Les restes d’une supernova vus par 5 télescopes

Explosion de la supernova survenue en l’an 1054. Baptisée Nébuleuse du Crabe, elle n’a de cesse d’être étudiée par les astronomes. On la voit ici à travers les yeux de grands télescopes, dans plusieurs longueurs d’onde.

La première partie de cette vidéo nous montre dans quelle circonstance une étoile massive est devenue le nuage multicolore que l’on découvre en deuxième partie, sondé aujourd’hui dans plusieurs longueurs d’onde par des télescopes de renommée internationale.

L’explosion en supernova s’est produite en l’an 1054. Nombre de Terriens furent alors témoins de cette étoile nouvelle flamboyante dans le ciel près de la pointe d’une corne du Taureau (les chroniques chinoises sont de loin les plus volubiles). On sait aujourd’hui que ce nuage distant de 6.500 années-lumière cache en son sein un pulsar tournoyant sur lui-même 33 fois par seconde. Ces restes ou rémanents de la supernova furent redécouverts par John Bevis en 1731 et devinrent quelques années plus tard, en 1758, Messier 1 — ou M1 pour faire court —, le premier des objets du catalogue de Messier. C’est le fameux William Parsons, dit Lord Rosse qui, en 1844, la baptisa Nébuleuse du Crabe.

Image composite de la nébuleuse du Crabe, qui n’est autre que les restes incandescents de la supernova qui a explosé en 1054 — Crédit : NASA, ESA, J. DePasquale (STScI)

Des restes de supernova mis à nu par 5 télescopes

Les astronomes n’ont de cesse d’étudier ce cœur très dense renferment une masse solaire dans une sphère de 10 km de diamètre, son rayonnement, l’expansion du nuage et des filaments — aujourd’hui étendu sur 6 années-lumière —, les matériaux expulsés, etc.

Quoi de mieux pour cela que de mettre à nu cette nébuleuse du crabe dans plusieurs domaines du spectre électromagnétique. L’image composite au milieu de la vidéo conjugue ce qu’ont vu cinq grands télescopes. Le VLA (Very Large Array) de Karl G. Jansky nous la dévoile dans le radio (en rouge), le télescope spatial Spitzer dans l’infrarouge (en jaune), le célèbre Hubble qui l’a observé plusieurs fois, dans le visible (en vert), le XMM-Newton nous la présente quant à lui dans l’ultraviolet (en bleu), et enfin, le télescope spatial Chandra nous montre les régions les plus énergétiques, dans le rayonnement x (en pourpre).

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