Grappe d’étoiles massives enrobée de gaz dans le Grand Nuage de Magellan

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La région LMC4 où sont groupées les étoiles de l'amas ouvert NGC 2040

Portrait de l’amas ouvert NGC 2040 à 170 000 années-lumière de nous dans le Grand Nuage de Magellan.

Pour ses 22 ans, Hubble nous a emmené au coeur de la nébuleuse de la Tarantule, une région très féconde portée par le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud, LMC). L’immense nuage moléculaire luit à 170 000 années-lumière de nous de la débauche de lumière émise par quelques-unes de ses progénitures monstrueuses ! Dans cette même région du ciel, toujours dans le giron de la galaxie naine (environ 100 fois plus petite que la Voie Lactée), le célèbre télescope spatial a déterré un “trésor caché” de ses archives, l’amas ouvert NGC 2040. Egalement nommé LH 88, il se compose d’une poignée d’étoiles très massives. Leur espérance de vie n’est que de quelques millions d’années, relativement à leurs masses respectives. C’est court quand on songe aux étoiles de plus petite masse comme le Soleil. Celui-ci devrait briller au total plus de 10 milliards d’années !

Tout autour, on peut admirer le voile nébuleux se déchirer, une partie de la membrane qui les a vue naître. Une forme de coquille se devine, probablement creusée par les générations précédentes d’étoiles. Leurs rayonnements intenses et peut-être aussi, l’onde de choc d’une – ou plusieurs – supernova(e) ont pu réveiller la matière, la conduisant par effondrement à la formation d’étoiles. Un scénario qui s’observe dans diverses nébuleuses déployée dans les galaxies. Les chercheurs s’intéressent à leur développement pour mieux comprendre la formation des étoiles et leur évolution.

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Crédit photo : ESA/NASA/Hubble.

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