La galaxie d’Andromède se dévoile dans l’infrarouge lointain

M31 herschel

Réseau de la matière froide (gaz et poussières) dans la galaxie M31 révélée avec un niveau élevé de détails par le télescope spatial Herschel

La grande galaxie d’Andromède dépeinte dans l’infrarouge lointain par le télescope spatial Herschel.

Quand nos yeux observent notre grande voisine la galaxie d’Andromède à travers une lunette ou un télescope, c’est d’abord un halo lumineux que l’on découvre, une brume compact flottant dans la constellation d’Andromède à plus de 2,5 millions d’années-lumière de nous. Par une belle nuit noire d’automne-hiver épargnée par les sortilèges de la pollution lumineuse, la galaxie également connue sous le nom Messier 31 (M31), se distingue aisément à l’oeil nu. C’est d’ailleurs l’objet céleste le plus lointain que nous soyons capable de voir …

M31 photographiée par R B Andreo

La galaxie d’Andromède photographiée par Rogelio Bernal Andreo

Quand on l’admire photographiée par des grands noms de l’astrophotographie, on est sidéré par cet univers-île qui s’étend sur  200 000 années-lumières (le double de la Voie Lactée !). On est noyé par la beauté de ses centaines de milliards d’étoiles réunies. C’est un domaine de prédilection pour étudier d’assez prés la structure d’une galaxie.

Le télescope spatial Herschel nous en offre une vision différente, capturée dans les longueurs d’onde de l’infrarouge lointain. Une manière d’ôter son maquillage de la matière chaude, chauffée. M31 est comme déshabillée. Cinq anneaux tissés de gaz froids entremêlés de poussières se dévoilent en détails. Herschel nous révèle ici les régions où la température n’est guère plus élevée que de quelques dizaines de dégrées au-dessus du zéro absolu (- 273° C). C’est dans ce réseau teinté en rouge et orange (variantes) que fermentent des millions de futures étoiles. Fécondés, ces nuages préparent les prochaines générations de soleils qui rempliront cette grande galaxie.
La région centrale teintée de bleu n’est autre que le bulbe galactique. Plus dense et colonisé par les étoiles les plus vieilles, la matière interstellaire y est un peu plus chauffée.

Rappelons que nos deux galaxies (Andromède et la Voie Lactée) sont attirées l’une vers l’autre et entreront en collision dans environ 4 milliards d’années (lire l’article ici) !

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Crédit photo : ESA/Herschel/PACS & SPIRE Consortium, O. Krause, HSC, H. Linz.

1 Comment

  • janvier 30, 2013

    Dr. Goulu

    Une question que je me pose depuis quelques temps : existe-t-il un moyen d’imager les « températures viables » (~300 K) dans des photos astronomiques ? A quelle distance de notre système solaire verrait-on la Terre comme un pixel « viable » sur une telle image ?

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