Hubble livre le portrait le plus détaillé jamais réalisé de l’ »Anneau de la Lyre »

Messier57_Hubble

La sensibilité du télescope spatial Hubble permet aux astrophysiciens de dresser un nouveau portrait de la structure complexe de l’une des plus célèbre nébuleuse planétaire.

Découverte en 1779 par les astronomes Antoine Darquier de Pellepoix et le célèbre Charles Messier (quelques jours plus tard) alors qu’ils étaient sur les traces d’une comète (…), la nébuleuse de la Lyre connue aussi sous la désignation Messier 57 (M 57) est assurément une des nébuleuses planétaires les plus observée et étudiée par les astronomes (amateurs ou professionnels). Etoile vieillissante et vacillante, elle nous donne un aperçu de ce qui attend notre Soleil après qu’il est épuisé toutes ses réserves d’hydrogène, principal “carburant » des étoiles.

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Regards croisés sur la nébuleuse Tête de Cheval

Portrait de la nébuleuse Tête de Cheval réalisé dans le proche infrarouge par Hubble

Portrait de la nébuleuse Tête de Cheval réalisé dans le proche infrarouge par Hubble

Toute la beauté de la nébuleuse Tête de Cheval ― et de son environnement ― révélée avec des détails époustouflants par les télescopes spatiaux Hubble et Herschel

Invisible à l’oeil nu et étendu au sein de la constellation d’Orion, un gigantesque complexe de gaz et de poussières désigné par les astronomes comme Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC) figure parmi les objets les plus observé et étudié du ciel boréal. Très photogéniques, les régions ou détails les plus lumineux comptent parmi les plus populaires auprès des astronomes amateurs du monde entier.

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La supernova la plus lointaine jamais observée

Tapis de galaxies où est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d'années

Tapis de galaxies au milieu duquel est apparu une supernova de type Ia il y a 10 milliards d’années – Toile cosmique en trois dimensions

Nouveau record de distance d’une supernova découverte avec le télescope spatial Hubble

Dans le cadre du programme CANDELS+CLASH entamé il y a 3 ans, une équipe d’astrophysiciens vient de débusquer la supernova la plus lointaine jamais observée, battant le précédent record de plus de 350 millions d’années-lumière. Répondant au doux nom de SN UDS10Wil, le phénomène s’est produit à 10 milliards d’années-lumière de distance, quand notre Univers n’était âgé que de 3,8 milliards d’années ! Identifiée comme une supernova de type Ia, elle appartient à une “espèce” très appréciée des cosmologistes pour leur intensité lumineuse égale. Elles figurent, en effet, de remarquables jalons pour la mesure de l’expansion de l’Univers laquelle est provoquée par une énigmatique énergie noire (estimée représenter 68,3 % de la masse-énergie de l’Univers … !), ce qui leur vaut par ailleurs le surnom de bougies (candels en anglais). La formation de ce type de supernova est encore méconnu et sujet à controverse. Les uns défendent l’hypothèse d’une naine blanche “détricotant” son étoile-compagnon jusqu’à ce que la première, plus petite mais plus dense atteigne une masse critique qui l’a conduit à son effondrement puis l’explosion ou, seconde explication, la violente explosion est créée par une collision/fusion de deux naines blanches.
Le cas étudié de SN UDS10Wil dans son contexte fait pencher les chercheurs pour la deuxième hypothèse. Le nombre de supernova de type Ia apparait en baisse au-delà de 7,5 milliards d’années-lumière. Cela peut s’expliquer par le fait que peu d’étoiles dans l’Univers encore jeune ont atteint le stade de naine blanche (le Soleil deviendra une naine blanche après 9 à 10 milliards d’années d’existence). Si elles explosaient après avoir vampiriser leur compagne, les explosions serraient alors plus nombreuses, selon les chercheurs.

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Un hameçon piqué d’étoiles

Portrait d’une « galaxie éclatante d’étoiles »

Toute écumeuse d’étoiles, étalée et se terminant par une courbe telle le dard d’un scorpion, J082354.96 280621,6 ― son petit nom est J082354.96 ― est une galaxie extrêmement active comme seule le télescope spatial Hubble sait nous les révéler. Le bleu dominant trahit la surpopulation d’étoiles très jeunes et chaudes. La galaxie connait en effet un “boom” dans la création stellaire. Un taux très élevé de formation qui est incomparable avec une galaxie comme la notre, la Voie Lactée. Les astronomes la considère comme “galaxie éclatante d’étoile” (starburst galaxy). Son émission Lyman-Alpha permet une étude en filigrane relativement détaillée de sa composition en poussières et en gaz dans le cadre du programme LARS (Lyman Alpha Reference Sample).

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Magnifique portrait de la nébuleuse NGC 602 dans le Petit Nuage de Magellan

Young stars in the Small Magellanic Cloud (SMC), one of the closest galaxies to our Milky Way.

Quand les grands télescopes spatiaux conjuguent leurs talents pour percer les secrets d’une nébuleuse dans le Petit Nuage de Magelllan.

Merveilleux et séduisant mariage/alliage des sensibilités de trois télescopes spatiaux différents. Surnommée “l’Aile” par les astronomes, cette nébuleuse se déploie à l’intérieur du Petit Nuage de Magellan (Small Magellanic Cloud, SMC), une galaxie naine voisine distante de quelques 200 000 années-lumière de la Voie Lactée. Evoquant aussi une coquille, NGC 602 abrite en son sein trois grappes d’étoiles très chaudes âgées de seulement quelques millions d’années. Trois fratries étincelantes dont l’une d’elles, NGC 602a rappelle de par sa taille, sa masse et son âge, la formation installée au creux de la nébuleuse d’Orion, nommée le “Trapèze” et qui nous est plus familière (beaucoup plus proche de nous).

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La galaxie Messier 77 photographiée avec splendeur par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Messier 77 (M 77), galaxie très lumineuse et active dépeinte par Hubble

Hubble livre un superbe portrait de Messier 77, galaxie très lumineuse dite de « Seyfert » la plus proche de nous.

A l’échelle de l’Univers, la galaxie Messier 77 (M 77) aussi désignée NGC 1068 n’est pas très éloignée de notre petit système solaire gouverné par le Soleil (étoile banale parmi plus de 100 milliards d’autres dans la Voie Lactée). Quelques 45 millions d’années-lumière nous sépare de cette galaxie visible en direction de la constellation de la Baleine (Cetus).

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Intrusion de « Space Invaders » autour d’un lointain amas de galaxies

Hubble image of Abell 68

Petit échantillon d’Univers dévoilé par le télescope spatial Hubble. Certains effets de lentille gravitationnelle imitent remarquablement les figures de Space Invaders !

Image très impressionnante capturée dans le rayonnement infrarouge par le télescope spatial Hubble d’un grand troupeau de galaxies, l’amas Abell 68. Distant d’environ 2,1 milliards d’années-lumière au sein de la petite constellation du Petit Renard (Vulpecula), ce “village » réunit plusieurs centaines de galaxies, de masses et tailles variables. La plus lumineuse de toutes est la plus entourée. Elle régne démesurément sur une communauté en mouvement. Une galaxie elliptique dont la masse dépasse plusieurs dizaines de fois celle de la Voie Lactée (laquelle a une masse estimée à 100 milliards de soleils !). Plus bas à droite sur la même image, on découvre une autre grappe galactique, plus resserrée.

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Deux galaxies qui s’embrassent

IC2184 Hubble

Un grand “V” cosmique dessiné par deux galaxies en collision.

Loin de nous, dans les profondeurs inter-galactiques, deux galaxies se dévoilent de profil à la caméra WFC2 (Wide Field Camera 2) de Hubble (dans le visible et l’infrarouge). Leurs ébats dessine un délicat “V” cosmique, exclusivement perceptible dans un grand télescope, au sein de la constellation de la Girafe (Camelopardalis). L’objet est nommé IC 2184.

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Superbe portrait de la galaxie spirale Messier 106

messier106_hubble

Image composite de la galaxie spirale Messier 106 – Liens pour télécharger l’image en HD en bas de l’article

Portrait étourdissant de beauté de la galaxie spirale voisine Messier 106.

Si vous pensez que 23 millions d’années-lumière est une grande distance à l’échelle de l’Univers, vous faites fausse route …Cela représente peu, en réalité … A cette distance, la belle galaxie Messier 106 (ou M106, NGC 4258) dépeinte ci-dessus est une de nos plus proches voisines.

Doté de qualités artistiques évidentes, ce magnifique portrait assorti de séduisantes couleurs, combine plusieurs images d’origine diverses. Ce superbe palimpseste a été orchestré de main de maître (on peut le dire) par le talentueux Robert Gendler, grand astro-photographe rompu au traitement des images astronomiques (voir absolument ses galeries photos). Le cliché acquis avec le célèbre télescope spatial Hubble a été marié aux impressionnantes photographies de Robert Gendler et Jay Gabany (l’astronome amateur les a obtenu avec ses télescopes terrestres de 12.5 et 20 pouces de diamètre installé au plus profond du Nouveau-Mexique !) qui révèlent ou, plutôt, soulignent une “anomalie” d’ordinaire peu distincte. Il s’agit tout particulièrement des effluves de gaz, en rouge, qui jaillissent comme deux “fumeuses” tentacules.

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Une galaxie qui s’éteint photographiée par Hubble

La collision et fusion avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d'étoiles qui l'a vidée de ses réserves de gaz

La collision et fusion de 2MASX J09442693+0429569 avec une autre galaxie a provoquée une forte poussée des naissances d’étoiles qui l’a vidée de ses réserves de gaz

Une galaxie en voie d’extinction.

Le télescope spatial Hubble livre un portrait d’une galaxie délestée de toutes ses ressources en gaz, matière nécessaire au renouvellement de sa population stellaire. Après sa rencontre et fusion avec une autre galaxie, celle que l’on découvre en image et qui répond au doux nom de 2MASX J09442693+0429569 a produit une flamboyante génération d’étoiles qui l’a littéralement vidée de sa “substantifique moelle” ! C’est un tournant dans l’histoire de cette galaxie qui s’est déroulé il y a moins d’un milliard d’années. On distingue une queue arrondie au-dessus de la masse lumineuse qui témoigne de sa “récente” activité.

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Au coeur de la nébuleuse Trifide

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Portrait haut en couleur de la nébuleuse Trifide créé à partir des images capturées par les télescopes Subaru et Hubble.

La nébuleuse la plus observée et étudiée dans le ciel de l’hiver boréal est sans conteste celle d’Orion, distante de 1 500 années-lumière. Au coeur des nuits les plus courtes — mais plus douces — de l’été, les astronomes amateurs et professionnels ont un choix important au sein de la majestueuse Voie Lactée. Dans la région de la constellation du Sagittaire, en direction du centre de la galaxie, s’étendent de remarquables spécimens. Parmi les nuages moléculaires qui engendrent d’innombrables étoiles, on trouve celle qui est surnommée la Lagune (Messier 8, M8) et sa belle voisine Messier 20 (M20), plus connue sous sa désignation Trifide (ou Trèfle).

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La grappe de jeunes étoiles NGC 411 photographiée par Hubble

Globular  clusters are roughly spherical collections of extremely old stars, and  around 150 of them are scattered around our galaxy. Hubble is one of the  best telescopes for studying these, as its extremely high resolution  lets astronomers see individual stars, even in the crowded core. The  clusters all look very similar, and in Hubble’s images it can be quite  hard to tell them apart – and they all look much like NGC 411, pictured  here. And  yet appearances can be deceptive: NGC 411 is in fact not a globular  cluster, and its stars are not old. It isn’t even in the Milky Way. NGC  411 is classified as an open cluster. Less tightly bound than a  globular cluster, the stars in open clusters tend to drift apart over  time as they age, whereas globulars have survived for well over 10  billion years of galactic history. NGC 411 is a relative youngster — not  much more than a tenth of this age. Far from being a relic of the early  years of the Universe, the stars in NGC 411 are in fact a fraction of  the age of the Sun. The  stars in NGC 411 are all roughly the same age, having formed in one go  from one cloud of gas. But they are not all the same size. Hubble’s  image shows a wide range of colours and brightnesses in the cluster’s  stars. These tell astronomers many facts about the stars, including  their mass, temperature and evolutionary phase. Blue stars, for  instance, have higher surface temperatures than red ones. The  image is a composite produced from ultraviolet, visible and infrared  observations made by Hubble’s Wide Field Camera 3. This filter set lets  the telescope “see” colours slightly further beyond red and the violet  ends of the spectrum.

NGC 411, l’amas ouvert qui ressemble à s’y méprendre à un amas globulaire.

Contrairement à ce que les apparences suggèrent, NGC 411 photographié ici par le télescope spatial Hubble, n’est pas un amas globulaire. Au nombre de 150 dans la périphérie de notre galaxie, ceux-ci concentrent plusieurs dizaines, voire même pour certains, plusieurs centaines de milliers d’étoiles. La plupart ont le double de l’âge du Soleil soit 10 milliards d’années et ont vu grandir notre Voie Lactée.

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Le « Grand Attracteur » photographié en partie par Hubble

A busy patch of the Great Attractor

Une partie de l’amas de la Règle connu aussi sous le nom de “Grand Attracteur” photographié dans le visible par Hubble.

Capturée dans le visible par le télescope spatial Hubble, cette image couvre un large champ en direction des constellations de la Règle (Norma) et du Triangle austral (Triangulum Australe), ouvre une fenêtre à travers la dense forêt d’étoiles de la Voie Lactée où apparait dans le paysage lointain une partie de l’amas de galaxies Abell 3627. Distant d’environ 220 millions d’années-lumière, il est le grand groupe de galaxies massives le plus proche de nous et de notre petit amas local qui compte une trentaine de galaxies dominées notamment par Andromède (galaxie d’) alias M31 et notre Voie Lactée.

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Portrait de N 11, nid d’étoiles dans la galaxie naine du grand Nuage de Magellan

Nearly 200 000 light-years from Earth, the Large Magellanic Cloud, a satellite galaxy of the Milky Way, floats in space, in a long and slow dance around our galaxy. As the Milky Way’s gravity gently tugs on its neighbour’s gas clouds, they collapse to form new stars. In turn, these light up the gas clouds in a kaleidoscope of colours, visible in this image from the NASA/ESA Hubble Space Telescope.


Le nuage moléculaire N 11 photographié par Hubble et révélé par le professeur Josh Lake

Gros plan sur une partie de la nébuleuse N 11 située en bordure de la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Publiée dans le cadre du programme “Les Trésors Cachés de Hubble”, cette image capturée par le célèbre télescope spatial fut extraite des archives puis retravaillée par le professeur d’astronomie Josh Lake lequel a remporté le premier prix du concours. Elle nous emmène hors de la Voie Lactée, au bord de la galaxie naine — et voisine — du Grand Nuage de Magellan (LMC) distante de plus 180 000 années-lumière, pour découvrir l’une de ses nébuleuses procréatrices d’étoiles. Son nom exact est LHA 120-N 11 (ou N 11 pour faire court). Le nuage moléculaire vêtu de rose, accueille dans son âtre, deux grappes de flamboyantes étoiles bleues qu’il est difficile d’ignorer. Ce sont les amas ouverts NGC 1769 et NGC 1763, peuplé d’étoiles nées, il y a plusieurs millions d’années, de l’effondrement de poches de gaz denses et fécondes.

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Observation météorologique d’une étoile de type naine brune

naine brune

Illustration de la naine brune étudiée avec Spitzer et Hubble

Les différentes couches de l’atmosphère tempêtueuse d’une naine brune étudiées avec les télescopes Spitzer et Hubble.

Grâce à une observation simultanée avec les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer, une équipe de chercheurs a pu étudier pour la première fois avec autant de détails, plusieurs couches de l’atmosphère d’une étoile de type naine brune. Sans doute très nombreuses dans la galaxie, les naines brunes sont des corps célestes relativement petits et froids, qui brillent peu. Leurs masses est supérieure toutefois à celle d’une planète géante et inférieures à celle d’étoiles comme les naines rouges (plus petites que le Soleil). Leurs températures en surface n’excèdent pas les 600° à 700° C, ce qui est dix fois moins élevé que celle de notre Soleil, environ 6 000° C. Qualifiées par certains d’”étoiles ratées”, les naines brunes n’ont pas acquis au cours de leur genèse au sein de nébuleuses, de masse suffisante pour que l’hydrogène fusionne. A défaut de briller intensément, leur manque de luxure est compensé par une longévité de plusieurs milliards d’années.

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Hubble : portrait de la région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097

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Région centrale de la galaxie spirale barrée NGC 1097 – Anneau lumineux autour du noyau où se cache un trou noir supermassif de 100 millions de masses solaires

Couronne d’étoiles autour du noyau lumineux de la galaxie spirale barrée NGC 1097.

Située à environ 45 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation australe du Fourneau (Fornax), NGC 1097 (la situer avec WikiSky) est une galaxie spirale barrée qui se distingue de la plupart de ses homologues par un noyau beaucoup plus lumineux que les vastes régions qui l’entoure. Celles-ci paraissent plus pales et diaphane, échancrées par de sombres sillons de poussières interstellaires. NGC 1097 se classe parmi les galaxies dite de Seyfert, caractérisées par ce contraste important. Un trou noir supermassif de plus de 100 millions de masses solaires gouverne le centre de la galaxie. Même s’il est imperceptible, son environnement brille considérablement par l’échauffement de la matière qu’il attire vers lui. Les tons jaunes qui baignent la place centrale trahissent la présence massive d’étoiles relativement âgées.

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Hubble : fulgurant portrait d’une nébuleuse planétaire

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NGC 5189, nébuleuse planètaire enguirlandée photographiée par Hubble

A l’approche de Noël, l’équipe de “Heritage” du télescope spatial Hubble publie le portrait de NGC 5189, une nébuleuse planétaire singulièrement enguirlandée de gaz.

Quand une étoile de la même famille spectrale que le Soleil a “brulée”, après plusieurs milliards d’années, toutes ses réserves d’hydrogène, le noyau principalement composé d’hélium se contracte progressivement. L’étoile se refroidit en surface tandis que son coeur se réchauffe. Son existence routinière mue en une “fin de vie” tumultueuse. L’étoile âgée devient, dans un premier temps, une géante rouge qui gonfle et se dégonfle. Relativement lentement (plusieurs millions d’années) mais surement, le coeur brulant repousse les couches externes et entreprend de défaire l’étoile toute entière. Une nouvelle phase nommée nébuleuse planétaire. Souvent très belles à regarder, elles sont nombreuses au sein des galaxies. Elles arborent des formes très variées et étonnantes qui évoquent souvent à l’esprit humain des objets ou créatures terrestre : qui une “chouette”, qui “un trognon de pomme” (connu aussi comme les “altères”) ou encore un “oeil de chat”. En réalité, il n’y en a pas deux pareilles !

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Hubble : nouveau regard sur les galaxies aux confins de l’Univers

Hubble Ultra Deep Field 2012

Hubble Ultra Deep Field 2012

Grâce au télescope spatial Hubble poussé à ses limites, une équipe de chercheurs identifie sept galaxies distantes de plus de 13 milliards d’années-lumière. L’une d’elle est un passe de battre le record de distance !

Recherchant les traces des premières galaxies et s’interrogeant sur les conditions qui ont permis leurs formations en ces temps lointains, une équipe d’astrophysiciens est revenue sur une région du ciel qui fut sondée en 2009 avec Hubble.

Pour cette version 2012 de l’Ultra Deep Field (UDF 2012), ils bénéficièrent d’un temps de pose de six semaines et de l’emploi de différents filtres pour les images acquises en infrarouge avec la caméra WFC3.

Dans ce magnifique canevas égrenant des milliers de galaxies éparpillées dans cette portion d’Univers, il en ont débusqué sept, vraisemblablement distantes de plus de 13 milliards d’années-lumière ! Semblables à de petits points sur l’image, ces objets appartiennent à l’Univers jeune. L’un d’entre eux identifié comme UDFj-39546284, pourrait battre le précédent record de distance si les mesures sont confirmées.

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Une galaxie avec « anneau de collision » photographiée par Hubble

NGC 922 photo Hubble

Portrait de la galaxie NGC 922 déformée par le plongeon en son centre d’une galaxie plus petite.

Distante d’environ 150 millions d’années-lumière, la galaxie NGC 922 doit sa forme étrange et presque annulaire sur les bords, à sa rencontre, il y a 330 millions d’années, avec une galaxie plus modeste. Celle-ci, identifiée comme 2MASXI J0224301-244443, l’a littéralement traversée par le centre et brisée l’harmonie de sa structure en spirale.

L’onde propagée a bousculée la matière interstellaire, laquelle comprimée, a formée des graines de densité puis accouchée de centaines de milliers d’étoiles. Les vastes et filandreuses nébuleuses en sont les théâtres animés, éclairés par leurs progénitures. Leurs tons roses caractéristiques reflètent l’abondance de l’hydrogène.

Capturée dans les rayonnements visible et proche-infrarouge par l’illustre télescope spatial Hubble, cette image nous dévoile la galaxie NGC 922 dans toute sa splendeur. Drapée de nuées d’étoiles bleues (étoiles très jeunes et très chaudes), les nébuleuses fleurissent de part en part et enguirlandent son noyau jaunissant (peuplé d’étoiles plus âgées).

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Portrait d’une languide galaxie spirale

Admirable portrait d’une galaxie spirale un peu lâche.

A environ 59 millions d’années-lumière de nous, en direction de la constellation de l’Hydre, la galaxie spirale ESO 499-G37 enroule des myriades d’étoiles bleues (jeunes et chaudes) autour de son petit noyau. Ce portrait capturé par le télescope spatial Hubble nous invite à découvrir sa structure délicate : bras spiraux où se mêlent essaims d’étoiles jeunes et vigoureuses, nuées d’étoiles âgées (jaunes) saupoudrés de courants de gaz et de poussière.
Plutôt que d’avoir une longue barre centrale à l’instar de beaucoup de galaxies spirales comme la Voie Lactée, ESO 499-G37 n’en possède qu’une modeste de quelques centaines d’années-lumière. Les astronomes pensent qu’elle charrie la matière interstellaire vers le noyau et l’alimente progressivement. Un processus qui créé un renflement central caractéristique.
Au-delà et à travers cette galaxie aux bras spiraux chargés de milliards d’étoiles de tous âges, un fragment d’Univers se déploie — se déplie — sous nos yeux. Une pincée d’étoiles de notre galaxie au premier-plan et une multitude d’univers-île dispersés sur cette tapisserie en trois dimensions.

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Une galaxie entre « deux âges » photographiée par Hubble

Portrait d’une galaxie vieillissante.

Distante de 140 millions d’années-lumière, NGC 5010 est une galaxie qui traverse une phase de transition. Autrefois formée en spirale, elle évolue peu à peu vers une structure elliptique. Actuellement considérée comme lenticulaire, le nombre d’étoiles rouges, moins chaudes et vieillissantes, n’a de cesse de croitre en son sein. Les nuages moléculaires s’épuisent, les jeunes étoiles se font de plus en plus rares et la galaxie n’a de cesse d’enfler au centre. Changement de régime sur fond de vieillissement de la population.

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Probable nouveau record de la galaxie la plus lointaine jamais observée !

L’objet MACS0647-JD, distant de 13,3 milliards d’années-lumière

L’objet MACS0647-JD est en passe de devenir la galaxie la plus lointaine jamais observée. Minuscule et peuplée de quelques centaines de millions d’étoiles, elle apparait dans les premières couches du temps, à l’aube de l’Univers.

“Cette dernière découverte a dépassée mes attentes de ce qui est possible avec le programme CLASH [Cluster Lensing And Supernova Survey with Hubble].” déclarait Rychard Bouwens, co-auteur de l’article qui a annoncé l’observation d’une galaxie candidate à un nouveau record de distance.
Durant des mois, les chercheurs ont enquêté sur l’identité de l’objet MACS0647-JD, écartant toutes les fausses pistes et leurres possibles. Le redshift (z 11) ou décalage vers le rouge suggère que sa lumière a voyagé durant 13,3 milliards d’années à travers l’espace-temps ! L’hypothèse d’une galaxie et même d’un embryon de galaxie se précise. Ce petit point rouge mis en exergue sur l’image ci-dessus est vraisemblablement un agrégat de 100 millions à 1 milliard d’étoiles (entre 0,1 et 1 % de la masse de la Voie Lactée !) observé tel qu’il était, environ 420 millions d’années seulement après le “Big Bang” (à ce sujet, je vous invite à lire « Discours sur l’origine de l’univers » d’Etienne Klein)  ! L’Univers n’a alors que 3 % de son âge actuel. Le précédent record date de quelques semaines et montrait une galaxie observée 490 millions d’années environ après le “Big Bang”.

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Portraits de galaxies riches en nébuleuses géantes

La galaxie spirale du Triangle (M33) et ses nombreuses nébuleuses géantes

Portraits revisité par l’astro-photographe Robert Gendler de M33 et NGC 2403, deux galaxies spirales riches en nébuleuses géantes.

Parmi la centaine d’objets célestes débusqués par Charles Messier au XVIII ème siècle et compilés dans le célèbre catalogue qui porte son nom, la galaxie d’Andromède (Messier 31 ou M31) est sans conteste l’un des plus observé et photographié. Appartenant au groupe local de galaxies, elle en est le membre le pus grand, devant notre Voie Lactée et une voisine plus modeste, la galaxie du Triangle (Messier 33, M33), en image ci-dessus.

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La galaxie dite du têtard révélée dans toute sa splendeur

Galaxie du têtard par hubble et snyder

La galaxie spirale barrée Arp 188, ébouriffée, étirée et allongée par les forces de marée (cliquez pour agrandir – lien version HD en bas de l’article)

Superbe photo de la galaxie du têtard, exhumée des archives d’Hubble et retravaillée avec talent par Bill Snyder.

Quelle image extraordinaire ! La beauté époustouflante d’un fragment d’univers et de galaxies mêlées saisie avec finesse par le télescope spatial Hubble puis retravaillée et affutée par l’astro-photographe Bill Snyder. L’artistique le dispute une fois de plus au scientifique. Mais il est hors de question de les opposer. Point de disputes, les deux se combinent pour réveiller et révéler une réalité lointaine. Une fenêtre ouverte sur un ballet cosmique. Dans l’oeil du télescope et et du peintre-photographe.

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Première étude en 3D d’un long filament de matière noire

MACS J0717

Vaste halo de matière noire autour de l’amas de galaxies MACS J0717.5+3745 (filament de 60 millions d’années-lumière de long)

En combinant les observations de haute précision, les astronomes ont réalisé la première cartographie en trois dimensions d’un long filament de matière noire.

De nature encore méconnue et pratiquement invisible, la matière noire qui représenterait environ 25 % du contenu de l’Univers, échappe à l’observation directe par nos moyens modernes, au contraire de la matière dite ordinaire (matière baryonique, celle que l’on “voit” et qui compose les étoiles, les planètes, les nébuleuses, etc.). L’influence gravitationnelle qu’elle exerce sur son environnement est une des rares possibilités, pour les astronomes, de l’appréhender. Aussi, se sont-ils intéressés ces derniers temps à l’objet MACS J0717.5 3745 (MACS J0717 pour faire court), l’un des amas de galaxies les plus massifs connu, supposé relié à un filament de matière noire, étudié jusqu’ici, en deux dimensions.

Image composite de l’amas de galaxies

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Etoiles bleues inattendues au centre de l’amas globulaire NGC 6362

An unexpected population of young-looking stars

Portrait de la partie centrale de l’amas globulaire NGC 6362 où de nombreuses étoiles bleues ont été débusquées. 

Distant d’environ 25 000 années-lumière, NGC 6362 est l’un des 150 amas globulaires connu qui gravite autour de notre galaxie. Visible dans la constellation australe de l’Autel (Ara) il concentre, à l’instar de ses congénères, plusieurs dizaines de milliers d’étoiles dans un volume relativement restreint. La lumière jaune, orangée et rouge trahit leur grand âge. La plupart sont deux fois plus âgées que notre Soleil, soit 10 milliards d’années (ou plus) et ont, pour ainsi dire, vu grandir l’Univers …

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Une galaxie naine très active photographiée par Hubble

galaxie naine NGC 3738

Longue de 10 000 années-lumière, la galaxie bleue et irrégulière NGC 3738 connait un épisode de formation stellaire intense – A travers la myriade d’étoiles jeunes qui la compose, on distingue de lointaines galaxies

Portrait d’une galaxie naine irrégulière gorgée de gaz et débordant d’étoiles chaudes et très jeunes.

Environ 10 fois plus petite que notre galaxie spirale la Voie Lactée, NGC 3738 est représentative des galaxies naines bleues (Blue Compact Dwarf Galaxy) de forme irrégulière. Distante de 12 millions d’années-lumière, elle appartient au groupe galactique voisin dit de Messier 81 (nom de la galaxie qui domine l’amas présent en direction de la constellation de la Grande Ourse). Pour les astronomes, elle évoque les premières galaxies qui peuplaient l’Univers encore jeune, il y a plus de 13,5 milliards d’années.

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Souffles chauds de nébuleuses planétaires révélés par Chandra

Pne w11

Portraits de nébuleuses planétaires dans le visible et le rayonnement x (cliquez pour agrandir)

Le télescope spatial Chandra a sondé plusieurs nébuleuses planétaires dans le rayonnement x. Ces portraits particulièrement “cosmétiques” mettent en évidence les violentes ondes de choc émanant du coeur de ces étoiles en déshérence.

Ce ne sont pas des méduses photographiées dans les abysses mais quatre superbes portraits de nébuleuses planétaires — dont la célèbre “Oeil de Chat” (NGC 6543), en haut à gauche — distantes de moins de 5 000 années-lumière, dépeints par les télescopes spatiaux Hubble (dans le visible, en rouge, bleu, vert) et Chandra (rayonnement x, couleur rose-pourpre). Images composites singulièrement “cosmétique” d’une poignée d’étoiles en déclin. Contrairement à ce que leur nom pourrait suggérer, les nébuleuses planétaires n’ont rien à voir avec les planètes ou leur gestation (expression trompeuse qui est restée). Ces objets célestes, nombreux dans la galaxie, sont des étoiles de masse et taille comparables à notre Soleil mais déjà très âgées et en pleine déconfiture ! C’est donc un déclin voire une mue, une métamorphose. Durant des milliards d’années, elles ont brulé quasiment toutes leurs réserves d’hydrogène et sont “à présent” à bout de souffle. Un sort qui attend notre Soleil dans environ 5 milliards d’années. Les couches externes se dilatent tandis que le coeur se contracte, chauffe de plus en plus et “entame” la fusion nucléaire de l’hélium. C’est ce qui s’appelle la naine blanche, coeur ardent et résiduel de l’étoile qui marque une nouvelle étape, à la fois spectaculaire et dramatique. Quoique, à ce stade, l’étoile n’est pas “morte” : la naine blanche brillera des milliards d’années encore. C’est le naufrage lent d’une étoile ordinaire. Une partie de son existence — et de la matière qu’elle a transformé — se répand dans le cosmos.

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L’amas globulaire M69 photographié par Hubble

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Eblouissante gerbe d’étoiles Messier 69

Portrait du petit amas globulaire Messier 69.

Voici Messier 69 (M69), l’un des 150 amas globulaires qui gravite autour de la Voie Lactée. Observable dans la constellation du Sagittaire à une distance de 29 700 années-lumière de nos instruments, il n’est séparé que d’environ 6 200 années-lumière du centre galactique. Cette image capturée par le télescope spatiale Hubble nous fait découvrir son intimité : des dizaines de milliers d’étoiles liées ensemble gravitationnellement qui se partagent une scène étroite de quelques années-lumières. Même si les teintes bleu, blanc et argent dominent, il y a ça et là quelques cas aux couleurs de braise. Ou de rubis, tant l’impression est forte d’admirer un dense et richissime coffret à bijoux … Un tas de diamants ! C’est, en réalité, une chambre forte que vient de nous ouvrir le célèbre télescope spatial ! Découvert à la fin du XVIII éme siècle par l’astronome français Charles Messier, ce petit amas globulaire se distingue “légèrement” de la plupart de ses semblables par une “métallicité” plus importante. En effet, ses étoiles présentent un taux d’éléments plus “lourds” que l’hydrogène et l’hélium relativement plus élevé, trahissant une genèse dans un “terreau” enrichi par plusieurs générations d’étoiles.

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Hubble livre l’image de l’Univers la plus « profonde » jamais réalisée

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Pléthore de galaxies – Hubble eXtreme Deep Field

Image fascinante des confins de l’Univers. La plus éloignée des galaxies sur cette image est distante de 13,2 milliards d’années-lumière.

Il y a plus de 20 ans et avant la mise en orbite du télescope spatial Hubble, les astronomes entrevoyaient des galaxies dispersées dans l’Univers jusqu’à une distance de 7 milliards d’années-lumière de la Terre, du système solaire, de la Voie Lactée … ! C’est beaucoup mais, somme toute, cela ne représentait que la moitié de l’âge de l’Univers (estimé à 13,7 milliards d’années). Depuis, le télescope spatial dont la sensibilité inégalée a fait la célébrité, cumula des certaines d’heures d’observations de (très) petites portions du ciel, dévoilant d’impressionnant “bouquets” de galaxies lointaines, encore jamais vues ! Sonder les confins de l’Univers et ainsi remonter le temps jusqu’à l’enfance des galaxies.

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