Kepler : 219 nouvelles exoplanètes découvertes dont 10 sont potentiellement habitables

Illustration de l’étoile KOI-961 (une naine rouge à 130 années-lumière) et ses 3 planètes rocheuses confirmées. Ce système rappelle celui de Trappist-1 — Crédit : NASA, JPL-Caltech

219 nouvelles exoplanètes candidates viennent de s’ajouter au catalogue de la mission initiale de Kepler qui en compte désormais 4.034. 10 d’entre elles affichent des tailles proches de celles de la Terre et se situent dans les zones habitables de leur soleil. En outre, des chercheurs ont dégagé deux groupes distincts parmi les petites planètes.

La NASA a présenté hier, lors d’une conférence de presse, « le catalogue le plus complet et détaillé » de planètes découvertes au-delà de notre Système solaire par Kepler lors de sa mission initiale, de 2009 à 2013. Au cours de cette période, rappelons-le, le satellite traquait les éventuelles baisses de luminosité de quelque 150.000 étoiles de notre galaxie, en direction de la constellation du Cygne, afin d’épingler des exoplanètes lors de leur transit (passage devant l’étoile).

L’équipe scientifique a annoncé l’ajout de 219 candidates, ce qui porte à présent leur nombre à 4.034 (2.335 d’entre elles ont été vérifiées et confirmées). Parmi elles figurent un certain nombre de planètes rocheuses dont 10 sont d’une taille proche de celle de la Terre et, en plus (c’est une bonne nouvelle), elle sont en orbite dans la zone tempérée de leur Soleil. Dix nouvelles candidates pour la recherche de la vie ailleurs, donc. La Nasa indique que sur les 50 candidates de taille terrestre répertoriées, 30 ont déjà été vérifiées.

Les planètes connues situées dans les zones habitables (bande verte variable selon le rayonnement de leur étoile) de leur soleil. Celles en jaune viennent d’être ajoutées — Crédit : NASA, JPL-Caltech

Mais ce n’est pas tout. Grâce aux données collectées par le satellite, grand chasseur d’exoplanètes, les chercheurs disposent à présent d’une première vision d’ensemble de la diversité des planètes dans la Voie lactée. « Le catalogue final de Kepler servira de base à une étude plus approfondie pour déterminer la prévalence et la démographie des planètes dans la galaxie » indique l’Agence spatiale. Combien la Terre a-t-elle de sœurs jumelles ? Quelle est la récurrence des géantes gazeuses comme Jupiter ? sont des questions cruciales pour orienter les futures recherches. « Comprendre leur fréquence dans la galaxie aidera à déterminer la conception des futures missions de la Nasa visant à imager directement une autre Terre » explique Mario Perez, membre de l’équipe.

Deux types de petites planètes mis en évidence

La huitième mouture du catalogue de Kepler, passée au crible des chercheurs avec une méthode qui leur a permis d’écarter les faux positifs, met en lumière deux groupes distincts de « petites planètes ». Il y a d’une part les rocheuses plus ou moins des dimensions de la Terre ou des superterres, et d’autre part, celles qui sont plus petites que notre Neptune (des mini-Neptune). Et entre les deux ? Les astronomes n’ont trouvé que très peu de cas.

Parmi les petites planètes épinglées par Kepler, plus de la moitié ont des tailles qui se rapprochent de celle de Neptune — Crédit : NASA, JPL-Caltech

L’équipe a choisi 2.000 planètes dans la base de données de Kepler pour ensuite mesurer leurs rayons avec la plus grande précision possible, à l’observatoire W. M. Keck à Hawaï. La tendance qui s’en dégage est que ces mondes rocheux ont globalement des tailles qui peuvent atteindre jusqu’à 75 % celle de la Terre. Mais parmi elles, et ils ne comprennent pas encore pourquoi, environ la moitié sont comme gonflées et boursoufflées par d’épaisses atmosphères d’hydrogène et d’hélium, si bien que leurs dimensions se rapprochent beaucoup plus de celles de Neptune.

En somme, il apparaît dans ce premier tableau brossé par Kepler qu’environ la moitié des planètes connues n’ont pas de surfaces propices à l’apparition de la vie, telle que nous la connaissons.

Répartition des exoplanètes découvertes selon leurs tailles, relativement aux planètes de notre Système solaire — Crédit : NASA, JPL-Caltech

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