Gros plan sur la Grande Tâche Rouge de Jupiter

La Grande Tâche Rouge de Jupiter
Tache Rouge de Jupiter (cliquez pour agrandir)

Des scientifiques ont mené une étude approfondie de la Grande Tâche Rouge de Jupiter et créés une carte des températures grâce aux données collectées par plusieurs observatoires du monde entier.

Qui n’a jamais entendu parler de la Grande Tâche Rouge (Great Red Spot) de Jupiter ? Pour qui veut brosser le portrait de la plus grosse planète du système solaire, impossible de faire l’impasse sur l’énorme anticyclone qui la pare d’un œil rouge extra-ordinaire … Observée dés le XVII éme siècle par l’astronome français Jean-Dominique Cassini (on lui doit aussi la découverte des anneaux de Saturne), la tempête a une taille collossale : estimée à environ 25 000 km de longueur et moins de 12 000 km pour la largeur, elle pourrait contenir sans difficulté 2 fois et demi notre planète rocheuse.

D’évidentes questions se posent aux scientifiques depuis qu’on observe ce maelström géant : comment cet anticyclone parvient-il à exister si longtemps ? Qu’est-ce qui a crée ce phénomène ? Combien de temps peut-il durer ? Pourquoi cette tâche est-elle rouge ? Quelle est sa composition ?, etc. Cela fait beaucoup de questions et encore peu de réponses mais les scientfiques sont confiants sur les nouvelles générations de télescopes et d’instruments comme le spectromètre VISIR.

En associant les données acquises avec l’instrument VLT Imager and Spectrometer for mid Infrared (VISIR) placée sur l’un des télescopes géants du VLT à celles obtenues avec d’autre prestigieux observatoires comme les Gemini South, ITF et Subaru, (le premier est situé au Chili et les deux derniers à Hawaï), les astronomes ont pu se rapprocher de la résolution du télescope spatial Hubble et éclaircir davantage le mystère qui entoure cette Grande Tâche Rouge … !

La température moyenne de la tâche est de – 160° C. Les relevés réalisés avec VISIR montrent des températures plus élevées de 3 à 4° C au centre de l’anticyclone, là même où la couleur rouge est plus prononcée ! Cela suffit pour provoquer une circulation des gaz dans le sens des aiguilles d’une montre, contrairement aux zones qui la borde.
Les bandes sombres qui se distinguent indiquent des masses de gaz plus froides qui suivent des courants descendants vers les entrailles de la planète géante … Les observations de VISIR étendues sur plusieurs années ont permis aux astronomes de créer des topographies plus précises des températures, circulations des masses d’air, aérosols et aussi, de mettre en évidence la présence d’ammoniac. L’immense tempête apparaît remarquablement stable au fil des années, ce qui ne manque pas d’interroger les astronomes. Quant à la couleur rouge, les explications manquent toujours. Au-delà des spéculations, les scientifiques savent que sa couleur « est liée aux changements des conditions environnementales au sein même du nuage » explique Leigh Fletcher de l’Université d’Oxford, co-auteur de l’article publié récemment dans la revue scientifique Icarus. De nouvelles données ne tarderont pas à approfondir les connaissances de ce phénomène observé depuis si longtemps et qui hante la plupart des astronomes !

Lire l’article scientifique.

Crédit photo : ESO/NASA/JPL/ESA/L. Fletcher.

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