Maximum de l’essaim d’étoiles filantes les « Quadrantides » le 4 janvier

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Quadrantide photographié par Brian Emfinger

Mal connu, “Les Quadrantides” est un des essaims météoriques les plus importants de l’année. Son pic d’activité est annoncé pour la deuxième partie de la nuit du 3 au 4 janvier.

Visibles entre le 28 décembre et le 12 janvier, l’averse d’étoiles filantes dite « les Quadrantides » connaît, en règle générale, un pic d’activité le 4 janvier. Pour cette nouvelle année 2012, les prévisions situent donc le maximum pour cette nuit (3 au 4 janvier) ou plutôt à l’aube pour les européens de l’ouest, aux alentours de 7h20 TU (Temps Universel). Cependant et comme souvent, beaucoup d’incertitudes demeurent et il est très difficile d’affirmer un horaire très précis de la déferlante d’étoiles filantes … ! Il vaut mieux donc, garder un oeil ouvert tout au long de la deuxième partie de la nuit, vraisemblablement entre 1h et 10h du matin (TU). La Lune gibbeuse représente une gêne dans un premier temps mais elle disparait sous l’horizon nord-ouest vers 2h30 TU pour le plus grand plaisir des observateurs du ciel profond et de tous les chasseurs d’étoiles filantes.

Au plus fort de son activité, le taux horaire moyen (ZHR) des « Quadrantides » oscille entre 60 et 200 météores par heure. Pour le cru 2012, des estimations évoquent 120 météores par heure. Pénétrant l’atmosphère à une vitesse modérée pour cette catégorie d’objets, 41 km./seconde, les petits météores laissent dans leurs sillages de belles et lumineuses trainées après leurs désintégration. Un spectacle dont on ne se lasse jamais et qui devrait surtout profiter aux observateurs positionnés en Amérique du Nord. En Europe, l’extrémité ouest est la plus favorisée si le pic se déroule à 7h TU. Toutefois, les incertitudes n’excluent pas une surprise quelques heures plus tôt !

La parenté de cet essaim météorique n’est pas encore bien connu. De récentes recherches pointent l’astéroïde 2003 EH1, découvert en 2003. De taille modeste, estimée de 1,5 à 2,7 km, ce gros rocher pourrait être en réalité une ancienne comète.

Comme tout essaim météorique, « les Quadrantides » ont un radiant – une région centrale d’où semblent jaillir ces petites et furtives flèches lumineuses – qui se situe dans la constellation qui leur a prêter leur nom. En l’occurrence, une illustre inconnue que tout le monde (ou presque) aujourd’hui a oublié, la constellation du « Quadrant mural”. Un instrument qui permit à la fin du XVIII éme siècle, d’établir les premières mesures précises de la distance Terre-Lune. Le « Quadrant » fut installé dans la voûte céleste par l’astronome français Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande. Aujourd’hui perdue de vue, cette petite – et arbitraire – constellation circumpolaire s’étalait au nord de l’actuelle – et très ancienne – constellation du Bouvier, non loin d’Alkaïd – qui marque l’extrémité du célèbre manche la “Grande Casserole” et sous un coude de la longue constellation du Dragon (voir carte). C’est de cette partie du ciel que les gerbes des « Quadrantides » jailliront en plus grand nombre.

radiant des Quadrantides
radiant des Quadrantides

Compter les météores avec l’application « Meteor Counter ».

A visiter : International Meteor Organization (IMO)Meteor Watch.

Crédit photo : Brian Emfinger et NASA.

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