Extinction des dinosaures : une comète plutôt qu’un astéroïde ?
- le mars 28, 2013
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Asteroïdes, Comète, Terre, VIe
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Le taux d’iridium dans les couches sédimentaires remontant à 65 millions d’années suggère à une équipe de chercheurs que l’impact d’une comète et non d’un astéroïde de 10 km a été à l’origine de la dernière extinction de masse.
Lors de la quarante-quatrième conférence des sciences lunaires et planétaires (Lunar and Planetary Science Conference, LPSC) qui s’est déroulée du 18 au 22 mars 2013 à The Woodlands au Texas, des scientifiques ont avancé que l’impacteur qui a causé la disparition de l’immense majorité des dinosaures il y a 65 millions d’années ne serait pas un astéroïde mais plutôt une comète.
De l’importance d’une ceinture d’astéroïdes au bon endroit et de la bonne taille pour rechercher la vie
- le novembre 04, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Ceinture d'astéroïdes, Exoplanetes, VIe
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Trois évolutions possbiles d’une ceinture d’astéroïdes. 1er cas : la planète géante migre vers l’étoile et disperse les astéroïdes menaçant la vie sur une planète comme la Terre – 2 éme cas : comparable à notre système solaire, plus calme et favorable – 3 éme cas : la planète géante ne migre pas et la ceinture d’astéroïdes est plus dense
Une étude qui fait sensation suggère que la vie complexe sur Terre n’aurait jamais pu exister sans la ceinture d’astéroïde bordée, à l’extérieur, par une planète géante comme Jupiter. Un scénario rarement observé.
La vie complexe qui prédomine actuellement sur la surface de la Terre serait t’elle exceptionnelle ? Doit-on son émergence à un incroyable et heureux concours de circonstances : planète rocheuse de la bonne taille et masse, volcanisme assez régulier et tectonique des plaques, existence d’un champ magnétique (bouclier contre les tempêtes solaires), présence d’un satellite naturel pas trop encombrant qui équilibre la planète, une étoile centrale assez sage (pas d’éruptions fulgurantes ni de hâte dans son évolution …) d’une longévité totale d’environ 10 milliards d’années, présence d’eau qui plus est, à l’état liquide (zone habitable), pas de supernovae dans les parages et relativement peu d’événements destructeurs au sein du système solaire, etc. Un système solaire qui a l’air à peu prés stable depuis plusieurs centaines de millions d’années, théâtre de l’apparition puis de l’évolution de formes de vie complexes ! Un cas, somme toute, plutôt rare comme la suggère une récente étude réalisée par les astronomes Rebecca Martin (Université du Colorado) et Mario Livio (astronome de la Space Telescope Science Institute, STSCI).
Lire la suite»Découverte d’une forme simple de sucres autour d’une jeune étoile
- le août 30, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ALMA, ESO, Nébuleuses, VIe, WISE
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Le nuage molléculaire Rho Ophiuchi photographié dans l’infrarouge par WISE – Présence de sucres autour de la jeune étoile binaire IRAS 16293-2422
Présence de sucres, composé organiques indispensable à la formation du vivant, autour d’une jeune étoile binaire dans le nuage moléculaire rho Ophiuchi.
Au sein du nuage de gaz et de poussières nommé rho Ophiuchi (voir image ici et ici), à environ 400 années-lumière de nous en direction (au-dessus, visuellement) de l’étoile Antarès (supergéante rouge qui domine la constellation du Scorpion), une équipe d’astrophysiciens à révéler la présence de molécules de glycolaldéhyde, une forme simple de sucre — “pas très différent du sucre [sucrose] que nous trempons dans notre café” précise Jes Jørgensen de l’Institut Niels Bohr — autour d’une très jeune étoile binaire de masse comparable à celle du Soleil. Cette découverte réalisée avec le puissant — et pourtant incomplet — réseau de radiotélescopes ALMA (Atacama Large Millimiter/submilimiter Array) développé par l’ESO (European Southern Observatory) montre que les molécules organiques indispensables à l’émergence de la vie (telle que nous la connaissons) pullulent dans ce type d’environnement primitif. La jeune étoile désignée IRAS 16293-2422 n’a, en effet, pas encore de planètes et possède, à une distance équivalente à celle qui sépare le Soleil d’Uranus dans notre système solaire, une abondance de composés organiques complexes tels que l’éthylène glycol, le formiate de méthyle, de l’éthanol. Les poussières capturées par le cocon proto-stellaire ont également favorisé la création de glycolaldéhyde (C2H4O2), alliant carbone, hydrogène et oxygéne. Cette observation suggère aux chercheurs que toutes les “briques” qui composent l’ARN du vivant sont “préparées”, élaborées dans les chaudrons où se forment les étoiles.
Lire la suite»De possibles abris pour la vie sur Mars
- le avril 13, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, Mars, Mars Express, VIe
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Bienvenue sur le site de “Tractus Catena” photographié par Mars Express. De petites perforations dans le sol qui pourraient servir d’abri à la vie.
Dans la région des Monts Tharsis – gigantesques volcans endormis – , plus précisément sur le flanc sud-est d’Alba Patera (1 600 km de diamètre !), la sonde spatiale Mars Express a capturée des images en haute-résolution d’un remarquable alignement de puits d’effondrement. Le lieu dit “Tractus Catena” apparait comme une crevasse jalonnée de nombreux trous semblables à de petits cratères. Pour expliquer cette structure comparable aux “cénotes” du Mexique, les astronomes-géologues (ou “martiologues” ?) suggèrent une origine volcanique. Des écoulements de lave durcis en surface qui ont continué, malgré tout, à faire circuler la lave dans des “tubes”. Quand l’éruption a cessée, certains “tubes” vidés se sont effondrer en divers points. Une situation que les géologues connaissent et qui est visible sur Terre sur les flancs du Mont Kilauea (Hawaï). La région lunaire Hadley Rille, visitée par les astronautes de la mission Apollo 15 en 1971, présente les mêmes caractéristiques.
Lire la suite»Découverte d’un grand lac sous la glace d’Europe
- le novembre 17, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories exobiologie, Exploration spatiale, Jupiter, NASA, Système Solaire, Vidéos, VIe
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En réétudiant des données de la sonde Galileo, une équipe de chercheurs a révélée l’existence d’un vaste lac d’eau liquide sous la surface glacée d’Europe.
On parle beaucoup de la crise économique que vit en ce moment l’Europe mais voici qu’un autre territoire portant le même nom fait aussi beaucoup parler de lui. Pas très loin de nous, à environ 600 millions de km, le satellite naturel Europe est l’un des 4 plus importants (les 4 satellites galiléens) de la planète géante Jupiter, le deuxième par la proximité.
Pendant longtemps, les chercheurs soupçonnaient l’existence d’un vaste océan d’eau liquide sous l’épaisse couche de glace qui la recouvre. Les observations menées au cours de la deuxième moitié des années 1990 par la sonde spatiale Galileo ont confirmées leurs intuitions. Selon les modèles, il y a là-bas beaucoup plus d’eau qu’on n’en trouve sur la totalité de notre planète (les satellites galiléens Ganymede et Callisto possèdent énormément de glace d’eau, 50 % de leurs masses !). La température à la surface d’Europe est de – 180 °C en moyenne. Aussi la banquise qui l’enveloppe est épaisse de plusieurs kilomètres et forme une redoutable coquille qui font craindre aux exobiologistes, de faibles échanges entre la surface et les océans.
Lire la suite»Deux célèbres météorites au coeur de l’actualité
- le mars 08, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Méteorite, NASA, VIe
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Deux célèbres météorites font la « Une » de l’actualité astronomique ces jours-ci : la météorite d’Allende et celles dites d’Orgueil dont la découverte de bactéries fossiles par un chercheur de la NASA est controversée.
En étudiant des échantillons (de la taille d’un petit pois) de la météorite d’Allende (la plus grande chondrite carbonée connue), l’équipe de chercheurs en « astromatériaux » de la NASA emmenée par Justin Simon, a remarqué la présence d’inclusions riches en aluminium et calcium. En sondant les variations des isotopes de l’Oxygène dans le noyau de ces grains, les scientifiques ont pu déterminé que la météorite s’est constituée il y a 4,57 milliards d’années à proximité du proto-Soleil. Dans cet environnement très tourmenté, l’agrégat de matière a ensuite migrer dans des régions plus reculées et plus froides de la nébuleuse primitive. Du moins, la diminution de l’Oxygène-16 depuis le noyau suggère ce scénario.
La météorite d’Allende est un précieux morceau du puzzle qui raconte la longue histoire de nos origines.
Nombreux sont ces « gravats » agrégés des poussières du proto-système solaire. Dispersés dans notre proche cosmos, ces millions de météorites égarées depuis les temps immémoriaux s’échouent, parfois, sur les rares îlots de roches ou de gaz que sont les planètes qui gravitent autour du Soleil. Recueillir ces fragments des origines permet aux astronomes de mieux connaître les conditions de la formation du Soleil, de ses planètes compagnes et aussi celles l’apparition de la vie sur la Terre …
Un océan « pétillant » sur Encelade et des conditions favorables à la vie
- le janvier 30, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cassini, ESA, NASA, Saturne, Système Solaire, VIe
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Plus que jamais, le satellite Encelade montre des signes d’existence d’un océan d’eau liquide interne et des conditions favorables à la vie.
Qui aurait pu croire, il y a plus de cinq ans, que l’un des minuscules satellites gravitant autour de la lointaine et géante Saturne pourrait cacher un océan sous de la glace, voire abriter de la vie … Sur ce dernier point, il faut préciser que nul ne sait encore mais tout indique que cela ne soit pas impossible … !
L’attention des scientifiques, planétologues ou exobiologistes, s’y focalisent depuis les premiers survols du vaisseau Cassini en 2005. On fit alors des découvertes, jusque là insoupçonnées dans cette « province » du système solaire : de gigantesques geysers propulsant au-dessus du sol de glace d’Encelade, des molécules organiques et de la glace d’eau … Des crevasses nommées « griffes du tigre » (tiger stripes) au pôle sud du satellite naturel.
Titan et ses « airs » de Terre primitive était – et demeure – l’une des pistes privilégiée des astronomes dans la recherche de la chimie pré-biotique ! Depuis 2005, le rocher Encelade, de quelques 500 kilomètres de large, ne cesse de surprendre ses observateurs.
Des études récentes, menées par des géophysiciens, indiquent que l’océan d’eau liquide qui reflux sous la glace, serait gazeux. Comme moteur à cette activité surprenante, les scientifiques pensent aux forces de marées qu’exercent la toute proche – et massive – Saturne. Des forces qui échauffent les parties internes et favorise une activité volcanique, laquelle participe à la fonte de la glace. Dans cet océan caché, les sels pourraient y être dissous. Sels de potassium, de sodium et aussi carbonates que les chercheurs ont fini par trouver emprisonner dans les particules d’eau projetées par les geysers.
Comme le dit très bien Larry Esposito (Université du Colorado) qui a contribué à cette étude :
« Encelade réunit de nombreuses conditions favorables à la vie. Nous savons qu’il y a un océan d’eau liquide, de la matière organique, une source d’énergie. Et pour couronner le tout, nous trouvons des organismes dans des milieux similaires sur Terre ! ».
Il n’est donc pas impossible que nous ayons plus de « voisins » qu’on ne le pense !
Source : science@NASA.
Crédit photo : NASA/JPL/Space Science Institute.






