L’immense amas globulaire M5 photographié par Hubble

Messier 5 hubble
Concentrant plus de 100 000 étoiles âgées d'environ 13 milliards d'années, l'amas globulaire M5 photographié par Hubble - Téléchargez l'image ne haute résolution ici
Messier 5 hubble
Concentrant plus de 100 000 étoiles âgées d’environ 13 milliards d’années, l’amas globulaire M5 photographié par Hubble – Téléchargez l’image ne haute résolution ici (7 Mb)

Au cœur de l’un des plus gros amas globulaires de la galaxie.

Dans la foulée du 24éme anniversaire du lancement du télescope spatial Hubble, la NASA et l’ESA ont publié un portrait, très riche en détails, de Messier 5.

Observé pour la première fois en 1702 par Gottfried Kirch et son épouse Maria Margarethe tandis qu’ils recherchaient une comète — ils ont décrits l’objet comme une « étoile nébuleuse » — puis indépendamment, 62 ans plus tard, par Charles Messier lequel l’ajouta à son célèbre catalogue éponyme, M5 est un des plus gros des 150 amas globulaires connus qui circulent dans la périphérie de notre galaxie, la Voie Lactée.

Peuplé d’environ 100 000 étoiles, pour la plupart aussi âgées de 13 milliards d’années — c’est presque autant que notre Univers dont l’âge est estimé à 13,8 milliards d’années — liées ensemble gravitationnellement dans une sphère vaste de quelque 165 années-lumière.

Sur cette image composite capturée dans les longueurs d’onde visible, infrarouge et ultraviolet par la Wide Field Camera 3 (WFC3) du télescope spatial, on peut littéralement compter les étoiles massées au centre de cet amas distant de 24 500 années-lumière. Par delà son incontestable beauté, l’amas héberge d’inhabituelles — ou inattendues — étoiles bleues. Cette couleur, associée à l’enfance d’une progéniture stellaire, représente une énigme qui taraude les astrophysiciens. Dans ce milieu surpeuplé de vieilles étoiles, où les ressources en gaz et poussières sont quasiment épuisées, comment expliquer la présence de ces étoiles très chaudes qui jouent aux jeunes ingénues ? Les explications retenues pour ces fausses innocentes seraient un « lifting » produits soit par de la matière dérobée à la surface d’une voisine soit par une collision avec l’une de ses paires. M5 n’est par ailleurs le seul cas connu a abrité semblables étoiles bleues.

Bien visible dans un instrument amateur ou une paire de jumelles, en direction de la constellation du Serpent (Serpens), M5 est un joyau à ne pas manquer dans le ciel de la fin du printemps, dés le début de la nuit.

 

Crédit photo : NASA/ESA/Hubble.

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