Les plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année

Cette image composite de la pluie de Perséides 2016 (surnommées les « larmes de Saint-Laurent » au Canada) compile les météores les plus brillants parmi les 339 recueillis durant cinq heures par l’astrophotographe hongroise, le 11 août 2016. © Monika Landy-Gyebnar
Il y a des pluies d’étoiles filantes tout au long de l’année, été comme hiver. Voici les sept plus belles, à ne pas manquer.

En tournant autour du Soleil, la Terre traverse immanquablement chaque année les mêmes courants de poussières essaimées par des comètes lors de leurs incursions dans le Système solaire interne. C’est ainsi que se répètent les pluies d’étoiles filantes, plus ou moins intenses, selon les années. À noter qu’il ne s’écoule pas un mois sans un essaim météoritique (la liste complète ici). Il s’agit le plus souvent de petites bruines, que l’on remarque à peine mais il y a aussi de grosses averses météoritiques — qui parfois, selon la densité des débris cométaires, virent à la tempête (plusieurs centaines ou milliers de météores visibles par heure) — ponctuent l’année.

Voici les sept plus belles pluies d’étoiles filantes présentées dans un ordre chronologique, autrement dit les sept plus actives. Des rendez-vous à ne pas manquer, hiver comme été, pour des nuits zébrées d’éclats lumineux. N’oubliez pas de vous vêtir chaudement pour profiter au maximum de ces spectacles célestes et surtout, de choisir un site le plus préservé possible de l’embarrassante pollution lumineuse, très nuisible. Enfin, rappelons que la présence de la Lune (surtout gibbeuse ou pleine) réduit la visibilité des étoiles filantes. C’était toujours mieux quand elle n’est pas là (ou quand elle se couche tôt).

étoiles filantes

Les Quadrantides, pic d’activité le 3 janvier

Les Quadrantides n’est pas l’essaim météoritique le plus populaire de l’année, sans doute parce qu’il est actif durant les nuits froides du début de l’hiver, entre le 28 décembre et le 12 janvier. Pourtant, au plus fort, il vaut le détour affichant typiquement un taux de 25 météores par heure, au cours de la nuit du 3 au 4 janvier. Pénétrant l’atmosphère terrestre à une vitesse moyenne de 41 km/s, les météores sont vraisemblablement originaires de la comète endormie 2003 EH1 — et peut-être aussi de 96P/Machholz.

lyrids
Image composite des Lyrides, le 22 avril 2014 (photo Yuri Beletsky)

Les Lyrides, pic d’activité le 22 avril

Entre deux pluies printanières, on peut espérer de belles éclaircies pour sortir dehors observer (loin de toutes pollutions lumineuses comme il se doit) l’averse météoritique des Lyrides. Ces étoiles filantes laissent dans le ciel des traces lumineuses visibles quelques secondes. On peut les voir surgir dans la nuit, en direction de Véga (constellation de la Lyre), entre le 14 et le 30 avril. Lors du pic d’activité, dans la nuit du 21 au 22 avril (mais il faut aussi surveiller les nuits précédentes et suivantes), on peut en surprendre une vingtaine par heure pénétrant dans notre atmosphère à une vitesse moyenne de 50 km/s. Le taux horaire peut parfois être 10 fois supérieur. Les Lyrides sont associées à la comète C/1861 G1 Thatcher dont la période orbitale est de 415 ans.

Eta Aquarides, pic d’activité le 6 mai

C’est au cœur du printemps, entre le 19 avril et le 28 mai, que font rage les Eta Aquarides. Comme leur nom l’indique, le radiant de l’essaim météoritique se situe dans le Verseau, une constellation qui malheureusement ne s’élève pas très haut au-dessus de l’horizon aux latitudes moyennes dans l’hémisphère nord, ce qui profite davantage aux spectateurs situés dans l’hémisphère austral. L’essaim météoritique, peu connu, est approvisionné par la très célèbre comète de Halley à chacun de ses passages (tous les 76 ans). Au plus fort de son activité, dans la nuit du 6 au 7 mai, il pleut environ 30 météores par heure, voire deux ou quatre fois plus selon les années. Tenez-vous prêt à les observer : il y a parfois de belles surprises comme en 2013, avec 140 météores qui ont fendu le ciel en une seule heure.

Image composite réunissant 27 météores photographiés au cours de la nuit du maximum d’activité des Perséides, entre le 11 et le 12 août 2016, dans la région de Parauta, en Andalousie — Crédit : Stacy Bamon, Flickr

Les Perséides, pic d’activité le 13 août

La pluie d’étoiles filantes des Perséides est assurément la plus célèbre de l’année. Notamment parce qu’elle se déroule durant les belles soirées d’été, au cours des vacances, et qu’elle est l’une des plus actives. L’essaim météoritique alimenté par la comète 109P/Swift-Tuttle (sa période orbitale est de 133 ans) s’étend du 17 juillet au 24 août. Son activité culmine traditionnellement les 12-13 août, avec un taux horaire qui peut dépasser, selon les années, les 120 météores. Comme son nom l’indique, le radiant des Perséides est dans la constellation de Persée.

Les Orionides, pic d’activité le 21 octobre

La comète de Halley est à l’origine des Eta Aquarides du printemps et des Orionides, au milieu de l’automne. L’essaim météoritique débute vers le 2 octobre et s’achève un mois plus tard, le 7 novembre. C’est entre le 21 et le 22 octobre que l’activité est la plus forte. Pénétrant l’atmosphère à une vitesse moyenne de 66 km/s, les Orionides sont alors entre 20 et 30 à percer le ciel chaque heure. Certaines années, le taux horaire atteint 50.

tempête d'étoiles filantes
Au XIXe siècle, des habitants du nord-est des Etats-Unis eurent la surprise d’observer une tempête d’étoiles filantes en novembre ; l’essaim météoritique des Léonides produisit plusieurs milliers de météores par heure !

Les Léonides, pic d’activité le 17 novembre

L’essaim météoritique des Léonides, qui s’étend du 6 au 30 novembre, fait preuve d’une activité très variable selon les années. Au plus fort, généralement dans la nuit du 17 au 18 novembre, le taux horaire moyen est de 10 à 20 météores. Mais il arrive, comme en 1833, 1866 ou 1966, que la pluie se transforme en tempête, promettant alors sur l’atmosphère terrestre des milliers de météores en une nuit. Un spectacle inoubliable qui se produit peu après le passage de 55P/Tempel-Tuttle (tous les 33 ans), la comète qui ravitaille ces filons depuis des siècles. Le radiant des Léonines est dans le Lion.

Les Géminides, pic d’activité le 14 décembre

Alimentée, selon toute vraisemblance, par 3200 Phaéton (une ancienne comète ?), la pluie d’étoiles filantes des Géminides est une des plus importantes — si ce n’est la plus importante — de l’année. Active à l’orée de l’hiver, entre le 7 et le 17 décembre, elle promet un taux horaire de 60 à 75 météores au plus fort, entre le 13 et le 14 décembre. Toutefois, les bonnes surprises sont nombreuses. En 2017 par exemple, plus de 150 étoiles filantes furent dénombrées en une heure. Et cela dura une grande partie de la nuit. Pour beaucoup d’observateurs, les Géminides est sans conteste la plus belle pluie d’étoiles filantes de l’année !

Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2018 Xavier Demeersman
More from X. Demeersman

Perséides 2013 : photos de la plus abondante pluie d’étoiles filantes

Pluie de météores dans le ciel d’été. Avec un pic à plus...
Read More

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *