Rosetta : gros plans sur la comète Churyumov-Gerasimenko

67P/Churyumov-Gerasimenko le 26 novembre
Image mosaïque de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko photographiée le 26 novembre, à 30 km du centre, par la sonde spatiale Rosetta qui l'escorte -- la rotation du noyau cométaire de 4,1 x 5 km se traduit par un décalage entre les différentes captures
philae first touchdown
Avant et après l’arrivée de Philae sur la noyau de la comète 67P/C-G, le 12 novembre ; la première image a été prise à 15h30 et la seconde, où l’on aperçoit Philae et son ombre, à 15h30 ; entre temps, le robot a touché le sol à l’endroit prévu puis a ensuite rebondi à cause du non-déclenchement de ses harpons

Recueil de quelques-unes des plus belles et spectaculaires images du noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, collectées depuis le 6 août par les caméras de Rosetta.

Depuis le 6 août 2014, la sonde spatiale Rosetta tourne autour d’une comète nommée 67P/Churyumov-Gerasimenko (67P/C-G pour faire plus court). Il lui a fallu 10 ans de voyage interplanétaire pour rejoindre ce petit corps de 4 km (dans sa plus grande longueur), constitué de glace et de poussières. Les astronomes souhaitent la visiter de très près afin d’en apprendre davantage sur les origines de notre système solaire et aussi sur celles de l’eau terrestre. Certains des composants carbonés que les comètes renferment sont également considérés comme des ferments de la vie sur notre planète et pourquoi pas aussi, ailleurs, autour d’autres soleils (sans oublier les mondes minuscules, satellites naturels, autour des planètes géantes)… Une pierre de rosette pour déchiffrer nos origines.

La sonde spatiale européenne a donc été très occupée ces derniers mois à survoler le noyau de 67P/C-G, astre à la chevelure (coma) de plus en plus ébouriffée par le dégazage, notamment dans les régions du « cou », à mesure qu’elle se rapproche Soleil, foyer central de notre système solaire. Distante de 100 km dans un premier temps, elle a flirtée avec la surface accidentée de la comète jusqu’à moins de 10 km de son centre. Les images prises avec la caméra de navigation (NavCam) abondent et de plus en plus aussi avec l’instrument Osiris.

Depuis le début de l’été 2014 que la comète 67P/C-G, surnommée aussi « Churry », est en vue, on sait que son noyau se compose de deux lobes. Puisque sa forme a évoqué un canard en plastique pour le bain, la partie qui relie les deux lobes de tailles différentes est nommée le « cou ». C’est dans cette partie que l’essentiel de l’activité, des jets de gaz, est observée. Les images de Rosetta sont renversantes et nous offrent un portrait riche de détails de ce corps céleste. Vu de la Terre, même à travers les plus puissants télescopes, il est impossible de distinguer sa structure et sa surface. Nous ne voyons qu’une tache pâle etallongée, un têtard minuscule dans l’obscurité cosmique. Comme toutes les comètes, « Churry » a une enveloppe de gaz et de poussières caractéristique nommée coma, soit son atmosphère.

Voici un recueil des plus belles et impressionnantes photographies de ce noyau de comète qui file vers le Soleil (sa plus petite distance avec notre étoile sera le 15 août 2015, à quelque 180 millions de km). La mission continue et la moisson de données aussi.

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