La nébuleuse d’Orion dans toute sa splendeur

Nébuleuse d'Orion
Nébuleuse d’Orion retravaillée par Igor Chekalin

L’ESO vient de publier un superbe cliché de la nébuleuse d’Orion retravaillé par l’astronome amateur Igor Chekalin.

S’il ne devait avoir qu’une seule constellation pour représenter les nuits étoilées d’hiver, aucun doute que le Chasseur Orion serait le premier désigné ! C’est en son sein que s’étend le nuage moléculaire le plus proche de la Terre (1 400 années-lumière), la grande et célèbre nébuleuse d’Orion, une des cibles privilégiée des astronomes amateurs, qu’ils soient débutants ou avertis.

Si on concentre notre regard sur l' »épique » poignard du chasseur, en-dessous des flamboyantes Alnilam, Alnitak et Mintaka qui forment la ceinture (bel alignement de 3 étoiles que l’on remarque facilement à l’oeil nu ; il est également nommé « les trois rois »), on devine alors la pâle lueur de la nébuleuse. Cette brume qui semble si légère n’est autre qu’un immense chaudron dans lequel se forge une pléthore d’étoiles …
La nébuleuse d’Orion – également connue sous la mention Messier 42 -, est une vaste plaine gazeuse de plus de 40 années-lumière de large. Les limons de poussières froides et primordiales se répandent langoureusement et s’entremêlent aux « reliefs » de gaz : colonnes dressées, sculptées et falaises érodées par l’intense rayonnement ultraviolet des progénitures stellaire les plus fébriles …

Ce paysage agité par des forces de marées, où s’ébrouent d’exubérantes étoiles massives, des guirlandes d’embryons stellaires s’allument, sous le joug de la gravité ! Le feu nucléaire qui en jaillit, illumine la scène pour la plus grande joie des astronomes qui ne se lassent pas de l’observer et de la photographier. Ce sont à chaque fois de sublimes tableaux impressionnistes dont l’unique maître est la lumière … !

Le cliché ci-dessus, dont la beauté n’échappera à personne, est le fruit du travail de Igor Chekalin (lauréat du concours « les trésors cachés de l’ESO »). L’astro-photographe est parti des données acquises avec différents filtres par la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Le traitement de l’image a mis en évidence une luminosité beaucoup plus élevée qu’escomptées des naines rouges présentes au sein de la nébuleuse.

Je vous invite à télécharger l’image (5,5 Mb), publiée par l’ESO, dans sa plus haute-résolution afin d’en découvrir – et parcourir – tous les détails, d’en apprécier toute la splendeur.

A lire également : « Panorama cosmique dans la constellation d’Orion ».

Source : ESO.

Crédit photo : ESO/Igor Chekalin.

 

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