Observer la comète PanSTARRS

Comet PanSTARRS
Observez la comète PanSTARRS à l’oeil nu et aux jumelles, cette semaine, au crépuscule.

L’occasion d’observer une comète à l’oeil nu est assez rare. En moyenne, une fois tous les 10 ans selon les spécialistes. Aussi, comme il a déjà été dit précédemment, cette année 2013 pourrait être exceptionnelle avec deux cas de comètes remarquables !
L’une, la comète ISON, s’annonce comme la comète du siècle ! Un événement retentissant attendu pour la fin novembre, début décembre.
L’autre, la comète 2011 L4 (PanSTARRS) ou comète PanSTARRS, c’est maintenant qu’il faut l’admirer. Après avoir rendu sa première – et probablement unique – visite à notre étoile, cette grosse “boule de neige sale” reprend le chemin qui l’emmène aux confins du système solaire, voire au-delà … !

Desert Comet
Pour les curieux de l’hémisphère nord, c’est le moment de sortir affronter le froid, armé d’une paire de jumelles pour tenter de l’observer, pile au-dessus de l’ouest, dans les lueurs du crépuscule. Le 13 mars, la comète devrait être visible à l’oeil nu. Un très fin (jeune) croissant de Lune s’affiche à ses côtés. Indicible, la lointaine Uranus est positionnée dans la même direction. Il faut la guetter peu de temps après que l’astre solaire se soit enfoncé sous l’horizon ouest. PanSTARRS fait partie du cortège crépusculaire.
Les jours suivants, elle prend de plus en plus de distance avec notre étoile et se montre un peu plus longtemps. Toutefois sa luminosité décroit doucement au fil des jours, concurrencée de plus en plus par celle de la Lune qui n’a de cesse de grossir. Ce week-end,  la comète sera séparée de quelques 15°-16° du Soleil soit trois doigts serrés superposés au poing fermé, à bout de bras (voir figure ici) !
Il ne faut donc pas attendre pour l’admirer voire même la photographier.

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Déplacement de la comète au fil des jours (image : Obs. de Paris/IMCCE)

Découverte en juin 2011, la comète PanSTARRS faisait vraisemblablement sa première incursion dans le système solaire interne. Le 5 mars, elle s’aventurait à quelques 164 millions de kilomètres de la Terre avant d’approcher sa surface gelée, le 10 mars, à environ 45 millions de kilomètres du Soleil (périhélie soit la plus petite distance avec le Soleil).

D’après les données collectées dans l’infrarouge par le télescope spatial Herschel et le domaine sub-milimètrique par le radiotélescope de Nançay, les pertes d’eau de la comète sont passées en l’espace de cinq mois au fil de sa progression vers le Soleil, de 140 kg par seconde à 15 tonnes par seconde ! Des chercheurs du monde entier profitent de son ultime passage dans nos parages pour observer et étudier ce corps céleste glacé dit « boule de neige sale », composé d’éléments présents lors de la formation du système solaire.

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