Multiplication des « régions marines mortes » depuis 50 ans

Les "régions marines mortes" se sont multipliées au cours de ces cinquante dernières années. Des baisses du taux d'oxygène dans l'eau de certaines régions océaniques y met en péril la faune sous-marine. A l'origine de ce phénomènes, les taux élevé d'engrais qui favorisent la surpopulation d'algues planctoniques dans certaines régions.
régions marine mortes
Carte des "régions marine mortes" (cliquez pour agrandir)

Les « régions marines mortes » se sont multipliées au cours de ces cinquante dernières années. Des baisses du taux d’oxygène dans l’eau de certaines régions océaniques y met en péril la faune sous-marine. A l’origine de ce phénomènes, les taux élevé d’engrais qui favorisent la surpopulation d’algues planctoniques dans certaines régions.

Dans un article publié dans la revue Science, repris par le site internet Earth Observatory de la NASA, les scientifiques dressent un inventaire global des « régions marines mortes » ou « dead zones » en anglais qui amputent nos océans d’une biodiversité aquatique. Les cartes qui ont été créées à partir d’observation depuis l’espace font état d’une très forte augmentation de ces zones dites « mortes » en une cinquantaine d’années !

Ces « régions marines mortes » sont appelées ainsi car l’oxygène dissous dans les eaux vient à y manquer, condamnant ainsi la faune et la flore sous-marine qui y réside. L’usage intensif des engrais chimiques est le premier responsable incriminé. Celui-ci favorise le développement, ou plutôt, la prolifération de la matière organique à la surface de l’eau … Un problème dont on a tous entendu parler en France avec le danger que peuvent représenter les algues vertes quand elles se décomposent (…). Les fleuves et les rivières drainent les molécules chimiques dispersées en excès dans la nature puis les déversent dans leurs estuaires et le long des rivages océaniques. Ces fameuses algues vertes et autres phytoplanctons prolifèrent dans ces régions côtières. Quand elles meurent, elles tombent alors au fond des océans et les bactéries s’en emparent. Celles-ci consomment de l’oxygène pour les décomposer. Evidemment, plus il y a de la matière, plus elles absorberont d’oxygène. La surpopulation de ces algues planctoniques peut donc avoir des conséquences dramatiques sur cette faune sous-marine.

Sur la carte ci-dessus réalisée par R. Diaz et R. Rosenberg, on peut voir en bleu foncé les régions où les concentrations de matières organiques sont les plus fortes. Les écosystèmes y sont fragilisés voire menacés. Les zones marquées de cercles rouge indiquent les principales « dead zones » dont la taille est connue (la taille des cercles est relative à leur étendue). En revanche, les points noirs sont des « dead zones » de taille non connue.

Pour connaitre ces régions menacées, les scientifiques ont observé la surface des océans avec le satellite Aqua, traquant les nuances de bleus. Les plus foncés trahissent une plus grande densité de la matière organique. Les teintes beiges et brun sur les continents montrent la densité de population. On remarquera que la plupart des « régions marines mortes » apparaissent et grandissent le long des côtes, à proximité des zones urbaines les plus peuplées de la planète et aussi, à l’embouchure de grands fleuves américains, asiatiques et européens.

Télécharger la carte en haute-résolution (856 Kb).

Source : Earth Observatory.

Crédit photo : NASA.

[amazon-product align= »center » region= »fr » tracking_id= »lecosm-21″]2747532763[/amazon-product]
Tags from the story
, ,
More from X. Demeersman

Ballade estivale de la comète Garradd

Portraits de la comète Garrad au cours de ses « escapades » estivales, aux...
Read More

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.