Quid de la nouvelle pluie d’étoiles filantes du 24 mai

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Image composite des Lyrides, le 22 avril 2014 (photo Yuri Beletsky)
Radiant des Camelopardalides
Radiant des Camelopardalides, dans la constellation de la Girafe, non loin de l’étoile polaire (nord)

Bien qu’annoncée pour le matin du 24 mai (ce qui n’avantage pas les observateurs européens), la nouvelle pluie d’étoiles filantes des Camelopardalides pourrait connaître des pics d’activité secondaires au cours des heures précédentes.

Attendu depuis des mois par des milliers de curieux et d’astronomes amateurs de par le monde, le nouvel essaim météoritique dit des Camelopardalides devrait se dérouler au cours de la nuit du 23 au 24 mai (vraisemblablement le matin du 24 mai). Les plus grands spécialistes prédisent, en effet, un pic d’activité exceptionnel compris entre 200 et 400 météores par heure. Pour les plus optimistes, il pourrait être supérieur à 1.000, ce qui n’est plus vraiment une pluie mais une tempête…

À quelle heure observer ?

Ce devrait être entre 6 h et 8 h TU (soit entre 8 h et 10 h en France métropolitaine) que les différents courants de débris laissés par les passages de la comète-parent 209P/LINEAR au cours des deux derniers siècles devraient entrer en collision avec la Terre. Certes, l’horaire ne nous est pas favorable mais davantage aux Nord-Américains. Toutefois, il n’est pas interdit de penser — ni d’espérer — que le maximum d’activité se produise quelques heures auparavant, pourquoi pas au cœur de la nuit, ou encore que des pics secondaires surviennent sans prévenir… Surtout que, rappelons-nous, c’est la première fois que l’essaim météoritique se manifeste. Si, par bonheur, ce vœu venait à se réaliser, nous pourrions alors admirer ces petits grains de comètes tomber dans notre atmosphère à une vitesse relativement lente de 18 kilomètres par seconde. Bien entendu, il faudra se tourner en direction du radient, au sein de la constellation circumpolaire de la Girafe (Camelopardalis) pour les surprendre en nombre (en espérant aussi que la constellation ne soit pas trop basse sur l’horizon).

Par ailleurs, la Lune ne devrait pas être en reste car, dans le même laps de temps, celle-ci devrait également écoper de plusieurs collisions de météores. Un beau défi à relever pour nombre d’astronomes amateurs qui souhaiteraient observer avec leurs instruments les éventuels flashs lumineux provoqués par les impacts (la Lune se lèvera vers 3 h 30).

lune_camelopardalides

A noter que le site VirtualTelescope propose de suivre l’événement en direct ce samedi 24 mai, à partir de 5 h 30 TU.

Observer la comète-parent

Soumise à l’influence gravitationnelle de Jupiter qu’elle approche tous les 5 ans en moyenne lors de son aphélie, la comète 209P/LINEAR (découverte en 2004) voyage actuellement dans les parages de la Terre. En effet, plus de deux semaines après sa distance minimum avec le Soleil (périhélie, le 6 mai dernier), la « boule de neige sale » passera à seulement 8,3 millions de kilomètres (21 fois la distance Terre-Lune) de notre planète, le 29 mai prochain. Les astronomes qui l’ont épié ces derniers temps témoignent d’une baisse significative d’activité (une possible mise à la retraite comme astéroïde ?). Aussi devrait-elle s’afficher avec une magnitude 11 lorsqu’elle cheminera du Petit Lion à l’Hydre. Le 26 mai, les amateurs pourront l’observer à proximité de l’étoile Aldhafera, la « boucle » (ζ Leonis) dans la tête du Lion (Leo).

La comète 209P/LINEAR photographiée le 20 mai
La comète 209P/LINEAR photographiée le 20 mai
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