L’intimité de la nébuleuse d’Orion révélée

An APEX view of star formation in the Orion Nebula

Les coulisses du grand Nuage Moléculaire d’Orion où se préparent à entrer en scène des dizaines d’étoiles, dévoilés par le télescope APEX.

D’ordinaire ou, disons dans le (rayonnement) visible, ce long courant de gaz et de poussières relié à la lumineuse nébuleuse d’Orion (Messier 42, M 42) échappe à notre regard. Matière froide et donc sombre, presque inerte, elle se déploie dans le plus grand secret au sein de cette immense région nommée Nuage Moléculaire d’Orion (Orion Molecular Cloud, OMC), féconde nurserie d’étoiles la plus proche de notre système solaire (un peu moins de 1 400 années-lumière).

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Au coeur de l’amas ouvert NGC 2547

Young stars in the open star cluster NGC 2547

Gros plan sur NGC 2547

La caméra grand-champ installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de diamètre de l’Observatoire de La Silla (Chili) nous révèle la partie centrale de l’amas ouvert NGC 2547. Distant d’environ 1 500 années-lumière en direction de la constellation de la Voile (Vela), cette belle grappe d’étoiles concentre de jeunes individus de seulement 20 à 35 millions d’années. Certes, cela peut paraître beaucoup mais ce n’est rien du tout. A titre de comparaison, notre Soleil âgé de 4,6 milliards d’années, n’est pas encore à la moitié de sa vie. Transposé dans la vie d’un être humain, il n’aurait qu’une quarantaine d’années. Aussi, cette poignée d’étoiles bleues suspendues dans le ciel austral sont-elles des bébés de trois mois à peine …

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Enfouies dans la nébuleuse d’Orion, les plus jeunes étoiles jamais observées

Proto-StarInOrion_Herschel-APEX-Spitzer

Le télescope spatial Herchel débusque des étoiles âgées de seulement quelques dizaines de milliers d’années, cachées dans leur cocons de poussières.

La constellation d’Orion (que l’on peut admirer chaque année de l’automne au printemps) abrite le plus proche nuage moléculaire (nuage moléculaire d’Orion ou Orion Molecular Complex, OMC) du système solaire. Distant de quelques 1 400 années-lumières, il est le plus lumineux et, par conséquent, le plus facile à observer dans un instrument (on distingue aisément la nébulosité à travers une paire de jumelles). Très connu sous le nom de nébuleuse d’Orion ou Messier 42 (M42), la région est tissée de filaments plus ou moins denses de gaz et de poussières. C’est une immense pépinière d’étoiles. Une matrice en pleine effervescence … Par ailleurs, ce sont les individus stellaires les plus massifs et bouillonnants, éclots il y a quelques millions d’années seulement, qui illuminent en partie le nuage. Celui-ci est gigantesque et s’étend, vu de la Terre, sur la quasi-totalité de la constellation … Seules quelques crêtes de ce vaste massif de matière se dévoilent … dans les longueurs d’onde visible. Tout autour, ce qui apparait obscur à nos yeux est en réalité un océan froid et langoureux, très fécond. Des milliers de corpuscules attendent de déchirer de leurs premières lueurs ces voiles de ténèbres. Comme autant de graines qui patientent leur germination dans le sol hivernal.

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Nouvelle piste pour l’origine des rayons cosmiques

SN1006

Rémanent de la supernova SN 1006 révélés dans les longueurs d’onde radio (en rouge), x (en bleu) et visible (en jaune) – Cliquez pour agrandir (4 Mb)

L’onde de choc des rémanents de supernova déferlant dans le milieu interstellaire pourrait être à l’origine des rayons cosmiques.

Nombreux furent probablement les témoins oculaires de l’explosion d’une étoile en l’an 1006. Des chroniques chinoises, arabes, perses et même européennes relatent l’événement qui fut vraisemblablement d’une rare intensité : du jamais vu certainement depuis l’Antiquité. Ainsi, aurait-elle brillé durant plus d’une année, autant que la Lune, à en faire pâlir l’éclatante Vénus (60 fois sa luminosité selon certains !). Excepté notre Soleil, la supernova fut la seule étoile capable de projeter des ombres sur le sol durant la nuit et d’être visible en plein jour !
Distante de 7 200 années-lumière de la Terre, nos ancêtres de cette époque virent donc l’évènement avec 7 200 ans de retard … au sein de la constellation australe actuelle du Loup (Lupus), située sous la Balance, entre le Scorpion et le Centaure. Il fallait habiter aux basses latitudes dans l’hémisphère nord pour découvrir sa stupéfiante luminosité.

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APEX observe les feux stellaires enfouis dans les nuages de poussières de la nébuleuse d’Orion

NGC 1999 photo APEX

Certaines régions ténébreuses au sud de la nébuleuse d’Orion révélées par APEX.

Distant d’environ 1 400 années-lumière, la grande nébuleuse d’Orion est l’un des nuages moléculaires les plus proches de nous et donc une cible privilégiée des astronomes amateurs autant que professionnels. Etendu sur presque toute la superficie de la constellation éponyme (Chasseur Orion), nous n’en distinguons cependant qu’une partie dans le rayonnement visible. Messier 42 est en effet le morceau d’étoffe le plus lumineux et, par conséquent, le plus célèbre.

A quelques encablures de là, au sud de la région la plus dense et la plus chaude, le nuage de gaz et de poussières se prolonge. Territoires lugubres et plus dilué d’où saille, ça et là, quelques aiguilles de matière, étoiles larvaires “cuites” à l’étouffée dans des chaudrons de poussières … Etudiée par une équipe d’astrophysiciens dans les longueurs d’onde submillimétrique grâce à la grande antenne APEX (Atacama Pathfinder EXperiment) installée sur le plateau de Chajnantor au Chili, les observations montre le magnifique paysage cosmique sous un autre jour.

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Observation d’écoulements de gaz formant des planètes géantes

Illustration du processus d'écoulements de gaz autour de la jeune étoile HD 142527

Illustration du processus d’écoulements de gaz autour de la jeune étoile HD 142527

Première observation directe de disques de gaz reliés par des ponts autour d’une jeune étoile, corroborant ce que prévoit la théorie de la formation des planètes géantes.

Grâce au puissant réseau d’antennes de l’observatoire ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) sensible aux longueurs d’onde submilimétrique, une équipe d’astronomes a réussi à observer directement une étape-clé dans la formation de planètes géantes autour d’une très jeune étoile. Celle-ci, nommée HD 142527, est distante de 450 années-lumière et n’a pas encore achevée sa naissance.

Deux disques de gaz et de poussières la ceinturent. L’un, interne, s’étend de l’étoile centrale jusqu’à plus de 1,4 milliards de km (l’équivalent de la distance Soleil-Saturne dans notre système solaire). Le second, l’externe, est plus vaste et moins régulier. Commençant à environ 20 milliards de km (14 fois plus loin que l’interne), sa forme évoque plus celle d’un fer à cheval qu’un disque uniforme. Entre les deux s’étend donc un espace que l’on serait tenté de qualifier de vide mais qui est en réalité diffus et traversé par deux ponts qui véhiculent et échangent de la matière.

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L’amas globulaire 47 Tucanae photographié par VISTA

The globular star cluster 47 Tucanae

47 Tucanae capturé dans l’infrarouge par VISTA

L’un des plus gros amas globulaire de la galaxie photographié dans l’infrarouge — et dans toute sa splendeur — par le télescope VISTA.

Conçu pour réaliser de grands — et profonds — sondages du ciel austral, VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) installé au sommet du Mont Paranal (Chili) aux côtés des cyclopes du VLT (Very Large Telescope, miroir de 8,2 m. de diamètre chacun), livre un superbe portrait de l’un des plus gros amas globulaires de la galaxie : 47 Tucanae (également désigné NGC 104).

L’image parle d’elle-même : des centaines de milliers d’étoiles aux teintes variées concentrées dans un volume restreint de 120 années-lumière de diamètre. Les couleurs sont relatives à l’âge des étoiles. En rouges-orangées, on reconnait les géantes rouges, étoiles épuisées qui, après 10 à 12 milliards d’années d’existence n’ont plus d’hydrogène à fusionner. Au coeur de l’essaim, les astrophysiciens ont identifiés plusieurs cas inattendus : quelques puissantes sources de rayonnement x, des étoiles variables, des “trainardes bleues” (bleues et donc chaudes car “regonflées” par la probable “vampirisation” d’un compagnon) et aussi 23 pulsars miliseconde (rotation très rapide) …  

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Timelapse Video : ALMA à l’écoute de l’Univers

This is a still from the ALMA time-lapse video compilation released in 2012.

Compilation de timelapse video réalisées par Christoph Malin, Babak Tafreshi et Jose Francisco Salgado, trois grands astro-photogrpahes mandatés par l’ESO pour des immersions nocturnes sur le site de l’ALMA.

Quand il sera achevé en 2013, ALMA pour Atacama Large Millimeter/submillimeter Array sera, avec ses 66 antennes, le plus grand complexe consacré à l’astronomie au monde. Installé dans le désert de l’Atacama (Chili), il révèle la matière froide et obscure éparpillée dans le cosmos, autour des étoiles ou encore au coeur des galaxies (voir sa première image, la galaxie M51).

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La nébuleuse de la Carène photographiée dans toute sa majesté

The Carina Nebula imaged by the VLT Survey Telescope

Vue d’ensemble de l’immense nébuleuse de la Carène.

Publiée à l’occasion de l’inauguration du VLT Survey Telescope (VST), cette superbe image de la nébuleuse de la Carène montre la finesse et la grande sensibilité de la caméra OmegaCAM installée à son foyer.

Inauguré à Naples le jeudi 6 décembre 2012 dans les locaux de l’observatoire de Capodimonte, le tout nouveau VST (V pour Very Large Telescope et ST pour Survey Telescope), conçu et développé par l’INAF (Institut National d’Astrophysique) en collaboration avec l’ESO (European Southern Observatory) est, du haut du Mont Paranal au Chili, désormais le plus grand télescope de sa catégorie. Doté d’une puissante caméra OmegaCAM d’une résolution de 268 mégapixels, il lui incombe de sonder profondément à large champ la voute céleste, dans les longueurs d’onde visible.

La cible choisie est la majestueuse nébuleuse de la Carène. Située à 7 500 années-lumière de nous en direction de la constellation australe de la Carène, elle est une des matrices d’étoiles les plus importantes dans notre voisinage … Très étendue, d’ordinaire les plus grands télescopes ne parviennent pas à la photographier dans sa totalité.

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Existe t’il des planètes rocheuses autour des naines brunes ?

Illustration d’un disque de poussières cosmiques autour de la naine brune Rho-Oph 102

Une équipe d’astronomes a observée avec surprise des grains de poussières de tailles millimétrique autour d’une naine brune. Cette découverte contrarie les modèles de formation de planètes rocheuses et suggère qu’elles soient plus abondantes qu’imaginer.

Même si il est encore inachevé, l’ensemble de radio-télescopes ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array) fait déjà des merveilles et comble les astronomes. Sensible aux longueurs d’ondes millimétriques et submillimétriques, il est “un nouvel outil puissant pour percer les mystères de la formation des systèmes planétaires” explique Leonardo di Testi (ESO) qui a participé à cette étude du disque de poussière qui enveloppe une étoile de type naine brune. “Obtenir ce résultat avec les générations précédentes de télescopes aurait nécessité au moins un mois d’observation – une durée impossible en pratique. Mais, en utilisant seulement un quart du nombre final d’antennes d’ALMA, nous avons été capables de le faire en moins d’une heure !” ajoutait-il. Evidemment cela promet de magnifiques découvertes dés 2013, date de la mise en fonction de la totalité de ses 66 antennes.

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Une planète errante découverte à 100 années-lumière de la Terre

Exoplanète errante CFBDSIR2149

Illustration de la planète orpheline CFBDSIR2149. Elle est représentée bleue telle qu’elle est observée dans l’infrarouge. En lumière visible, elle nous apparaitrait faible et rouge sombre.

Une équipe d’astronomes a découvert un objet de masse planétaire, orphelin et errant à environ 100 années-lumière de chez nous.

Distant de 100 années-lumière, l’objet poétiquement désigné par CFBDSIR2149 n’est pas la planète cachée Nibiru qui devrait percuter la Terre le 21 décembre prochain comme le prétendent les tenants (irrationnels) de la fin du monde. Découvert avec le CFHT (Canadian French Hawaian Telescope) — dans le cadre du programme programme CFBDS (Canada-France Brown Dwarfs Survey) –, étudié et imagé avec SOFI et le spectrographe X-shooter installé sur le VLT (Very Large Telescope, ESO), ce corps céleste semble appartenir au (méconnu) courant stellaire en mouvement AB Doradus (constellation de la Dorade), formé il y a moins de 120 millions d’années. D’une masse estimée entre 4 et 7 fois celle de Jupiter, sa température en surface serait d’environ 430° C. Plutôt élevée pour une planète et faible dans le cas d’une étoile. A moins que ce soit une “naine brune froide”, une étoile peu massive issue de la même “portée” au sein de la nébuleuse.

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Panorama très détaillé du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée

Image mosaïque du centre de la Voie Lactée peuplée d’un minimum de 84 millions d’étoiles ! (lien version HD plus bas)

Impressionnant panorama du “centre-ville” de notre galaxie dans l’infrarouge.

Voici l’une des plus grandes et extraordinaires images astronomiques de tous les temps ! Vaste de quelques 108 200 sur 81 500 pixels (8,8 milliards de pixels !), elle dévoile la partie centrale de la Voie Lactée — le bulbe galactique — sur une surface de 315 ° carrés dans la voûte céleste, soit 1 % de la totalité (hémisphère austral et boréal réunis) …
Produite dans le cadre de l’ambitieux sondage à large champ Variables VISTA in the Via lactea (VVV), à travers 5 filtres dans le proche infrarouge au foyer du télescope de 4,1 mètres de diamètre VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy), elle offre un panorama aux détails inégalés de cette région centrale de notre galaxie ordinairement masquée (dans le visible) par d’épais et sombres nuages de poussières. Pas moins de 173 millions objets célestes différents ont été recensés. Parmi eux, 84 millions ont été identifiés avec certitude comme étant des étoiles. Beaucoup sont des naines rouges, étoiles de faible masse, peu lumineuses et autour desquelles il peut être facile de détecter la présence d’exoplanètes. Une grande majorité des autres corps célestes demeure indistinctes ; peu lumineux, ils se confondent avec leurs voisins et demeurent difficiles à interpréter. Quelques-uns, à la silhouette étendue et diffuse, apparaissent toutefois comme de lointaines galaxies vues à travers ce dense “rideau d’arbres” stellaires …

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Découverte d’une exoplanète de masse comparable à la Terre dans le système d’Alpha du Centaure

AlphaCentauriA B

Environnement de l’exoplanète la plus légère jamais découverte, gravitant autour du système stellaire le plus proche de nous, Alpha du Centaure

Des chercheurs européens ont annoncé l’extraordinaire découverte d’une exoplanète de masse comparable à celle de la Terre autour d’Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche de nous.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la recherche d’exoplanètes. En effet, une équipe de chercheurs européens vient d’annoncer (article publié dans le numéro du 17 octobre 2012 de la revue Nature) la découverte majeure d’une planète dont la masse est légèrement supérieure à celle de la Terre. Cette exo-terre se situe dans notre proche voisinage galactique, à seulement 4,3 années-lumière de nous, dans le système d’Alpha du Centaure ! C’est donc la plus “légère” et proche exoplanète connue !

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50 ans de l’ESO : portrait de la nébuleuse du Casque de Thor

Thor’s Helmet Nebula imaged on the occasion of ESO’s 50th Anniversary

La nébuleuse du Casque de Thor photographiée par le VLT pour les 50 ans de l’ESO.

A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa création, le 5 octobre 1962, l’Observatoire Européen Austral (European Southern Observatory, ESO) a publié une image inédite de la nébuleuse dite du Casque de Thor. Cette cible a été désignée par le grand public, appelé à voter dans le cadre du récent concours “choisissez ce que va observer le VLT”.

Distante de 15 000 années-lumière, en direction de la constellation du Grand Chien, la nébuleuse du casque de Thor ou NGC 2359 est un vaste nuage moléculaire dont les parties les plus lumineuses, observées en grand champ, peuvent en effet évoquer la forme d’un casque hérissé de deux cornes … La partie centrale, plutôt sphérique et « translucide » est sculptée par les violentes bouffées d’une étoile massive. Une cavité ornée qui doit ses délicieuses teintes aux différents gaz qui la tapissent.

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Nébuleuse du Crayon dépeinte par l’ESO

The Pencil Nebula, a strangely shaped leftover from a vast explosion

Nébuleuse du Crayon qui évoque aussi un « balai de sorcière »

Paysage interstellaire de la nébuleuse du Crayon, 11 000 ans après l’explosion d’une étoile massive.

Réalisée avec la caméra grand-champ WFI (Wide Field Imager) installée au foyer du télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla, cette image met en lumière un long et splendide lambeau de gaz nommé, par sa forme évocatrice, Nébuleuse du Crayon (Pencil Nebula ou NGC 2736). Il s’agit de beaux restes (long de 0,75 années-lumière) d’une étoile massive qui a explosé il y a environ 11 000 ans. Situés à seulement 800 années-lumière de chez nous au coeur de la constellation australe des Voiles (Vela), ces rémanents de supernova continuent de se diluer, propager dans l’espace interstellaire à une vitesse moyenne de 650 000 km/h. si bien qu’il est possible, au cours d’une vie humaine, d’observer le déplacement des nuages de gaz par rapport aux étoiles de l’arrière-plan. Plus qu’un crayon, la structure de la nébuleuse en filaments évoque un “balai de sorcière”. Propulsée à plusieurs millions de km/h. après l’explosion, l’onde de choc a depuis été ralentie par la matière interstellaire (poussières et gaz), plus ou moins dicible, qui remplit notre galaxie.

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Découverte d’une forme simple de sucres autour d’une jeune étoile

Le nuage molléculaire Rho Ophiuchi photographié dans l’infrarouge par WISE – Présence de sucres autour de la jeune étoile binaire IRAS 16293-2422

Présence de sucres, composé organiques indispensable à la formation du vivant, autour d’une jeune étoile binaire dans le nuage moléculaire rho Ophiuchi.

Au sein du nuage de gaz et de poussières nommé rho Ophiuchi (voir image ici et ici), à environ 400 années-lumière de nous en direction (au-dessus, visuellement) de l’étoile Antarès (supergéante rouge qui domine la constellation du Scorpion), une équipe d’astrophysiciens à révéler la présence de molécules de glycolaldéhyde, une forme simple de sucre — “pas très différent du sucre [sucrose] que nous trempons dans notre café” précise Jes Jørgensen de l’Institut Niels Bohr — autour d’une très jeune étoile binaire de masse comparable à celle du Soleil. Cette découverte réalisée avec le puissant — et pourtant incomplet — réseau de radiotélescopes ALMA (Atacama Large Millimiter/submilimiter Array) développé par l’ESO (European Southern Observatory) montre que les molécules organiques indispensables à l’émergence de la vie (telle que nous la connaissons) pullulent dans ce type d’environnement primitif. La jeune étoile désignée IRAS 16293-2422 n’a, en effet, pas encore de planètes et possède, à une distance équivalente à celle qui sépare le Soleil d’Uranus dans notre système solaire, une abondance de composés organiques complexes tels que l’éthylène glycol, le formiate de méthyle, de l’éthanol. Les poussières capturées par le cocon proto-stellaire ont également favorisé la création de glycolaldéhyde (C2H4O2), alliant carbone, hydrogène et oxygéne. Cette observation suggère aux chercheurs que toutes les “briques” qui composent l’ARN du vivant sont “préparées”, élaborées dans les chaudrons où se forment les étoiles.

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Premières observations de « galaxies noires »

Lointaines « galaxies noires » démasquées grâce au quasar HE 0109-3518

Une équipe internationale d’astronomes a observé pour la première fois ce qui ressemble à des “galaxies noires”, galaxies primitives essentiellement composées de gaz et de poussières.

Les galaxies comme la Voie Lactée et toutes celles que l’on peut observer dans les télescopes concentrent des dizaines de milliards d’étoiles, du gaz, de vastes nuages de poussières et sont enveloppées de halo invisible de matière noire dont la nature reste inconnue. Pour expliquer leurs formations dans les temps premiers de l’Univers, soit plus de 13 milliards d’années en arrière, les astronomes suggérent une construction progressive à partir de galaxies naines et autres “galaxies noires”. L’existence de ces dernières est prédite par les modèles théoriques. Très riches en gaz et en poussières, elles fabriquent très peu d’étoiles. Leurs faibles masses (environ 1 milliard de masses solaires) les rend paresseuses si bien qu’il y a peu, très peu d’étoiles qui sortent des entrailles de ces obscures matrices. Les astronomes ont calculé qu’il leur faudrait plus de 100 milliards d’années pour se remplir d’étoiles (transformer la totalité de la matière interstellaire qu’elles contiennent en étoiles). Le peu d’étoiles et donc de rayonnement entrave leurs détections par les télescopes les plus puissants.

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La matrice de la nébuleuse NGC 6357 photographiée par le VLT

Close-up view of NGC 6357

Piliers de gaz, étoiles massives au sein de la nébuleuse NGC 6357, distante de 8 000 années-lumière

Dans le cadre du programme “joyaux cosmiques”, l’ESO nous invite à découvrir l’intimité de la nébuleuse NGC 6357, piliers de gaz et cavités creusés par les étoiles massives.

Bas au-dessus de l’horizon sud, le Scorpion est pourtant une des plus belles  constellations du ciel d’été, partageant la vedette avec son voisin le Sagittaire et trio Lyre, Cygne et Aigle, tous trois membres du Triangle de l’été. Fait assez rare pour ne pas le souligner, la disposition de ses étoiles représente fidèlement le dessin de la créature venimeuse. De belles pinces à l’ouest, la supergéante de couleur braise Antarès (la “rivale d’Arès ou rivale de Mars”) qui domine la partie centrale du corps. Un rubis posé dans la nuit de velours estivale. Puis une longue enfilade d’étoiles à l’est et au sud qui dessine admirablement la queue. Celle-ci s’enroule autour de la brume pâle de la Voie Lactée.

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Le télescope ALMA observe les entrailles de la galaxie Centaurus A

Centaurus A par ALMA

La partie centrale de la galaxie elliptique Centaurus A observée par ALMA

Le radiotélescope ALMA révèle les mouvements de l’anneau de poussière au centre de la galaxie Centaurus A, vestiges d’une galaxie spirale.

Quelques jours après la publication d’un portrait de la galaxie Centaurus A, l’ESO vient d’en dévoiler un nouveau, complémentaire, capturé cette fois par le puissant radio-télescope ALMA (Atacama Large Milimeter/submilimeter Array), en cours d’installation (33 antennes sur 66 sont en service). Ces antennes géantes qui s’installent dans le désert de l’Atacama regardent l’Univers dans les longueurs d’ondes millimétriques. Elles multiplient les succès, bien qu’inachevé et des capacités impressionnantes. Ce qui augure des prodiges à venir en matière d’exploration des régions les plus obscures.

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Nouveaux détails sur la galaxie Centaurus A

Centaurus A

La galaxie elliptique Centaurus A assombrie par une barre centrale. De longs jets de gaz sont visibles à gauche en diagonale (agrandir l'image)

Le télescope de 2,2 mètres de l’Observatoire de La Silla (ESO) offre un portrait inégalé, riche en détails, de l’étrange galaxie Centaurus A distante de 12 millions d’années-lumière.

Connue des astronomes depuis plusieurs décennies pour être la plus puissante source d’émission radio du ciel, la galaxie Centaurus A – aussi désignée par NGC 5128 – se situe, comme son nom l’indique, au sein de la constellation australe du Centaure, à environ 12 millions d’années-lumière de nos télescopes (situer Centaurus A avec WikiSky). Dans la faune des galaxies, elle appartient à l’espèce des elliptiques géantes, caractérisée par la forme … elliptique et une masse très importante. Centaurus A déborde de centaines de milliards d’étoiles âgées, pour la plupart, de plusieurs milliards d’années … Comme on peut le constater sur toutes les images de cette galaxie, elle se distingue de ses semblables par cette barre sombre et voilée qui cache la partie centrale. Un modèle “perturbé”. Pour les astronomes, il s’agit du reliquat encore visible d’une galaxie spirale happée par la massive Centaurus A. Un festin qui a commencé il y a plusieurs millions d’années et dont on ne distingue plus que le squelette de gaz et de poussières … 

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Portrait de l’amas globulaire M55 par le télescope VISTA

m55 par vista

Messier 55 photographié dans l'infrarouge par le télescope VISTA

Le télescope VISTA livre un portrait de l’amas globulaire Messier 55, l’un des plus proche de nous.

Installé au sommet du Mont Paranal (2 700 mètres d’altitude), à quelques pas de l’immense complexe du VLT (Very Large Telescope), VISTA (Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) est un géant de 4,1 mètres qui sonde l’univers dans le rayonnement visible et infrarouge.

Sa dernière “pépite” publiée par l’ESO (European Southern Observatory) est l’amas globulaire Messier 55. Comme en témoigne l’image ci-dessus, d’innombrables étoiles se serrent dans un espace confiné, d’environ 100 années-lumière de diamètre. Une petite communauté en forme de pelotes qui rassemble pas moins de 100 000 étoiles. Comme tous les amas globulaires, M55 est peuplé d’étoiles âgées en moyenne de 10 milliards d’années. L’Univers était encore jeune à leur naissance et pauvre en élément plus lourds que l’hydrogéne et l’hélium. L’étude de leurs spectres révèlent en effet de faibles quantités d’oxygène, d’azote, de carbone, etc. Ce qui n’est pas le cas des générations suivantes, comme celle à laquelle appartient notre Soleil. On doit notre existence et celle des planètes, à l’abondance de ces éléments dans la nébuleuse primitive solaire.

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APEX perce les secrets de l’obscur nuage de poussières de la nébuleuse M78

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La nébuleuse M78 sondée dans les longueurs d'onde submilimétrique par APEX

APEX sonde la part sombre de la nébuleuse M78.

On se souvient de l’écharpe de poussières du nuage moléculaire du Taureau (Taurus Molecular Cloud) révélée par APEX (Atacama Pathfinder EXperiment) il y a plusieurs semaines. Une région obscure abritant des embryons stellaires à 450 années-lumière seulement du système solaire. Il s’agit probablement de la matrice d’étoiles la plus proche de nous.

A présent, le télescope sensible aux longueurs d’onde submilimétrique a visé l’une des nombreuses nébuleuses qu’abrite la constellation d’Orion : Messier 78 (M78 ou aussi NGC 2068). Située au-dessus de la ceinture du Chasseur et de l’étoile Alnitak (voir emplacement dans Wikisky), la nébuleuse par réflexion est distante d’environ 1 400 années-lumière. Les jeunes et turbulentes étoiles bleues (type spectral B) qu’elle cache dans ses plis de gaz et de poussières l’inonde de lumière. Nous la voyons luire dans le visible, à l’instar des régions voisines (Orion est un splendide “patchwork” de nébuleuses).

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Portrait de l’amas ouvert NGC 6604 et de son environnement

NGC6604

Draperies de gaz et de poussières autour des jeunes étoiles de l'amas NGC 6604

Exploration du méconnu amas ouvert NGC 6604, baigné de gaz et de poussières.

L’ESO qui, rapelllons-le fête son cinquantième anniversaire cette année, nous ouvre les portes de la région Sh2-54 qui entoure la grappe d’étoiles NGC 6604. Cette dernière concentre une poignée d’étoiles au sein d’un plus grand groupe d’une centaine d’individus, plus dispersé et plus âgé : l’amas ouvert Serpent OB (situé dans la constellation du Serpent et dominé par des étoiles bleues de type O et B).

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Les paysages variés de la nébuleuse de la Tarentule photographiés par Hubble

Beauté éblouissante de la nébuleuse de la Tarentule

Beauté éblouissante de la nébuleuse de la Tarentule

Le télescope spatial Hubble, qui fête ses 22 ans, publie une mosaïque d’images vertigineuses de l’une des plus impressionnantes matrices d’étoiles dans notre voisinage galactique, la nébuleuse de la Tarentule.

L’image est fascinante. Nous pénétrons dans un vaste paysage cosmique qui s’étend sur environ 650 années-lumière. Cela se passe à 170 000 années-lumière de nous, dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan (LMC). Même si cette dernière présente des dimensions relativement modestes par rapport à la Voie Lactée (notre galaxie s’étend sur 100 000 années-lumière !), la nébuleuse de la Tarentule – ou 30 Doradus, désignée aussi NGC 2070 – qu’elle abrite est la matrice d’étoiles la plus active connue dans un rayon intergalactique de plusieurs millions d’années-lumière ! Les nébuleuses éparpillées dans la Voie Lactée sont moins frénétiques. Il faut aller loin pour en rencontrer d’aussi fécondes et vigoureuses.

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Le jeune système planétaire de Fomalhaut sous l’oeil d’ALMA

National Radio Astronomy Observatory ALMA Antennae Image

Image composite de l'étoile Fomalhaut et de son anneau de poussières escorté de 2 planètes

ALMA affine les observations de l’anneau de poussières autour de la jeune étoile Fomalhaut, escorté par deux planètes.

La vue pénétrante du télescope spatial Hubble avait révéler en 2008, une jeune planète au sein de la nuée de poussières qui entoure Fomalhaut. Cette étoile dont le nom signifie “la bouche du Poisson”, est la plus brillante de la constellation du Poisson Austral. Encore très jeune – son âge est estimé à 200 ou 300 millions d’années – , elle est au centre d’un proto-système planétaire où tout semble (lentement bien sûr, sur de grandes échelles de temps) se mettre en place, le chaos cédant la place à une organisation précaire. Une “pièce” de théâtre qui se joue à 25 années-lumière de nous, autant dire dans notre voisinage (relativement à la taille de notre galaxie !).

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Le télescope VISTA publie un vaste paysage cosmique « pointilliste »

Détails du champ profond COSMOS capturé par le télescope VISTA

Détails du champ profond COSMOS capturé par le télescope VISTA

Après plus de 6 000 poses réparties sur 55 heures d’expositions la caméra infrarouge du télescope VISTA a enregistrée environ 200 000 galaxies différentes.

De prime abord, l’image peut paraitre quelconque : des étoiles éparpillées et peut-être quelques taches pâles qui trahissent la présence de galaxies. En réalité, la plupart des points et des taches que l’on peut observer sont des galaxies. Des milliers et des milliers d’entités remplies de centaines de milliards d’étoiles chacune, et aussi de gaz, de poussières …, le tout enrobé de l’énigmatique matière noire. L’image est le produit de 55 heures de captation de la lumière infrarouge en direction d’une portion du ciel de 2° carré (soit 10 fois la Pleine Lune) dans la constellation du Sextant.

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Les « super-terres » habitables seraient des milliards dans la Voie Lactée

Crépuscule sur la super-Terre Gliese 667Cc

Crépuscule avec trois "soleils" sur la super-Terre Gliese 667Cc

Selon une nouvelle étude statistique publiée par une équipe internationale d’astrophysiciens, 41 % des super-terres en orbite autour d’étoiles naines rouges se promèneraient dans la zone habitable !

Les étoiles de classe M appelée « naine rouge » sont très nombreuses dans la Voie Lactée. Plus petites et moins massives que notre modeste Soleil (étoile naine jaune !), elles “brulent” très lentement leur réserves d’Hydrogéne, autorisant une longévité de plus de 10-12 milliards d’années. Selon les dernières estimations des astronomes, elles représenteraient 80 % de la population mondiale galactique, soit plus de 160 milliards d’astres qui sont relativement discrets – car peu lumineux – dans la paysage cosmique … !

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Des galaxies plein les yeux

Amas d'Hercule photographié par VST

Amas d'Hercule photographié par VST

Cette image capturée avec la puissante OmegaCAM installée sur le télescope VST propose une immersion dans l’amas d’Hercule, région de l’univers local où les galaxies abondent.

Elles semblent éparpillées ou dispersées, jetées au hasard mais en réalité toutes ces galaxies présentes sur l’image sont liées gravitationnellement. Il se pourrait même, selon les chercheurs, qu’elles forment trois sous-ensembles. Trois amas en interaction qui “tricoteraient” un super-amas avec des structures analogues du même type ! Les astrophysiciens profitent la grande sensibilité de l’OmegaCAM (268 Megapixels !) pour sonder ce magnifique réseau de galaxies, espérant en observer les coutures, en quelque sorte le front où les amas se rencontrent.

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Poussières fécondes dans l’obscur nuage moléculaire du Taureau

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Comparaison visible/milimétre (APEX) du nuage molécuaire du Taureau

Le télescope APEX de l’ESO offre une vision inédite du méconnu nuage moléculaire du Taureau, distant de seulement 450 années-lumière.

Présent dans la direction de la constellation du Taureau, le nuage moléculaire dit du Taureau (TMC, Taurus Molecular Cloud) est indicible dans le rayonnement visible. C’est une veine sombre, composée de gaz et de poussières qui fait obstacle à la lumière d’étoiles lointaines. Une région qui peut apparaître comme une obscure trouée ou une soudaine absence d’étoiles sur la grande tapisserie du firmament …

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Image sans précédent des entrailles de la nébuleuse de la Carène

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La nébuleuse de la Carène révélée dans l’infrarouge par le VLT (cliquez pour agrandir)

L’ESO qui fête son cinquantième anniversaire cette année partage un fabuleux panorama du substrat de la nébuleuse de la Carène capturé avec le VLT. La caméra HAWK-I nous en dévoile les dessous.

Une équipe d’astronomes chassant les étoiles de faible masse, principalement des naines brunes, au sein de la vaste nébuleuse de la Carène, vient de livrer la meilleure image jamais obtenue dans l’infrarouge de cette matrice d’étoiles très fécondes, distante de 7 500 années-lumière.

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