Ciel du mois d’août 2016 : 2 fois plus d’étoiles filantes et 5 planètes visibles

Image composite du cru des Perséides 2013 — Crédit : mLu.fotos

Deux fois plus d’étoiles filantes que les autres années sont prédites par les spécialistes. En outre, le ciel de ce mois d’août 2016 accueillera cinq planètes visibles au crépuscule.

Cet été, particulièrement en août, pas moins de cinq planètes sont visibles au crépuscule. Pour pouvoir toutes les voir, il convient d’avoir un horizon ouest et sud dégagé. Peu après la disparition du Soleil sous l’horizon, Vénus se devine dans les lueurs flamboyantes du crépuscule. Un peu plus haut, mais plus pâle, on peut remarquer Mercure. Plus haut en direction de l’ouest : Jupiter. Enfin vers le sud, il est impossible de manquer Mars la rouge, devant les pinces du Scorpion et, au-dessus d’Antarès, l’étoile la plus brillante de cette constellation, on aperçoit Saturne, la plus éloignée des cinq planètes. Tous ces « astres vagabonds » (étymologie de planetes) sont connus depuis l’antiquité pour leurs mouvements dans le ciel par rapport aux étoiles qui, elles, semblent fixes. Tous les cinq et aussi la Lune et le Soleil, deux astres qui, en apparence, se déplacent, sont associés aux sept jours de la semaine : Mercredi pour Mercure, etc.

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Ciel du 11 août 2016, peu après le coucher du Soleil. De l’ouest vers le sud : Vénus, Mercure, Jupiter (les premières à rejoindre le Soleil sous l’horizon), Mars et Saturne. La Lune sera ce soir-là en conjonction avec ces deux planètes. Image : SkySafari

Les autres grandes stars de cet été, très attendues comme chaque année : les étoiles filantes. Le cru 2016 s’annonce très bon car il se murmure qu’elles devraient être plus abondantes.

Rappelons que ce phénomène récurrent n’a rien à voir avec des étoiles qui filent… Ce sont des micrométéorites, pour la plupart aussi grosses que des grains de sable ou des grains de riz et qui se désintègrent dans la haute atmosphère. Quelques-unes, les plus lumineuses, peuvent avoir la taille du poing.

Celles du mois d’août, appartiennent à l’essaim météoritique des Perséides, car leur radiant se situe en direction de la constellation de Persée. Ce n’est pas le seul essaim de l’année mais comme il se produit durant les douces nuits d’été, durant les vacances, et que son taux de météores visibles par heure dépasse souvent les 100 lors de ses pics d’activité, il est devenu très célèbre.

Cette année, le maximum est attendu dans la nuit du 11 au 12 août. Les spécialistes sont enthousiastes, car au plus fort (deuxième partie de nuit), ces petits grains laissés dans le sillage de la comète Swift-Tuttle devraient être deux fois plus nombreux que d’habitude à pénétrer l’atmosphère à une vitesse moyenne de 59 km/s. Les prévisions tablent en effet sur quelque 200 météores par heure.

Courant de poussières laissés par la comète Swift-Tuttle

Courant de poussières laissés par la comète Swift-Tuttle

Pourquoi cette recrudescence ? Parce que sous l’influence gravitationnelle des planètes, notamment celle de Jupiter, les courants de poussière de 1079, 1479 et 1862 laissés par les passages de la comète dans le Système solaire interne, se sont rapprochés de notre planète.

Alors, si tel est le cas, le spectacle promet d’être deux fois plus merveilleux. À condition bien sûr que la météo soit favorable et que la pollution lumineuse soit minimum.

En ce qui concerne la Lune (en conjonction avec Saturne et Mars ce soir-là), gênante pour sa luminosité, elle disparaîtra sous l’horizon après minuit, soit lorsque Persée prendra de la hauteur… Pour en profiter, il ne vous reste donc plus qu’à vous armer de patience et à vous installer confortablement, allongé et chaudement vêtu, de façon à pouvoir embrasser du regard la plus grande partie possible du ciel.

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