Grand atlas des régions sombres de la Voie lactée

ATLASGAL

Le plan austral de notre galaxie, la Voie lactée. L’image combine les données collectées avec APEX (en rouge) et les satellites Spitzer (en bleu) et Planck (rouge pâle) — Crédit : ESO/APEX/ATLASGAL consortium/NASA/GLIMPSE consortium/ESA/Planck

Avec ATLASGAL, l’ESO sonde le squelette sombre et froid de notre galaxie, la Voie lactée.

L’ESO, l’observatoire européen austral, vient de dévoiler le résultat final du grand sondage de notre galaxie à des longueurs d’onde millimétriques – entre l’infrarouge et le domaine radio -, ATLASGAL (APEX Telescope Large Area Survey of the Galaxy). Réalisé avec le télescope de 12 mètres de diamètre APEX (Atacama Pathfinder EXperiment), situé à 5 100 mètres d’altitude, sur le plateau Chajnantor, au Chili, et qui vient de fêter ses 10 ans, il met en lumière les régions les plus sombres et froides de la partie australe du plan de la Voie lactée, le centre galactique inclus, avec une résolution supérieure aux précédentes campagnes d’observation.

Le sondage a déjà fait l’objet de 70 publications scientifiques. « ATLASGAL offre un remarquable aperçu des régions de formation de la prochaine génération d’étoiles massives ainsi que d’amas, commente Timea Csengeri, de l’Institut Max Planck dédié à la Radioastronomie (MPIfr). En combinant ces données aux observations de Planck, nous pouvons à présent établir un lien vers les structures à grande échelle de vastes nuages moléculaires ».

Ce grand ouvrage vient en effet compléter les relevés effectués avec le satellite de l’ESA. Dans cet ensemble de données constitué, plusieurs découvertes sont d’ores et déjà planifiées comme futures cibles pour le complexe ALMA, un grand voisin de l’Atacama.

La Voie lactée à différentes longueurs d'onde

La Voie lactée à différentes longueurs d’onde

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