Terzan 5 présente deux catégories d’âges moyens de ses étoiles ! Les chercheurs ont, en effet, remarqué que la majorité d’entre elles ont, soit 6 milliards d’années ou le double, 12 milliards d’années ! Certains émettent l’hypothèse que les plus jeunes ont été volées à une galaxie naine aujourd’hui démembrée et certainement happée par la Voie Lactée !

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L’amas globulaire M5 photographié par le télescope Hubble

Messier 5

L'amas globulaire M5 photographié par le télescope Hubble (cliquez pour agrandir)

Les images réalisées par le télescope spatial Hubble de l’amas globulaire M5 trahissent la présence inhabituelle de nombreuses étoiles arborant des couleurs bleues, d’ordinaire caractéristiques d’étoiles jeunes.

Messier 5 est une belle « pelote d’étoiles » que l’on peut distinguer avec une paire de jumelle dans la constellation du Serpent (Serpens). Elle apparait alors comme une délicate petite tâche pâle perchée dans le champ d’observation. En réalité, comme un témoigne cette superbe image réalisée par le télescope spatial Hubble et la caméra Advanced Camera for Surveys (ACS), M5 est un amas d’étoiles surpeuplé, un amas globulaire. Prés d’un million d’étoiles s’y blottissent à quelques 25 000 années-lumière de nous, dans la « banlieue » de notre galaxie !
Certes, de nombreuses étoiles trahissent par leurs couleur rouge, leur âge avancé qui frôle souvent les 12 milliards d’années (conformément à ce qui est observé au sein des amas globulaires) mais beaucoup d’autres se démarquent nettement par leur couleur étrangement bleue … Cela surprend les astronomes, qui sont habitués à recenser des étoiles rouges dans ces amas très vieux. Pour eux, ces étoiles qui montrent d’insolents signes de jeunesse et de vigueur, appartiennent (ou ont appartenu) à des système doubles. Elles auraient volées l’enveloppe de leur compagnon voire même, vampirisé, cannibalisé ! La grande densité de population qui règne dans ces amas favorise sans doute les collisions stellaires, les rencontres inopportunes qui font la fortune de certaines des plus hardies !

Télécharger l’image en très haute résolution (6,3 Mb).

Crédit photo : NASA/ESA/Hubble.


Trajectoires des étoiles d’Omega Centauri pour les 10 000 ans à venir

Au centre d'Omega Centauri

Modélisation des trajectoires d'étoiles situées au centre d'Omega Centauri

Des observations du centre de l’amas globulaire Omega Centauri, à 4 ans d’intervalle ont permis aux chercheurs de déterminer les trajectoires futures de plusieurs de ses étoiles.

C’est pratiquement le seul amas globulaire de la galaxie visible à l’œil nu (pour les observateurs de l’hémisphère sud) ! Omega Centauri est le plus grand et le plus dense de tous, sur environ 150 amas connus, gravitant dans la périphérie de notre galaxie. Peuplé d’environ 10 millions d’étoiles, il apparait pour certains astronomes, comme le reste vétuste de la partie centrale d’une galaxie naine. Celle-ci aurait été « éventrée » au fil de ses rencontres avec la Voie Lactée

En comparant les clichés obtenus avec le télescope spatial Hubble en 2002 puis en 2006, des équipes d’astronomes ont réussi à déterminer les trajectoires de déplacements de 100 000 de ses étoiles, logées au centre de l’amas globulaire. Au moyen de supercalculateurs, leurs évolutions, autour du trou noir central d’environ 10 000 masses solaires, ont été modélisées pour les 10 000 prochaines années ! A la fois stupéfiant et audacieux, l’animation offre un point de vue inédit qui permet aux chercheurs de prédire l’évolution de ces communautés très compactes qui gardent encore bien des secrets !

Les astronomes en charge de ce projet assurent que les mêmes observations menées depuis le sol terrestre auraient nécessitées a minima 50 ans ! La grande acuité visuelle du célèbre télescope spatial offre un gain de temps et de données extraordinaire.

En vidéo, laissez-vous transporter par cette visite virtuelle au centre du grand et magnifique amas globulaire Omega Centauri.

Image de prévisualisation YouTube

Télécharger l’image en haute-résolution (1,8 Mb).

Crédit photo : NASA, ESA, J. Anderson et R. van der Marel (STScI).

L’amas globulaire d’Hercule photographié par le télescope Hubble

Le grand amas d'Hercule

L'amas globulaire Messier 13

Visible dans la constellation d’Hercule par les belles nuits d’été, l’amas globulaire M 13 montre toute sa splendeur à travers cette photo réalisée par le télescope spatial Hubble.

Le grand amas d’Hercule est une des merveilles à observer dans le ciel d’été. C’est dans la constellation du fils de Zeus qu’on peut le trouver. L’astronome britannique Edmond Halley l’a découvert en 1714, disant de cet objet « nébuleux » qu’on pouvait le distinguer à l’œil nu par de belles nuits sans Lune (de nos jours, cela est devenu beaucoup plus difficile avec la pollution lumineuse). Le célèbre Charles Messier l’a, quant à lui, ajouter à son catalogue en 1764. On le connait beaucoup sous le nom de Messier 13 ou M 13.

C’est un des plus bel amas globulaire visible dans le ciel de l’hémisphère nord. Distant d’environ 25 000 années-lumière de nous, il s’étend sur 145 années-lumière et est peuplé de plusieurs centaines de milliers d’étoiles. C’est une splendide concentration d’étoiles qui, vu dans un télescope ou une lunette astronomique, semblent toutes blotties dans les confins de la galaxie. En réalité, l’amas est dans la « banlieue » de la Voie Lactée. Ses étoiles évoquent des soleils, la plupart âgés de plus de 10 milliards d’années. Des recherches récentes sur ces groupes compacts et très anciens soufflent aux astrophysiciens l’histoire périlleuse de notre galaxie. M 13 et ses homologues renferment en quelque sorte des fragments de sa mémoire, des traces de sa formation. Ces travaux indiquent que la Voie Lactée se serait formée plutôt rapidement, en quelques centaines de millions d’années (voir l’article :  » ‘Galactic archaeologists’ find origin of Milky Way’s ancient stars »).

Dans les années 1970, le programme SETI a envoyé un message signalant notre existence à de possibles intelligences extra-terrestre en direction de l’amas globulaire. L’évolution des recherches montrent qu’il est fort peu probable de rencontrer des planètes habitées dans ce milieu très dense.

L’image ci-dessus nous plonge au centre du grand amas globulaire d’Hercule. Elle combine plusieurs clichés obtenus avec l’Advanced Camera for Surveys (ACS) du télescope spatial Hubble, offrant une qualité et une finesse extraordinaire. On pourrait compter chaque étoile éparpillées dans cette essaim sphérique.

Télécharger l’image en haute-résolution (5,7 Mb).

Crédit photo : ESA/Hubble/NASA.

Splendide panorama de la Voie Lactée et Rho Ophiuchi

Rho Ophiuchi et la Voie Lactée

Rho Ophiuchi et la Voie Lactée (cliquez pour agrandir)

Le photographe Rogelio Bernal Andreo offre une splendide prise de vue d’une partie de la Voie Lactée et de la région Rho Ophiuchi.

Les douces soirées d’été s’ouvrent avec les constellations « vedette » du Scorpion (Scorpius), suivi de près par le Sagittaire (Sagittarius), au-dessus de l’horizon sud. Une fois la nuit tombée, on distingue leurs principales étoiles comme Antares, rouge comme la braise … En l’absence de la Lune et dans un ciel de bonne qualité où la pollution lumineuse est réduite, on peut admirer le grand fleuve parsemé d’étoiles : la Voie Lactée qui traverse la voûte céleste du nord au sud. C’est cette région centrale de notre galaxie que le photographe Rogelio Bernal Andreo a braqué avec son appareil photo. Afin de voler un peu de sa beauté et des subtilités qui la jalonne. Le panorama est merveilleux. L’image ci-dessus est la combinaison de 52 cliches réalisés dans plusieurs régions du monde.

Nombre des étoiles présentes au centre de notre galaxie sont distantes de 25 000 années-lumière. Pareille à un brume légère, cette région est parfois zébrée de couloir sombre, des courants de poussières serpentant dans l’épaisseur de notre galaxie. On peut en voir un s’étirer depuis la région nommée Rho Ophiuchi, haute en couleur, jusqu’à la partie la plus dense de la Voie Lactée. Celle-ci apparait déchirée par endroit par l’abondance de poussières qui occulte d’innombrables étoiles. Des nébuleuses célèbres tachent de rouge et de rose ces régions parfois obscures. On reconnait, la nébuleuse de la Lagune (Messier 8), la nébuleuse Trifide ou du Trèfle (Messier 20) mélangée à du bleu et aussi la nébuleuse Patte de Chat (Cat’s Paw Nebula). Quelques amas globulaires sont également présents, en particulier Messier 4. Des dizaines de milliers de vieilles étoiles, blotties ensemble sur le rebord de notre galaxie. M 4 est visible sous la flamboyante Antares (Alpha Scorpii), « star » de la constellation du Scorpion. La supergéante rouge, rivale de Mars (Ares), semble baigner dans une symphonie de couleurs. Cette nébuleuse par émission enrobe une étoile double et forme le vaste ensemble Rhô Ophiuchus.

Ce paysage est devant nous tout l’été cependant nos yeux sont incapables d’en saisir la richesse de la palette spectrale … Des heures d’impressions de la lumière sur nos rétines, qui plus est sous un ciel limpide, seraient nécessaires pour en goûter toutes les nuances. Nos pupilles minuscules ne laissent voir que peu de choses de l’Univers. Il nous faut le talent d’un Rogelio Bernal Andreo pour en appréhender la beauté.

Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).

Inutile de vous dire que je recommande la visite du site internet du photographe Rogelio Bernal Andreo. Les images sont toutes somptueuses et à couper le souffle !

Crédit photo : Rogelio Bernal Andreo.

Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan

Détails du Grand Nuage de Magellan

Image grand champ d'une partie du Grand Nuage de Magellan (cliquez pour agrandir)

Image grand champ d’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan où sont visibles de nombreux objets célestes de différentes catégories.

La caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla offre des images grands champs qui sont magnifiques. Au-delà du spectacle certain, ces images permettent aux astrophysiciens une exploration approfondie de/des espace(s) proches et lointains !

Récemment, une équipe d’astronomes s’est intéressée à la galaxie naine proche de nous, le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud). Située à environ 160 000 années-lumière seulement de nous, elle ne représente qu’un dixième de la masse de la Voie Lactée et s’étend sur 14 000 années-lumière. De nombreux indices indiquent que cette petite galaxie a connue des hausses d’activité dans un passé relativement récent (à l’échelle cosmique s’entend !), avec des vagues impotantes de formations stellaires. En témoignent, par exemple, l’existence d’amas globulaires dense et plutôt jeunes comme NGC 1978 dont l’âge est estimé à 3,5 milliards d’années. C’est peu comparativement à ceux que l’on connaît dans la périphérie de la Voie Lactée.

Autre signe évident de flambées d’activités : la présence de nombreux amas ouverts, tous peuplés de très jeunes étoiles. En parcourant attentivement cette image, on peut en relever des dizaines, de belles grappes lumineuses de quelques centaines à quelques milliers d’étoiles.

Les astronomes ont également repérés des étoiles en lambeaux, vestiges de supernovæ. Parmi elles, l’impressionnante N 49 (visible en haut à droite de l’image), vaste de 30 années-lumières, elle cache en son sein un magnetar, noyau résiduel de l’étoile possédant un champ magnétique extrêmement puissant !

L’image, que pouvez télécharger en très haute résolution (voir ci-dessous), couvre une région du ciel de l’hémisphère sud aussi grande que quatre pleine lune, ce qui ne représente qu’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Télécharger l’image avec les annotations en très haute résolution (7,8 Mb).

Télécharger l’image sans annotations en très très haute résolution (243,2 Mb ou 14,3 Mb).

En vidéo, zoom sur la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

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Crédit photo : ESO.

Etoiles qui rajeunissent dans l’amas globulaire M 30

M 30

L'amas globulaire Messier 30

Éclaircissements sur l’étonnante population d’étoiles bleues dans l’amas globulaire Messier 30 principalement peuplé d’étoiles de 12 à 13 milliards d’années.

L’amas globulaire Messier 30 attire l’attention des astronomes depuis plusieurs années pour son étonnante population d’étoiles bleues qui semblent rajeunir. Connues depuis les années 1950 et surnommées « trainards bleus » (Blue Stragglers), ce sont des centaines d’étoiles qui présentent des signes de jeunesse là où la majorité est âgée, en moyenne, de 12 milliards d’années. Francesco Ferraro de l’Université de Bologne et co-auteur de l’article publié dans la revue Nature remarque que « c’est comme voir des enfants sur la photo de groupe dans une maison de retraite. Il est normal de se demander ce qu’ils font là. » En effet, pourquoi y a t’il autant d’étoiles jeunes et bleues dans un amas vieux de 13 milliards d’années et surtout, comment expliquer leur apparent « rajeunissement » ?

Les chercheurs ont pensé au phénomène de « vampirisme ». Dans des systèmes doubles d’étoiles, il n’est pas rare que la plus massive des deux transfère de l’hydrogène à sa voisine, apportant ainsi du « carburant » qui augmente son activité … Mais il demeurait d’autres cas avec de légères différences, sans explications.
Toutefois, une découverte récente vient éclaircir le mystère : la collision et la fusion des étoiles. En effet, la dynamique des amas globulaires peut précipiter les étoiles vers le centre très dense. C’est ce qui s’appelle une « effondrement du noyau ». Un épisode de ce type a vraisemblablement eu lieu il y a 2 milliards d’années, occasionnant ainsi de multiples collisions dans le centre déjà surpeuplé. Fusions en bande propice à réactiver les réactions nucléaires dans les couches supérieures et à augmenter la température. Les étoiles concernées retrouvent ainsi un nouvel éclat de jeunesse, un bleu qui contraste avec les étoiles jaunes majoritaires dans l’amas.

Messier 30, comme son nom l’indique, appartient au catalogue de Charles Messier qui l’a découvert en1764. L’amas globulaire est une concentration de plusieurs centaines de milliers d’étoiles âgées de 12 à 13 milliards d’années. Il est situé à environ 28 000 années-lumière de nous dans la constellation du Capricorne. Son diamètre est estimé à 90 années-lumière. Il est un des 150 amas globulaires connu de notre galaxie.

L’image ci-dessus a été réalisée avec le télescope spatial Hubble et les caméras WFPC2 (aujourd’hui remplacée) et ACS.

Télécharger l’image en très haute résolution (6,7 Mb).

En vidéo, zoom vers l’amas globulaire M 30.

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Crédit photo : ESA/NASA.

On a retrouvé un bloc primordial de la Voie Lactée, l’amas Terzan 5

L'amas d'étoile Terzan 5 caché au centre de notre galaxie

L'amas d'étoile Terzan 5 caché au centre de notre galaxie (cliquez pour agrandir)

Grâce à la grande capacité de résolution des Very Large Telescope (VLT) et une nouvelle génération d’instruments d’observation dans l’infrarouge comme le Multi-conjugate Adaptive optics Demonstrator (MAD), une équipe d’astronomes menée par Francesco Ferraro a pu mettre au jour un vieil amas d’étoiles logé derrière la « brume » épaisse de poussières du bulbe galactique. Nommé Terzan 5, sa population d’étoiles varie étonnamment entre 6 et 12 milliards d’années : les amas globulaire présentent en général des étoiles qui se sont formées en même temps. Les récentes observations de l’ESO montre aussi que sa masse est plus importante que prévue. Terzan 5 pourrait être, selon l’équipe de chercheurs, un élément très ancien issu d’une galaxie naine qui aurait fusionné avec notre Voie Lactée encore très jeune … Un élément ayant contribué à la formation du renflement central appelé bulbe, propre à de nombreuses galaxies.

L’amas globulaire Omega du Centaure présente lui aussi des caractéristiques similaires, à la différence qu’il est situé sur les bords de notre galaxie.

La principale difficulté que rencontre les astronomes pour étudier la partie centrale de la Voie Lactée est l’omni-présence de nuages denses de poussières. Les caméras infrarouge de haute performance sont seules capables de trahir la présence d’objets semblables dans ces conditions extrêmes.

Sur la vidéo ci-dessous, on peut voir une plongée depuis l’extérieur de notre galaxie jusqu’à son centre où se situe l’amas Terzan 5.

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Voir l’image de l’environnement de l’amas Terzan 5.

Crédit photo : ESO/F. Ferraro.

Le centre de la Voie Lactée photographié au Mont Paranal

Zoom dans la Voie Lactée

Zoom dans le centre de la Voie Lactée

Evoqué la semaine dernière et développé à l’occasion de l’Année Mondiale de l’Astronomie, le Gigagalaxy Zoom Project vient de dévoiler sa seconde partie qui en compte trois. Évidemment, c’est magnifique, c’est splendide ! C’est le centre de notre galaxie. Et l’un des buts de ce grandiose projet est, bien sûr, de donner à voir ce spectacle dans toute sa majesté, tel qu’il peut être perçu dans les meilleures conditions, c’est à dire sous un ciel d’une grande clarté, dénué de toute pollution lumineuse et autre … Ce ciel-là, Stéphane Guisard – auteur de cette superbe mosaïque de photographies – n’est pas aller loin de son lieu de travail pour le trouver. C’est sur les flans du Mont Paranal, à quelques centaines de mètres du Very Large Telescope où il est responsable de l’optique de ces géants, qu’il acquit patiemment plus de 1 200 photographies de cette partie de la Voie Lactée ! Pas moins de 200 heures d’exposition furent nécessaires, réparties sur 29 nuits.

Cette image composite obtenue est une grande fenêtre ouverte sur la partie centrale de notre galaxie. Nous sommes dans la direction des constellations du Sagittaire et du Scorpion. C’est d’ailleurs au sein de cette dernière que l’on peut voir la rougeoyante étoile Antarès, en haut à droite de l’image, cottoyant l’ensemble Rho Ophiuchi, très coloré et nimbé de gaz. Toujours dans cette direction mais beaucoup plus loin derrière – pourtant bien visible – l’amas globulaire Messier 4, riche conglomérat de centaines de milliers d’étoiles situé aux abords de notre grande galaxie
En revenant sur la partie la plus dense de l’image, on peut voir qu’elle est zébrée de lagons sombres. Des milliards et des milliards de poussières masquent ainsi des milliards d’étoiles. Invisible mais bien là, au centre de la galaxie, est tapi un gigantesque trou noir.

C’est une partie du ciel fascinante que seuls les observateurs situés entre les tropiques du Capricorne et du Cancer peuvent au mieux en profiter car suffisamment haut au-dessus de l’horizon, pourvu que la qualité du ciel et de l’atmosphère soient au rendez-vous.

Les images de Serge Brunier et Stéphane Guisard appartiennent désormais au patrimoine mondial de l’humanité. Elles montrent la Voie Lactée dans toute sa beauté et toute sa majesté, car captée dans les lieux les plus reculés de la planète, loin du bruit et de la fureur de notre civilisation industrielle.

Rendez-vous le 28 septembre pour la troisième partie du Gigagalaxy Zoom Project.

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Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un zoom qui nous emmène vers l’étoile Antatès, Rho Ophiuchi et l’amas globulaire Messier 4.

Régalez-vous en vous promenant dans la Voie Lactée et en plongeant dans de nombreux détails sur le site internet Gigagalaxy Zoom Project.

Crédit photo : ESO et Stéphane Guisard.

Superbe image de l’amas d’Hercule ou M13 par le télescope Hubble

Lamas globulaire M 13

L'amas globulaire M 13

Après Omega Centauri photographié dans toute sa splendeur par l’Observatoire de la Silla, c’est au tour du grand télescope spatial Hubble de nous offrir une superbe image d’un amas globulaire, l’un des plus célèbres de tous, M 13.

Il est, certes, moins rempli d’étoiles que le gigantesque Omega Centauri, soit environ 100 000, concentrées dans un amas de 150 années-lumière de diamètre.

L’amas globulaire M 13 est aussi appelé l’amas de Hercule car visible dans cette constellation, à une distance de 25 000 années-lumière.

Une image merveilleuse où des dizaines de milliers d’étoiles sont à découvrir, des plus jeunes aux plus âgées, agglomérées quelque part au bord de notre galaxie.

Télécharger l’image en haute résolution (23,7 Mo).

Crédit photo : NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA).

Magnifique image d’Omega Centauri

Omega Centauri

Omega Centauri (cliquez pour agrandir)

C’est certainement le plus gros amas globulaire de notre galaxie, Omega Centauri. L’image ci-contre a été réalisée à l’Observatoire de la Silla, dans le désert de l’Atacama au Chili. Parmi les nombreux amas globulaires épars dans notre galaxie, Omega Centauri, situé à environ 17 000 années-lumière de nous, est un cas particulier et le plus majestueux de tous. Sa taille serait de 150 années-lumière de diamètre et sa population de plus 10 millions d’étoiles. Il est allègrement le plus important de tous. D’ailleurs, dans d’excellentes conditions et par une nuit noire, il est possible de l’apercevoir, pareil à une étoile dans la constellation du Centaure. Sa magnitude est de 3,7.

Les dimensions exceptionnelles de cet amas suggèrent à certains astronomes qu’il s’agit d’une ancienne galaxie naine prise dans le maelstrom de la notre. Il a été observé un trou noir de taille moyenne en son centre et aussi beaucoup d’étoiles jeunes, ce qui est surprenant car les amas globulaires sont peuplés d’étoiles très vieilles. Omega Centauri compterait des étoiles agées de plus de 12 milliards d’années !

C’est une image magnifique où presque chaque étoile est perceptible. Le coeur, très lumineux, déborde de millions d’étoiles, maintenues liées, notament, par la force de gravité.

Télécharger l’image en haute résolution (1,1 Mo) ou en très haute résolution (72 Mo).

Crédit photo : ESO/EIS.

Amas globulaires photographiés par le télescope Hubble dans l’Amas de la Vierge

Différentes galaxies dans lAmas de la Vierge

Différentes galaxies dans l'Amas de la Vierge

Au sein du grand Amas de galaxies de la Vierge – le plus proche de notre galaxie à environ 54 millions d’années-lumière – des astronomes ont observés avec le télescope spatial Hubble de nombreux amas globulaires afin de mieux comprendre leur apparition et évolution.

Encore mal connus, ces groupes peuplés généralement de plus ou moins un million d’étoiles, souvent âgées, essaimés dans la banlieue des galaxies, se formeraient dans les régions les plus denses où naissent rapidement des étoiles.

C’est ce qui apparaît dans l’étude de plus de 11 000 amas globulaires observés par le télescope Hubble répartis dans 100 galaxies différentes de cet immense super-amas de la Vierge.

Télécharger l’image en très haute résolution (9,3 Mo)

Crédit photo : NASA, ESA, and E. Peng (Peking University, Beijing).

Un nouveau type de trou noir dans l’amas Omega Centauri

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Les astronomes ont découvert au sein de l’amas globulaire Omega Centauri, l’existence d’un trou noir d’un nouveau type qui serait trop massif pour être « stellaire » et trop léger pour être considéré comme « supermassif ». Il pourrait s’agir d’une étape dans l’évolution d’un trou noir super massif. Une découverte faite à travers le télescope spatial Hubble et le télescope Gemini South.

L'amas globulaire Omega Centauri

L'amas Oméga Centauri

Pour l’instant, un autre trou noir comparable est connu dans l’amas G1 de la galaxie Andromède, notre voisine. Il semblerait qu’ils se développent au sein des amas globulaires tels qu’Omega Centauri, l’un des plus proches de nous, environ 17 000 années-lumières, visible à l’oeil nu dans l’hémisphère sud et qui pourrait être, en fait, une petite galaxie débarrassée de ses étoiles en périphérie.

Crédit photo et vidéo : NASA, ESA, and G. Bacon (STScI).

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