Nébuleuse du Crayon dépeinte par l’ESO
- le septembre 13, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Supernova
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Paysage interstellaire de la nébuleuse du Crayon, 11 000 ans après l’explosion d’une étoile massive.
Réalisée avec la caméra grand-champ WFI (Wide Field Imager) installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla, cette image met en lumière un long et splendide lambeau de gaz nommé, par sa forme évocatrice, Nébuleuse du Crayon (Pencil Nebula ou NGC 2736). Il s’agit de beaux restes (long de 0,75 années-lumière) d’une étoile massive qui a explosé il y a environ 11 000 ans. Situés à seulement 800 années-lumière de chez nous au coeur de la constellation australe des Voiles (Vela), ces rémanents de supernova continuent de se diluer, propager dans l’espace interstellaire à une vitesse moyenne de 650 000 km/h. si bien qu’il est possible, au cours d’une vie humaine, d’observer le déplacement des nuages de gaz par rapport aux étoiles de l’arrière-plan. Plus qu’un crayon, la structure de la nébuleuse en filaments évoque un “balai de sorcière”. Propulsée à plusieurs millions de km/h. après l’explosion, l’onde de choc a depuis été ralentie par la matière interstellaire (poussières et gaz), plus ou moins dicible, qui remplit notre galaxie.
Lire la suite»Portrait de l’amas ouvert NGC 6604 et de son environnement
- le mai 02, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
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Draperies de gaz et de poussières autour des jeunes étoiles de l'amas NGC 6604
Exploration du méconnu amas ouvert NGC 6604, baigné de gaz et de poussières.
L’ESO qui, rapelllons-le fête son cinquantième anniversaire cette année, nous ouvre les portes de la région Sh2-54 qui entoure la grappe d’étoiles NGC 6604. Cette dernière concentre une poignée d’étoiles au sein d’un plus grand groupe d’une centaine d’individus, plus dispersé et plus âgé : l’amas ouvert Serpent OB (situé dans la constellation du Serpent et dominé par des étoiles bleues de type O et B).
Lire la suite»Les « super-terres » habitables seraient des milliards dans la Voie Lactée
- le mars 29, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla
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Selon une nouvelle étude statistique publiée par une équipe internationale d’astrophysiciens, 41 % des super-terres en orbite autour d’étoiles naines rouges se promèneraient dans la zone habitable !
Les étoiles de classe M appelée « naine rouge » sont très nombreuses dans la Voie Lactée. Plus petites et moins massives que notre modeste Soleil (étoile naine jaune !), elles “brulent” très lentement leur réserves d’Hydrogéne, autorisant une longévité de plus de 10-12 milliards d’années. Selon les dernières estimations des astronomes, elles représenteraient 80 % de la population mondiale galactique, soit plus de 160 milliards d’astres qui sont relativement discrets – car peu lumineux – dans la paysage cosmique … !
Lire la suite»[Image du jour] : Plongeon dans la nébuleuse NGC 3324 (Gabriela Mistral)
- le février 06, 2012
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Image du jour, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
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Le télescope MPG/ESO de 2,2 métres de l’Observatoire de La Silla au Chili propose une immersion dans la nébuleuse NGC 3324.
L’image capturée par la caméra grand champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope MPG/ESO de 2,2 métres à l’Observatoire de La Silla (Chili) invite à découvrir l’antre de la nébuleuse NGC 3324. Séparée de nous de 7 500 années-lumières, cette région est intimement liée au vaste nuage moléculaire (hors champ) de la Carinae (vue d’ensemble ici).
Lire la suite»Les 10 plus belles photos de 2011
- le décembre 30, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ALMA, Astrophoto, Aurores, Comète, Eclipses, ESO, Galaxie, Hubble, Jupiter, La Silla, Lune, Nébuleuses, Observation, Portfolio, Saturne, SDO, Soleil, Système Solaire, Télescope, VLT
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Les plus belles photos d’astronomie de 2011.
Comme chaque année, le télescope spatial Hubble tient le « haut du pavé » en terme de recherches et de beauté des images. La plupart de sa production peut aisément prétendre à figurer dans un palmarès des plus belles photos. Cela étant, il est loin d’être le seul télescope au monde et ses rivaux sont nombreux. Mais, faut-il vraiment qu’il y ait rivalité ? On s’en moque éperdument et mieux vaut se perdre dans ces paysages cosmiques …, rêver à d’autres mondes !
Lire la suite»[Image du jour] : Voyage dans la « nébuleuse du poulet qui court » !
- le septembre 23, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses
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L’Observatoire Européen de l’hémisphère sud (ESO) offre un portrait grandiose de la « nébuleuse du poulet qui court ».
Certains l’appellent la « nébuleuse du poulet qui court » (running chicken nebula) de par sa forme évocatrice. Toutefois, tout le monde ne s’accorde pas à voir un poulet en mouvement … et garde le nom de Lambda Centauri Nebula (IC 2944).
Située dans la constellation du Centaure, à plus de 6 500 années-lumières de la Terre, la nébuleuse a été capturée par la caméra à large champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope de 2,2 m. de diamètre de l’Observatoire de La Silla.
[Image du jour] : Portrait de l’amas ouvert NGC 2100
- le septembre 20, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Image du jour, La Silla, Vidéos
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Magnifique portrait, haut en couleur, de l’amas ouvert NGC 2100 en marge de la gigantesque nébuleuse de la Tarentule.
Situé à environ 170 000 années-lumière de nous, au sein de la galaxie naine voisine le Grand Nuage de Magellan (LMC), NGC 2100 est un amas ouvert qui borde la majestueuse nébuleuse de la Tarantule. Dans cette région particulièrement riche et active, une autre assemblée d’étoiles très jeunes lui vole régulièrement la vedette : RMC 136. Peuplé de vigoureuses étoiles massives, celui-ci illumine une grande partie de nébuleuse.
Lire la suite»Grande moisson d’exoplanètes
- le septembre 17, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla, Vidéos
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Le spectrographe HARPS de l’ESO ajoute 50 nouvelles exoplanètes à son palmarès. Seize d’entre elles sont des super-Terres !
A l’occasion d’une rencontre internationale sur les « systèmes solaires extrêmes » qui réunit cette semaine 350 chercheurs dans le Wyoming, l’ESO a annocée la découverte de 50 exoplanètes plus ou moins proches de nous. Seize d’entre elles sont des super-terres !
Derrière cette prodigieuse moissons d’exoplanètes, on retrouve le désormais célèbre Michel Mayor, co-découvreur avec Didier Queloz de la toute première planète extrasolaire de l’histoire (1995) autour de l’étoile 51 Pegasi. L’astrophysicien de l’Observatoire de Genève parle d’une « moisson de découvertes avec HARPS [qui] va au-delà de toute attente et comprend une population exceptionnellement riche de planètes de type super-terre et de type Neptune (…). Les nouveaux résultats montrent que le rythme des découvertes s’accélère ».
Lire la suite»Regard croisé sur la magnifique galaxie spirale asymétrique de l’Hameçon
- le mai 04, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESA, ESO, Galaxie, Hubble, La Silla, Vidéos
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Double regard sur la superbe et étonnante galaxie spirale de l’Hameçon.
Le télescope spatial Hubble et le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla nous offrent deux vues spectaculaires de l’étonnante galaxie de l’Hameçon.
Lire la suite»Chaos providentiel dans la nébuleuse NGC 3582
- le avril 25, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses, Supernova, Vidéos
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Image composite de la nébuleuse NGC 3582, jadis bousculée par l'explosion d'étoiles massives (cliquez pour agrandir)
Nurserie d’étoiles sculptée par le feu étincelant d’étoiles à l’agonie.
Bienvenue dans la vaste région RCW 57 (voir une image de la NOAO), un immense nuage de gaz et de poussières étendu dans la constellation de la Carène, visible dans le ciel de l’hémisphère austral.
Cette image (voir ci-dessus) obtenue avec la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla (Chili), nous invite à découvrir de gigantesques boucles de gaz dans un milieu où se forgent de nombreuses étoiles. Dessiner par les volutes du rayonnement ultraviolet des étoiles les plus massives lovées dans le nuage ou encore, dans le passé, par l’explosion violente et tumultueuse de leurs semblables, poids lourds écroulés sous leur propre masse …
La galaxie NGC 247 photographiée par l’ESO
- le mars 09, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, La Silla, Vidéos
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Dans l’amas du Sculpteur, détails de la galaxie NGC 247, l’une des plus proches visible dans l’hémisphère sud.
Le télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla (ESO) a réalisé une extraordinaire image de la galaxie spirale NGC 247 avec la caméra Wide Field Imager (WFI). Une image qui a nécessité des dizaines d’heures de captation avec différents filtres. Les détails sont stupéfiants : on peut distinguer, pêle-mêle, ses plus vastes nébuleuses qui ornent la galaxie de fleurs aux pétales roses (signature de l’hydrogène), condensations de gaz et de poussières où naissent les jeunes étoiles, ainsi que ses amas ouverts les plus généreux et majestueux, … On pourrait presque compter les étoiles qui la peuple. Il est également possible de voir d’autres galaxies à travers son vaste disque d’étoiles et de poussières, à travers sa population autochtone !
D’ailleurs dans le même champ, on s’aperçoit que cette dernière est loin d’être seule. Des dizaines d’autres galaxies l’entourent à des distances très variables. Exquis panorama sur le – relativement – proche amas de galaxies du Sculpteur auquel appartient NGC 247, l’un des plus proches de notre « amas local » composé notamment de la galaxie d’Andromède (M 31) et de la Voie Lactée.
Son disque de poussière particulièrement incliné a amené les astronomes à reconsidérer sa distance. Calculée grâce aux « céphéides« , elle établie désormais à 11 millions d’années-lumière ! NGC 247 est une des galaxies les plus proches visible dans l’hémisphère sud !
En vidéo, zoom sur la galaxie NGC 247 dans la constellation du Sculpteur.
Source : ESO.
Crédit photo : ESO.
La nébuleuse d’Orion dans toute sa splendeur
- le janvier 27, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, La Silla, Nébuleuses
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L’ESO vient de publier un superbe cliché de la nébuleuse d’Orion retravaillé par l’astronome amateur Igor Chekalin.
S’il ne devait avoir qu’une seule constellation pour représenter les nuits étoilées d’hiver, aucun doute que le Chasseur Orion serait le premier désigné ! C’est en son sein que s’étend le nuage moléculaire le plus proche de la Terre (1 400 années-lumière), la grande et célèbre nébuleuse d’Orion, une des cibles privilégiée des astronomes amateurs, qu’ils soient débutants ou avertis.
Si on concentre notre regard sur l’ »épique » poignard du chasseur, en-dessous des flamboyantes Alnilam, Alnitak et Mintaka qui forment la ceinture (bel alignement de 3 étoiles que l’on remarque facilement à l’oeil nu ; il est également nommé « les trois rois »), on devine alors la pâle lueur de la nébuleuse. Cette brume qui semble si légère n’est autre qu’un immense chaudron dans lequel se forge une pléthore d’étoiles …
La nébuleuse d’Orion – également connue sous la mention Messier 42 -, est une vaste plaine gazeuse de plus de 40 années-lumière de large. Les limons de poussières froides et primordiales se répandent langoureusement et s’entremêlent aux « reliefs » de gaz : colonnes dressées, sculptées et falaises érodées par l’intense rayonnement ultraviolet des progénitures stellaire les plus fébriles …
Ce paysage agité par des forces de marées, où s’ébrouent d’exubérantes étoiles massives, des guirlandes d’embryons stellaires s’allument, sous le joug de la gravité ! Le feu nucléaire qui en jaillit, illumine la scène pour la plus grande joie des astronomes qui ne se lassent pas de l’observer et de la photographier. Ce sont à chaque fois de sublimes tableaux impressionnistes dont l’unique maître est la lumière … !
Le cliché ci-dessus, dont la beauté n’échappera à personne, est le fruit du travail de Igor Chekalin (lauréat du concours « les trésors cachés de l’ESO »). L’astro-photographe est parti des données acquises avec différents filtres par la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Le traitement de l’image a mis en évidence une luminosité beaucoup plus élevée qu’escomptées des naines rouges présentes au sein de la nébuleuse.
Je vous invite à télécharger l’image (5,5 Mb), publiée par l’ESO, dans sa plus haute-résolution afin d’en découvrir – et parcourir – tous les détails, d’en apprécier toute la splendeur.
A lire également : « Panorama cosmique dans la constellation d’Orion ».
Source : ESO.
Crédit photo : ESO/Igor Chekalin.
Les trésors cachés de l’ESO
- le janvier 13, 2011
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Astrophoto, ESO, La Silla, Sur internet, Télescope, VISTA, VLT
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L’European Southern Observatory (ESO), propriétaire de quelques-uns des plus grands télescopes au monde, notamment dans le désert de l’Atacama et au sommet du Cerro Paranal (VLT) vient de publier le palmarès de son concours « Trésors cachés de l’ESO ».
Le russe Igor Chekalin, qui signe trois des plus belles réalisations, remporte le premier prix, un voyage au Cerro Paranal à la découverte du Very Large Telescope.
Loin d’être le seul homme de talent dans ce palmarès, on peut également admirer les clichés retravaillés par Sergey Stepanenko, Manuel Mejias, Andy Strappazzon ou Alberto Milani.
Crédit photo : ESO et Igor Chekalin.
Découverte de la première exoplanète d’origine extragalactique
- le novembre 21, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla
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Bientôt 500 exoplanètes connues des astronomes et l’ESO annonce cette semaine la découverte d’un premier système extrasolaire en marge de notre galaxie !
En explorant les confins de notre galaxie, à une distance de 20 000 années-lumière, une équipe de chercheurs de l’Institut Max Planck pour l’Astronomie (MPIA) a mis au jour un système extrasolaire qualifié d’extragalactique ! L’étoile observée appartient, en effet, au « courant d’Helmi », le reste d’une galaxie naine happée par la Voie Lactée il y a environ 6 milliards d’années. Les astrophysiciens ont menés leurs recherches avec le spectrographe FEROS installé sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Leurs prospections les ont amenés à étudier d’hypothétiques systèmes planétaires autour d’étoiles de type solaire qui ont épuisée l’essentiel de leurs réserves en hydrogène. Comprendre l’évolution de ces étoiles et des planètes qui les accompagnent les ont conduit à en débusquer une de 1,25 fois la masse de Jupiter. L’exoplanète géante est probablement une survivante des cataclysmes créés par l’agonie de son étoile toute proche. Passée par une phase de géante rouge, il est possible que les planètes plus petites et plus proches furent englouties dans un passé relativement récent …
Nommée HIP 13044 b, est une planète géante qui ressemble beaucoup à Jupiter. Son orbite est, cependant, très elliptique et extrêmement proche de son étoile. il ne lui faut que 16,2 jours pour accomplir une révolution complète. Les scénarios envisagés pour expliquer sa proximité sont une migration provoquée par l’expansion de l’étoile au cours de sa phase de géante rouge. L’observation de ce système planétaire en déclin fournit aux chercheurs des informations sur l’avenir de notre système solaire.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Superbe photo de la galaxie spirale NGC 300, semblable à la Voie Lactée
- le septembre 12, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, La Silla, Vidéos
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L’European Southern Observatory (ESO) publie un cliché magnifique de la galaxie spirale NGC 300, très semblable à la notre, la Voie Lactée.
Selon les astronomes, NGC 300 serait le reflet de notre galaxie, la Voie Lactée. Jugée plutôt ordinaire, la galaxie montre une structure avec plusieurs bras spiraux enroulés autour du bulbe central, à l’instar de notre vaste communauté stellaire.
Il aura fallu près de 50 heures de poses pour réaliser cette image, à la fois extraordinaire et magnifique ! Il s’agit, en réalité, d’un palimpseste de photographies prises avec la caméra WFI installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla. Distante d’environ 6 millions d’années-lumière, la galaxie spirale montre de nombreuses similitudes avec la Voie Lactée. En l’étudiant, les chercheurs souhaitent améliorer leurs connaisssances sur les galaxies de ce type. Outre un recensement approximatif de ses étoiles, les nébuleuses, amas stellaires, trous noirs et nuages de poussières sont observés attentivement. C’est d’ailleurs au sein de NGC 300 que les astronomes ont découvert le trou noir stellaire le plus massif et lointain. Tout indique qu’il est accompagné d’une étoile de type Wolf-Rayet.
La galaxie spirale NGC 300 est visible dans la constellation du Sculpteur (ciel de l’hémisphère sud). Dans cette même région du ciel, un amas important dit du « Sculpteur » regroupe plusieurs galaxies dont la principale intéressée. Cependant, cette dernière semble y appartenir « de loin ». Signalons que NGC 300 a entamé, dans un temps relativement récent, un rapprochement avec la voisine NGC 55. La fusion des deux galaxies n’aura lieu que dans plusieurs centaines de millions d’années.
Des centaines de milliards d’étoiles sont en mouvement dans ce disque en forme de spirale. Tout comme dans la Voie Lactée, de nombreuses étoiles doivent présenter les mêmes caractéristiques que le Soleil … Cette image cumulant des heures d’observation offre de superbes détails d’une galaxie qui, à l’échelle cosmique, fait partie de ce qui s’appelle l’univers local !
Pour profiter de toute la beauté de cette image, je vous invite à la télécharger en très haute-résolution (7,6 Mb) ou de voyager en long, en large et en travers avec la fonction « zoomable » du site internet de l’ESO.
En vidéo, zoom vers la galaxie spirale NGC 300.
Crédit photo : ESO.
Super-vents expulsés d’une galaxie
- le septembre 01, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Galaxie, La Silla, Vidéos
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Les étoiles massives et les explosions de supernovæ dans la galaxie NGC 4666 projettent du gaz dans l’espace sur des dizaines de milliers d’années-lumière.
De récentes observations de la galaxie NGC 4666 menées avec le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla complètent les données acquises avec l’observatoire spatial dans le rayonnement x XMM-Newton. Il apparait que cette galaxie, distante de 80 millions d’années-lumière de nous, projette dans le cosmos de grandes quantités de gaz. Les vents violents à l’origine de ce phénomène sont nommés par les astronomes « super-vents ». Ils sont issus des supernovæ et de nombreuses étoiles très massives présentes dans cette galaxie particulièrement active.
NGC 4666 regorge d’étoiles en formation. Les forces de marées exercées par les galaxies voisines expliquent cette volupté … Qualifiées de « flambées d’étoiles », il s’agit littéralement de « baby boom » stellaire. Cette activité frénétique au sein de la galaxie se distingue aisément sur le cliché ci-dessus. Les galaxies concernées offrent ainsi une danse de plusieurs centaines de millions d’années. L’apothéose n’est autre que la fusion de tous les membres … ! Les chercheurs en connaissent de nombreux exemples à travers l’Univers. Ces « flambées d’étoiles », provoquée par l’agitation de la matière, donnent naissance à des étoiles massives dont les vents puissants expulsent du gaz dans l’espace intergalactique sur plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière ! Le télescope XMM-Newton en a obtenu des clichés en rayon x, cartographiant en quelque sorte cette dispersion de la matière.
Sur cette même image, en-dessous de la galaxie, à droite et prés du bord, on peut remarquer la présence d’un amas galactique. Apparaissant dans le champ du télescope en rayon x XMM-Newton, cet ensemble interprète une danse à plus de 3 milliards d’années-lumière de nous. Nous voyons donc cela avec 3 milliards d’années de retard ! A quoi ressemble t’il aujourd’hui ?
En vidéo, zoom vers la galaxie active NGC 4666 et ses « flambées d’étoiles ».
Télécharger l’image en haute-résolution (6,8 Mb).
Source : ESO.
Crédit photo : ESO/J. Dietrich.
Découverte de sept exoplanètes autour d’une étoile semblable au Soleil
- le août 25, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla, Vidéos
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Plusieurs chercheurs ont fait une nouvelle découverte sensationnelle dans le domaine de la chasse d’exoplanètes : un ensemble de sept planètes en orbite autour d’une étoile semblable au Soleil.
Il y a 15 ans, l’astrophysicien Michel Mayor et son équipe découvraient la première exoplanète de l’Histoire. De longs mois d’observation à l’Observatoire de Haute-Provence (OHP) permirent de déterminer avec certitude que l’étoile 51 Pegasi possède une planète géante d’une masse similaire à celle de Jupiter. Quelques 473 exoplanètes différentes plus tard (chiffre PlanetQuest, NASA), une autre équipe de chercheurs dont le pionnier Michel Mayor vient d’annoncer, ce 24 août 2010 au cours du colloque « Detection and dynamics of transiting exoplanets » qui se déroule sur les mêmes lieux de la première découverte, avoir « débusquer » un système planétaire riche de sept planètes ! Cinq d’entre elles ont été déterminées avec certitude et deux autres semblent très probable.
La détection de cette grande famille peuplée de presque autant de planètes que notre système solaire a été possible grâce au spectrographe HARPS, instrument d’avant-garde d’une très grande précision employé pour la recherche d’exoplanètes, installé sur le télescope 3,6 mètres de l’Observatoire de La Silla au Chili. De nombreuses mesures de l’étoile HD 10180, située à 127 années-lumière de nous, ont permis aux astronomes de déterminer la présence de cinq planètes dont les masses sont comparables à celles de Neptune. Leurs distances varient entre 0,06 et 1,4 Unités Astronomiques (distance moyenne entre la Terre et le Soleil, 149 millions de kilomètres). C’est la première fois dans l’histoire récente de la recherche d’exoplanètes qu’un système ressemble autant au notre. Jusqu’à présent les astronomes connaissaient quelques ensembles à planètes multiples. 55 Cancri se distinguant avec cinq corps en orbite. Dorénavant, la palme est ravie par HD 10180 dans la constellation de l’Hydre. La distance des planètes entre elles apparaît régulière à l’image du notre. Cependant les orbites sont circulaires et aucune ne peut rivaliser avec notre massive Jupiter.
Les astronomes pensent, qu’outre les cinq planètes, deux autres gravitent autour avec plus de discrétion. L’une aurait une masse comparable à Saturne et réalise un tour autour de son étoile en 2 200 jours et l’autre serait beaucoup plus petite et plus proche de son étoile. Avec 1,4 fois la masse de la Terre, cette « tellurique chaude » pourrait être la moins massive jamais découverte ! Toutefois, il est exclu de penser que cette petite exoplanète abrite de la vie car elle est toute proche de son étoile : seulement 2 % de la distance Terre-Soleil ! Une année là-bas ne durerait que 1,8 jours !
En plus de cette découverte, les chercheurs ont mis en évidence des liens étroits entre étoile « riches » en éléments lourds et la masse totale de ces ensembles. Il semble que les systèmes les plus massifs gravitent autour des étoiles dont le taux de « métaux » est le plus important ! Pour ce qui est des ensembles les moins massifs, ils sont à chaque fois observés autour d’étoiles de moindres masses et plus pauvres en éléments lourds.
Cette découverte exaltante ouvre la voie à la recherche de systèmes extrasolaires complexes, comptant plusieurs planètes. Une avancée très prometteuse qui offre de belles perspectives dans ce champ d’investigation.
En vidéo, zoom sur l’étoile HD 10180 et les cinq voire sept exoplanètes découvertes tout autour d’elle.
Pour en savoir plus, voir aussi le podcast réalisé par l’ESO narrant cette découverte.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
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Portrait de l’étoile WR 22 et d’une partie de la nébuleuse de la Carène
- le juillet 28, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
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Voyage à l’intérieur de l’immense nébuleuse de la Carène qui abrite l’étoile massive WR 22.
Quelques jours après l’annonce de la découverte de l’étoile la plus massive jamais observée, l’ESO publie cette stupéfiante image de l’environnement de l’étoile WR 22, dans la grande nébuleuse de la Carène.
La caméra WFI du télescope de 2,2 mètres MPG/ESO de l’observatoire de La Silla offre un panorama magistral d’une partie de la nébuleuse de la Carène abritant l’étoile WR 22. Celle-ci appartient à la classe Wolf-Rayet, constituée d’étoiles massives et instables se séparant de grandes quantités de gaz au cours de leurs relatives courtes vies. Cette étoile de 70 fois la masse du Soleil fait partie d’un système binaire. Elle expulse dans l’espace autour d’elle de la matière des millions de fois plus vite qu’une étoile ordinaire comme notre Soleil. Elle inonde le milieu dans lequel elle s’est formée d’un intense rayonnement ultraviolet.
La sensibilité de la caméra WFI nous permet de voyager du regard au sein de l’une des plus grandes et majestueuses nébuleuse de notre galaxie. Éloignée d’environ 5 000 années-lumière, l’étoile massive WR 22 illumine une grande partie de cet océan de gaz et de poussières qui s’étend dans la constellation de la Carène. C’est dans cette région que se « cache » la mystérieuse étoile Eta Carinae qui intrigue les scientifiques. La nébuleuse de la Carène ou NGC 3372 est distante de 7 500 années-lumière du Soleil. C’est une nébuleuse très active, régulièrement étudiée par les astrophysiciens, en témoigne l’abondance d’images de ce grand « objet » céleste de l’hémisphère sud.
En vidéo, zoom vers l’étoile WR 22 dans la nébuleuse de la Carène.
Télécharger l’image en très haute-résolution (8,4 Mb).
Voir d’autres images de la nébuleuse de la Carène en suivant le tag du même nom. Voir l’image réalisée par le télescope spatial Hubble pour son 20éme anniversaire dans l’espace.
Crédit photo : ESO.
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Les jeunes étoiles massives sont aussi entourées d’un disque de poussière
- le juillet 17, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Etoile, La Silla, Spitzer, Vidéos, VLT
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Grâce à la lumière combinée de plusieurs télescopes de l’ESO, des chercheurs ont pu étudier avec beaucoup de précision une étoile massive sur le point de naître et le disque de matière qui l’entoure. Leurs recherches montrent que ces étoiles se forment de la même façon que leurs homologues de plus faible masse.
A plus de 10 000 années-lumière de nous, dans la constellation du Centaure, une étoile massive va bientôt naître. Encore enrobé de la matière « maternelle », enveloppé dans son cocon, l’objet IRAS 13481-6124 a atteint sa taille définitive, 20 fois supérieure à celle de notre étoile ! Une « pré-étoile » massive d’une luminosité 30 000 fois plus importante que celle du Soleil ! Progressivement, les vents puissants émis par l’étoile toute jeune chassent le vaste disque de gaz qui l’entoure.
En procédant par interférométrie, les astronomes ont observé avec une précision inégalée, voire « diabolique », le nuage qui enveloppe la jeune étoile. Le responsable de ces recherches, Stefan Kraus relève que : « c’est la première fois que nous pouvons prendre une image de la région interne d’un disque autour d’une étoile massive. » Ajoutant : « Nos observations montrent que la formation se passe de la même manière pour toutes les étoiles, quelle que soit leur masse. » Les astronomes ont observé que le disque de matière s’étend sur plus de 130 Unités Astronomique (1 UA = 149 millions de km), soit 130 fois la distance entre la Terre et le Soleil. Il apparait que l’éclosion de cette étoile massive se déroule de la même façon que des étoiles moins importantes, de type solaire par exemple. Sa formation aurait commencé il y a environ 60 000 ans.
La technique de l’interférométrie employée par les astronomes associe la lumière captée par plusieurs télescopes de l’ESO, de sorte à créer un télescope virtuel de 85 mètres de diamètre ! La résolution atteinte est de 2,4 millisecondes d’arc, 10 fois supérieure à celle des derniers télescopes spatiaux dans le visible. Aussi, cette performance permettrait-elle de distinguer la tête d’une vis fixée sur la Station Spatiale Internationale (ISS) ! Ce programme appellé VLTI a sollicité 3 télescopes de 1,80 mètres de diamètre et l’instrument AMBER. Les données obtenues ont été recoupées avec celles du télescope NTT de l’observatoire de La Silla. Les observations faites dans l’infrarouge dans le passé avec le télescope spatial SPITZER (voir l’image réalisée par Spitzer) ont également été mise à contribution, ce qui offre aux astronomes une perspective complémentaire sur l’évolution de l’étoile massive.
Les astronomes prévoient de réaliser de nouvelles observations avec le futur radiotélescope Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA) pour mieux appréhender la structure interne du nuage et comprendre la formation de ces étoiles.
En vidéo, zoom vers l’étoile massive IRAS 13481-6124.
Télécharger l’image en haute-résolution (2,2 Mb).
Source : ESO.
Crédit photo : ESO/L. Calçada/M. Kornmesser.
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Saisissante beauté de la région de l’étoile R Coronae Australis
- le juillet 01, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
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Cette image réalisée avec la caméra WFI du télescope de 2,2 m. de l’observatoire de La Silla offre un tableau magnifique de la région de l’étoile R Coronae Australis, radieuse nébuleuse par réflexion distante de 420 années-lumière.
Cette image de toute beauté montre une vaste nébuleuse par réflexion enveloppant encore une partie des jeunes étoiles qui y sont nées. Son nom est la région de l’étoile R Coronae Australis ou si vous préférez, l’étoile R de la Couronne Australe. L’étoile en question est invisible à l’œil nu. En revanche, sur l’image composite ci-dessus (palimpseste de 12 filtres) obtenue avec la caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètre à l’Observatoire de La Silla, on la distingue nettement. C’est un paysage au cœur d’une nurserie d’étoiles qui s’étend sur plus de 4 années-lumière (ce qui représente approximativement la taille de la Lune dans le ciel). On peut parler aussi de tableau dont le « sfumato » ou évanescence, cher à Leornad de Vinci, prend ici tout son sens. Tableau abstrait qu’aurait envié le peintre de la Renaissance ainsi que le grand Rembrandt pour ce magnifique clair-obscur … Il y a comme une marée noire qui envahit la blancheur lumineuse drapée des gaz de la nébuleuse originelle, une mer d’huile sombre et coaelescente. Brume des ténèbres … Voit-on à la fois l’envers et l’endroit de cet objet céleste ? En réalité, un épais rideau de minuscules poussières absorbe la lumière des étoiles présentes. Elles se dévoilent en douceur dans l’infrarouge. Beaucoup ont une masse comparable à celle du Soleil. Leur rayonnement en ultraviolet est insuffisant pour ioniser le gaz d’hydrogène qui les entoure d’où l’absence d’une couleur rouge ou rose, caractéristique de nombreuses nébuleuses à émission. L’image montre un fragment d’une des régions de formation d’étoiles les plus proches de nous, distante de 420 années-lumière de notre étoile.
La même région avait déjà fait l’objet d’observations par l’ESO en 2000. Les différences avec l’image publiée récemment sont remarquables sur le plan technique et de la finesse des détails obtenus. Une fois encore, il est recommandé de l’afficher en plein écran, en haute-résolution, pour en apprécier et la beauté et le densité des données scientifiques …
La Couronne Australe est une petite constellation située sous le Sagittaire, au bord de la Voie Lactée. Elle a la forme d’un demi-cercle d’étoiles reliées qui évoque un diadème. Cela lui vaut d’être nommée couronne. « Australe » car elle figure dans la moitié sud de la voûte céleste. On pourrait penser aussi qu’elle est l’autre moitié de la Couronne Boréale, également appelée la Couronne d’Ariane, que l’on peut voir dans le ciel de l’hémisphère nord, entre le Bouvier et Hercule. Aux latitudes nord moyennes, la Couronne Australe est relativement difficile à observer. Ses faibles étoiles baignent souvent dans les brumes estivales émaillées de pollution lumineuse.
En vidéo, plongeon vers la région de l’étoile R dans la constellation de la Couronne Australe.
Télécharger l’image en très haute-résolution (8,6 Mb). Version « zoomable » de l’image.
Crédit photo : ESO.
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Magnifique bestiaire d’objets cosmiques dans le Grand Nuage de Magellan
- le juin 15, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, Galaxie, La Silla, nébuleuse planètaire, Nébuleuses, Supernova, Vidéos
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Image grand champ d’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan où sont visibles de nombreux objets célestes de différentes catégories.
La caméra Wide Field Imager (WFI) installée sur le télescope de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla offre des images grands champs qui sont magnifiques. Au-delà du spectacle certain, ces images permettent aux astrophysiciens une exploration approfondie de/des espace(s) proches et lointains !
Récemment, une équipe d’astronomes s’est intéressée à la galaxie naine proche de nous, le Grand Nuage de Magellan (Large Magellanic Cloud). Située à environ 160 000 années-lumière seulement de nous, elle ne représente qu’un dixième de la masse de la Voie Lactée et s’étend sur 14 000 années-lumière. De nombreux indices indiquent que cette petite galaxie a connue des hausses d’activité dans un passé relativement récent (à l’échelle cosmique s’entend !), avec des vagues impotantes de formations stellaires. En témoignent, par exemple, l’existence d’amas globulaires dense et plutôt jeunes comme NGC 1978 dont l’âge est estimé à 3,5 milliards d’années. C’est peu comparativement à ceux que l’on connaît dans la périphérie de la Voie Lactée.
Autre signe évident de flambées d’activités : la présence de nombreux amas ouverts, tous peuplés de très jeunes étoiles. En parcourant attentivement cette image, on peut en relever des dizaines, de belles grappes lumineuses de quelques centaines à quelques milliers d’étoiles.
Les astronomes ont également repérés des étoiles en lambeaux, vestiges de supernovæ. Parmi elles, l’impressionnante N 49 (visible en haut à droite de l’image), vaste de 30 années-lumières, elle cache en son sein un magnetar, noyau résiduel de l’étoile possédant un champ magnétique extrêmement puissant !
L’image, que pouvez télécharger en très haute résolution (voir ci-dessous), couvre une région du ciel de l’hémisphère sud aussi grande que quatre pleine lune, ce qui ne représente qu’une partie de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Télécharger l’image avec les annotations en très haute résolution (7,8 Mb).
Télécharger l’image sans annotations en très très haute résolution (243,2 Mb ou 14,3 Mb).
En vidéo, zoom sur la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.
Crédit photo : ESO.
Enquête sur la matière noire à travers l’amas galactique Abell 315
- le mai 12, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Cosmologie, ESO, Galaxie, La Silla
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L’ESO livre une image d’un super amas de galaxies étudié par les astronomes en quête de l’exotique et insaisissable matière noire.
L’image grand champ ci-dessus a été réalisée pendant de longues heures de pause avec la caméra Wide Field Imager (WFI) du télescope MPG/ESO de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla. Elle couvre une partie du ciel aussi vaste que la Pleine Lune. En son centre, on distingue Abell 315. Il s’agit d’un amas galactique très massif reliant plus d’une centaine de galaxies ! Il se situe à environ 2 milliards d’années-lumière de nous, dans la constellation de la Baleine (Cetus). Dans ce cas présent, les chercheurs se sont intéressés à l’effet gravitationnel de ce super-amas, ce qui s’appelle lentille gravitationnelle et peut trahir la présence de la matière noire …
Les galaxies situées à l’arrière-plan, au-delà de l’amas sont légèrement déformées par la masse d’Abell 315. Celui-ci déforme significativement l’espace-temps et, par conséquent, dévie la trajectoire des rayons lumineux provenant des galaxies plus lointaines. A travers cette longue et scrupuleuse observation, les astrophysiciens traquent l’insaisissable matière noire (dark matter) et cherchent à la mesurer, à la quantifier, à la caractériser. La matière visible et les gaz chauds qui entourent ces galaxies ne représentent que 20 % de la masse d’Abell 315, laquelle est évaluée à 100 000 milliards de fois celle de notre Soleil ! Les 80 % restants sont constitués de cette matière sombre encore mystérieuse pour les scientifiques.
Outre la « pagaille » de galaxies, on distingue sur l’image de la caméra WFI de nombreux petits traits bleu, vert ou rouge, épars. Il s’agit d’objets en mouvement, longs de quelques kilomètres et appartenant à la ceinture d’astéroïdes.
Inutile de préciser que pour apprécier la beauté et la profondeur de ce petit fragment du cosmos, vous pouvez télécharger l’image en très haute résolution (10,2 Mb).
En vidéo, plongée en direction de l’amas de galaxies Abell 315.
http://www.dailymotion.com/video/xda22mCrédit photo : ESO/J. Dietrich.
Découverte de Jupiter Chauds avec des orbites rétrogrades
- le avril 17, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, Exoplanetes, La Silla
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Une équipe d’astronomes a fait la découverte-surprise de six exoplanètes de type « Jupiter Chauds » dont leurs révolutions autour de leur étoile sont rétrogrades !
Le nombre d’exoplanètes ne cesse d’augmenter. A ce jour, on en dénombre 454 ! En étudiant 27 cas découverts récemment, les astronomes ont eu la grande surprise de constater que 6 d’entre elles ont un sens « orbital » rétrograde, inverse à celui que pourrait imprimer leur étoile … !
Cette étude lance « une véritable bombe dans le champ des exoplanètes » déclare Amaury Triaud, co-auteur de cette découverte réalisée avec la caméra Wide Angle Search for Planets (WASP) du spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’Observatoire de La Silla. Tous les cas observés sont des Jupiter chauds, des planètes massives (comparables à Jupiter ou plus massives encore) très proches de leur étoile. Depuis qu’ils les observent, elles intriguent beaucoup les astronomes. Jusqu’alors nous ne connaissions pas de cas semblables. Rien de tel dans notre système solaire : quatre petite planètes telluriques relativement proches du Soleil et quatre géantes situées plus loin, au-delà de la ceinture d’astéroïdes ! Alors, comment des planètes géantes et gazeuses pourraient-elles exister à de si petites distances de leurs étoiles ?
Une des explications pour leur présence « à flanc d’étoile » serait qu’elles se forment dans les confins de leur système planétaire, à partir de glaces et de poussières, puis elles migreraient progressivement vers l’étoile centrale sous l’action des forces de marée gravitationnelles engendrées par le disque de poussières. Selon ce modèle, la planète géante rejoint son étoile après plusieurs millions d’années et s’aligne sur son axe de rotation … Comme cela a été annoncé par l’équipe de chercheurs, les observations récentes indiquent que certaines d’entre elles (six exoplanètes découvertes par transit) contredisent cette hypothèse et gravitent dans le sens contraire !
Pour l’instant, la principale explication avancée est une perturbation gravitationnelle d’un autre ordre au cours de la migration de l’objet. D’autres planètes voire d’autres étoiles compagnes pourraient être impliquées dans le processus, provoquant une migration lente sur plusieurs centaines de millions d’années. Cette théorie alternative anéantit, toutefois, les chances qu’un tel système planétaire possède des planètes telluriques et donc, des mondes similaires au nôtre.
L’enquête continue. Des milliers de système extrasolaire restent à explorer et nous n’avons pas fini de nous étonner !
Pour en savoir plus, « Retournement des théories de la formation planétaire ! » sur le site de l’ESO.
Crédit photo : ESO/A. C. Cameron.
Exploration de la nébuleuse Gum 19
- le avril 03, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses, Vidéos
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Le NTT de l’ESO nous invite à découvrir dans l’infrarouge la nébuleuse Gum 19 située à 22 000 années-lumière de nous.
Le New Technology Telescope (NTT) de 3,5 mètres de diamètre – situé à l’Observatoire de La Silla – muni du spectrographe infrarouge SOFI (Son OF ISAAC) offre une extraordinaire plongée dans la nébuleuse Gum 19. Située à environ 22 000 années-lumière de nous dans la constellation des Voiles (visible dans l’hémisphère sud), ce nuage constitué de gaz et de poussières doit son nom à l’astronome Colin S. Gum qui en fut l’un des premiers observateurs dans les années 1950.
Gum 19 apparait comme une échancrure dans l’espace ou une vaste déchirure : une moitié est enveloppée par les ténèbres et l’autre moitié baigne dans plusieurs sources intenses de lumières. De nombreuses étoiles y sont en formation, perturbées en partie dans leur berceau, entremêlé de gaz et de poussières. Cette région est particulièrement riche en Hélium II ou Hélium ionisé, un des grands champ d’investigation de l’astrophysicien australien Colin S. Gum.
A l’origine, on trouve l’étoile très massive et chaude V391 Velorum. Sa température en surface est estimée à plus de 30 000° C. Sa longévité n’est pas très grande, autour de 10 millions d’années (rien à voir avec le Soleil, étoile beaucoup moins massive, dont la durée de vie sera plus ou moins 10 milliards d’années !). Quand l’étoile aura épuisée toutes ses réserves en hydrogène, elle explosera en supernova, perturbant ainsi encore davantage le nuage moléculaire et influant le rythme de formation des étoiles. Tout ce paysage interstellaire changera encore d’aspect d’ici quelques millions d’années ! Pour l’heure, nous voyons ce qu’il en était il y a environ 22 000 ans, c’était-à-dire hier à l’échelle du temps cosmique !
Sur l’image ci-dessous d’une très grande beauté, on retrouve la nébuleuse Gum 19 en plein centre ! Réalisée par le Digitized Sky Survey 2, ce fragment de la voûte céleste de l’hémisphère sud, en direction de la constellation des Voiles (Vela) embrasse une région riche de plusieurs milliers d’étoiles, nébuleuses et nébuleuses planétaires (les astronomes en ont relevés 32 !). On peut également admirer le fantôme de ce qui fut sans doute une étoile très massive : les rémanents, sous formes de filaments, d’une supernova qui continuent de s’étendre dans l’espace.
Pour en apprécier toute la beauté, j’invite tous les lecteurs à la télécharger en très haute-résolution (15, 2 Mb ou 115,3 Mb !).
En vidéo, zoom sur la nébuleuse Gum 19.
Crédit photo : ESO/Digitized Sky Survey 2.
Découverte d’une exoplanète géante « tempérée » par le satellite CoRoT
- le mars 21, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Corot, ESO, Exoplanetes, La Silla, Vidéos
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Une équipe de 60 chercheurs de l’ESO et du CNES vient d’annoncer dans les colonnes de la revue Nature, la première découverte d’une exoplanète géante « tempérée ». Une nouvelle étape a été franchie dans la quête de ces mondes lointains et méconnus.
Pendant plus de 145 jours, le satellite CoRoT – créé par le CNES et l’ESA pour débusquer les exoplanètes – et le spectrographe HARPS ont étudiés patiemment la planète nommée CoRot-9b en transit devant son étoile. Celui-ci dure environ 8 heures et se déroule tous les 95 jours. Les 60 scientifiques associés à cette découverte ont pu accumuler suffisamment de données pour établir sa taille et sa masse. Ses dimensions serait approximativement celle de Jupiter pour une masse équivalente à 80 % de celle de notre planète géante. Ce qui distingue le plus cette découverte des autres est sa distance à son étoile ainsi que sa température jugée « tempérée ». CoRot-9b a une orbite comparable à celle de Mercure. Sa température en surface serait comprise entre – 20° C et + 160° C. Rien à voir avec les nombreuses Jupiter chaudes qui généralement frôle leur étoile. Certes, CoRot-9b est une planète géante et gazeuse, composée principalement d’hydrogène et d’hélium. Rien à voir – ou presque – avec une planète tellurique de plus petite taille. Mais, qui sait : peut-être que des satellites naturels habitables gravitent autour d’elle ?! Les données acquises au cours des longs mois d’observations permettront peut-être d’en savoir plus à ce sujet !
L’exoplanète CoRot-9b tourne autour d’une étoile située à 1 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Serpent. Les observations du satellite CoRoT ont été réalisée durant l’été 2008 et complétée par le spectrographe HARPS du télescope de 3,6 m de diamètre de l’Observatoire de La Silla afin d’en préciser la masse.
En vidéo, représentation du transit de l’exoplanète CoRoT-9b devant son étoile.
Crédit photo : ESO/L. Calçada.
Une chauve-souris interstellaire photographiée par l’ESO
- le mars 08, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories ESO, La Silla, Nébuleuses
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Exploration en image (ESO) de la nébuleuse par réflexion NGC 1788 ou « Cosmic Bat » qui renferme des étoiles très jeunes, âgées de seulement un million d’année.
Relativement peu connue des grands explorateurs de la nuit, la nébuleuse par réflexion NGC 1788 est une région peu observée dans le voisinage de la grande nébuleuse et célèbre nébuleuse d’Orion (M 42). Cette image réalisée avec la caméra Wide Field Imager (WFI) posée sur le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla montre plus qu’un nuage sombre de gaz et de poussières : en enfonçant notre regard, on remarque la présence d’une grappe étoiles très jeunes. Certaines sont encore en gestation. Les astronomes ont évalué leur âge moyen à un million d’année ! Autrement dit, si on relativise, ces étoiles sont nées hier !
La forme du nuage ténébreux lui vaut le surnom de « chauve-souris cosmique » (Cosmic Bat). Ses ailes déployées reflètent la lumière de ses étoiles cachées. Dans la partie gauche, en direction de la nébuleuse d’Orion, l’hydrogène teinte de rouge cette immense déferlante de gaz. C’est dans cette frange que les astronomes ont pu observé les étoiles les moins jeunes de l’ensemble. A l’opposé, dans la région visible à droite, les plus jeunes baignent encore dans les langes filandreuses et poussiéreuses de leur berceau. Invisibles sur cette image, leur présence a été décelée par les caméras infrarouge de l’European Southern Observatory (ESO).
Rappelons que cette région très sombre, difficile à observer, a ses couleurs et sa luminosité qui ont été rehaussées dans le cadre de son exploitation et exploration scientifique.
En vidéo, plongée en direction de la nébuleuse NGC 1788 ou « Cosmic Bat », située à proximité de la nébuleuse d’Orion.
Télécharger l’image en très haute résolution (9,8 Mb).
Crédit photo : ESO.
Berceau d’étoiles très actives dans le Petit Nuage de Magellan
- le février 27, 2010
- Rédigé par X. Demeersman
- dans les catégories Amas d'etoiles, ESO, La Silla, Nébuleuses
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Gros plan sur NGC 346, région très dense dans la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan.
Impossible de résister à la beauté de ce qui est à la fois un amas ouvert et une nébuleuse d’émission.
NGC 346 se compose de plusieurs dizaines d’étoiles très jeunes qui sont prises dans un nuage résiduel de plus de 200 années-lumière de large. La plupart d’entre elles sont âgées de seulement quelques millions d’années. Certaines connaissent déjà un déclin qui les mèneront à l’explosion.
Comme on peut le remarquer, ce regroupement d’étoiles baigne dans une éblouissante nébuleuse qui « réfléchit » une partie de l’intense lumière émise par les membres les plus lumineux. Le nuage est sculpté, déformé, pétri par leurs souffles puissants.
Il s’agit de la région la plus dense de la galaxie naine du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), relativement proche de nous : environ 210 000 années-lumière.
Cette superbe image a été réalisé avec la caméra grand champ WFI (Wide Field Imager) installée sur le télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla, au Chili.
Ce bel amas ouvert logé dans les confins du petite galaxie voisine n’est pas sans rappeler celui des Pléiades – beaucoup plus proche de nous – qui, lui aussi, garde auprès de ses jeunes étoiles extrêmement chaudes et brillantes, les vestiges de leur berceau, de leur nébuleuse d’origine.
Inutile de préciser que pour mieux profiter de ce spectacle stellaire extraordinaire, un affichage de l’image en très haute résolution est recommandé (4 000 x 4 000 pixels). Pour la télécharger (13 Mb), suivez ce lien.
Voir aussi l’image de NGC 346 obtenue en 2005 avec le télescope spatial Hubble (4,5 Mb).
En vidéo, zoom vers le Petit Nuage de Magellan et la région de NGC 346.
Crédit photo : ESO.





























