La comète PanSTARRS en photos

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PanSTARRS, très brillante, photographiée par Stereo B

Visible au crépuscule dans le ciel boréal jusqu’à la fin mars 2013, la comète PanSTARRS se dévoile sur les photos et vidéos capturées par les nombreux astro-photographes et curieux qui la suivent. Décoiffée par son premier passage à proximité de notre étoile (à environ 45 millions de km le 7 mars) la comète C/2011 L4 (PanSTARRS) semble avoir bien résister aux tempèratures élevées (10 fois celle ressentie sur Terre !) et les turbulences du vent solaire. Stereo B (Stereo Behind) – l’un des deux membres de la paire de satellite d’observation solaire capable d’étudier la face du Soleil opposée à la Terre – a capturé une série d’images de la comète, quelques jours après sa visite au corps le plus massif du système solaire (99,5 % de la masse totale). Une violente bourasque de particules solaires, éjection de masse coronale (CME), parcourt l’espace tandis que la comète se promène, abandonnant dans son sillage des milliards de grains de poussières. On distingue également la Terre, éloignée de plusieurs dizaines de millions de km. En dépit d’un noyau dont la taille est estimée à 1 km, PanSTARRS brille à en éblouir la caméra qui enregistre les images. Sa longue chevelure apparait complexe et plutôt mal peignée …, fendue à plusieurs reprises. Peut-être est-ce l’oeuvre d’une rotation rapide de cette boule de glace ?

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Météorite ? Astéroïde ? Que s’est-il passé dans le ciel de Russie ?

Les chercheurs en savent un peu plus sur le petit astéroïde qui a explosé dans le ciel de Russie.

Aucune corrélation entre le “météoroïde » qui explosa dans le ciel de Russie et le survol à une distance record de l’astéroïde 2012 DA14 (40 m. de long).

Le météorite ou plutôt le petit astéroïde qui est entré dans l’atmosphère terrestre au-dessus de la région de l’Oural, en Russie, le 15 février 2013 à 9 h 20, heure locale (il était 4 h 20 du matin en France métropolitaine) était l’événement météorique le plus puissant enregistré depuis celui de 1908 lequel coucha les arbres sur des dizaines de kilomètres dans la région de Tunguska !

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Trois comètes à ne pas manquer en 2013 : Pan-STARRS, Lemmon et surtout ISON !

Apparition de la queue de la comète ISON photographiée le 3 février par Rolando Ligustri (via Spaceweather)

Apparition de la queue de la comète ISON photographiée le 3 février par Rolando Ligustri

Trois comètes remarquables pour cette année 2013. Deux sont à suivre en mars et avril. La troisième, la comète ISON, devrait être spectaculaire dans le ciel de la fin novembre ! Beaucoup y voient « la comète du siècle » !

Il est sans doute encore trop tôt pour le dire mais cette nouvelle année 2013 s’annonce très prometteuse en terme de comètes. Encore discrètes à ce jour dans l’épaisseur des nuits d’hiver (été dans l’hémisphère sud), pas moins de trois de ces “boules de neige sale” découvertes récemment sont susceptibles d’être pour le moins, visible à l’oeil nu et pour le mieux, offrir en spectacle leurs longues chevelures, de jour comme de nuit …

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L’éclipse totale du Soleil retransmise en direct sur internet

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La seule terre émergée dans le monde où il est possible d’admirer l’éclipse totale du Soleil, la dernière avant 2015, est le nord de l’Australie (Territoires du nord et Queensland). Tandis que leur calendrier indique déjà le 14 novembre et que la nuit s’achève, peu nombreux sont donc les observateurs directs du phénomène qui commence au lever du Soleil.

A 19h38 temps universel (c’est encore le 13 novembre en Europe, Afrique et Amériques) aura lieu le premier contact visible dans les Territoires du nord. Le maximum de l’éclipse sera atteint à 22h11 TU, soit 23h11 en France métropolitaine, au centre de l’Océan Pacifique à 39° 57,6’ de latitude sud et 161° 20,2’ de longitude ouest. Gageons qu’il y aura peu d’observateurs à cet endroit du globe.

 Magnifique carte virtuelle de l’éclipse totale du Soleil.

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Curiosity : Good Morning Mars !

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Image du sol martien, dans le cratère Gale où vient de se poser Curiosity ; haut de l’image saturée par la lumière du Soleil et salie par la poussière martienne

Amarssissage réussi pour le grand et puissant rover Curiosity.

Après un long périple de 36 semaines pour une traversée interplanètaire de 560 millions de km, le rover Curiosity a réussi sa descente vers le grand cratère Gale. Il était 7h31 en France quand, au terme des “7 minutes de terreur” et d’angoisse (…), la grue aéroportée a réussie le défi de déposer en douceur le lourd robot explorateur de 900 kg. “Je suis en sécurité sur Mars” ont déclaré sur Tweeter les ingénieurs de la NASA qui ont explosé de joie en réalisant qu’ils avaient réussi l’”amarssissage”. C’est le plus complexe jamais réalisé. “7 minutes de terreur qui sont devenues 7 minutes de triomphe !” s’est enthousiasmé John Grunsfeld.

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En vidéo, transit de Vénus capturé en haute résolution par SDO

Transit de Venus photographié par SDO, 171 Angstrom

Boucle magnétique et transit de Vénus

Transit de Vénus du 5 et 6 juin 2012 entre 22h09 TU et 04h49 TU (temps universel) capté en très haute résolution par les multiples caméras de l’observatoire spatial du Soleil, SDO. La planète distante en moyenne de 108 millions de km du Soleil se promène devant notre étoile, 109 fois plus grande. Sa silhouette se fraie un chemin devant le bouillonnement du Soleil !

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Images et vidéos du transit de Vénus

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Transit de Vénus au lever du Soleil en Grèce, photo de Albireo2006 (flick’r)

Moisson abondante de photos et vidéos du transit de Vénus.

Ce fut sans aucun doute l’événement astronomique le plus attendu de l’année et aussi le plus regardé, photographié et filmé ! Les images pleuvent par centaines sur internet. Durant 6 heures et 40 minutes, le Soleil maculé de tâches sombres affichait un grain de beauté hors du commun : la silhouette de la planète personnifiant la dééesse de l’Amour et de la Beauté. Sur de nombreuses images on voit se profiler les contours de Vénus, son épaisse atmosphère.

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Suivez en live le transit de Vénus

Vénus photographiée 31 heures avant son passage devant le Soleil

Vénus photographiée le 5 juin, quelques heures avant son passage devant le Soleil

Bonnes adresses internet pour suivre, cette nuit, le transit de Vénus en direct.

Moment rare et historique, Vénus passe devant notre Soleil ce 5 juin à partir de 22h09 TU (temps universel – rajouter 2h pour heure France métropolitaine) mettant en ébullition curieux, astronomes amateurs et professionnels. La silhouette de la planète (planète très chaude car plus proche du Soleil que nous, sa taille est quasi-identique à celle de la Terre) “pavanera” devant notre étoile durant environ 7 heures. En France, nous ne pourrons donc admirer ce spectacle (en prenant soin de se protéger les yeux, de chausser des lunettes à éclipse) que lorsque l’astre du jour aura franchi l’horizon nord-est, autour de 3h50 TU (5h50 en France). Une dernière partie à découvrir à travers la brume matinale. A 6h37, c’est à dire 8h37 (France), Vénus glissera sur le limbe du Soleil. Une expulsion sous l’apparence d’une goutte d’eau, la “goutte noire”. Le dernier contact aura lieu à 6h55 TU soit 8h55 marquant la fin du transit … Quelques jours plus tard, à partir du 12 juin, Vénus redeviendra visible à l’aube.

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Transit de Vénus visible à l’aube le 6 juin

atmosphère de Vénus lors de son transite en 2004

Observation de l'atmosphère de Vénus durant son passage (transit) devant le Soleil en 2004

Vénus, déesse de l’amour, glissera devant le Soleil entre le 5 et le 6 juin 2012. Un furtif grain de beauté à la surface de notre étoile  qui ne sera visible, en France, qu’à l’aube !

Les 5 et 6 juin 2012, le Soleil, Vénus et la Terre seront alignés durant quelques heures. La distance entre les deux planètes, par ailleurs de taille quasi-identique  (94 % du diamètre terrestre), sera à son minimum : 43 millions de km ! Vu de la Terre, Vénus passera exceptionnellement devant le Soleil ! Pour une partie des terriens seulement ! La dernière fois que cela s’est produit, c’était le 8 juin 2004. Les observateurs qui étaient alors en France métropolitaine avaient pu suivre le spectacle du début à la fin, du “premier au dernier contact” et même entrapercevoir l’atmosphère de la planète. Après ce nouveau transit, il faudra attendre plus d’un siècle pour observer les deux prochains, le 11 décembre 2117 puis le 8 décembre 2125 !

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Photos de l’éclipse annulaire du Soleil du 20 et 21 mai 2012

John Chumack

Eclipse annulaire de Soleil photographiée par John Chumack

En photos, l’éclipse annulaire du Soleil du 20 et 21 mai 2012.

Alors que la moitié du globe terrestre était plongé dans la nuit, entre le 20 et 21 mai 2012, la partie du monde éclairée pouvait suivre une éclipse annulaire centrale du Soleil. Annulaire car la Lune, distante de plus de 405 000 km, était à son apogée. Sa taille visuelle n’était pas suffisante pour masquer complétement le Soleil.

Image de prévisualisation YouTube

Des millions de terriens, notamment en extrême-orient, au nord de l’océan Pacifique et à l’ouest du Canada et des Etats-Unis (voir carte), ont pu admirer un « anneau de feu » à l’orée de l’horizon ! Les photos affluent à présent sur internet.

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Découverte d’une supernova dans la galaxie M95

La supernova 2012aw photographiée au sein de la galaxie M95 par Adam Block

La supernova 2012aw photographiée au sein de la galaxie M95 par Adam Block

Une supernova est observable depuis le 16 mars dans M95, galaxie remarquable dans le « triplet du Lion ».

C’est arrivé il y a environ 37 millions d’années – et nous ne le découvrons qu’aujourd’hui ! – , une supernova vraissemblablement de type II, a exposée dans l’un des bras spiraux de la galaxie M95. Des terriens passionnés d’astronomie ont enregistré le phénomène distant donc de 37 millions d’années-lumières, le 16 mars 2012. Confirmée puis nommée SN 2012aw, la magnitude de cette puissante supernova atteint à présent 13,3. L’énergie qu’elle répand rivalise avec celle émise par les milliards d’étoiles massées au centre de la galaxie-hôte ! Les chercheurs estiment que c’est une étoile massive qui n’aurait vécue que quelques millions d’années, qui est à l’origine.

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Les grands rendez-vous astronomiques de 2012

Principaux événements célestes à ne pas manquer au cours des 12 prochains mois !

Conjonction Lune Venus Miguel Claro

Conjonction de la Lune avec Venus photographiée par Miguel Claro

Le 3 mars, notre voisine Mars sera en “opposition”. Une configuration favorable à son observation ! Toutefois, il faut nuancer l’exaltation car la planète rouge sera alors distante de 100 millions de km de nous ! En 2003, nombre d’observateurs s’en souviennent, Mars n’était qu’à 55 millions de km, presque deux fois plus proche que cette année !

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Ephémérides Décembre 2011

A observer dans le ciel de décembre

Eclipse de Lune du 15 juin 2011

Eclipse de Lune du 15 juin 2011 photographiée par André Cassése (Observatoire de Rocbaron)

Dernier phénomène de l’année 2011 à observer : une éclipse totale de la Lune.

Le 10 décembre, le Soleil, la Terre et la Lune sont alignés. Comme tous les 28 jours, les terriens voient une belle Pleine Lune se hisser au-dessus de l’horizon est, au moment où le Soleil disparait à l’ouest (en décembre, il se couche au sud-ouest). Toute la nuit, le lampadaire naturel éclaire la surface de la Terre. Quoique pas tout à fait toute la nuit. Distant de presque 400 000 km, notre satellite naturel traverse l’ombre de la Terre projetée dans l’espace. Les observateurs situés en Australie, Indonésie, Japon en profiteront le plus. La totalité est prévue à 14h31 en temps universel (TU). En Europe, il ne sera donc possible de voir que la dernière partie de l’éclipse, au crépuscule. La Lune aura alors quitter l’ombre de la Terre pour entrer dans la pénombre. Enfin, à 18h30 (heure française), l’astre lunaire qui avait pris des teintes de rouille retrouvera complètement sa pâleur légendaire.

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Affluence de photos de la pluie des « Draconides »

Danish Draconids 2011 and Aurora.

Draconides et aurores boréales photographiées Jesper Gronne

Affluence de photos de la pluie des « Draconides » dont le pic d’activité est vraisemblablement survenu après 22 h.

La très attendue pluie météorique des « Draconides » eut bien lieu ce samedi 8 octobre. La plupart étaient de faible luminosité et la présence de la Lune gibbeuse nous a tous privé d’une partie du spectacle … Mais il y eut de beaux coup d’éclats, de belles étincelles qui jaillirent des forges interplanétaires !

Pic d'activité des Draconides

Pic d'activité des Draconides

Selon les estimations de l’International Meteor Organization (IMO) qui a recueilli ces dernières heures, les témoignages d’observateurs scrupuleux basés en Europe et en Asie, l’activité de l’essaim météoriques les « Draconides » a culminé, le soir du 8 octobre, à 20 h10 en temps universel (22 h 10, heure française). Le taux horaire aurait dépassé les 450 étoiles filantes ! C’est très proche des prévisions calculées par Jérémie Vaubaillon de l’IMCCE qui annonçait le pic entre 22 h et 23 h.

De nombreux photographes avisés ont réussi de belles moissons d’images, capturant des poignées de météores se précipitant dans l’atmosphère. Certains eurent la chance d’en photographier tombant dans les filets ou plutôt les draperies d’aurores polaires !

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Maximum des « Draconides » samedi 8 octobre à 21 heures ?

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Evaluation du nombre de météores des "Draconides" visibles samedi 8 octobre

Préparez-vous à observer des rafales d’étoiles filantes, samedi 8 octobre ! La NASA estiment que le maximum se produira à partir de 21 h.

Les prévisions de la NASA (voir tableau ci-dessus) pour la pluie exceptionnelle d’étoiles filantes du 8 octobre tablent sur un pic à 21 h 11 (heure française). On devrait alors frôler un taux horaire de 1 000 étoiles filantes visibles ! Une averse qui se transforme en tempête ! Les heures qui suivent ne sont pas mal non plus avec un taux horaire qui varie entre 700 et 800 météores !

L’essaim météorique les « Draconides » (nommé ainsi car le radiant se situe dans la constellation du Dragon) est généralement modeste avec parfois des sursauts comme en 1933 ou 1946 où les observateurs essuyèrent des pluies torrentielles de plus de 10 000 météores par heure ! Ce furent deux des trois tempêtes les plus importantes du XXéme siècle !

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Pluie exceptionnelle d’étoiles filantes le 8 octobre !

Perseids meteor

Avis de grosse pluie d'étoiles filantes le 8 octobre !

Cette année, l’essaim météoritique les « Draconides » s’annonce exceptionnel avec une estimation de plus de 700 étoiles filantes par heure !

Si vous avez manqué le rendez-vous annuel avec le célèbre essaim d’étoiles filantes « les Perséides » le 13 août dernier ou encore s’il vous a déçu, dérangé par la luminosité de la Pleine Lune, ce n’est pas grave. Les dernières prévisions pour les « Draconides » annonce un pic d’activité pour le 8 octobre dépassant largement celui des « Perséides » : environ 750 par heure !

Plutôt discret, l’essaim météoritique des « Draconides » connait périodiquement de remarquables embardées ! Comme en 1933 ou 1946, deux crus exceptionnels avec un taux de météores dépassant allégrement les 6 000 à 10 000 par heure ! Waouh ! Cela laisse rêveur. Ce sont de véritables tempêtes comme on peut en voir rarement. Les anglo-saxons parlent, eux, de douche (meteor shower) !
Plus récemment, les observateurs japonais eurent une belle surprise en 1998, les « Draconides » semèrent dans le ciel 700 étoiles filantes par heure en moyenne !

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Déferlante d’aurores polaires

aurore boréale au-dessus de la Norvége

Aurore boréale au-dessus de la Norvége

La tempête solaire qui s’est heurtée à la magnétosphère terrestre, le 26 septembre, a produit de spectaculaires et intenses aurores polaires. En témoigne les photographies qui affluent sur internet, entre autres sur Spaceweather (une référence) et Flick’r.

La Norvége a vraisemblablement bénéficier d’une belle – et peu commune – vague aurorale ! « C’étaient une des aurores les plus étonnantes que j’ai jamais vu » raconte Frederik Broms au site Spaceweather sur lequel il a publié ses photos (photo ci-dessus). « Les couleurs étaient absolument superbes avec du pourpre et du rouge-sang profond ajouté au vert. C’est une nuit que je n’oublierai jamais ! ». On le croit sans difficultés.

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Chute probable du satellite UARS le 24 septembre

Orbite de UARS

Orbite actuelle du satellite UARS

D’après les nouvelles estimations, le satellite américain UARS devrait s’abîmer dans l’atmopshère ce 24 septembre, entre 2h et 6h du matin, heure de Paris.

Le satellite vieillissant UARS effectue ses dernières orbites autour de la Terre. Les toutes dernières prédictions de la NASA parlent d’une entrée probable dans l’atmosphère dans quelques heures, ce 24 septembre entre 0h00 et 4h00 du matin (temps universel).

En dépit de sa relative grande taille (à peu prés celle d’un autobus), les spécialistes estiment qu’environ 26 éléments pourraient survivre à la traversée de l’atmosphère (voir vidéo ci-dessous). Il n’y a pas vraiment d’inquiétude à avoir quand on sait que les zones inhabitées sont majoritaires à la surface de notre planète. En outre, la chute des débris pourrait se produire dans l’océan atlantique, qui représente une vaste étendue survolée ces derniers temps par le satellite déchu. La NASA rappelle que les « chances » pour qu’un morceau d’UARS nous tombe sur la tête sont de 1 sur plusieurs milliards !

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En vidéo, le satellite UARS quelques jours avant son naufrage

Thierry Legault partage les images extraordinaires qu’il a réalisé d’un satellite américain en perdition, UARS. Son naufrage est prévu ce 23 septembre.

L’astronome et photographe Thierry Legault est passé maître dans la capture d’images furtives d’engins spatiaux naviguant autour de notre planète. On se souvient tous des transits de la Station Spatiale Internationale (ISS) parfois accompagnée d’une navette spatiale, devant le Soleil. Les détails obtenus sont époustouflants.

Insatiable, l’astro-photographe a fait le voyage jusqu’à Dunkerque (nord de la France), le 15 septembre dernier pour saisir le passage de Upper Atmosphere Research Satellite (UARS). Un vieux satellite qui vit ses derniers jours en orbite terrestre … Probablement endommagé par la collision avec des débris spatiaux, voire par le vent solaire (s’interrogent certains spécialistes), l’engin qui a la taille d’un autobus devrait s’abîmer dans l’atmosphère, selon les dernières estimations de la NASA, ce 23 septembre vers 20h36 (Temps Universel), plus ou moins 20 heures.

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Découverte d’une supernova dans la galaxie M101

Apparition d'une supernova dans M101

Apparition d'une supernova dans M101

Découverte d’une supernova de type Ia, la plus proche de nous depuis longtemps, dans la galaxie M101.

Des astronomes ont annoncé le jeudi 25 août, la découverte d’une supernova de type Ia au sein de la galaxie voisine M101.
Connue aussi sous le nom de la « Roue de Feu » (pinwheel), Messier 101 est une magnifique galaxie spirale distante de 21 millions d’années-lumières, visible dans la célèbre constellation de la Grande Ourse. L’explosion, qui a reçue le nom de PTF11kly, est identifiée comme celle d’une naine blanche. Elle offre une belle opportunité aux chercheurs d’étudier (dans un délai remarquablement court) cette catégorie de supernova encore mal comprises, dés son avénement.
Soucieux de retrouver l’étoile qui est à l’origine de ce phénomène très puissant qui a ébranlé son environnement, les astronomes passent au crible les archives du télescopes spatial Hubble, en quête d’une possible géante rouge voire de deux naines blanches …

D’après les astronomes, la luminosité de la supernova devrait augmenter ces prochains jours, pour atteindre une magnitude 10. Les conditions seraient alors favorables pour l’observation de la supernova dans des instruments amateurs d’n certain calibre.

Source : Keck Observatory.

Localisez M101 sur les cartes « zoomable » de WikiSky.

Crédit photo :  D. Andrew Howell, BJ Fulton (LCOGT), Faulkes Telescope North et Keck Obsvertaory.

Rare vidéo de la spectaculaire météorite qui a traversée le ciel de Bretagne

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Rare vidéo de la fameuse météorite qui a illuminée le ciel de Bretagne quelques instants, le 19 juillet 2011 à 5h20 du matin. En quête de témoignages divers pouvant aider à connaître la trajectoire du corps rocheux qui a pénétré dans notre atmosphère, les spécialistes tentent de recueillir un maximum de documents visuels, photos ou vidéos.

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Le Japon en proie à 3 fléaux

carte épicentre du séisme du 11 mars 2011 au Japon et des répliques

Carte de l'épicentre du séisme survenu le 11 mars 2011 au nord-est du Japon et de la répartition des nombreuses répliques

Etonnement et effroi à la découverte des images de deux catastrophes naturelles de très grande ampleur qui ont dévasté successivement une partie du Japon et auxquelles s’ajoute la menace d’une contamination radioactive.

Le puissant séisme de magnitude 9 qui a fait trembler le nord-est du Japon, le 11 mars 2011 ferait tourner la Terre légèrement plus vite et aurait déplacer, par endroits, l’île d’Honshu de 4 mètres.

Le séisme du 11 mars 2011 qui a secoué le nord-est du Japon, non loin de la ville de Sendaï (1 million d’habitants) était de magnitude 9 ! Quelques minutes après ce tremblement de terre majeur, ressenti jusqu’à la capitale et mégapole Tokyo (environ 37 millions d’habitants !), à près de 400 kilomètres de là, un puissant tsunami a ravagé (il n’y a pas vraiment d’autres mots) tout le littoral faisant face à l’épicentre du séisme … Les dégâts sont considérables et le nombre de victimes pas encore connu (pour l’heure, les autorités japonaises évoquent plus de 10 000 victimes). La vague haute de 10 mètres a, en outre, endommagé les systèmes de refroidissements de la centrale nucléaire de Fukushima, à 150 kilomètres de Tokyo. Le risque qu’un – ou plusieurs de ses réacteurs – entre en fusion est très élevé, ce qui menace toute la région d’une contamination radioactive sans précédent !
Le Japon est connu pour être une région du monde à très haut risque de tremblement de terre pouvant être dévastateur. L’archipel est, en effet, situé au confluent de 4 plaques tectoniques en mouvement constant et le long de ce qui nommé la « ceinture de feu ».
Dans un communiqué, l’Institut Physique du Globe de Paris (IPGP) explique ce qui s’est probablement passé à environ 25 kilomètres de profondeur, au large du Japon :

Ce séisme a rompu une portion de l’ordre de 500 km de la zone de subduction plongeant sous le Japon, entre la plaque Pacifique et la micro-plaque d’Okhotsk. Le glissement cosismique sur la zone de faille a dépassé largement les dix mètres. La rupture s’est étendue au sud jusqu’à la région de Tokyo. (Lire l’article ici, complété de cartes, graphiques et liens internet).

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La comète Hartley 2 visible en octobre

La comète Hartley 2

La comète 103P/Hartley 2 (cliquez pour agrandir)

Suivez l’évolution et les déplacements de la comète Hartley 2 à travers le ciel jusqu’à son passage au plus prés de la Terre, le 20 octobre.

La comète 103P/Hartley 2 devrait voir sa popularité augmenter de jour en jour en même temps que le nombre de clichés.

Nul ne peut prédire encore avec certitude si sa luminosité surpassera les comètes aperçues ces dernières années mais elle s’annonce comme l’une des plus importantes et surprenantes ! Tous les curieux de la planète et autres astronomes amateurs peuvent dores et déjà suivre sa progression à travers la voûte céleste. Durant tout le mois d’octobre, son parcours l’emmène d’une constellation circumpolaire l’autre (voir carte ci-dessous). Ainsi, en ces premiers jours du mois, elle se déplace sous la la constellation de Cassiopée en forme de W. Bientôt (les 8 et 9 octobre), nous pourrons la voir frôler le Double Amas de Persée (H et Khi Persei), située au sein de la Voie Lactée entre la Reine d’Ethiopie, Cassiopée et son gendre, la constellation de Persée. Tout cela promet de superbes photographies !

Trajectoire de la comète Hartley 2

Carte de la trajectoire de la comète Hartley 2 au fil des constellations, éditée par Sly and Telescope

C’est le 20 octobre, que la comète Hartley 2 sera au plus proche de la Terre : 18 millions kilomètres seulement nous en séparera, soit 47 fois la distance entre la Terre et la Lune. Cette nuit-là, les conditions seront donc très favorables à son observation tandis qu’elle se déplacera dans la constellation du Cocher, non loin de l’étoile Capella, l’une des plus brillantes du ciel de l’hémisphère boréal.

Avec une paire de jumelles ou un instrument d’observation, la comète apparaitra floue, nimbée des gaz et des poussières qui constituent sa chevelure. A ce jour, la taille de cette grande chevelure est évaluée à 150 000 kilomètres de diamètre. Au fur et à mesure de son approche du Soleil, sa queue devrait s’allonger et sa luminosité s’intensifier.

La comète 103P/Hartley 2 a été découverte en 1986 par l’australien Malcolm Hartley. De taille modeste, son diamètre est estimé à 1,5 kilomètre. Sa période de révolution autour du Soleil et de 6 ans et demi.

Outre son observation terrestre, la NASA a programmée la sonde spatiale EPOXI (anciennement nommée Deep Impact) pour une approche de son noyau, le 4 novembre prochain. Placé à une distance de 700 kilomètres, le vaisseau spatial devrait alors obtenir des clichés inédits et en très haute résolution de la surface de cette petite comète qu’il transmettra aussitôt aux centres de recherches sur Terre.

Nous publierons régulièrement des images de la comète.

Crédit photo : Nick Howes.

A ne pas manquer : plus petite distance entre la Terre et Jupiter depuis 46 ans

Jupiter et ses 4 satellites galiléens

Jupiter et ses 4 satellites galiléens photographiée par Peter Rosén (cliquez pour agrandir)

Opposition de Jupiter et Uranus le 21 septembre 2010. La plus grosse planète du système solaire ne sera qu’à 591 millions de km de la Terre.

Le 20 septembre 2010 à 21 heures TU (temps universel), Jupiter sera à 591 millions de kilomètres de notre petite planète bleue. Soit 3,9 unités astronomiques. Cela faisait 46 ans que les deux planètes n’avaient pas été aussi proches !

Bien entendu, cette « opposition » est très favorable pour l’observation de la plus grosse planète du système solaire. La conjonction ou « rapprochement visuel » avec Uranus (voir image ci-dessous), une autre planète géante et gazeuse, intéressera tous les curieux et les amateurs. En effet, le 21 septembre, les deux planètes seront alignées  avec la Terre et le Soleil.

Quand on observe Jupiter avec une simple paire de jumelles, on peut découvrir autour du globe lumineux, quatre petits points brillants. L’illustre Galilée fut le premier à les observer il y a 400 ans. On les appelle depuis les quatre satellites galiléens, c’est à dire (du plus proche au plus lointain) Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Avec un instrument d’observation qui permet un grossissement plus important qu’avec une paire de jumelles, on peut distinguer, comme sur la première photo ci-dessus de l’astronome amateur Peter Rosén, des lignes ou bandes nuageuses parallèles à la surface du globe de Jupiter. Sa période de rotation est d’environ 10 heures, cela offre de nombreuses possibilités de voir la grande tache rouge à la surface des océans de gaz. Pour rappel, sa taille équivaut à 2,5 fois celle de la Terre.

Jupiter et Uranus

Jupiter et Uranus visibles ensemble dans la même région du ciel (cliquez pour agrandir)

Crédit photo : Peter Rosen.

Eruptions solaires : possibilité d’observer, ce soir, des aurores boréales en Europe

Grande éruption solaire le 1er août 2010

Grande éruption solaire en direction de la Terre (cliquez pour agrandir)

Suite à une grande éruption solaire en direction de la Terre survenue le 1er août, les spécialistes des phénomènes solaires et atmosphériques de la NOAA prévoient une possibilité d’observer des aurores polaires le 4 août 2010 en Europe.

Le champ magnétique variable du Soleil a, ce 1er août 2010, provoqué une éruption solaire importante de classe C3 (voir photo ci-dessus et vidéo ci-dessous). De grandes arches de plasma soulevées furent ainsi brisées, projetant ainsi dans l’espace un torrent de particules solaires ionisées en direction de notre planète. A cela, se combine des « tsunami » solaires et des éruptions de masses coronales (CME) témoignant d’une activité en forte hausse. Pour parcourir les 150 millions de kilomètres qui nous séparent, il leurs faut plusieurs heures avant d’atteindre notre atmosphère et de l’ « illuminer » par de magnifiques aurores. Bourrasques de rayonnements extrême ultraviolets qui seront, heureusement, en grande partie déviés de la surface terrestre par le champ magnétique. Celles qui parviendront à glisser et à se faufiler dans la haute atmosphère par les pôles, ioniseront alors le ciel. De belles et gracieuses draperies nommées aurores polaires combleront de joies, d’émerveillements et d’étonnements les spectateurs impromptus ou préparés … Aurores boréales et aurores australes semblent agitées durant de longues heures par un « vent » invisible et silencieux, on peut les voir en mouvement continuel, variant leurs luminosités et leurs couleurs.

Aurore boréale dans le Michigan, le 3 août 2010

Aurore boréale photographiée dans le Michigan, le 3 août 2010. On distingue la constellation de la Grande Ourse en arrière-plan (cliquez pour agrandir)

Les prévisionnistes des phénomènes solaires et atmosphériques de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) suivent de très près ce flot de particules qui a déjà commencer à se manifester aux hautes latitudes (voir photo ci-dessus). Il apparait que le vaste « courant » s’étend vers le nord de l’Europe, suggérant que des aurores pourraient ainsi être visibles au cours des prochaines heures, jusqu’à la latitude moyenne de 45°, selon l’intensité. Si vous avez la chance de vous trouver ce soir et cette nuit au-dessus des latitudes 45°-50° et que votre ciel ne souffrent pas trop de nuisances/pollutions lumineuses, il vous devient possible d’observer ce phénomène splendide et spectaculaire !

En vidéo, gigantesques et multiples éruptions solaires en direction de la Terre. Images enregistrées le 1er août 2010 par le satellite Solar Dynamics Observatory (SDO).

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De nombreuses images d’aurores polaires de ces derniers jours sont visibles et consultables dans la galerie photo du site spaceweather.com

Voir les cartes de progression des aurores polaires en temps réel, pour l’hémisphère nord et l’hémisphère sud.

Crédit photo : NASA/SDO et Shawn Malone.

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Eclipse totale de Soleil visible dans le Pacifique, le 11 juillet

Zone de visibilité de l'éclpse centrale totale de Soleil du 11 juillet 2010

Zone de visibilité de l'éclpse centrale totale de Soleil du 11 juillet 2010

Le 11 juillet 2010, une éclipse totale du Soleil sera visible à travers l’Océan Pacifique, à proximité des îles Cook, Tahiti, l’île de Pâques jusqu’au sud de l’Argentine.

A l’heure qu’il est, nombre d’astronomes amateurs venus du monde entier ont pris d’assaut une poignée d’îles du Pacifique. Pourquoi ? Pour assister et, bien sûr, photographier la deuxième éclipse du Soleil de l’année. Elle se déroulera ce 11 juillet, à partir de 18 h 15 TU au large de Tonga. La Lune glissera devant le Soleil jetant ainsi son ombre le long d’une bande étroite parcourant le vaste Océan Pacifique. Une région du monde certes, représentative de notre planète bleue mais peu habitée … Sans aucune commune mesures avec l’éclipse totale du Soleil de 2009 qui avait gratifiée plusieurs dizaines de millions d’êtres humains vivant en Asie d’un spectacle inoubliable ! Toutefois, rien n’arrête un astronome-photographe motivé, même s’il doit traverser les océans et les continents. Après tout, ce peut être aussi un prétexte pour explorer ces « îles du bout du monde », chères aux artistes, poètes et princes et dont la douceur de vivre est vantée partout ailleurs …

Comme on peut le voir sur les cartes ci-dessus et ci-dessous, les meilleurs sites pour observer cette éclipse centrale totale du Soleil sont les îles Cook, une partie de la Polynésie française, en particulier au large de Tahiti (à 18 h 28 TU), îles de Pâques et le sud du Chili. Pour beaucoup, il faudra naviguer, s’éloigner des côtes pour être dans la zone de la totalité, c’est-à-dire observer le Soleil occulté à 100 % par notre satellite naturel. Autrement, aux abords, le spectacle n’en sera pas moins merveilleux : 99 ou 98 % du Soleil caché, cela est tout aussi excitant !

Le maximum aura lieu à 19 h 45 TU, entre les îles de Tuamotu et les îles de Pâques. La totalité durera 5 minutes et 20 secondes. La largeur de l’ombre sera de 259 kilomètres ! La Lune se « séparera » du disque solaire au sud de l’Argentine, à 20 h 52 TU. La Lune aura balayée la Terre de son ombre sur plus de 11 000 kilomètres !

Carte Tahiti Eclipse de Soleil, 11 juillet 2010

Carte Tahiti Eclipse de Soleil, 11 juillet 2010

Pour ceux qui n’auront pas la joie de vivre l’événement sur place, il est toujours possible de le découvrir à travers de multiples sites internet : live-eclipse, exploratorium, eclipsolar, solareclipse, ustream, National Geographic et aussi via Twitter et le hashtag #SolarEclipse.

Carte interactive de l’éclipse de Soleil du 11 juillet 2010 sur ShadowsAndSubstance et Google Map.

Plus d’informations sur NASA Eclipse Website.

Crédit photo : NASA.

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Ne manquez pas le survol de l’astéroïde Lutetia par la sonde spatiale Rosetta

Illustration de l'astéroïde 21 Lutetia

Illustration de l'astéroïde 21 Lutetia

La sonde spatiale européenne Rosetta, qui a quittée la Terre en 2004, survolera aujourd’hui 10 juillet, à partir de 17 h 45, le petit astéroïde 21 Lutetia.

Encore mal connu des astronomes, ce rendez-vous avec un petit corps rocheux errant dans le système solaire depuis plusieurs milliards d’années, apportera de savoureux détails sur ses véritables dimensions et sa composition. Le vaisseau Rosetta survolera Lutetia a une distance de 3 000 kilomètres, en fin d’après-midi, à partir de 18 h 30 (CEST) soit 17 h 45 en France. L’événement sera retransmis sur le site internet officiel de Rosetta et sur Livestream.
Universcience propose également la diffusion des images en quasi-direct de cet objet qui appartient à la ceinture d’astéroïdes.
Pour compléter la couverture médiatique, des chercheurs proposent une rencontre à l’auditorium de la cité des Sciences de Paris, ce soir, à 20 h 30. Avis aux parisiennes et parisiens curieux de l’événement. Seront commentées en continu et en live, les données envoyées par le vaisseau spatial.

En 2008, Rosetta avait tentée l’expérience lors de l’exploration de l’astéroïde 2867 Stein. Le survolant à 800 kilomètres de distance.

Prochain objectif de la mission : approche et atterrissage sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en 2014. Un voyage qui lui aura fait parcourir au total, 7 milliards de kilomètres !

Les données collectées répondront, en partie, aux questions sur la genèse de notre étoile et de ses planètes.

En vidéo, survol de l’astéroïde Stein par Rosetta.

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Suivez l’Agence Spatiale Européenne @ESA sur Twitter.

Crédit photo : ESA/C. Carreau.

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Découverte de formes de vie multicellulaire agées de 2,1 milliards d’années

fossiles de vie multicellulaires

Fossiles de vie vraisemblablement multicellulaires et reconstitution 3 D

La découverte de fossiles d’organismes apparemment multicellulaires dans des couches d’argiles vieilles de plus de 2,1 milliards d’années dans un gisement du Gabon, bouleverse les connaissances acquises en paléontologie.
De cette découverte majeure jaillissent de nombreuses questions !

Extrait de l’article de Sylvestre Huet « La vie est compliquée depuis 2 milliards d’années » :

« […] si ces fossiles sont bien ceux d’organismes complexes, dotés de fonctions biologiques leur permettant d’exploiter leur environnement et d’une reproduction, la réécriture de l’histoire de la vie devient radicale. Imaginez la Terre il y a 2,1 milliards d’années. Avec une Lune si proche que les marées sont gigantesques. Un jour plus court de plusieurs heures tant la planète tourne vite sur elle-même. Un soleil masqué par une atmosphère épaisse, rougeâtre, plus dense qu’aujourd’hui et si chargée en gaz carbonique qu’elle tuerait net un respirateur d’oxygène comme nous. Mais, depuis peu, la teneur en oxygène est montée à 10% de l’actuelle. Trop peu, encore, pour qu’une barrière d’ozone protège la Terre des UV agressifs du Soleil, mais assez pour que l’oxygène pénètre 40 mètres sous la surface des océans et permette l’émergence d’êtres de grande taille au métabolisme élevé, consommateurs d’oxygène. Si cette histoire est vraie, plusieurs questions surgissent. Ces premiers êtres multicellulaires sont-ils reliés génétiquement à la vie actuelle, via la faune d’Ediacara ? Si c’est le cas, les horloges moléculaires utilisées pour reconstruire les généalogies entre grandes classes d’êtres vivants sont caduques. On peut donc s’attendre à une vigoureuse contre-offensive des tenants de ces techniques.« 

Pour tout savoir :

Vidéo du CNRS racontant la sensationnelle découverte.

Crédit photo : AFP/KAKSONEN et CNRS.

Ephéméride Juillet 2010

Petits et grands événements astronomiques à observer en juillet 2010

Beaucoup de conjonctions sont observables ce mois-ci, amorçant un bel alignement de planètes le 31. La comète C/2009 R1 (McNaught), au plus près du Soleil le 2 juillet, peut être encore distinguer à l’aube dans un instrument. Les habitants des îles et atolls de l’océan Pacifique sud pourront observer la seule éclipse du Soleil de l’année, une éclipse centrale totale le 11 juillet.

Zone de visibilité de l'éclpse centrale totale de Soleil du 11 juillet 2010

Zone de visibilité de l'éclpse centrale totale de Soleil du 11 juillet 2010 (cliquez pour agrandir)

  • 1 juillet : La Lune est au plus loin de la Terre (apogée) à 405 063 km.
    Conjonction de la Lune avec Neptune. Celle-ci est cependant invisible à l’œil nu.
  • 2 juillet : Nous sommes exactement au milieu de l’année (calendrier grégorien).
    La comète C/2009 R1 (McNaught) est au plus près du Soleil (périhélie). Distante de 61 millions de km de notre étoile, il est possible de l’observer en fin de nuit, entre les constellations des Gémeaux et du Cocher.
    L’inclinaison des anneaux de Saturne passe progressivement de + 2,4° à + 3,2°.
    Il y a 25 ans, l’ESA lançait la sonde spatiale Giotto dont la mission fut l’exploration de la célèbre comète de Halley.
  • 3 juillet : Conjonction de la Lune avec Jupiter et Uranus (cette dernière n’est pas visible à l’oeil nu).
  • 4 juillet : Dernier Quartier de Lune.
    Il y a 5 ans, la sonde spatiale Deep Impact projetait son « impacteur » à la surface de la comète 9P Tempel.
  • 6 juillet : Plus grande distance entre la Terre et le Soleil : 152  096 000 km ! Rappelons-le, ce n’est pas la distance à notre étoile qui fait les saisons mais l’inclinaison de notre planète. La Terre est quasiment 5 millions de km plus proche du Soleil le 4 janvier de chaque année !
  • 7 juillet : Nouveau survol de Titan, plus gros satellite naturel de Saturne, par la sonde spatiale Cassini.
  • 8 juillet : Un fin croissant lunaire cotoie l’amas ouvert des Pléiades. Visible en fin de nuit.
    A 23 h 56, la planète naine 472 Roma passe devant l’étoile Yed Prior de la constellation d’Ophiuchus et l’occulte pendant une vingtaine de minutes. Plus d’infos ici.
  • 9 juillet : Rapprochement visuel entre la Lune et l’étoile la plus brillante de la constellation du Taureau, Aldebaran.
    Vénus et l’étoile Regulus de la constellation du Lion sont également visibles côte à côte !
    Maximum de l’essaim d’étoiles filantes peu actif les Pégasides. Une moyenne de 0 à 3 météores seulement sont visibles. Ils pénètrent à la vitesse de 70 km/h dans notre atmosphère.
  • 10 juillet : Survol prévu de l’astéroïde 21 Lutetia par la sonde spatiale Rosetta.
  • 11 juillet : Nouvelle Lune.
    Eclipse centrale totale de Soleil.
    L’ombre de la Lune se projette sur une bande à travers l’océan Pacifique sud, depuis le large de la Nouvelle-Zélande jusqu’à la pointe sud du Chili. Cette éclipse du Soleil touche très peu de terres immergées et habitées ! Elle effleurera Tahiti à 18 h 28 (TU) et sera visible durant 4 mn et 41 s. depuis la célèbre ïle de Pâques. Zone de visibilité de l’éclipse centrale de Soleil ci-dessus.
  • 13 juillet : La Lune est au plus prés du Soleil (périgée) à 361 123 km.
  • 14 juillet : La Lune est en conjonction avec Vénus et l’étoile Regulus, dans la constellation du Lion.
  • 15 juillet : Il y a 45 ans, la sonde spatiale Mariner 4 fut la première à survoler Mars et à nous envoyer des photos de sa surface.
  • 16 juillet : La Lune est en conjonction avec Mars puis avec Saturne.
  • 17 juillet : Il y a 35 ans, première rencontre dans l’espace entre américains et soviétiques.
  • 18 juillet : Premier Quartier de Lune.
    Rapprochement visuel de la Lune avec l’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge, Spica.
  • 20 juillet : Le Soleil entre dans la constellation du Cancer.
  • 21 juillet : Rapprochement visuel de la Lune avec l’étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion, la rougeoyante Antarès, autrefois désignée comme la rivale de Mars (Anti contre, Arès Mars).
  • 25 juillet : Il y a 400 ans, l’astronome florentin Galilée observait pour la première fois Saturne. Le grossissement de sa lunette ne permettait pas de distinguer les anneaux de la planète géante, aussi la représenta t’il avec un point lumineux de part et d’autre. En savoir plus ici.
  • 26 juillet : Pleine Lune.
  • 28 juillet : A nouveau, conjonction de la Lune avec Neptune. Celle-ci est invisible à l’œil nu.
  • 29 juillet : La Lune est au plus loin de la Terre (apogée) à 405 958 km.
  • 30 juillet : Nouvelle conjonction de la Lune avec Uranus. Celle-ci est impossible à voir à l’œil nu.
  • 31 juillet : La Lune est une nouvelle fois en conjonction avec Jupiter.
    Saturne et Mars sont en conjonction au-dessus de l’horizon ouest. Bel alignement planétaire dans les lueurs du crépuscule.

Quelles sont les planètes visibles ce mois-ci ?

  • Vénus est visible au crépuscule. Premier astre à briller dès le coucher du Soleil, elle disparaît sous l’horizon vers 23 h 30
  • Mars est visible au cours de la première partie de la nuit dans la constellation du Lion. Elle disparait sous l’horizon ouest vers minuit et demi.
  • Jupiter se lève de plus en plus tôt. Elle est visible à l’est, à partir d’1 h du matin dans la constellation des Poissons.
  • Saturne est visible dans la constellation de la Vierge. Elle disparaît sous l’horizon ouest entre minuit et 1 h du matin, peu de temps après Mars.
  • Uranus est visible dans la constellation des Poissons, non loin de Jupiter, à partir de 1 h du matin.
  • Neptune est visible dans la constellation du Verseau à partir de minuit.

Carte du ciel gratuite avec le logiciel Stellarium ou sur le site internet SkyMaps.
Éphéméride rédigé à partir de l’indispensable « Guide du Ciel » de Guillaume Cannat.

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Deep Sky Observing, pour passer en revue les 110 objets du catalogue de Messier.

Je vous invite aussi à parcourir l’excellent site Shadow and Substance où de nombreuses animations illustrent les principaux phénomènes planétaires du mois et de l’année en cours : éclipses de Soleil, éclipses de Lune, étoiles filantes, occultation des satellites de Jupiter, etc.

L’éclipse annulaire du Soleil photographiée depuis l’espace

Eclipse annulaire photographiée depuis l'espace

Eclipse annulaire du 15 janvier 2010 photographiée depuis l'espace (cliquez pour agrandir)

Les images de la plus longue éclipse annulaire du Soleil du millénaire, qui se déroula le 15 janvier 2010 dans une partie du monde allant de l’Afrique à l’Asie, commencent à affluer. Voir la galerie pour l’éclipse annulaire du site Spaceweather.

Ci-dessus, l’image crée avec l’instrument MODIS à bord du satellite américain d’observation AQUA offre un point de vue étonnant sur le phénomène. On peut voir l’ombre de la Lune projetée sur une partie du sous-continent indien et du Golfe du Bengale. Les nuages planant au-dessus de cette vaste zone (large de 300 km) plongée dans les ténèbres, réfléchissent malgré tout la lumière du Soleil qui se résumait à un anneau. « Anneau de feu », « Ring of fire » diront les anglo-saxons, formé par le passage de la Lune à son apogée (sa plus grande distance de la Terre, 405 000 km ce 15 janvier) devant le Soleil. Pas d’éclipse totale du Soleil mais un anneau lumineux accroché dans le firmament. A son maximum, au milieu de l’Océan Indien, l’événement fut visible pendant plus de 11 minutes ! L’ombre de notre satellite naturel visita plusieurs pays et continents et put être admiré par des millions de curieux.

Eclipse annulaire du Soleil partielle

Eclipse annulaire du Soleil photographiée par Mahdi Zamani (cliquez pour agrandir)

Eclipse annulaire du Soleil

Eclipse annulaire du Soleil photographiée par Kim Sangku (cliquez pour agrandir)

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Crédit photo : AQUA/NASA, Mahdi Zamani et Kim Sangku.

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