Étoiles filantes : pic d’activité des « Perséides » dans la nuit du 12 au 13 août

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Essaim météoritique des Perséides chaque année, au milieu de l'été - Crédit photo : Bruenjes

Quid de la pluie d’étoiles filantes la plus célèbre : les « Perséides ». Comme chaque année, son pic d’activité est attendu au cours de la nuit du 12 au 13 août. Pour certains, la « cuvée 2015 » sera exceptionnelle. Au plus fort, 100 à 130 météores par heure devraient être visibles, voire plus. Il y aura peut-être des surprises ! Pour ne rien manquer, choisissez un site avec le moins de pollution lumineuse possible.

L’essaim météoritique des « Perséides » s’étend du 17 juillet au 24 août chaque année. Par une belle nuit claire, sans brume et le minimum de pollution lumineuse, on peut surprendre des dizaines de ces étoiles filantes fendre le ciel nocturne, en particulier en direction du nord-est où se lève la constellation de Persée (début de nuit) qui leur a donné son nom…

Le pic d’activité est attendu « traditionnellement » au cours de la nuit du 12 au 13 août. La Terre croise en effet les flux de poussières éjectés par la comète 109P/Swift-Tuttle, au fil de chacun de chacun de ses passages dans le Système solaire interne (période orbitale de 135 ans). Ces débris pénètrent notre atmosphère, à environ 110 km d’altitude, à une vitesse moyenne de 59 km/s. Les plus gros sont les plus visibles. On parle alors de bolides ou fireballs, en anglais. Autrement nous avons coutume d’appeler cet essaim météoritique et les nombreux autres que notre planète rencontre sur son orbite, pluie d’étoiles filantes (parfois, il y a des tempêtes). Meteor shower (douche de météores), pour les Anglo-saxons.

First Perseid of the season

Prévisions 2015

Pour cette année 2015, les prévisions sont variables et partagées selon les spécialistes. Certains prédisent un « cru exceptionnel », relativement à une veine de poussières qui a dérivé récemment sous l’effet de la gravitation de Jupiter et pourrait croiser à proximité de l’orbite terrestre.

Selon Jérémie Vaubaillion de l’IMCCE, cité par Guillaume Cannat dans son indispensable Guide du ciel, la Terre passerait à quelque 80 000 km d’un courant de particules laissées dans le sillage de la comète, lors de son passage de 1862. Cela augurait d’un flot de collisions supplémentaires qui pourrait se produire, d’après ses calculs, le 12 août vers 18 h 39 TU (20 h 39 en France métropolitaine). Le taux de météorites — ou météoroïdes — reste cependant indéterminé : 100 à 120 par heure, voire plus et cela, pourrait durer plusieurs heures…

Si l’on se réfère aux années précédentes, comme le rapporte l’IMO, l’activité de l’essaim s’accroit surtout le 13 août, entre 1 h 30 TU et 14 h TU. Le taux moyen dans cette tranche horaire serait classiquement de 80 à 100 avec de possibles bonds à un niveau supérieur (entre 6 h 25 et 9 h TU). A voir.

En résumé, il est difficile de connaître à l’avance, l’heure exacte du pic d’activité et le taux de météorites visibles. De toute façon, cela devrait se manifester dans la nuit du 12 au 13 août. Des dizaines d’étoiles filantes seront visibles et le moment venu, cela pourrait dépasser 100 par heure… Le meilleur moyen pour ne pas les manquer reste donc de trouver un site à l’horizon dégagé avec le moins de pollution lumineuse possible — de prévoir aussi des jumelles (observation de la Voie lactée, d’essaims d’étoiles…), des vêtements chauds, une couverture, un tapis ou une chaise longue, du répulsif à moustique, de la tisane ou un bon vin, etc. — et de vous laisser emporter par le flot d’étoiles dans la voûte céleste, vous immerger en suivant le courant de la Voie lactée… Bref, une fois étendu et détendu, vous serez bien disposé pour en voir un maximum : des plus délicats et pâles aux plus étincelants et lumineux… De surcroît, nous avons la chance cette année que la Lune soit absente quasiment toute la nuit : nous ne pâtirons donc pas de son insolente lumière qui réduit la visibilité de ce phénomène.

Galerie photo des essaims météoritiques du site Spaceweather.

Avec l’application Fireballs in the sky (iOS et Android), vous pouvez identifier les différents essaims météoritiques actifs, les localiser dans le ciel, renseigner vos observations et contribuer à un programme de recherche, consulter des clichés récents, suivre l’actualité à ce sujet, etc.

Crédit photo : NASA

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